Qu’ est-ce que la « phase de lune de miel » dans le diabète de type 1 ?

Il y a environ un an, le diagnostic de diabète sucré de type 1 a été posé chez un patient de 33 ans. La symptomatologie initiale était une perte de poids involontaire de 10 kg, une polyurie et une polydipsie dans le cadre d’ une inflammation dentaire prolongée. Une acidocétose diabétique est survenue, nécessitant une hospitalisation. Des anticorps spécifiques au diabète (anti-GAD/ IA2/ ZnT-8) ont été détectés. L’ HbA1c initiale était de 12 %. L’ IMC du patient était de 25,8 kg/m2. L’ anamnèse familiale a révélé un diabète sucré de type 1 chez le grand-père paternel. Lors du diagnostic initial du diabète, le patient a reçu 24 U par jour de Lantus, ainsi que de la Novorapide pendant les repas (environ 21 U par jour en cumulé). Au fil du temps, nous avons remplacé l’ insuline de base par le Tresiba, qui agit plus longuement. Les mesures du taux de glycémie ont été effectuées initialement par un procédé conventionnel de mesure de la glycémie (capillaire).

Informations importantes de l’ anamnèse personnelle

Aucune autre maladie n’ est connue à ce jour.

Évolution

Le patient a été placé sous surveillance continue de son taux de glycémie. Après le diagnostic initial, l’ HbA1c s’ est rapidement améliorée pour atteindre un minimum de 6,9%. En raison du bon contrôle de la glycémie, le patient a interrompu de lui-même l’ insuline repas (Novorapid). Le nouveau contrôle de l’ évolution a toutefois révélé une augmentation des taux de glycémie après le dîner ainsi qu’ une HbA1c de 7,7 %.

Questions posées

Quelle est l’ évolution d’ un diabète sucré de type 1 nouvellement diagnostiqué ? Quelles adaptations du traitement sont nécessaires ?

Conclusions

Le patient a initialement traversé une « phase de lune de miel » après le diagnostic du diabète sucré de type 1. Cette amélioration se produit typiquement lorsque, sous insulinothérapie, les cellules bêta encore préservées se rétablissent et peuvent à nouveau produire/sécréter temporairement de l’ insuline. La « phase de lune de miel » peut durer des mois, voire des années. Toutefois, cela ne signifie pas que le diabète a disparu, car le processus auto-immun détruit les cellules bêta restantes au fil du temps. Ainsi, l’ insulinothérapie doit être à nouveau suivie lorsque la maladie progresse.

Mesures et traitement proposés

  • Nous avons recommandé au patient de réinjecter l’ insuline repas (au moins pour le dîner). Ceci est particulièrement important, car un bon contrôle de la glycémie protège les cellules bêta restantes.
  • En outre, la possibilité d’ un traitement par pompe à insuline devrait être discutée avec le patient au cours de l’ évolution.

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

PD Dre méd. Claudia Cavelti-Weder

Clinique d’ Endocrinologie, de Diabétologie et de Nutrition clinique
Hôpital Universitaire de Zurich
Rämistrasse 100
8091 Zurich

Claudia.Cavelti-Weder@usz.ch

L’ auteur n’ a pas déclaré de conflits d’ intérêts en rapport avec cet article.

Bénéfices d’ un traitement avec l’ extrait de ginkgo biloba EGb 761® seul ou combiné à des inhibiteurs de l’ acétylcholinestérase en cas de démence vasculaire

L’ extrait standardisé de gingko biloba EGb 761® contient des flavonoïdes, des lactones terpènes ainsi que d’ autres substances (1). L’ EGb 761® a un effet positif sur les fonctions cognitives et neurologiques dû à l’ amélioration du flux vasculaire, l’ effet antioxydant, anti-inflammatoire, anti-apoptique, l’ amélioration de la neuroplasticité, la modulation de l’ agrégation des amyloïdes et la prévention d’ une dysfonction mitochondriale. Ces effets peuvent avoir des propriétés neuroprotectrices (2-6). Il est prouvé que l’ EGb761® mène à une amélioration cognitive, tant dans la maladie d’ Alzheimer (AD) que dans la démence vasculaire (VaD) (7, 8). L’ association de l’ EGb 761® à des inhibiteurs de l’ acétylcholinestérase (AChEI) dans le traitement de la VaD n’ a pas encore été suffisamment étudié. Dans l’ AD, une étude pilote a seulement montré une tendance à un bénéfice accru du traitement combiné, le traitement combiné étant toutefois mieux toléré que l’ AChEI seul (9), et un bénéfice significatif du traitement combiné comparé à l’ AChEI a été observé dans une large étude d’ observation quoique non contrôlée par placebo (10).

Actuellement, nous ne disposons pas de traitement médicamenteux spécifique pour la VaD, bien que les inhibiteurs de la cholinestérase (AChEI) soient souvent utilisés. Leur bénéfice est toutefois faible et de courte durée.

L’ objectif d’ une étude récemment publiée (11) était d’ évaluer l’ efficacité de l’ EGb 761® seul et associé aux AChEI dans l’ environnement réel. Les auteurs ont procédé à une analyse rétrospective des données sur 12 mois d’ un échantillon de personnes atteintes de VaD.

Méthodes

77 patients avec diagnostic de VaD ont été identifiés rétrospectivement et étaient traités avec un des médicaments suivants : extrait de ginkgo biloba EGb 761® (240 mg par jour), donépézil (10 mg par jour), galantamine (16 ou 24 mg par jour) ou patch de rivastigmine (9,5 ou 13,3 mg par jour). En fonction du traitement, les sujets ont été répartis sur trois groupes : EGb 761® seul (n = 25), AChEI seul (n = 26) et EGb 761®+AChEI combinés (n = 26). Les capacités cognitives ont été évaluées à l’ aide du Mini-Mental State Examination (MMSE), du Rey Auditory Verbal Learning Test (RAVLT), du Symbol Digit Modalities Test (SDMT), du Boston Naming Test (BNT), des Trail Making Tests, formes A (TMTA) et B (TMTB), du Letter Fluency test (LFT) et du Category Fluency Test (CFT) ; les symptômes neuropsychiatriques ont été enregistrés à l’ aide du Neuropsychiatric Inventory (NPI). La capacité de fonctionnement était évaluée à l’ aide de l’ interview pour la détérioration des activités de la vie quotidienne (IDDD).

Résultats

Une amélioration statistiquement significative a été observée dans le groupe EGb 761® par rapport au groupe AChEI après 12 mois pour le CFT (+1,74, p < 0,001), le TMTA (-17,91, p = 0,031) et le NPI (-5,89, p < 0,001). En ce qui concerne le traitement combiné, le groupe de traitement EGb 761®plus AChEI a montré une amélioration statistiquement significative par rapport au groupe AChEI lors de l’ examen de suivi après 12 mois pour le MMSE (+2,0, p = 0,001), le RAVLT (+2,23, p = 0,007), le CFT (+1,15, p = 0,013), le TMTA (-19,92, p = 0,012), le TMTB (-46,50, p < 0,001) et le NPI (-6,77, p < 0,001). Une amélioration statistiquement significative a été observée dans le groupe EGb 761® plus AChEI par rapport à l’ EGb 761® lors du suivi à 12 mois concernant le MMSE (+2,11, p = 0,001), le RAVLT (+2,35, p = 0,004) et le TMTB (-25,25, p = 0,015). Après 12 mois de traitement, l’ EGb 761® seul ou combiné à des AChEI a montré des bénéfices cognitifs et comportementaux chez les patients atteints de VaD. Cette étude a donc livré des preuves « Real World » supplémentaires pour l’ utilisation de l’ EGb 761® et de procognitifs chez les patients avec démence sévère.

Conclusions

Dans cette étude rétrospective, l’ extrait de ginkgo Biloba EGb 761® a montré des bénéfices cognitifs et comportementaux en cas de démence vasculaire.

Ces bénéfices sont renforcés lorsque l’ EGb 761® et les inhibiteurs de l’ acétylcholinestérase sont utilisés en traitement combiné.

Source : Garcia-Alberca JM et al. Benefits of Treatment with Ginkgo Biloba Extract EGb 761®Alone or Combined with Acetylcholinesterase Inhibitors in Vascular Dementia. Clin Drug Invest 2022 ; doi.org/10.1007/s40261-022-01136-8

Prof. Dr. Dr. h.c. Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

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Trazodone à libération prolongée dans le traitement des troubles dépressifs majeurs

Une étude randomisée, en double aveugle et contrôlée

La trazodone est un antidépresseur à base de triazolopyridine qui agit comme antagoniste des récepteurs 5-HT2A/2C et comme inhibiteur de la recapture de la sérotonine (1,2). Elle appartient à une classe particulière d’ antidépresseurs appelés antagonistes/inhibiteurs de la recapture de la sérotonine 2 (IRS). La trazodone représente un antagoniste modéré des récepteurs de l’ histamine 1 (H1) et possède des propriétés anxiolytiques et hypnotiques (3,4). Depuis son introduction il y a 40 ans en tant qu’ antidépresseur atypique aux propriétés pharmacologiques uniques, plusieurs études comparatives ont démontré son effet antidépresseur équivalent à d’ autres classes de médicaments (4-11). L’ effet sédatif de la trazodone dans les formulations à libération immédiate limite son dosage en tant qu’ antidépresseur (1,10). Trazodon Contramid® once-a day (OAD) est une formulation à libération prolongée de trazodone HCl développée par Labopharm Inc (Laval, Québec, Canada), à prendre une fois par jour. Le Contramid OAD de trazodone (TCOAD) a été développé pour améliorer l’ efficacité antidépressive de la trazodone. Le Contramid est un excipient à base d’   amidon réticulé à haute teneur en amylose qui permet une libération contrôlée de la trazodone sur une période prolongée (12).
L’ objectif d’ une étude de phase III randomisée, en double aveugle, était d’ évaluer l’ efficacité, la sécurité et l’ utilité clinique d’ une formulation de trazodone à prise unique quotidienne (Trazodone Contramid® OAD) dans le traitement d’ un trouble dépressif majeur (13).

Design/participants

Dans cette étude en double aveugle, 412 patients souffrant d’ un trouble dépressif majeur (critères du « Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fourth Edition ») ont été randomisés selon un rapport 1/1 et ont reçu soit de la trazodone Contramid OAD (150 à 375 mg), soit un placebo. Le traitement a été poursuivi à la dose optimale pendant deux semaines. Les patients ont ensuite continué le traitement pendant six semaines. Des ajustements supplémentaires de dose étaient possibles en fonction de l’ efficacité et de la tolérance.

Méthode

Le critère de jugement principal était l’ évolution du score total sur l’ échelle de dépression de Hamilton qui comprend 17 points (HAMD-17), partant du score initial jusqu’ à la dernière visite dans le cadre de l’ étude. Les critères de jugement secondaires comprenaient le taux de répondeurs (HAMD-17), l’ évolution du score sur l’ échelle de dépression de Montgomery-Ã…sberg (MADRS), les échelles d’ amélioration globale, version clinicien et version patient, ainsi que la qualité du sommeil.

Résultats

De la fin de la titration à la fin de la période de traitement de six semaines, la dose quotidienne maximale moyenne de la population dite en « en intention de traiter » était de 310 mg dans le groupe traité et de 355 mg dans le groupe placebo. Il y avait une différence statistiquement significative entre la trazodone et le placebo au niveau du score moyen HAMD-17 (-11,4 vs -9,3, P=0,012). Une différence significative a été observée dès la première semaine et s’ est maintenue lors de toutes les visites d’ étude ultérieures. De nombreux critères de jugements secondaires ont confirmé ces résultats, y compris l’ amélioration de la qualité du sommeil. Les événements indésirables les plus fréquents étaient les mêmes dans le groupe traité comme dans le groupe placebo : maux de tête et somnolence. Aucun événement indésirable grave n’ a été associé au traitement. Au niveau de l’ électrocardiogramme et du laboratoire aucune anomalie cliniquement significative n’ a été observée.

Conclusions

Les résultats de cette vaste étude randomisée en double aveugle montrent que TCOAD – à une dose quotidienne maximale moyenne de 310 mg – mène à une amélioration significativement plus importante que le placebo concernant le critère d’ efficacité primaire HAMD-17. L’ efficacité a en outre été soutenue par des améliorations significatives sur 7 des 13 critères de jugement secondaires, dont le taux de répondeurs (HAMD-17), le score MADRS et la qualité du sommeil. L’ efficacité antidépressive, l’ amélioration de la qualité du sommeil, l’ absence de dysfonction sexuelle et la faible incidence d’ anxiété chez les patients recevant TCOAD pourraient être liées à l’ effet antagonique de la trazodone aux récepteurs 5-HT2A/2C et H1 (3). Bien que TCOAD ait été associé à des effets secondaires typiques de la trazodone, liés à la sérotonine et à l’ histamine, cette formulation à libération prolongée et à prise unique quotidienne était bien tolérée par la plupart des patients et ces effets étaient transitoires.

Prof. Dr. Dr. h.c. Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

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Ungelöste Altersfragen

In den letzten zwei Jahrzehnten habe ich zahlreiche Editorials verfassen dürfen, und es hat eigentlich immer Spass gemacht. Es war jedes Mal eine Art von willkommenem Dialog mit der Leserschaft und gleichzeitig ein Reflektieren der wechselvollen Entwicklungen in der Medizin und im Gesundheitswesen überhaupt. Auch wenn die eigene ärztliche Tätigkeit altersbedingt etwas weiter weggerückt ist, so ist das Interesse am medizinischen Geschehen (wie wohl bei den meisten älteren Kollegen und Kolleginnen) keineswegs erloschen. Vielmehr stehen jetzt die vielen ungelösten Fragen in der Alters- und Gesundheitspolitik im Vordergrund. Und da sind ja noch viele Baustellen offen: natürlich an erster Stelle die Explosion der Gesundheitskosten, an deren Lösung sich auch alle Ärzte aktiv mitbeteiligen sollten.

Immer mehr Organisationen auf kommunaler und kantonaler Ebene beschäftigen sich mit der Gesundheitsprävention. Dies ist unbedingt zu unterstützen. Aktionen wie «Stopp Sturz», «Bliib fit!», vielerlei Gedächtnisförderungsprogramme und Unterstützungskurse im Umgang mit den elektronischen Medien usw. werden immer zahlreicher angeboten, aber sie werden leider von der älteren Bevölkerung noch zu wenig genutzt. Die Ärzteschaft ist deshalb aufgerufen, ihre Patienten zur aktiven Teilnahme immer wieder neu zu motivieren. Es ist übrigens auch eine dankbare Aufgabe, die älteren Menschen zum vermehrten IT-Gebrauch anzuspornen. Es gibt immer noch viele, die grosse Mühe mit dem elektronischen Ticket-Kauf, den Online-Bestellungen und den QR-Angeboten haben.

Für viele Betagte ist die Frage: «Wie im Alter zu Hause weiterleben?» sehr aktuell. Die selbstbestimmte Alltagsbewältigung wird zunehmend schwieriger. Die nötige Beanspruchung der Spitex oder der Übertritt in eine andere Wohnform (betreutes Wohnen, Altersresidenz, Pflegeheim) werden möglichst lange hinausgeschoben und dann aber oft zu spät ins Auge gefasst. In jeder grösseren Gemeinde stehen zwar besondere Beratungsdienste zur Verfügung, aber sie werden nach wie vor zu wenig in Anspruch genommen. Es ist eine wichtige Aufgabe der behandelnden Ärzte, sich aktiv einzuschalten und ihre Patienten bei der Lösungsfindung zu unterstützen.

Und noch ein weiteres grosses Problem ist zu nennen: die drohende Vereinsamung vieler älterer Menschen. Das Angebot an Freizeit­aktivitäten, die Zahl verschiedenster Vereine und Senioren-Treffs ist zwar überall sehr gross, aber viele Betagte wagen den Beitritt doch nicht. Es gilt für die behandelnden Ärzte auch hier, ihre Patienten immer wieder neu zur Teilnahme zu motivieren und so eine drohende Vereinsamung zu verhindern.

Es gäbe noch viele weitere andere offene Baustellen, um die sich vor allem auch die älteren Kollegen (und auch die pensionierten Ärzte) kümmern sollten. Vielfach ist diese Aufgabe zwar nicht ganz leicht, aber sie kann Befriedigung bringen, und es zählt jeder einzelne Erfolg. Die Betroffenen werden dafür dankbar sein. Und schlussendlich kann die gemeinsam am runden Tisch getroffene optimale Lösung eines Altersproblems zur Senkung der Gesundheitskosten beitragen.

Dr. med. Hans-Ulrich Kull, Küsnacht

Dr. med. Hans-Ulrich Kull

Küsnacht

Chronische Herzinsuffizienz in der Hausarztpraxis

Die Herzinsuffizienz (HI) bleibt ein sehr wichtiges Thema der Medizin. Trotz einer gut etablierten medikamentösen vierer ­Therapie bleiben die HI-Hospitalisationsrate und die kardiovaskuläre (cv) Mortalität weiterhin hoch – 1 von 7 Patient*innen (14,3%) über 24 Monate erleidet ein kardiales Event (1). Weltweit gibt es ca. 64 Millionen Patient*innen mit einer HI; davon hat ca. die Hälfte eine EF >40%. Dieser Anteil wächst markant. Die Prävalenz in der Schweiz beträgt 1,45% und nimmt mit dem Alter deutlich zu, das mediane Alter beträgt 75 Jahre. Bei Patient*innen älter als 65 Jahre ist die HI die häufigste Hospitalisationsursache mit einer deutlich erhöhten Mortalität von 30% im ersten Jahr. Jeder dritte Betroffene wird innerhalb von 90 Tagen nach Entlassung abermals hospitalisiert.

Heart failure (HI) remains a very important medical issue. Despite well-established four-drug therapy, HI hospitalisation rates and cardiovascular (cv) mortality remain high – 1 in 7 patients (14.3%) over 24 months experience a cardiac event (1). There are approximately 64 million patients with HI worldwide, half of whom have an EF >40%. This proportion is growing rapidly. The prevalence in Switzerland is 1,45% and increases significantly with age; the median age is 75 years. In patients older than 65 years, HI is the most frequent cause of hospitalisation with a significantly increased mortality of 30% in the first year. Every third patient is hospitalised again within 90 days after discharge.
Key Words: Heart failure, ejection fraction, quadruple therapy

Definition und Entwicklung der Herzinsuffizienz

Die Herzinsuffizienz ist ein Syndrom und die gemeinsame Endstrecke verschiedener kardialer Erkrankungen. Sie hat zunehmend klinische und gesundheitsökonomische Bedeutung, da die Mortalität vieler kardialer Erkrankungen abnimmt, dadurch jedoch der chronische Verlauf und damit die Prävalenz der HI ansteigt. Die Definition lautet: «Eine strukturelle oder funktionelle Abnormalität des Herzens, welche zu einem erhöhten intrakardialen Füllungsdruck und/oder einer verminderten Pumpleistung in Ruhe oder bei Belastung führt.» Wichtig ist hierbei, dass sich die HI nicht allein durch die verminderte Pumpleistung definiert (klassische HI mit reduzierter Ejektionsfraktion – HFrEF) sondern auch über einen Zustand mit erhöhtem Füllungsdruck des Herzens (wie beispielsweise auch bei der HI mit erhaltener Ejektionsfraktion – HFpEF).

Die Entwicklung der HI wird in Stadien eingeteilt, vom Vorliegen spezifischer Risikofaktoren bis zum Vollbild des Syndroms. Die Risikofaktoren einer HI sind: Inaktiver Lebensstil, Adipositas, Hypertonie, Hyperlipidämie, Diabetes mellitus, Nikotinabusus, KHK, exzessiver Alkoholkonsum, kardiotoxische Medikamente, thorakale Bestrahlung. Diese führen dann über die Jahre zu einer strukturellen Störung mit systolischer und/oder diastolischer Dysfunktion, LV-Hypertrophie, LV-Dilatation, Vitien und erhöhtem Füllungsdruck mit erhöhten Biomarkern. In der Folge leidet der Patient an Symptomen wie Anstrengungsdyspnoe, verminderter Belastbarkeit mit verlängerter Erholung, Orthopnoe, paroxysmale nächtliche Dyspnoe, Bendopnoe, Schwäche, Müdigkeit und Gewichtsanstieg. Man findet dann die typischen Zeichen mit Halsvenenstauung, Ödemen, verlagertem Herzspitzenstoss/3.Herzton bei HFrEF oder ein intensiver Spitzenstoss/4.Herzton bei der HFpEF.

Klassifizierung der Herzinsuffizienz anhand der Ejektionsfraktion Die Bestimmung der Biomarker, ein abnormes Ruhe-EKG und evt. ein Thorax-Röntgen sind häufig die ersten Abklärungen beim Hausarzt. Es folgt eine kardiologische Beurteilung mit Echokardiographie. So kann dann die HI anhand der Ejektionsfraktion (EF) in eine der drei Formen eingeteilt werden (2):

  • HI mit reduzierter EF (HFrEF) mit LV-EF ≤40%
  • HI mit leicht reduzierter EF (HFmrEF) mit LV-EF von 41-49%
  • HI mit erhaltener EF (HFpEF) mit LV-EF ≥ 50%

Der Pathomechanismus einer HI mit reduzierter EF unterscheidet sich grundsätzlich von demjenigen einer HI mit erhaltener EF. Dies erklärt die unterschiedliche prognostische Beeinflussbarkeit durch Medikamente bei diesen Formen der Herzschwäche. Während bei der HFrEF (und auch bei der HFmrEF) eine myokardiale Schädigung zu einer verminderten Pumpleistung führt, kommt es bei der HFpEF durch Risikofaktoren und Komorbiditäten zu einer systemischen Entzündung und einer endothelialen Dysfunktion. Folge sind eine Hypertrophie und Fibrose, was wiederum zu einer eingeschränkten Relaxation des linken Ventrikels und zu einem erhöhten linksventrikulären Füllungsdruck führt.

Eine zusätzliche Form ist die HI mit verbesserter EF unter Therapie (>40%): «HFimpEF». Hier sollte die Herzinsuffizienz-Medikation nicht reduziert werden, da es sonst gemäss TRED-HF Studie in 44% der Patienten zu einer erneuten Verschlechterung der HI kommt (3).
Zur Klärung der Ätiologie der HI müssen gegebenenfalls weiterführende Untersuchungen (z.B. Koronar-CT, Koronarangiographie, Herz-MRI etc.) durchgeführt werden. Differentialdiagnostisch wird grundsätzlich zwischen ischämischer und nicht ischämischer Kardiomyopathie unterschieden. Die ischämische Form ist die häufigste Ätiologie der HI mit reduzierter EF. Bei den nicht ischämischen Ursachen muss differentialdiagnostisch u.a. an eine genetische Form (Kardiomyopathien), eine Myokarditis, Speichererkrankungen (z.B. Amyloidose, Hämochromatose, M. Fabry etc.), Klappenvitien, eine hypertensive Herzkrankheit, eine Arrhythmie (z.B. Tachykardiomyopathie), eine toxische Ursache, ein High Output Failure (Thyreotoxikose, Anämie etc.) oder eine autoimmun-entzündliche Form (z.B. die Sarkoidose) gedacht werden. Bei einer HI mit erhaltener EF (HFpEF) sind häufig mehrere Komorbiditäten wie Adipositas, Hypertonie, Diabetes, KHK, Vorhofflimmern, OSAS, chron. Niereninsuffizienz u.a. vorhanden. Je mehr Komorbiditäten desto höher die Morbidität und Mortalität. Ein Screening sowie deren gezielte Behandlung wird empfohlen (2).

Diabetes mellitus (DM) Typ 2 stellt eine wichtige Komorbidität der HI dar, die massgeblich die Prognose der Patient*innen determiniert. So haben 20-40% der HI-Patient*innen einen DM. Umgekehrt sollte man bei jedem Diabetiker auch an die HI denken und gezielt nach den Symptomen fragen. Somit beinhaltet das frühe Labor-Screening ein HbA1c und bei Symptomen einer HI beim Diabetiker ein NT-pro-BNP (4).

Die vier Säulen der medikamentösen Herzinsuffizienz-Therapie

Die Ziele einer HI-Therapie sind: Verbesserung des Überlebens, Verhinderung der HI-Hospitalisationen, Behandlung und Prävention der Symptome, Verbesserung der Lebensqualität und der körperlichen Leistungsfähigkeit. Die vier medikamentösen Pfeiler der HI-Therapie bei einer HFrEF sind in Abbildung 1 ersichtlich.

Aufgrund der heutigen ESC-Leitlinie sollten bei einer akuten HI nach der Dekongestion mit Schleifendiuretika und evt. zusätzlicher Gabe von Azetazolamid i.v. (5) folgende vier Medikamente zur Reduktion der Mortalität rasch und möglichst gleichzeitig eingesetzt werden:

  • Angiotensin-Rezeptor-Neprilysin-Hemmer (ARNI) oder ACE-Hemmer (ACE-H.) = RAAS-Hemmer
  • Beta-Blocker (BB)
  • SGLT2-Hemmer (SGLT2-H.)
  • Mineralocorticoid-Rezeptor-Antagonisten (MRA)

Die Datenlage dieser vier Medikamente ist so überzeugend, dass für alle eine IA Indikation (=Indiziert, Daten aus mehreren randomisierte Studien) besteht (2). Selbstverständlich muss die Dosierung der Klinik, dem Blutdruck, der Herzfrequenz, der Nierenfunktion und dem Kaliumspiegel angepasst werden. Die Dosissteigerung richtet sich ebenfalls nach diesen Parametern. Diese vier Medikamente sollten innerhalb von vier Wochen eingesetzt werden. Die Titration zur Zieldosis erfolgt erst nach Initiierung aller vier Medikamente. Entscheidend für den prognostischen Benefit bezüglich Rehospitalisationsrate und Überleben ist die Implementierung in kurzer Zeit (2). Wichtig ist auch, nach Erreichen der Euvolämie die Schleifendiuretika (Furosemid oder Torasemid) zu reduzieren, damit die anderen Wirkstoffe in der Dosierung gesteigert werden können. Die Diuretika verbessern die Prognose nicht.

In den Guidelines werden die ACE-H. (IA) immer noch vor den ARNI (IB = indiziert, Daten aus einer randomisierten Studie) erwähnt (2). ARNI haben als Ersatz für den ACE-H. bei persistierenden Symptomen eine klare Empfehlung (IB). Ein Mortalitätsbenefit wurde nach initialem Beginn mit einem RAAS-H. gezeigt (6). Allerdings kann auch ein direkter Beginn mit ARNI gemäss Leitlinien erwogen werden (IIb/B). Dieser führt zu einer signifikanten Mortalitätsreduktion und zeigt eine signifikante Senkung des kombinierten Endpunktes kardiovaskulärer Tod oder Herzinsuffizienz-Hospitalisation durch Sacubitril/Valsartan gegenüber Enalapril (6, 7). Bei einem Wechsel von einem ACE-H. zu Entresto® muss eine 36-stündige Pause eingehalten werden. Dabei muss die Dosis vorsichtig auftitriert werden. Bei Verordnung eines ARNI ist die Limitatio des BAG zu beachten: NYHA II-IV, EF ≤40% und Vorbehandlung mit einem RAAS-Hemmer. Angiotensin-Rezeptor-Blocker (ARB) haben ihre Berechtigung bei einer ACE-H. Intoleranz. Die Datenlage ist eingeschränkt (IB, CHARM Trial).

Die Analyse dreier Studien (EMPHASIS-HF, PARADIGM-HF, DAPA-HF) zeigte, dass eine Therapie mit den «fantastic four»: ARNI, BB, MRA, SGLT2-H. einen signifikant besseren ereignisfreien Verlauf (bez. cv Tod und Herzinsuffizienz-Hospitalisationen) ergibt als eine konventionelle Doppel-Therapie mit einem ACE-H./ARB und einem BB. Es ergab sich ein Gewinn von 8,3 ereignisfreien Jahren bei einer Therapie bei 55-Jährigen, resp. von 6,3 Jahren bei 65-Jährigen (8).

Ambulante Behandlung der chronischen Herzinsuffizienz

Nach der Hospitalisation obliegt die Langzeit-Therapie dem Hausarzt und dem niedergelassenen Kardiologen*in oder einer ambulanten kardiologischen Sprechstunde. In schwierigen Fällen wird der Patient*in in einer spezialisierten Herzinsuffizienz-Ambulanz betreut. Eine erste Kontrolle nach Rekompensation sollte innert 7-14 Tagen nach Spitalentlassung beim Hausarzt/Hausärztin stattfinden (IA Empfehlung) um die Verträglichkeit der Therapie zu beurteilen, den Volumenstatus/Gewichtsverlauf zu überprüfen und die Diuretika anzupassen (2). Neben einer klinischen Kontrolle bedarf es einer Laborkontrolle (u.a. Elektrolyte, Kreatinin/eGFR, Transaminasen, Hämoglobin, Eisenstatus) und eines weiteren Ruhe-EKGs.

Je nach Klinik und Komplexität des Falles ist auch der betreuende Kardiolog*in bereits bei der ersten Kontrolle involviert. Sicher aber sollte nach ca. vier Wochen eine kardiologische Untersuchung stattfinden. Wenn möglich sollten bei der HFrEF die Medikamente ARNI, BB und MRA in der Dosis noch weiter gesteigert werden. Die Gabe eines SGLT2-H. (Empagliflozin oder Dapagliflozin) erfolgt in einer Dosis von 10mg. Dieses Medikament hat praktisch keinen Einfluss auf den Ausgangs-BD. Hingegen können ARNI und die MRA (Spironolacton, Eplerenon) den BD senken. Eplerenon hat einen deutlichen Prognosevorteil bei einer HFrEF bei koronarer Herzkrankheit. Bei einem Serumkalium >5.5mmol/l ist der Einsatz nicht – respektive nur zusammen mit einem Kaliumbinder (z.B. Patiromer) empfohlen (9). Regelmässige Kalium- und Kreatininkontrollen sind wichtig.

Der BB reduziert den plötzlichen Herztod (SCD). Es gibt folgende Möglichkeiten: Metoprolol Succinat 12,5 – max. 200mg 1x tgl., Bisoprolol 1,25 – 10mg 1x tgl., Carvedilol 3,125 – 25mg 2x tgl. oder Nebivolol 1,25 – 10mg 1x tgl. Die Ziel-HF im SR liegt bei einer HI bei <70/min. Ivabradin, ein If-Kanal-Blocker, ist zu erwägen, falls diese Ziel-HF mit dem BB (evt. auch wegen NW) nicht erreicht wird (IIa) (2).
Wenn möglich sollten die Zieldosen der vier Medikamente je nach Patient*in innerhalb von vier bis acht Wochen erreicht werden.
SGLT2-H. sind lediglich in einer Dosis empfohlen und müssen nicht auftitriert werden. Der genaue Wirkmechanismus ist nicht bekannt, durch die diuretische Wirkung allein wird der prognostische Benefit nicht erklärt. Diese Medikamentenklasse senkt aber u.a. das Renin-Angiotensin-Aldosteron, den Sympathikotonus, den oxidativen Stress und die Entzündungsreaktion (10).

Bei einer EF <40% (HFrEF) haben Empa- und Dapagliflozin eine Klasse IA Indikation (2). Dies mit oder ohne DM Typ 2. Empagliflozin reduzierte in der EMPEROR-Reduced-Studie den cv-Tod oder die Hospitalisation wegen HI um 25% mit einer NNT von 19 (11). In der DAPA-HF-Studie zeigten sich vergleichbare Resultate – RRR 26%, NNT 21 (1). Ein SGLT2-H. kann zur Behandlung der HI bis zu einer minimalen GFR von ≥20-25ml/min/1.73m2 eingesetzt werden. Die SGLT2-H. sind nach mehreren chron. Niereninsuffizienzstudien nephroprotektiv.

Pausiert werden sollten die SGLT2-H. vor einer Operation oder bei fehlender Nahrungsaufnahme. Dies aufgrund einer möglichen Ketoazidose, was zwar selten aber potenziell letal wäre. Aus dem gleichen Grund ist bei einer HI und einem DM Typ 1 ein SGLT2-Hemmer kontraindiziert. Das Problem der Genitalinfekte durch SGLT2-H. ist bei der Behandlung der HI viel geringer als beim DM Typ 2. Ein weiterer Vorteil: es gibt weniger Hyperkaliämien bei der gleichzeitigen Gabe von MRAs und SGLT2-H. (Vgl.: www.heart-failure.ch: Pocketcard der Swiss Heart Failure Working Group der SGK.)


Bei der HFmrEF mit einer EF von 41-49% haben die Medikamente ARNI, BB, MRA «nur» eine IIbC-Indikation (= können erwogen werden, Expertenmeinung), da sich die Empfehlung in diesem EF-Bereich aus Subgruppenanalysen ableitet. Die HFmrEF ist aber vom Pathomechanismus und dem Therapieansprechen der HFrEF ähnlicher als der HFpEF. Der SGLT2-H. Empagliflozin hat gemäss Studienlage (EMPEROR-Preserved) (12) auch bei Patienten mit HI mit LV-EF ≥40% (umfasst HFmrEF und HFpEF) einen prognostischen Benefit bezüglich cv Tod und Zeit bis zur ersten Herzinsuffizienz-Hospitalisation gezeigt. Der prognostische Benefit ist bereits in den ersten 3 Wochen zu sehen. Es profitieren alle Subgruppen. Die Lebensqualität wird verbessert. Die DELIVER Studie (13) mit Dapagliflozin konnte die Indikation auch für diesen SGLT2-H. bei einer EF ≥40% bestätigen, so dass von einem Klasseneffekt auszugehen ist. Ausschlaggebend für den Unterschied war in beiden Studien eine signifikante Reduktion von HI-bedingten Klinikeinweisungen.
Bei einer HFpEF zeigten die SGLT2-H. in den genannten Studien ebenfalls einen statistisch signifikanten Benefit. In beiden Studien senken sie das relative Risiko für einen kardiovaskulären Tod oder eine Hospitalisation wegen HI um 20%. In einer Metaanalyse, welche am ESC-Kongress 2022 in Barcelona vorgestellt wurde, konnte in fünf Studien über das gesamte Spektrum der EF eine Risikoreduktion von 23% (NNT von 25) bezüglich cv Tod oder eine Hospitalisation wegen HI erzielt werden (14). So bekommt der SGLT2-H. hier bald auch in den ESC-Leitlinien eine entsprechende Indikation bei Patient* innen mit HFmrEF und HFpEF.

SGLT2-H. werden von den Experten schon heute über das gesamte Spektrum der Ejektionsfraktion der HI (HFrEF, HFmrEF, HFpEF) empfohlen. Auch in der Schweiz ist eine Erweiterung der Indikation für Herzinsuffizienzen mit EF >40% in absehbarer Zeit zu erwarten. Aktuell bedarf die Verschreibung gemäss SL-Liste des BAG noch «einer EF≤40%» (15).

Erneute Dekompensation/Verschlechterung der Herzinsuffizienz

Bei einer Dekompensation sollte der Patient*in sofort an einen Kardiologen*in oder an die Klinik überwiesen werden. Jede Dekompensation verschlechtert die Gesamtprognose. Neben einer Optimierung der bisherigen Therapie erfolgt eine Suche und gegebenenfalls Behandlung neuer Ursachen der Dekompensation. Neu stellt der lösliche Guanylatcyclase Stimulator Vericiguat bei einer HI Hospitalisation eine erfolgreiche medikamentöse Therapieoption bei HFrEF-Patient*innen mit schlechter werdender HI trotz optimaler Therapie mit ARNI, BB, MRA und SGLT2-H. dar (IIbB) (2). Patienten mit sehr hohem NT-pro-BNP sollten aber vor Gabe von Vericiguat stabilisiert werden, da sonst die kardiovaskuläre Mortalität und das Risiko für eine erneute Hospitalisation erhöht sind.

Weitere Empfehlungen und Therapieoptionen

Weiterführende interventionelle (z.B. PCI oder CABG bei ischämischer Kardiomyopathie, PVI eines VHFLi bei HI (IIa), Mitra-Clip (16) bei einer signifikanten funktionellen Mitralklappeninsuffizienz etc.) oder Device-basierte Therapien (z.B. ICD oder CRT-D bei entsprechender Indikation) richten sich nach der zugrundeliegenden kardialen Erkrankung und/oder individuellen Konstellationen.

Essentiell sind bei chronischer HI die regelmässigen Verlaufskontrollen (IA) beim Hausarzt/Hausärztin und beim behandelnden Kardiologen*in. Da die HI häufig eine Multisystemerkrankung ist, müssen bei Bedarf evt. weitere Spezialisten in die Behandlung miteinbezogen werden: z.B. Psychiater bei Depression, Nephrologe bei begleitender schwerer Niereninsuffizienz, Diabetologe bei unbefriedigender metabolischer Stoffwechsellage. Auch wiederholte Patient*innen Schulungen sind für den Therapieerfolg sehr hilfreich (2). Bei der HI ist die Prävalenz eines Eisenmangels mit >50% sehr hoch; dies unabhängig vom Hämoglobin. Ein Eisenmangel (definiert als Ferritin <100ug/ml oder Ferritin 100-299ug/ml und Transferrin-sättigung <20%) sollte gesucht (IC Empfehlung) und intravenös mit Eisencarboxymaltose substituiert werden, um die Hospitalisationsrate zu senken und die Leistungsfähigkeit und Lebensqualität zu verbessern (IIa A) (2, 17). Eine perorale Eisensubstitution ist wegen einer Eisenresorptionsstörung bei HI nicht sinnvoll.

Wichtig ist auch eine gezielte Sport- und Bewegungstherapie zur Verbesserung der Leistungsfähigkeit und Lebensqualität und Verminderung der HI-Hospitalisationen (IA Empfehlung). Bei schweren Fällen einer HI, Gebrechlichkeit oder Komorbiditäten (z.B. eine HI mit Depression) soll gemäss Expertenmeinung eine kardiale Rehabilitation erwogen werden (IIa C) (2).

Eine Grippe- (gem. CH-Impfplan bei allen HI Patienten) und Pneumokokken-Impfung (gemäss CH- Impfplan ab NYHA Stadium III-IV) sollte durch den Hausarzt/Hausärztin bei diesen Patient*innen durchgeführt werden. Damit können schwere Verläufe und HI-Hospitalisationen signifikant vermindert werden (IIa B) (2).

Auch das Telemonitoring (entweder «nicht-invasiver Daten» wie Gewicht, BD, HF, Symptome oder «invasiver Daten» von implantierten Devices zur Messung des pulmonal arteriellen Drucks) erlangt bei der Früherkennung einer Dekompensation einer HFrEF zunehmend an Bedeutung. So profitieren gewisse Patient*innen mit einer Reduktion der Sterblichkeit, der HI-Hospitalisation und einer Verbesserung der Lebensqualität (IIbB) (2).

Eine Kontrolle findet bei stabilen Verhältnissen alle 6-12 Monate beim Kardiolog*in statt. Entscheidend bleibt für den Patient*in die gute und enge Zusammenarbeit zwischen seinem Hausarzt/Hausärztin und seinem Kardiolog*in, der Klinik und weiteren Spezialist* innen.

Copyright bei Aerzteverlag medinfo AG

Dr. med. Victor Dürst

Herzpraxis Zollikon
Zollikerstrasse 79
8702 Zollikon

dipl. Arzt Sandro Marcaccini

Herzpraxis Zollikon
Zollikerstrasse 79
8702 Zollikon

Dr. med. Urs N. Dürst

Zelglistrasse 17
8127 Forch

u.n.duerst@ggaweb.ch

Die Autoren haben keine Interessenkonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

â—† Die heutige HI-Therapie bei einer HFrEF umfasst nach Leitlinien eine initiale Vierfachtherapie; Beginn in niedriger Dosis: ARNI/ACE-H./ARB, Beta-Blocker, SGLT2-H., MRA.
◆ Diese vier Medikamente sollten innerhalb von vier Wochen eingesetzt werden. Die Titration zur Zieldosis erfolgt erst nach Initiierung aller vier Medikamente. ARNI sind dem ACE-H. gemäss Studienlage überlegen.
◆ Ein SGLT2-Hemmer sollte unabhängig von der LV-EF und bei jeder Form der Herzinsuffizienz eingesetzt werden. Er ist kardio- und
nephroprotektiv. Es besteht ein deutlicher früh einsetzender positiver Effekt bezgl. HI-Hospitalisation.
â—† Diuretika haben eine Klasse IC Indikation bei einer Stauung, wobei vorzugsweise ein Schleifendiuretikum wie Torasemid eingesetzt
werden soll. Beim Erreichen der Euvolämie muss das Diuretikum reduziert oder evtl. gestoppt werden.
◆ Jeder 3. Patient*in mit einem Diabetes mellitus hat eine HI. 30-40% der HI-Patient*innen haben einen Diabetes. Daher ist ein frühes Screening entscheidend.
â—† Ein Eisenmangel muss gesucht und behandelt werden. Grippe-
und Pneumokokken-Impfung verhindern HI-Hospitalisationen und
verbessern die Prognose.

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6. Schweizer Expertenpapier zur Verwendung von Sacubitril/Valsartan (Entresto®) in der Praxis, aktualisierte Version 2022, EMH Media
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14. Vaduganathan M., Metaanalyse, anlässlich ESC Barcelona, August 2022
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Neue Behandlungsmöglichkeiten bei Vorhofflimmern: Elektroporation mit pulsed-field Ablation

Bereits seit über 20 Jahren existiert die interventionelle Behandlung von Vorhofflimmern mittels Pulmonalvenenisolation (PVI) auf Basis der Beobachtungen von Prof. Haïssaguerre et al in 1998 (1). Seither wird die PVI immer häufiger durchgeführt mit über die Jahre zunehmender Effektivität, Effizienz und Sicherheit der Ablation. In ihrer Grundform hat sich die Prozedur über die Jahre jedoch kaum verändert: Mittels thermischer Energie werden die Pulmonalvenen elektrisch isoliert (2). Die Radio­frequenzablation erhitzt das Gewebe und die Kryoablation entzieht dem Gewebe Wärme. Beide Modalitäten führen dadurch zu einem thermischen Schaden des Myokards mit vergleichbarer Effektivität und Sicherheit (3). Obwohl die Komplikationsrate sehr gering ist, kann es jedoch aufgrund der thermischen Energien bei beiden Modalitäten zu Schäden an umliegenden Strukturen kommen, insbesondere des Oesophagus und des Nervus phrenikus. Im Idealfall benötigen wir daher eine Energieform, welche effektiv die Pulmonalvenen isolieren kann und gleichzeitig die umliegenden Strukturen nicht verletzt. In diesem Artikel möchten wir auf eine neue, primär nicht-thermische Modalität der Ablation eingehen, welche diese Anforderungen erfüllen könnte: Die Elektroporation mittels pulsed-field Ablation.

Interventional treatment of atrial fibrillation by pulmonary vein isolation (PVI) has existed for more than 20 years based on the observations of Prof. Haïssaguerre et al in 1998 (1). Since then, PVI has been performed with increasing frequency with increasing effectiveness, efficiency, and safety of ablation over the years. However, in its basic form, the procedure has changed little over the years: Thermal energy is used to electrically isolate the pulmonary veins (2). Radiofrequency ablation heats the tissue, and cryoablation extracts heat from the tissue. Both modalities thereby result in thermal damage to the myocardium with comparable efficacy and safety (3). However, although the complication rate is very low, damage to surrounding structures, particularly the esophagus and phrenic nerve, may occur due to the thermal energies in both modalities. Ideally, therefore, we need a form of energy that can effectively isolate the pulmonary veins while not injuring surrounding structures. In this article, we would like to discuss a new, primarily nonthermal modality of ablation that may meet these requirements: Electroporation by pulsed-field ablation.
Key Words: atrial fibrillation, pulmonary vein isolation, radiofrequency ablation, cryoablation

Prinzip der Elektroporation mit pulsed-field Ablation

Die Elektroporation via pulsed-field Ablation ist im Gegensatz zu primär thermalen Ablationsformen, wie der Radiofrequenz- oder Kryoablation, in der verwendeten Stärke eine nicht-thermale Alternative. Bei der Elektroporation kommt es durch den Aufbau eines Hochenergiefelds zu Veränderungen an den Zellmembranen, sogenannten Nano-Poren, die die Zellintegrität und –viabilität stören (4). Dieses Hochenergiefeld wird über mehrere Impulse, welche einzeln nur wenige Nanosekunden dauern und in Paketen gruppiert werden, abgegeben. Dabei können die Impulse je nach Katheter monophasisch oder biphasisch abgegeben werden. Konzeptionell handelt es sich dabei um die gleiche Energieform wie bei einem Gleichstromschock.

Elektroporation wird bereits seit Dekaden in anderen Disziplinen, insbesondere der Grundlagenforschung, eingesetzt (5). Dort wird die Elektroporation verwendet um die Zellmembranen temporär durchlässig zu machen und dadurch Moleküle in lebende Zellen zu transportieren. Erst später kam es zur klinischen Anwendung der Elektroporation in der Onkologie, um Chemotherapeutika effektiver in Zellen zu transportieren und in der weiteren Entwicklung diese Zellen direkt mittels Elektroporation abzutöten (6). Diese unterschiedlichen Anwendungsmöglichkeiten der Elektroporation beruhen auf zwei Grundprinzipien: 1. Während eine niedrigere Feldstärke zu einer reversiblen Elektroporation führt mit Erholung der Zellmembran, führt eine höhere Feldstärke über einem gewissen Schwellenwert zu einer irreversiblen Elektroporation und einem dauerhaften Zelltod. 2. Der Schwellenwert für die irreversible Elektroporation ist je nach Gewebetyp unterschiedlich. Dieser unterschiedliche Schwellenwert je nach Gewebetyp ist vor allem in der kardiologischen Anwendung essentiell. Myokardzellen haben einen viel tieferen Schwellenwert, sind also viel sensibler, als Nervenzellen oder Endothelzellen. Abbildung 1 zeigt das Konzept der reversiblen und irreversiblen Elektroporation und Abbildung 2 zeigt die unterschiedlichen Schwellenwerte je nach Zelltyp. Aufgrund dieser beiden Grundkonzepte bietet Elektroporation zwei Versprechen: Einerseits eine dauerhafte Ablation im Bereich der irreversiblen Feldstärke und andererseits eine sicherere Ablation ohne Kollateralschaden des Nervus phrenikus oder des Oesophagus aufgrund des fehlenden oder nur sehr geringen thermalen Effekts sowie der höheren Schwellenwerte für diese Gewebe.

Erste Daten der PVI mit pulsed-field Ablation

Präklinische Experimente im Tiermodell konnten die Machbarkeit von dauerhafter PVI mittels pulsed-field Ablation zeigen bei hervorragender Sicherheit (7 – 9). Trotz mehrfacher Impulsabgabe direkt auf den entsprechenden Strukturen zeigten sich keine Pulmonalvenenstenosen, Verletzungen des Oesophagus oder dauerhaften Paresen des Nervus phrenikus. Basierend auf diesen vielversprechenden Daten folgten klinische Studien mit den ersten publizierten Daten in 2018 (10). In der ersten Studie wurden 22 Patienten mit Vorhofflimmern mittels pulsed-field Ablation behandelt. Es konnten dabei alle Pulmonalvenen erfolgreich isoliert werden ohne Komplikationen akut oder nach einem Monat. Daraufhin wurden im Jahr 2019 zwei weitere Studien publiziert, die IMPULSE und die PEFCAT Studien (11). Zusammen wurden in diesen beiden Studien 81 Patienten mit pulsed-field Ablation behandelt. Während der Studiendurchführung wurde die Impulsabgabe von einem monophasischen zu einem biphasischen Impuls mit höherer Stärke optimiert. Dies hat den Vorteil, dass Patienten weniger tief sediert werden mussten, da monophasische Impulse zu starken Skelettmuskelkontraktionen führen. In diesen Studien erfolgte in allen Patienten nach 3 Monaten eine erneute elektrophysiologische Untersuchung mit Mapping des linken Vorhofs. Hierin zeigten sich in der ersten, monophasischen Impulsform nur 16% der Pulmonalvenen dauerhaft isoliert, mit der optimierten biphasischen Impulsform jedoch 100%. Es zeigten sich keine Verletzungen des Oesophagus in den Patienten, die anschliessend im Rahmen der Studie endoskopiert (29 Patienten) wurden und/oder ein MRI (8 Patienten) erhielten. Diese vielversprechenden Ergebnisse konnten in weiteren Studien, auch mit anderen pulsed-field Ablationssystemen sowohl in ­Patienten mit paroxysmalem als auch persistierendem Vorhofflimmern reproduziert werden (12, 13).

Aktuelle Anwendung und Daten

In Europa ist aktuell ein pulsed-field Ablationssystem zugelassen und wird in grossen Zentren für Elektrophysiologie bereits routinemässig angewandt. Aus dieser klinischen Anwendung heraus wurden vor kurzem die Ergebnisse des MANIFEST-PF Registers publiziert (14). Darin wurden 1’758 Patienten in 24 europäischen Zentren mit pulsed-field Ablation behandelt. In 99.9% konnten die Pulmonalvenen akut isoliert werden mit 0% oesophagealen Komplikationen, 0% Pulmonalvenenstenosen und 0% dauerhaften Nervus phrenikus Paralysen. In 0.5% kam es zu transienten Paresen des Nervus phrenikus mit Erholung in allen Patienten innerhalb von einem Tag. Die durchschnittliche Eingriffsdauer lag mit 65 Minuten in einem ähnlichen Bereich wie wir sie von der Radiofrequenz- und Kryoablation kennen. Am ESC Kongress dieses Jahres wurden auch erste Daten des Registers vorgestellt mit 1 Jahres Erfolgs­raten, welche vergleichbar zu der Radiofrequenz- und Kryoablation waren. Somit zeigt sich in den bisher publizierten Daten ein sehr gutes Sicherheitsprofil der pulsed-field Ablation bei zu thermalen Energien vergleichbarer Langzeit-Effektivität und Eingriffsdauer.

Ausblick

Aktuell werden mehrere, grosse randomisierte Studien, welche verschiedene pulsed-field Ablationssysteme mit Radiofrequenz- und Kryoablation in Patienten mit Vorhofflimmern vergleichen, durchgeführt. Abbildung 3 zeigt ausgewählte pulsed-field Ablationskatheter von verschiedenen Herstellern und unterschiedlichen Designs. Erwähnenswert ist die «Single Shot Champion» Studie (NCT05534581), welche pulsed-field Ablation mit Cryoballon-Ablation in Patienten mit paroxysmalem Vorhofflimmern vergleicht und in der Schweiz am Inselspital Bern und Universitätsspital Basel durchgeführt wird. Aufgrund der Vielzahl der aktuell laufenden Studien, gehen wir davon aus, dass wir in den nächsten Jahren Daten von mehreren tausend Patienten aus randomisierten Studien zu verschiedenen pulsed-field Ablationssystemen erhalten werden. Dies wird dazu führen, dass weitere pulsed-field Ablationssysteme mit verschiedenen Katheterdesigns für Patienten mit Vorhofflimmern zugelassen werden.

Zusätzlich werden zurzeit auch kleinere Studien bei Patienten mit ventrikulären Arrhythmien durchgeführt. Für ventrikuläre Arrhythmien gibt es jedoch noch keine offiziell zugelassenen ­Systeme.

Zusammenfassung

Die Elektroporation mittels pulsed-field Ablation ist eine nicht-thermale Energieform zur PVI bei Patienten mit Vorhofflimmern. Die bisher vorliegenden Daten zeigen ein sehr gutes Sicherheitsprofil bei vergleichbarer Effektivität zu Radiofrequenz- und Kryoablation. Aktuell ist ein pulsed-field Ablationssystem in Europa zugelassen und es werden mehrere, grosse randomisierte Studien durchgeführt, welche unterschiedliche pulsed-field Ablationssysteme untersuchen.

Copyright bei Aerzteverlag medinfo AG

PD Dr. med. Philipp Krisai

Klinik für Kardiologie, Universitätsspital Basel, Cardiovascular Research
Institute Basel, Universitätsspital Basel

Prof. Dr. med. Michael Kühne

Klinik für Kardiologie, Universitätsspital Basel, Cardiovascular Research
Institute Basel, Universitätsspital Basel

Die Autoren haben keine Interessenkonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

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