La sarcoïdose – une maladie multi- systémique avec des aspects divers

La plupart des patients atteints de sarcoïdose sont initialement asymptomatiques. Lorsque les symptômes apparaissent, les patients signalent principalement un essoufflement, une toux ou des douleurs thoraciques non spécifiques. Les rémissions spontanées sont courantes, mais dans environ 25 % des cas, on observe une augmentation de la maladie pulmonaire qui, dans 10 % des cas, peut entraîner un sérieux dysfonctionnement pulmonaire. Cet article présente les actuelles options de traitement.

La sarcoïdose est une affection multisystémique caractérisée par des granulomes non caséeux. Ils peuvent se produire dans tous les organes, mais le plus souvent et le plus fréquemment, les poumons, les ganglions lymphatiques, la peau, les yeux et le foie sont touchés. La cause est inconnue, bien que l’ inhalation de substances nocives soit suspectée dans les cas de prédisposition génétique. La prévalence en Suisse est de 44/100 000, la prévalence des sarcoïdoses hospitalisées de 16/100 000. L’  incidence annuelle moyenne est de 7/100 000. Les informations sur le diagnostic, le diagnostic différentiel et les marqueurs sérologiques sont résumées dans le tableau 1.

La plupart des patients atteints de sarcoïdose pulmonaire n’ ont pas besoin de traitement, car un grand nombre d’ entre eux restent asymptomatiques, ne progressent pas ou même guérissent spontanément. Toutefois, pour les patients présentant une atteinte fonctionnelle importante des poumons, il faut discuter d’ un traitement afin d’ éviter des lésions irréversibles des organes pulmonaires telles que la fibrose pulmonaire ou ce qu’ on appelle le Honeycombing (pour la classification des stades radiologiques, voir le tableau 2).
Les stéroïdes systémiques sont toujours les médicaments les plus utilisés pour le traitement de la sarcoïdose pulmonaire, car ils peuvent généralement réduire le processus inflammatoire granulomateux. Cependant, en raison des effets secondaires connus, leur utilisation et l’ évolution spontanée de la sarcoïdose doivent toujours faire l’ objet d’ un examen critique.

Indication pour une thérapie

Afin de décider si une thérapie glucocorticoïde doit être utilisée, il faut tenir compte du fait que certains patients présentent généralement une évolution bénigne, comme le stade I et l’ absence de symptômes, ce qui n’ est pas une indication de thérapie ! Donc attitude attentiste mais surveillance.
En cas de symptômes, notamment de dyspnée et d’ atteinte de plus de trois organes ou d’ augmentation des infiltrats pulmonaires, un traitement doit être appliqué.

Sarcoïdose pulmonaire

L’ indication actuelle du traitement de la sarcoïdose pulmonaire par glucocorticoïdes est la détérioration de la fonction pulmonaire dans un intervalle de 3 à 6 mois, lorsque la capacité pulmonaire totale (CPT) baisse de 10 % ou plus, lorsque la capacité de diffusion (DLCO/VA) baisse de 20 % ou plus, ou lorsque l’ analyse des gaz du sang artériel se détériore. En outre, des changements radiographiques progressifs avec augmentation des infiltrats interstitiels, le développement de cavités ou des signes de développement d’ une fibrose avec Honeycombing, ou bien des signes d’ hypertension pulmonaire.

Sarcoïdose extrapulmonaire

Parfois, une manifestation extrapulmonaire de sarcoïdose est à l’ origine d’ une thérapie glucocorticoïde, bien que les modifications pulmonaires soient stables. Cela inclut les manifestations de sarcoïdose des yeux, du système nerveux, du cœur, des reins ou une hypercalcémie persistante. D’ autres indications potentielles pour la thérapie sont la détérioration de l’ état général, les arthralgies ou les affections cutanées dérangeantes. En outre, maladie des sinus paranasaux ou du foie.

Quand peut-on se passer de thérapie ?

La thérapie glucocorticoïde n’ est pas indiquée chez les patients suivants :

  • Patients asymptomatiques au stade radiologique I : 60 à 80 % de ces patients ont une rémission spontanée.
  • Patients asymptomatiques en phase II : Modifications radiologiques et fonction pulmonaire normale et seulement légèrement restreinte (légèrement restrictive ou obstructive avec un échange gazeux normal). Ces patients sont examinés tous les 3 à 6 mois afin d’ exclure toute progression. Chez ces patients, il est important de surveiller la détérioration progressive au moyen d’ un grand test de la fonction pulmonaire ou de superviser l’ échange gazeux avant de commencer le traitement. 50% des patients non traités en phase II restent stables
  • Patients asymptomatiques au stade III et fonction pulmonaire normale ou légèrement limitée : Ces patients doivent également être contrôlés tous les 3 à 6 mois. Dans ce groupe, 33% des patients non traités présentent une disparition des infiltrats dans les 5 ans, mais la plupart des patients ont besoin d’ une thérapie.

Thérapie initiale

Les glucocorticoïdes oraux sont les plus couramment utilisés dans le monde pour réduire les symptômes de la sarcoïdose et de la maladie pulmonaire progressive, bien que les stéroïdes ne guérissent généralement pas complètement la maladie. Ils améliorent généralement les symptômes tels que la toux chronique ou l’ essoufflement. De plus, les changements radiologiques s’ améliorent au cours de la maladie, surtout au début. Néanmoins, l’ inconvénient est l’ apparition d’ effets secondaires (tab. 3) et le bénéfice incertain de la thérapie dans le cadre d’ un traitement à long terme. Avant de commencer une thérapie, les patients doivent être examinés en détail, en particulier les organes affectés doivent être identifiés et les comorbidités telles que l’ insuffisance cardiaque, la thromboembolie, l’ hypertension pulmonaire, le diabète sucré ou la tuberculose, qui peuvent initialement se dérouler de manière similaire, doivent être exclues par un diagnostic différentiel. La clarification porte sur la fonction pulmonaire pléthysmographique, l’ HRCT des poumons, l’ exclusion de la tuberculose par des méthodes bactériologiques et des tests interféron-gamma, et, en cas de suspicion, l’ échocardiographie pour exclure l’ hypertension pulmonaire.

Le traitement commence généralement par une dose de 0,3 à 0,6 mg de prednisone orale par kg de poids corporel (ce qui signifie normalement 20 à 40 mg par jour, selon la gravité de la maladie). Pour les patients souffrant de détresse respiratoire à l’ effort avec des infiltrats radiographiques n’ augmentant que lentement, la dose la plus faible suffit en général. Pour les patients présentant une progression rapide de la maladie, par ex. ayant besoin d’ oxygène, il convient de choisir en priorité des doses plus élevées. La dose initiale est indiquée pendant 4 à 6 semaines, après le patient est à nouveau évalué. Si, au cours de la maladie, les symptômes et les changements radiologiques, y compris les tests fonctionnels des poumons, restent stables ou s’ améliorent, la dose peut être réduite lentement (5 à 10 mg toutes les 4 à 12 semaines pour atteindre une dose minimale de 0,2 à 0,4 mg par kilo, soit environ 10 à 15 mg par jour). Si dans un délai de 6 semaines les paramètres restent inchangés, la dose sera prolongée de 6 semaines supplémentaires. La thérapie glucocorticoïde à haute dose (80-100 mg par jour) est rarement utilisée, le plus souvent en cas d’ insuffisance respiratoire aiguë ou de manifestation cardiaque, neurologique, ophtalmologique dans les voies respiratoires supérieures.

Réponse clinique

Les patients qui répondent à la thérapie glucocorticoïde systémique doivent l’ éliminer lentement sur une période maximale de 12 mois si les symptômes et les résultats radiographiques s’ améliorent.

Absence d’ amélioration ou intolérance aux glucocorticoïdes

Bien que la majorité des patients répondent aux glucocorticoïdes, il y a aussi ceux qui n’ y répondent pas ou qui développent des effets secondaires graves. Ces patients sont candidats à une thérapie immunosuppressive telle que le méthotrexate, l’ azathioprine, le léflunomide ou les inhibiteurs du TNF-alpha.

Thérapie d’ entretien

Il n’ y a pas de recommandation bien fondée sur des preuves. L’ expérience montre que des doses de 10 à 15 mg par jour sont généralement suffisantes pour prévenir toute détérioration supplémentaire. Pendant la thérapie d’ entretien, le patient est examiné toutes les 4 à 12 semaines pour détecter les effets secondaires. Dans la plupart des cas, les patients peuvent réduire progressivement et arrêter les stéroïdes dans un délai d’ un an. Un tiers des patients doivent à nouveau augmenter la dose et seule une petite partie des patients ont besoin d’ une thérapie sur plusieurs années.

Cas résistants

Chez les patients qui développent des effets secondaires pertinents de la thérapie glucocorticoïde ou qui souffrent de diabète sucré, d’ ostéoporose ou d’ autres maladies compliquées, on essaie une autre forme de thérapie immunosuppressive légère.
Les médicaments ayant l’ effet et le bénéfice attendus les plus importants dans la sarcoïdose pulmonaire progressive avec des effets secondaires le plus souvent légers sont le méthotrexate, l’ azathioprine, le léflunomide ou les mycophénolates. En outre, les antagonistes du TNF-alpha présentent de bons effets. Cependant, il n’ existe pas de bonnes études randomisées sur ces médicaments immunosuppresseurs. Tous présentent un risque de toxicité, en particulier de myélosuppression, d’ hépatotoxicité ou d’ apparition d’ infections opportunistes. Le méthotrexate est le médicament le plus couramment utilisé à la place des stéroïdes, mais son utilisation n’ est pas possible en cas de maladie du foie. Les patients qui ne peuvent pas tolérer le méthotrexate sont généralement traités avec l’ une des autres thérapies immunosuppressives mentionnées ci-dessus. Si aucune des thérapies mentionnées ci-dessus n’ est possible, on passe aux antagonistes du TNF-alpha, en particulier l’ infliximab ou l’ adalimumab. La combinaison d’ un inhibiteur du TNF-alpha avec le méthotrexate est utilisée avec succès dans la polyarthrite rhumatoïde, elle est effective et réduit le risque de développer des anticorps inhibiteurs du TNF-alpha. Pourtant, cette thérapie n’ a jamais été correctement étudiée dans le cas de la sarcoïdose et peut être associée à un risque accru d’ infection ou de développement tumoral.

Suivi de la thérapie

De la même manière que pour la thérapie glucocorticoïde, l’ effet est régulièrement évalué au moyen de tests de la fonction pulmonaire, d’ analyses des gaz du sang et en observant les changements radiologiques.

Thérapie glucocorticoïde par inhalation

L’ utilisation de glucocorticoïdes inhalés pour le traitement de la sarcoïdose pulmonaire donne des résultats contradictoires. Les glucocorticoïdes inhalés semblent améliorer l’ alvéolite et peuvent être bénéfiques chez certains patients. Le budésonide a été le mieux étudié à une dose de 800-1600 µg deux fois par jour et s’ est révélé avoir un bon effet sur la toux chronique dans la sarcoïdose.

Article traduit de «der informierte arzt» 11_2020

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Dr. med. Jürg Barandun

LungenZentrum Hirslanden
Witellikerstrasse 40
8032 Zürich

L’ auteur a déclaré n’ avoir aucun conflit d’ intérêts en relation avec cet article.

  • La plupart des patients atteints de sarcoïdose pulmonaire n’ ont pas besoin de traitement, car beaucoup restent asymptomatiques et la maladie ne progresse pas, mais peut même présenter une rémission spontanée.
  • Pour les patients asymptomatiques atteints de sarcoïdose pulmonaire et ne présentant pas d’ atteinte extrapulmonaire significative, il suffit de suivre de près les patients sur le plan fonctionnel et radiologique sans thérapie glucocorticoïde.
  • Les cas avec progression ou les rares cas initialement graves constituent des indications pour le traitement de la sarcoïdose pulmonaire.
  • Les patients atteints de sarcoïdose pulmonaire présentant des symptômes et des signes d’ aggravation radiologique ou de détérioration de la fonction pulmonaire sont initialement traités avec des glucocorticoïdes oraux.
  • Les patients présentant des symptômes prononcés et des changements radiologiques marqués, ainsi que les patients souffrant de dysfonctionnement pulmonaire modéré à grave, doivent également être traités par une thérapie glucocorticoïde orale.
  • La dose de la thérapie glucocorticoïde initiale est généralement de 0,3-0,6 mg par kg (généralement 20-40 mg par jour). Cette dose doit être maintenue pendant 4 à 6 semaines. Soit que les symptômes persistent ou les changements radiologiques s’ aggravent, soit que la fonction pulmonaire diminue en dessous de cette dose, le traitement est prolongé de 4 à 6 semaines. Si, par contre, les symptômes restent stables ou s’ améliorent, la dose peut être progressivement réduite.
  • La surveillance doit être basée sur les symptômes, l’ examen clinique, le suivi radiographique et, surtout, des tests réguliers de la fonction pulmonaire par un pneumologue (la spirométrie seule n’ est pas suffisante).
  • Les patients présentant une toux chronique, des signes d’ hyperréactivité bronchique, qui n’ont pas déjà besoin de stéroïdes systémiques, peuvent être traités de manière probatoire avec des glucocorticoïdes inhalés, par exemple du budésonide 800-1600 µg deux fois par jour.
  • La thérapie systémique chronique aux glucocorticoïdes a de nombreux effets secondaires.

1. Epidemiology of sarcoidosis, Ungprasert P, Carmona EM, Utz JP et al Mayo Clin Proc. 2016 Feb;91(2):183-8. Epub 2015 Dec 22.
2. Outcome of the treatment for sarcoidosis, Hunninhake GW, Gilbert S, Pueringer R et al Am J Respir Crit Care Med. 1994; 149(4 Pt 1):893
3. New treatment strategies for pulmonary sarcoidosis: antimetabolits, biological drugs, and other treatment approaches, Lancet Respir Med. 2015 Oct;3(10):813-22. Epub 2015 Jul 20.
4. Sarcoidosis, Iannuzzi MC, Rybicki BA, Teirstein AS. N Engl J Med. 2007; 357(21):2153
5. Corticosteroid treatment in pulmonary sarcoidosis, Turner-Warwick M, Mc Allister W, Lawrence R et al, Thorax.1986:41(12):903
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7. Inhaled corticosteroids can modulate the immunpathogenesis of pulmonary sarcoidosis, Spiteri MA, Newman SP, Clarke SW, Poulter LW, Eur Respir J 1989; 2(3):218

Traitement de la polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune chronique caractérisée par une incapacité articulaire progressive, une inflammation systémique et une morbidité élevée (1, 2). Ces dernières années, plusieurs études ont montré que la pathogenèse de la PR est induite par une multitude de cellules inflammatoires associées à un réseau complexe de cytokines, entraînant à la fois la destruction et la perte de la fonction articulaire et des manifestations systémiques telles que la fatigue, l’ anémie, l’ ostéoporose et les troubles cardiovasculaires (3).

L’ utilisation d’ agents biotechnologiques a révolutionné l’ approche thérapeutique et la lutte contre la progression de la PR. En particulier, il a été démontré que l’ interleukine-6 (IL-6) est une cytokine centrale dans la pathogenèse de la maladie (4). L’ IL-6 contribue à la perturbation du système immunitaire inné et adaptatif et à la production de protéines en phase aiguë impliquées dans l’ expression systémique de la maladie. Le premier bloqueur de l’ IL-6 commercialisé a été le tocilizumab, un anticorps monoclonal humanisé contre le récepteur de l’ IL-6 (anti-IL-6R) (5). L’ utilisation réussie du tocilizumab dans la PR a encouragé le développement d’ autres agents biologiques qui ciblent spécifiquement la voie de signalisation de l’ IL-6 et sont dirigés soit contre la cytokine IL-6 (le sirukumab, l’ olokizumab et le clazakizumab), soit contre le récepteur de l’  IL-6 (le sarilumab).
Le sarilumab (Kevzara®) est un anticorps monoclonal IgG1 entièrement humain qui se lie avec une grande affinité à l’ IL-6Rα soluble et membranaire (6). Les données précliniques sur le sarilumab ont montré une inhibition dose-dépendante de la signalisation de l’ IL-6 à des concentrations inférieures à celles du tocilizumab et sans preuve de cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante du complément ou des anticorps (7, 8).

Efficacité du sarilumab

Dans l’ étude randomisée et contrôlée par placebo MOBILITY (9), 1197 patients atteints de PR active et présentant une réponse inadéquate au méthotrexate (MTX) ont reçu du sarilumab par voie sous-cutanée (150 ou 200 mg) ou un placebo plus du MTX toutes les 2 semaines (q2w) pendant une période allant jusqu’ à 1 an. Dans le cadre de TARGET, 546 patients présentant une réponse inadéquate ou une intolérance aux antagonistes du TNF-α ont été traités avec un DMARD (disease-modifying antirheumatic drug) plus des doses faibles ou normales du sarilumab plus un placebo pendant 24 semaines (10).
Les deux groupes ont montré une réponse plus élevée et plus rapide au traitement par rapport au placebo, un taux de rémission plus élevé et une meilleure inhibition de la progression radiologique enregistrée. Ces résultats positifs ont été confirmés dans les prolongations ouvertes à long terme (11, 12).

Sécurité du sarilumab

L’ innocuité du sarilumab était conforme au blocage des récepteurs IL-6. La réponse clinique a été similaire indépendamment du traitement initial et la progression radiologique s’ est stabilisée. Les patients traités par le sarilumab 200 mg q2w ont eu les meilleurs résultats radiologiques. Le profil de sécurité à long terme du sarilumab, soit en combinaison avec les DMARD ou en monothérapie, est resté stable et conforme au profil attendu d’ une molécule qui inhibe la voie de signalisation de l’ IL6. (13).

Fazit

  • L’ IL-6 représente une cible plus spécifique pour le traitement de la PR par rapport à l’ effet général et non spécifique du blocage du TNF.
  • Le sarilumab, un inhibiteur des récepteurs IL-6, montre une large efficacité similaire dans tous les sous-types de PR, du MTX au TNFi, chez les patients qui ne répondent pas bien.
  • Le profil de sécurité du sarilumab semble être conforme à celui attendu pour les inhibiteurs de l’ IL-6. En outre, le sarilumab a montré une affinité nettement plus élevée que le tocilizumab, avec une demi-vie plus longue, ce qui permet une fréquence d’ administration plus faible (une semaine sur deux au lieu d’ une fois par semaine).
Prof. Dr. Dr. h.c. Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

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3 Smolen JS, et al. The pathogenesis of rheumatoid arthritis: new insights from old clinical data? Nat Rev Rheumatol. 2012;8:235–243.
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6. Kim GW et al. IL-6 inhibitors for treatment of rheumatoid arthritis: past, present, and future. Arch Pharm Res. 2015;38:575–584.
7. Genovese MC, et al. Sarilumab, a subcutaneously-administered, fully-human
monoclonal antibody inhibitor of the IL-6 receptor: relationship between EULAR
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11. Burmester GR et al. Ann Rheum Dis 2018; 77: 946-47.
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Dasatinib-Blinatumomab bei Ph-positiver akuter lymphatischer Leukämie bei Erwachsenen

Quelle: Foà R et al. Dasatinib–Blinatumomab for Ph-Positive Acute Lymphoblastic Leukemia in Adults. New Engl J Med 2020; 383:1613-1623

Hintergrund

Die Resultate bei Patienten mit Philadelphia-Chromosom (Ph)-positiver akuter lymphoblastischer Leukämie (ALL) haben sich durch den Einsatz von Tyrosinkinase-Inhibitoren verbessert. Die molekulare Remission ist ein primäres Behandlungsziel.

Methoden

Die Autoren führten eine Phase 2 Studie der Erstlinientherapie bei Erwachsenen mit neu diagnostizierter Ph-positiver ALL (ohne obere Altersgrenze) durch. Es wurden Dasatinib plus Glukokortikoide verabreicht, gefolgt von zwei Zyklen mit Blinatumomab. Der primäre Endpunkt war ein anhaltendes molekulares Ansprechen im Knochenmark.

Ergebnisse

Bei 98% der 63 in die Studie eingeschlossenen Patienten (mittleres Alter, 54 Jahre; Bereich, 24 bis 82), wurde eine vollständige Remission beobachtet. Am Ende der Dasatinib-Induktionstherapie (Tag 85) hatten 29% der Patienten ein molekulares Ansprechen, und dieser Prozentsatz stieg nach zwei Blinatumomab-Zyklen auf 60%; der Prozentsatz der Patienten mit einem molekularen Ansprechen stieg nach weiteren Blinatumomab-Zyklen weiter an. Bei einem medianen Follow-up von 18 Monaten betrug das Gesamtüberleben 95% und das krankheitsfreie Überleben 88%; das krankheitsfreie Überleben war niedriger bei Patienten, die eine IKZF1-Deletion plus zusätzliche genetische Aberrationen (CDKN2A oder CDKN2B, PAX5 oder beide [i.e. IKZF1plus]) aufwiesen. Bei 6 Patienten, die während der Induktionstherapie eine erhöhte minimale Resterkrankung aufwiesen wurden ABL1-Mutationen nachgewiesen. Alle diese Mutationen wurden durch Blinatumomab eliminiert. Sechs Rezidive traten auf. Insgesamt wurden 21 unerwünschte Ereignisse vom Grad 3 oder höher registriert. Insgesamt 24 Patienten erhielten eine allogene hämatopoietische Stammzelltransplantation, wobei ein Todesfall im Zusammenhang mit der Transplantation (4%) stand.

Schlussfolgerungen

Die chemotherapie-freie Induktions- und Konsolidierungstherapie der Erstlinienbehandlung mit Dasatinib und Blinatumomab, die auf einer gezielten immuntherapeutischen Strategie basierte, war bei Erwachsenen mit Ph-positiver ALL mit einer hoher Inzidenz molekularen Ansprechens, einer hohen Überlebensrate und wenigen Nebenwirkungen Grad 3 oder höher assoziiert.

Prof. Dr. med.Markus G. Manz

Zentrum für Hämatologie und Onkologie
UniversitätsSpital Zürich

PD Dr. med. Alexandre Theocharides

Zentrum für Hämatologie und Onkologie
UniversitätsSpital Zürich

Alexandre.Theocharides@usz.ch

Behandlung des lokal-fortgeschrittenen Ösophaguskarzinoms

Eine interdisziplinär besetzte Arbeitsgruppe von Experten der ASCO führte einen systematischen Literaturreview der letzten 20 Jahre durch. Dabei wurden 17 randomisierte, kontrollierte Studien aus 71 Originalartikeln ausgewählt und strukturiert analysiert. Die Guideline, sowie begleitende Supplemente mit umfassenden Literaturangaben, statistischen Auswertungen, Slide sets und weiteren Zusammenfassungen wurden im Journal of Clinical Oncology publiziert (1).

Inhalt der ASCO Empfehlung

Bei der ASCO-Guideline handelt es sich um Evidenz- und Konsensbasierte Empfehlungen für Patienten mit lokal fortgeschrittenen Karzinomen des Ösophagus und des gastroösophagealen Übergangs (Siewert I/II) im Stadium >T2 oder N+, M0.
Sie umfasst 3 Empfehlungen:

1) Eine multimodale Therapie sollte allen Patienten mit lokal fortgeschrittenem Ösophaguskarzinom angeboten werden. Ausgenommen davon sind Patienten mit frühem Tumorstadium (cT2N0M0) und geringem Risiko (z.B. gut differenzierte Tumore, < 2 cm).
2) Eine präoperative Radiochemotherapie (CRT) oder eine perioperative Chemotherapie wird empfohlen (Abb. 1).
Folgende Spezifizierungen werden erwähnt:
– Wenn eine Operation nicht in Frage kommt, soll eine alleinige CRT erfolgen.
– Eine präoperative Chemotherapie eignet sich für Patienten, welche keine präoperative Radiotherapie, oder postoperative Chemotherapie erhalten können.
– Eine RT ist insbesondere dann von Vorteil, wenn eine optimale Chirurgie nicht gewährleistet ist.
– Das FLOT-Schema wird als bevorzugtes Regime für eine perioperative Chemotherapie angesehen.
3) Eine präoperative CRT oder eine definitive CRT wird bei Patienten mit lokal fortgeschrittenem Plattenepithelkarzinom empfohlen (Abb. 2).
Folgende Spezifizierungen werden erwähnt:
– Patienten mit Plattenepithelkarzinom und komplettem Ansprechen auf eine Radiochemotherapie profitieren (prognostisch) wenig von einer Operation. Eine Verlaufskontrolle und eine «Salvage-Operation» bei lokaler Progression kann erwogen werden.
– Bei cervikalem Sitz des Primärtumors ist eine definitive CRT indiziert.
– Obwohl eine RCT gefolgt von einer OP der bevorzugte Therapiean­satz ist, wird ein definitive CRT als Option angeboten, wenn eine OP nicht in Frage kommt, oder vom Patienten abgelehnt wird.

Kommentare

  • Die ASCO-Guideline deckt sich im Grundsatz mit den Therapieempfehlungen der ESMO-Guideline von 2016 und der Onkopedia-Leitlinie von 2018.
  • Sie äussert sich nicht zu bildgebenden Modalitäten, weder im Initialstaging, noch beim Restaging vor OP, bzw. zur Evaluation einer Überwachungsstrategie beim Plattenepithelkarzinom nach CRT.
  • Sie führt eine low-risk T2 N0 M0-Kategorie ein (gut differenzierte Tumore, < 2cm), welche bevorzugt operiert werden sollen. Diese Kategorie ist im Grundsatz nachvollziehbar, zeigten eine Studie bei Stadium I + II Ösophaguskarzinome keinen Vorteil für eine präoperative CRT auf (2). Ausgenommen sind cervikale Platten­epithelkarzinome, welche üblicherweise eine CRT erhalten.
  • Bei den cT3-4 N+ M0-Tumoren, welche die Majorität der Fälle darstellen, wird eine multimodale Behandlung als Standard empfohlen. Sie lässt die Entscheidung hinsichtlich einer CRT oder einer präoperativen Chemotherapie, oder einer perioperativen FLOT-Therapie offen, mit dem Verweis, dass alle drei Therapiemodalitäten einen Überlebensvorteil erreichen.
  • Eine präoperative Chemotherapie wird gemäss ASCO-Guideline empfohlen, falls eine präoperative RCT oder eine postoperative Chemotherapie nicht in Frage kommt. Diese Aussage ist mindestens hinsichtlich der adjuvanten Chemotherapie fragwürdig. Neben der Unmöglichkeit ex ante eine spätere Chemotherapie nach einer grossen Operation abzuschätzen, ist das Konzept einer neoadjuvanten Chemotherapie ohne adjuvante Therapiekomponente entwickelt worden (im Gegensatz zu einer perioperativen Chemotherapie). Zudem ist eine adjuvante Chemotherapie kein etablierter Therapiestandard.
  • In einem «klinischen Szenario Adenokarzinom» wird ein fiktiver Patient mit einem lokal weit ausgedehnten, proximal sitzenden Adenokarzinom beschrieben. In dieser Situation tendiert die ASCO-Guideline zu einer neoadjuvanten CRT. Im Gegensatz dazu wird ein relativ kleiner Tumor am ösophago-gastralen Übergang skizziert, bei dem eine perioperative Chemotherapie bevorzugt wird. Diese beiden Szenarien dienen dazu die Polarität zwischen den beiden Therapiemodalitäten (CRT vs perioperative Chemotherapie) aufzuzeigen. Eine Antwort auf diese Frage, welche Therapie in welcher klinischen Situation effektiver ist, bleibt laufenden Studien vorbehalten. Dazu zählt die ESPOC-Studie (FLOT vs. CROSS), oder die Neo-AEGIS-Studie (FLOT oder MAGIC vs. CROSS) bei Tumoren am ösophago-gastralen Übergang und die japanische NeXT Studie (CF vs DCF vs CRT mit CF).
  • Die Frage der operativen Techniken wird bestenfalls gestreift, die der Zentralisierung im Sinne der HSM wird in der ASCO-Guideline nicht aufgenommen.
  • In Summe kann man feststellen: «nichts Neues vom Westen», dennoch ein aktueller und gut strukturierter Beitrag von den amerikanischen Kollegen, der aufzeigt, dass die Behandlungsgrundsätze transatlantisch einheitlich beurteilt werden. FLOT (3) gilt auch in den USA als Therapiestandard der perioperativen Therapie.
Prof. Dr. med. Dieter Köberle

St. Claraspital AG
Tumorzentrum
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4058 Basel

tumorzentrum@claraspital.ch

1. Shah M.A., et al: Journal of Clinical Oncology 2020; 38:2677-2694. DOI:10.1200/JCO.20.00866
2. Mariette C et al: Surgery alone versus chemoradiotherapy followed by surgery for stage I and II esophageal cancer: final analysis of randomized controlled phase III trial FFCD 9901. J Clin Oncol 2014; 32: 2416–2422.
3. Al-Batran S-E, et al: Perioperative chemotherapy with fluorouracil plus leucovorin, oxaliplatin, and docetaxel versus fluorouracil or capecitabine plus cisplatin and epirubicin for locally advanced, resectable gastric or gastro-oesophageal junction adenocarcinoma (FLOT4): a randomised, phase 2/3 trial. Lancet 2019;393:1948-1957

Radio-Chemotherapie mit reduzierter Intensität bei Patienten mit Seminom

Die Schweizerische Arbeitsgemeinschaft für Klinische Krebsforschung (SAKK) stellt in dieser Ausgabe eine Studie vor. Die SAKK ist eine Non-Profit-Organi­sation, die klinische Studien in der Onkologie durchführt. Bei Interesse für die hier vorgestellte Studie oder falls Sie eine Patientin oder einen Patienten zuweisen möchten, kontaktieren Sie bitte den Studienverantwortlichen (Coordinating Investigator) oder den Studienkoordinator
(Clinical Project Manager).

Seminome in einem frühen Stadium lassen sich in der Regel gut behandeln. Eine intensive Chemo- oder Radiotherapie kann jedoch zu langfristigen Nebenwirkungen führen – was bei den häufig jungen Patienten besonders relevant ist. In der Studie SAKK 01/18 wird untersucht, ob die Intensität der Therapie reduziert werden kann, damit das Risiko für Nebenwirkungen sinkt.

Pro Jahr erkranken in der Schweiz rund 450 Männer neu an Hodenkrebs. Bei Männern im Alter zwischen 18 und 35 Jahren ist Hodenkrebs sogar die häufigste Krebsart. Knapp die Hälfte aller Hodentumoren sind Seminome, die bei etwa 10% der Patienten im Stadium IIA/B diagnostiziert werden. Ein Stadium IIA/B kann zudem auftreten, wenn ein Patient mit einer ursprünglichen Stadium-I-Erkrankung während der aktiven Überwachung oder nach einer adjuvanten Chemo- oder Strahlentherapie ein Tumorrezidiv entwickelt.

Hohe Heilungsrate mit adjuvanter Chemo- oder Radiotherapie

Seminome im Stadium IIA/B lassen sich sehr gut mit Chemo- oder Strahlentherapie behandeln; das progressionsfreie Überleben (PFS) nach fünf Jahren liegt bei 87-95%. Auch Salvage-Therapien, einschliesslich der Hochdosis-Chemotherapie mit Stammzelltransplantation, sind sehr wirksam. So können praktisch alle Patienten mit einem Tumorrezidiv nach der Standardbehandlung eines Seminoms im Stadium II geheilt werden.
Nach der Operation des Primärtumors besteht die adjuvante Standardtherapie bei einem Seminom im Stadium IIA oder IIB aus Chemo- oder Radiotherapie. Die beiden Standardbehandlungen werden in der Regel nicht kombiniert. Die einzelnen Therapien sind aber intensiv: Die Chemotherapie beinhaltet drei Zyklen mit Bleomycin, Etoposid und Cisplatin oder vier Zyklen mit Etoposid und Cisplatin, die Radiotherapie deckt grossvolumig die retroperitonea­len und pelvinen Lymphabflusswege mit 30 Gray (Stadium IIA) bzw. 36 Gray (Stadium IIB) ab. Diese Behandlungen sind äusserst effektiv, bergen aber das Risiko für längerfristige Nebenwirkungen wie Schädigung von Gefässen, Nieren, Darm oder Innenohr sowie die Entwicklung einer zweiten Krebserkrankung.

Weniger Nebenwirkungen durch Therapie-Kombination?

Um das Risiko für Nebenwirkungen möglichst zu reduzieren, wird in der Studie SAKK 01/18 eine Kombination von Radio- mit Chemotherapie geprüft, wobei beide Therapieformen in deutlich abgeschwächter Form eingesetzt werden (Abb. 1). Die Kombination soll hohe Raten von lokaler Tumorkontrolle (durch Radiotherapie) und die Beseitigung von Mikrometastasen (durch Chemotherapie) bewirken. Konkret will man mit der Studie prüfen,

  • ob die Kombinationstherapie im Vergleich zur Standardtherapie wirksam ist;
  • ob mit der Kombination Nebenwirkungen vermieden oder reduziert werden können.
  • wie sich die Erkrankung und die Studientherapie auf die Lebensqualität der Patienten auswirken.

An der Studie werden 135 Patienten teilnehmen.
Die Studie wird unterstützt von Rising Tide Foundation for Clinical Cancer Research, Krebsliga Schweiz, Krebsliga beider Basel, Hedy Glor Meyer Stiftung und Forschungsvereinbarungen mit folgenden Institutionen: Staatssekretariat für Bildung, Forschung und Innovation (SBFI), Stiftung Krebsforschung Schweiz und Krebsliga Schweiz

Teilnehmende Zentren:
Universitätsspital Basel – Bern/Inselspital – Kantonsspital
Graubünden – Hôpital du Valais, Hôpital de Sion – Kantonsspital
St. Gallen – Kantonsspital Winterthur – UniversitätsSpital Zürich   Berlin/Helios Klinikum Berlin-Buch – Berlin/Vivantes Klinikum Am Urban – Essen/Kliniken Essen-Mitte –Hamburg/Asklepios
Kliniken – Hamburg/Universitätsklinikum Hamburg-Eppendorf München/Städtisches Klinikum München-Klinikum Harlaching Universitätsklinikum Tübingen – Universitätsklinikum Ulm

Coordinating Investigator:
Dr. med. Alexandros Papachristofilou, Universitätsspital Basel
alexandros.papachristofilou@usb.ch

Clinical Project Manager:
Corinne Schär, SAKK Bern, corinne.schaer@sakk.ch

Prof. Dr. med. Roger von Moos

Direktor Tumor- und Forschungszentrum
Kantonsspital Graubünden
7000 Chur

tumorzentrum@ksgr.ch

Versorgungsforschung dient einem kontinuierlichen Lernprozess

Dieses Jahr geht das Förderprogramm zu Ende, mit dem die Stiftung Krebsforschung Schweiz – im Rahmen der Nationalen Strategie gegen Krebs – die onkologische Versorgungsforschung in der Schweiz gezielt gestärkt hat. Im Gespräch zieht Marcel Zwahlen, Präsident des Expertengremiums, das die Forschungsgesuche des Programms evaluiert hat, eine vor-läufige Bilanz.

Marcel Zwahlen, Sie präsidieren das Expertengremium
des Programms zur Stärkung der onkologischen Versorgungsforschung. Was genau ist Versorgungsforschung?

Das ist eine schwierige Frage, die wir auch im Gremium immer wieder kontrovers diskutieren. Der breiteste Nenner ist vielleicht, dass es bei der Versorgungsforschung darum geht, Gesundheitsdienstleistungen im echten Leben zu untersuchen. In der Praxis – unter «real life conditions» – sind viele Sachen weniger klar als in der Theorie. So halten beispielsweise Guidelines oder Richtlinien in vielen Fällen fest, wie die ideale Behandlung aussieht. Im klinischen Alltag gibt es aber immer wieder Abweichungen von dieser Behandlung. Die Versorgungsforschung kann beschreiben, wie oft – und wieso – von empfohlenen Therapien abgewichen wird.

Wieso ist die Versorgungsforschung wichtig?

Mit unserem Programm fördern wir keine Projekte, die sich für ein einzelnes Molekül XY interessieren oder sich sehr eng am biomedizinischen Krankheitsbild orientieren. Stattdessen steht oft das Erleben der Betroffenen im Zentrum: Eine Krebsbehandlung ist eine komplexe Angelegenheit, die Patientinnen und Patienten haben meist mit einer Vielzahl verschiedener Spezialisten zu tun, die oft zu wenig daran denken, dass sie nicht die einzigen Akteure in der Behandlung sind – und ihre Arbeit deshalb nicht immer ideal koordinieren. Projekte aus der Versorgungsforschung können zum Beispiel aufzeigen, welche Schnittstellen gut und welche weniger gut funktionieren.

Was ist das Besondere an der Versorgungsforschung?

Die Versorgungsforschung zeichnet sich vor allem durch ihre Interdisziplinarität aus. Es handelt sich hier in der Schweiz um einen relativ jungen Forschungszweig, bei dem oft auch andere Methoden zum Einsatz kommen als diejenigen, die klassischerweise in den Life Sciences verwendet werden. In unserem Programm gibt es Projekte, die etwa auf qualitative Interviews oder Fokusgruppen setzen, einem Konzept, das ursprünglich aus dem Marketing kommt. Die Stiftung Krebsforschung Schweiz hat deshalb für das von ihr finanzierte Forschungsprogramm ein sehr breit gefächertes Gremium aufgestellt – mit Fachpersonen aus der Medizin, der Ökonomie, der Statistik, den Pflegewissenschaften und weiteren Gebieten. Eine weitere Besonderheit der Versorgungsforschung ist, dass ihre Resultate meist kontextspezifisch sind. In der Theorie ist ein Medikament überall auf der Welt gleich wirksam, doch in der Praxis spielen die örtlichen Gegebenheiten eine wichtige Rolle. Weil das Gesundheitssystem in der Schweiz anders aufgestellt ist als etwa in Grossbritannien, lassen sich die Ergebnisse einer dortigen Untersuchung nicht eins zu eins auf unsere Verhältnisse übertragen.

Bald schon endet das Forschungsprogramm, sind Sie damit zufrieden?

Wir haben noch keine gründliche Rückschau betrieben, das steht uns noch bevor. Wir planen zum Abschluss eine Tagung, die wir gemeinsam mit dem NFP 74 durchführen. Das ist das Nationale Forschungsprogramm «Gesundheitsversorgung» des Schweizerischen Nationalfonds, bei dem vor allem Fragen zur optimalen Versorgung von chronisch Kranken im Vordergrund standen. Eigentlich hätte die Tagung im April schon stattfinden sollen. Doch Corona-bedingt haben wir dieses Fachtreffen nun verschoben. Die Ziele dieser Tagung sind einerseits der wissenschaftliche Austausch: Die an den verschiedenen Projekten beteiligten Personen sollen die Gelegenheit erhalten, sich zu treffen und zu vernetzen. Und andererseits geht es bei der Tagung auch darum, Szenarien zu skizzieren, wie – nach dem Ablauf der beiden Forschungsprogramme – die Zukunft der Versorgungsforschung in der Schweiz aussehen könnte.

Wie könnte sie aussehen?

Ich würde mir wünschen, dass sich der systematische und kontinuierliche Lernprozess fortsetzt, den unser Forschungsprogramm angestossen hat. Allerdings braucht es dafür in Zukunft eine besser organisierte Datengrundlage. Es ist zum Beispiel sehr schwierig, als Forschender Zugriff auf die anonymisierten Abrechnungsdaten von Krankenkassen zu erhalten. Dieser Datensatz sollte – natürlich mit klaren Regelungen – besser zugänglich gemacht werden. Schliesslich sind wir hier in der Schweiz alle gezwungen, eine Krankenversicherung abzuschliessen. Die Daten gehören deshalb nicht den Versicherern, sondern der Gesellschaft.

Ori Schipper

im Auftrag der Stiftung Krebsforschung Schweiz

info@krebsforschung.ch