Weiterbildungslehrgang Dermatologische Reaktionen in der Onkologiepflege
Bildungsangebote + Netzwerke 2022/2023
Höhenweg am Simplonpass
Bei der südlichen Schmalseite des mächtigen Hospizes, das noch heute von Augustiner Chorherren betrieben wird, beginnt der Höhenweg und führt vorerst zum Rotelsee hinauf (Abb. 1). Zwischen den sich bereits gegen Norden jagenden Nebelschwaden erhaschen wir ab und zu einen Blick auf den Chaltwassergletscher am Fuss des Monte Leone, der sich uns nicht zeigen mag. Über wenige Kehren und eine lange Traverse gegen Süden erreichen wir ein kleines Plateau auf dem Südwestgrat des Hübschhorns. Von hier aus könnten wir die Aussicht auf des Fletschhorn und das südliche Passgebiet geniessen, wenn Wolken und Nebel es zulassen würden. Lediglich einen kurzen Blick auf das im Tal liegende Alte Spittel können wir erhaschen (Abb. 2).
Ein kurzer Abstieg führt uns zur nächsten Hangtraverse gegen Südosten durch den Lawinenhang von Howeng. Die im Talboden entlangführende Passstrasse musste entsprechend durch eine lange Galerie geschützt werden. Schliesslich lenkt der Pfad in den kleinen Talkessel am Fuss des Breithorns ein, wo die Alp Balma liegt. Der Name weist auf die Lage der Alphütte unter einer mächtigen Felswand hin. Um die Hütte sind mit hohen Steinmauern Pferche für das Vieh abgetrennt (Abb. 3). Auf dem am Walibach gelegenen Brunnen können wir einer Inschrift entnehmen, dass diese Alp bereits seit mehr als 600 Jahren bestossen wird. Auf einer weit abgesteckten Weide grast wie zum Beweis eine grosse Herde von Walliser Schwarznasenschafen.
Nun gilt es, einen zweiten kurzen Anstieg zu bewältigen. Er führt oberhalb der Hütten von Homatta vorbei zum Fuss der Chesselchumma zwischen Glatthorn und Chellihorn hinauf. Auffallend ist die Bauweise der Häuser auf der Südseite des Passes, so auch des Stalles auf Galbode, die bereits derjenigen des Tessins und der lombardischen Alpentäler entspricht. Überhaupt kommt es mir vor, als würde ich bereits meine Tessiner Heimat riechen. Der Weg hinauf durch den lichten Lärchenwald ist wunderschön, obwohl man sich den letzten asphaltierten Wegabschnitt bis zum mächtigen Lawinenschutzwall am Ende der Chesselchumma am liebsten wegdenken würde. In leichtem Abstieg erreichen wir die Ruinen des Hobielestafel, wo unser Abstieg nach Simplon-Dorf beginnt. In zahlreichen Kehren auf dem gut ausgebauten Alpweg erreichen wir durch den Wald von Chastelberg die Zufahrtsstrasse vom Dorf zur Nationalstrasse (Abb. 4). Der Weg nach Gondo bleibt uns für heute verwehrt, getreu dem Wetterbericht ballen sich bereits die Gewitterwolken über der Gondoschlucht.
Im Grenzgebiet um Gondo mit seinen zahlreichen Passübergängen florierte einst der Schmuggel. In diesem Zusammenhang kommt mir die Geschichte in den Sinn, wie mein Patenonkel Antoine Claraz, einst Kunstmaler und Bildhauer in Fribourg, den Zuschlag für die Gestaltung von Türe, Taufbecken und Tabernakel der neuen kleinen Kirche in Gondo erhalten hatte. Er wurde damals zur Projektvorstellung vor den Gemeinderat in Gondo geladen. Die Präsentation seiner Modellstudie verlief nicht in seinem Sinne, die Ratsmitglieder hatten ihm ohne Begeisterung und ohne eine Miene zu verziehen zugehört.
Er wurde geheissen, vor dem Gemeinderatssaal zu warten. Viel Zeit verstrich und er machte sich immer mehr Sorgen um die Reisespesen, die an ihm hängen bleiben würden, sollte er den Zuschlag nicht erhalten. Schliesslich erschien doch der Gemeindepräsident und gratulierte ihm für den Gewinn der Ausschreibung. Bei einem Glas Wein zu später Stunde wollte mein Onkel dann vom Gemeindepräsidenten wissen, wie es zu diesem positiven Entscheid gekommen sei, angesichts der gleichgültigen Haltung des Rates. Ja, ob er denn nicht das mehrfache Nicken des Herrn ganz hinten am Tisch während seines Vortrages gesehen hätte? Die Kosten hätten schon zu reden gegeben, aber dieser Bergbauer würde das Projekt finanzieren. Woher denn dieser die Mittel dazu hätte, wollte mein Onkel wissen. Der Schmuggel, war die trockene Antwort des Gemeindepräsidenten. Des Bauers Hof lag etwas über dem Dorf und so hatte dieser einen hervorragenden Überblick, um den Schmuggel zu koordinieren und wohl auch seine Tantiemen einzustreichen. Vielleicht wollte er sich mit seiner edlen Spende auch sein Seelenheil sichern.
Riedstrasse 9
6430 Schwyz
christian.besimo@bluewin.ch
Cannabis pour la spasticité et l’ épilepsie
L’ auteur écrit : « pouvoir être utile » : ce qui est aussi important en médecine, c’ est ce qui pourrait éventuellement nuire (primum nil nocere). Des études montrent que la légalisation de la vente de cannabis entraîne une augmentation des décès dans le trafic routier aux Etats-Unis, on a constaté une augmentation de 15 % du nombre de morts sur la route en Colorado (1), et au Canada, la prévalence des conducteurs moyennement blessés avec du THC a plus que doublé après la légalisation du cannabis (2). Les politiciens ont-ils lu ces études ? À cela s’ ajoute le fait que le cannabis – comme l’ auteur l’ écrit dans l’ article – a différents effets et, en particulier à l’ adolescence – ce que l’ auteur ne mentionne pas – perturbe le développement du cerveau et qu’ il est donc contre-indiqué chez les jeunes (3). Une étude récente suggère même que la consommation de cannabis à long terme diminue les performances cognitives des adultes (et réduit le volume de l’ hippocampe), indépendamment de la nicotine et de l’ alcool (4).
Concernant les effets sur la douleur, l’ auteur cite une méta-analyse publiée dans 2015. Une méta-analyse récemment publié dans la revue Pain conclut en revanche sur 36 études (7217 patients ; cannabinoïdes (8 études), cannabis (6 études) et CBM (22 études), que seules deux d’ entre elles ont atteint le critère d’ évaluation (réduction de 30 % de l’ intensité de la douleur) et que 81 % des analyses de sous-groupes étaient négatives (5). Ces données sont conformes à l’ expérience clinique.
Ce qui reste : Le cannabis est efficace contre la spasticité et certaines formes d’ épilepsie, mais peu efficace contre les douleurs chroniques (à l’ exception de cas isolés). En revanche, le cannabis a différents effets, pas seulement souhaités, sur le système nerveux central. Sur le plan médical, nous devrions rester sur le terrain de la science. Le débat politique actuel me rappelle l’ approche plus libérale des opioïdes réclamée il y a 20 ans par les organisations de patients, qui aboutit aujourd’ hui à des procès coûteux. Faisons-nous les mêmes erreurs aujourd’ hui avec le cannabis ?
P.S. Dans ce contexte, il convient de mentionner l’ essai pilote mené par le OFSP dans le canton de Bâle, où la distribution non réglementée du cannabis est prévue. Le cannabis doit-il à l’ avenir être disponible comme l’ aspirine ?

KD Dr. méd. lic. phil. Marcel Weber
marwebdr@gmail.com
Chefarzt emeritus Rheumaklinik Triemli
8800 Thalwil
marwebdr@gmail.com
Le cannabis dans la médecine de la douleur
Les préparations à base de cannabis contenant du THC sont employées en particulier chez les patients souffrant de douleurs et/ou de spasticité, tandis que le CBD est principalement utilisé dans les formes d’ épilepsie de Dravet et de Lennox-Gastaut. En Suisse, deux médicaments à base de chanvre sont homologués, le Sativex et l’ Epidyolex. Des préparations de cannabis non enregistrées peuvent être prescrites en tant que préparations magistrales.
Cannabis preparations containing THC are primarily used to treat chronic pain and spasticity, while CBD is mainly prescribed to patients suffering from refractory epilepsy, such as Dravet and Lennox-Gastaut syndrome. In Switzerland, two cannabis-based drugs are approved by the authorities, namely Sativex and Epidyolex. Besides these, cannabis preparations can be prescribed as extemporaneous formulations.
Key Words: Cannabis, Tetrahydrocannabinol (THC), Dronabinol, Cannabidiol (CBD), douleurs chroniques
Depuis quelques années, les préparations à base de cannabis ou les médicaments contenant des cannabinoïdes s’ affirment comme des alternatives possibles dans un grand nombre d’ indications. Les effets médicaux sont attribuables principalement aux deux principaux cannabinoïdes, le THC (tétrahydrocannabinol ou dronabinol*) et le CBD (cannabidiol). Seuls ces deux cannabinoïdes sont actuellement utilisés à des fins thérapeutiques, soit comme substances pures, soit comme composants de mélanges de plusieurs substances (par ex. extraits de cannabis contenant du THC ou du CBD). La substance active THC est mieux étudiée que le CBD. De nombreuses études sur l’ animal et l’ homme ont démontré que le THC possède des propriétés analgésiques, antispasmodiques, stimulantes de l’ appétit, supprimant la nausée et réduisant la pression intraoculaire. À cela s’ ajoutent d’ autres propriétés agissant au niveau central, qui peuvent s’ avérer utiles dans différentes maladies telles que le syndrome de la Tourette, les tics, les jambes sans repos (Restless Legs), la maladie de Parkinson, etc. Les preuves scientifiques de l’ efficacité du THC dans les indications susmentionnées sont par contre variées. Pour de nombreuses maladies, les études à grande échelle font largement défaut. Il existe tout au plus des résultats de petites études avec un petit nombre de patients ou des présentations de cas (case reports). L’ ouvrage de référence « The Health Effects of Cannabis and Cannabinoids : The Current State of Evidence and Recommendations for Research » (1), cite de bonnes preuves dans les domaines d’ application suivants : douleurs chroniques chez l’ adultes, nausées et vomissements associés à la chimiothérapie et spasticité dans la sclérose en plaques. D’ autres méta-analyses (2, 3, 4), ne trouvent pas toujours le même niveau d’ évidence par indication en raison de l’ hétérogénéité des préparations de cannabis utilisées.
Quant au CBD, il est certes utilisé en partie pour les mêmes indications que le THC, notamment pour les douleurs (inflammatoires) et certains troubles moteurs. Les données scientifiques montrent cependant que le CBD a surtout des effets antiépileptiques, antipsychotiques, anti-inflammatoires et neuroprotecteurs (5, 6). Par conséquent, le CBD est principalement utilisé dans les formes d’ épilepsie résistantes aux traitements chez les enfants (surtout avec le syndrome de Dravet ou de Lennox-Gastaut), mais aussi dans les troubles anxieux, les attaques de panique, les troubles du spectre autistique, le TDAH, etc.
Les cannabinoïdes dans la douleur chronique
Des études les plus diverses ont démontré que le système endocannabinoïde (ECS) ou les deux récepteurs cannabinoïdes (CB1 et CB2) jouent un rôle dans la gestion de la douleur (7). Cependant, les processus sont très complexes et il semble clair que le soulagement de la douleur ne résulte pas uniquement de l’ activation des récepteurs CB1 (périphériques) (8). Une revue systématique des manifestations cliniques datant de 2019 a livré les principales conclusions suivantes : l’ efficacité des cannabinoïdes dans le traitement de la douleur chronique a été fréquemment étudiée au cours des dernières années. Une difficulté générale des études avec le cannabis est d’ une part l’ hétérogénéité des préparations utilisées, ainsi que les différentes formes d’ application (orale vs inhalation). Dans la méta-analyse sur l’ efficacité des cannabinoïdes et des douleurs chroniques de Whiting et al. (2015), 28 études randomisées et contrôlées ont été prises en compte entre 1975 et 2015. 2 454 patients ont été inclus. Différents médicaments à base de cannabis ont été analysés (chanvre médical avec différentes teneurs en THC, extraits de cannabis contenant du THC ou du THC/CBD – le plus souvent du nabiximol, du dronabinol ainsi que du nabilone, un dérivé du THC). Les auteurs concluent que les cannabinoïdes peuvent parfois arriver à réduire la douleur d’ environ 30%, mais qu’ il n’ existe actuellement aucune preuve d’ une réduction des symptômes d’ au moins 50 %. Toutes les études fournissent cependant d’ autres preuves d’ efficacité secondaires (par ex. réduction de la durée moyenne de la douleur, amélioration forte ou très forte du bien-être général) en faveur des cannabinoïdes (9). Les cannabinoïdes ont été le mieux étudiés dans les douleurs neuropathiques. Les effets des différentes préparations de cannabis étaient plus marqués qu’ en cas de douleurs chroniques. A cet égard, l’ effet du nabiximol (sativex ) est le mieux étudié. Les cannabinoïdes sont également utilisés dans la pratique courante pour d’ autres formes de douleurs telles que les douleurs tumorales, les douleurs rhumatismales, les fibromyalgies et autres.
En résumé : les cannabinoïdes peuvent soulager des douleurs chroniques, les principaux bénéficiaires étant les patients souffrant de douleurs neuropathiques et de spasticité douloureuse (Whiting et al. 2015). En cas de douleurs nociceptives, les cannabinoïdes semblent être moins efficaces (10).
Complément tiré de la pratique de la Bahnhof Apotheke à Langnau : au cours des 14 dernières années, plusieurs milliers de patients ont reçu une préparation de cannabis par prescription magistrale. Environ ¾ étaient des préparations contenant du THC et donc soumises à l’ autorisation de l’ OFSP (dronabinol, teinture de cannabis, huile de cannabis). Plus de 80 % des prescriptions concernaient des patients souffrant de douleurs chroniques/de spasticité Pour certains patients, les cannabinoïdes peuvent constituer un complément efficace dans le sens d’ une thérapie «add on» (par ex. aux opiacés) ; mais il arrive aussi que les cannabinoïdes soient plus efficaces en monothérapie que les médicaments établis.
Dosages : Le dosage des cannabinoïdes chez les patients souffrant de douleurs est très individuel. Pour le THC, les doses quotidiennes typiques (réparties en 2 à 3 doses unitaires) se situent entre 10 et 30 mg par jour. Pour le CBD (seul ou en combinaison avec le THC), elles peuvent être plusieurs fois supérieures.
Effets secondaires/potentiel de dépendance : Tant le THC que le CBD sont considérés comme ayant relativement peu d’ effets secondaires. Les effets secondaires typiques du THC peuvent être : fatigue, sédation, sécheresse de la bouche, yeux rouges, vertiges, tachycardie, nausées, troubles cognitifs. Pour des doses élevées de CBD sont décrites : fatigue, sédation, manque d’ appétit, troubles gastro-intestinaux, augmentation réversible des transaminases hépatiques (en particulier en combinaison avec d’ autres médicaments affectant la fonction hépatique). Aux doses thérapeutiques, le risque d’ addiction et de dépendance est négligeable (tant pour le THC que pour le CBD). Dans la pratique, de même, le développement d’ une tolérance ou un syndrome de sevrage ne jouent pas de rôles importants.
Interactions : Le THC et le CBD sont des substrats des enzymes CYP dans le foie. En cas de combinaison avec des inhibiteurs et des inducteurs des CYP, une adaptation de la dose peut être nécessaire. Ce qui est pertinent pour la pratique, c’ est que le CBD peut potentiellement inhiber les enzymes CYP. La prudence est donc de mise, en particulier avec des doses élevées de CBD, en cas d’ association avec des substrats des CYP avec une marge thérapeutique étroite, comme certains antiépileptiques (clobazam, rufinamide, topiramate) (11) et des anticoagulants oraux de type antagonistes de la vitamine K (phenprocoumone, acénocoumarol) (12).
Compositions disponibles en Suisse : Actuellement, deux médicaments à base de cannabis ont reçu une autorisation de Swissmedic. D’ une part, le spray Sativex (nabiximol), à appliquer par voie sublinguale et soumis à la loi sur les stupéfiants (LStup), pour une utilisation en cas de spasticité dans la SEP ; et d’ autre part, le sirop Epidyolex (CBD), délivré sur ordonnance, pour le traitement des formes rares d’ épilepsie que sont les syndromes de Dravet et de Lennox-Gastaut. Toutes les autres préparations à base de chanvre actuellement prescriptibles sont des préparations dites magistrales (p. ex. solution de dronabinol à 2,5 %, teinture ou huile de cannabis CANNAPLANT, huile de sativa, entre autres). Contrairement aux médicaments autorisés par la loi, ces préparations confectionnées individuellement pour le patient bénéficient de la liberté thérapeutique, c’ est-à -dire que le médecin n’ est pas lié à une indication précise.
Bases légales : La prescription de la seule préparation de cannabis autorisée en Suisse par Swissmedic se fait de manière analogue à celle des autres stupéfiants. La préparation ne peut être prescrite que pour l’ indication autorisée de spasticité chez les patients atteints de SEP, mais d’ autres indications sont possibles « off label ». Toutes les préparations magistrales contenant du THC (> 1 %) nécessitaient jusqu’ à présent une autorisation exceptionnelle de l’ OFSP, c’ est-à -dire que le médecin prescripteur doit impérativement déposer une demande (par exemple au moyen du formulaire existant), qui était généralement acceptée en quelques jours. Dans la nouvelle LStup, dont l’ entrée en vigueur vient d’ être fixée par le Conseil Fédéral au premier août 2022, cette réglementation d’ exception ne figure plus.
Qu’ est-ce que cela signifie ? À l’ avenir, les médicaments à base de chanvre contenant du THC, avec une teneur > 1 %, pourront être prescrits sans autorisation de l’ OFSP, mais une enquête dite d’ accompagnement sera obligatoire.
Les préparations à base de CBD pur nécessitent une ordonnance mais ne sont pas soumises à la LStup. Pour tous les « extraits de CBD » en vente libre avec une teneur maximale en THC de < 1 %, qui étaient jusqu’ à présent soumis à la législation sur les produits chimiques, de nouvelles dispositions seront également applicables à l’ automne 2022. Ces préparations (surtout les teintures de CBD, les huiles de CBD) devront obligatoirement être mélangées à un dénaturant, de sorte qu’ elles ne pourront plus être ingérées (13). Les extraits de cannabis non dénaturés contenant du CBD, mais non soumis à la LStup devraient pouvoir être prescrits, le sont ou le resteront dans la mesure où ils répondent aux exigences des BPF (bonnes pratiques de fabrication). Malgré des preuves cliniques encore insatisfaisantes, les préparations à base de cannabis occupent d’ ores et déjà une place considérable dans le traitement des douleurs chroniques. Dans un avenir proche la prescription des préparations contenant du THC ou du CBD restera probablement l’ exception, mais dans certains cas elle peut représenter une alternative et/ou un complément efficace pour les patients concernés. Il est à souhaiter que le grand potentiel thérapeutique des cannabinoïdes fasse l’ objet de plus d’ études cliniques, afin que le cannabis puisse enrichir la palette thérapeutique dans le traitement de la douleur sur la base de données probantes.
(*Le dronabinol est la dénomination commune internationalement reconnue pour le THC, qui désigne généralement le THC synthétique ou semi-synthétique.)
Article traduit de « der informierte arzt » 06-2022
Copyright Aerzteverlag medinfoÂÂ
Bahnhof Apotheke Langnau AG
Dorfstrasse 2
3550 Langnau
034 402 12 55
manfred.fankhauser@cannabis-med.ch
L’ auteur est propriétaire et directeur de la pharmacie Bahnhof Apotheke Langnau AG , une pharmacie pionnière spécialisée dans le cannabis médical. La pharmacie Bahnhof Apotheke Langnau AG dispose des autorisations nécessaires pour pouvoir fabriquer des préparations magistrales à base de cannabis.
1. National Academies of Sciences, Engineering and Medicine (2017): The Health Effects of Cannabis and Cannabinoids: The Current State of Evidence and Recommendations for Research. Washington, DC: The National Academies Press. https://doi.org/10.1722/24625
2. Whiting PF, Wolff RF, Deshpande S et al.Cannabinoids for Medical Use: A Systematic Review and Meta-analysis. JAMA. 2015; 313(24): 2456-73.
3. Allan GM, Finley CR, Ton J et al. Systematic review of systematic reviews for medical cannabinoids: Pain, nausea and vomiting, spasticity and harms. Can Fam Physician. 2018; 64 (2): e78-e94.
4. Stockings E, Campbell G, Hall WD et al. Cannabis and cannabinoids for the treatment of people with chronic noncancer pain conditions: a systematic review and meta-analysis of controlled and observational studies. Pain 2018; 159 (10): 1932-1954.
5. Iffland K, Grotenhermen F. An Update on Safety and Side Effects of Cannabidiol: A Review of Clincal Data und Relevant Animal Studies. Cannabis Cannabinoid Res. 2(1), 2017; 139-154.
6. Bih CI, Chen T, Nunn AVW et al. Molecular Targets of Cannabidiol in Neurological Disorders. Neurotherapeutics. 2015; 12(4): 699-730.
7. Lötsch J, Weyer-Menkhoff I et al. Current evidence of cannabinoid-based analgesia obtained in preclinical and human experimental settings. Eur J Pain. 2018; 22(3): 471-84. Doi: 10.1002/ejp.1148.
8. Agarwal N, Pacher P et al. Cannabinoids mediate analgesia largely via peripheral type 1 cannabinoid receptors in nociceptors: Nat. Neurosci. 2007; 10(7): 870-9. Doi: 10.1038/nn1916.
9. Hoch E, Friemal CM, Schneider M. (2019). Cannabis. Potenzial und Risiko. Eine wissenschaftliche Bestandesaufnahme, 295.
10. Fitzcharles MA, Baerwald C et al. Efficacy, tolerability and safety of cannabinoids in chronic pain associated with rheumatic diseases (fibromyalgia syndrome, back pain, osteoarthritis, rheumatoid arthritis); A systematic review of randomized controlled trials. Schmerz. 2016; 30(1): 47-61.doi:10.1007/s00482-015-0084-3.
11. Gaston TE, Bebin EM, Cutter GR et al. Interactions between cannabidiol and commonly used antiepileptic drugs. Epilepsia 2017; 58 (9): 1586-1592.
12. Grayson L, Vines B, Nichol K et al. An interaction between warfarin and cannabidiol, a case report. Epilepsy Behav Case Rep. 2017; 10-11.
13. BBl: Bundesblatt 2022 668 Allgemeinverfügung der Anmeldestelle Chemikalien zum Inverkehrbringen von CBD-haltigem Duftöl, gestützt auf Artikel 10 Absätze 1 und 2 in Verbindung mit Artikel 1, Absätze 1-3 PrSG, 24.3.2022.
















