Une revue systĆ©matique de la littĆ©rature sur l’efficacitĆ© des vaccins contre l’encĆ©phalite transmise par les tiques en Europe

L’encĆ©phalite Ć  tiques (FSME) est une maladie infectieuse causĆ©e par le virus de l’encĆ©phalite Ć  tiques (FSMEV) qui provoque une inflammation du systĆØme nerveux central (SNC) chez les patients. Plus de 25 pays europĆ©ens comptent une ou plusieurs zones endĆ©miques pour la FSME. Bien que deux vaccins contre l’encĆ©phalite Ć  tiques, FSME-IMMUNĀ® et EncepurĀ®, soient couramment utilisĆ©s en Europe, il n’existe aucune Ć©tude publiĆ©e sur l’efficacitĆ© rĆ©elle des vaccins contre l’encĆ©phalite Ć  tiques en Europe ou ailleurs.

Une Ć©tude rĆ©cente a examinĆ© PubMed Ć  la recherche d’articles sur l’efficacitĆ© des vaccins contre la FSME et a extrait des informations sur le pays, la conception de l’Ć©tude, la pĆ©riode d’Ć©tude, la population Ć©tudiĆ©e, le nombre de personnes infectĆ©es par la FSME, le nombre de participants et l’efficacitĆ© des vaccins contre les infections Ć  FSME et les rĆ©sultats.

Les auteurs ont identifiĆ© 13 Ć©tudes menĆ©es en Autriche, en RĆ©publique tchĆØque, en Lettonie, en Allemagne et en Suisse publiĆ©es entre 2003 et 2023. Dans une Ć©tude, il s’agissait d’une enquĆŖte de cohorte sur une Ć©pidĆ©mie causĆ©e par le lait. Dans les autres Ć©tudes, la mĆ©thode de dĆ©pistage a Ć©tĆ© utilisĆ©e dans 11 cas (91,7 %) et un plan cas-tĆ©moins dans deux cas (16,7 %) (les deux ont Ć©tĆ© utilisĆ©s dans une Ć©tude). Les vaccins contre l’encĆ©phalite Ć  tiques Ć©taient trĆØs efficaces contre les infections Ć  tiques dans tous les groupes d’Ć¢ge (estimations de l’IC >92%). Les vaccins ont Ć©galement offert une protection Ć©levĆ©e contre les infections lĆ©gĆØres (c’est-Ć -dire les infections chez les patients ne prĆ©sentant pas de symptĆ“mes d’inflammation du SNC) et contre les infections ayant entraĆ®nĆ© une FSME et une hospitalisation. Les vaccins offraient Ć©galement une protection Ć©levĆ©e contre les consĆ©quences les plus graves, telles que les hospitalisations de plus de 12 jours. Les estimations des effets de la vaccination spĆ©cifique aux produits Ć©taient Ć©galement Ć©levĆ©es, bien que les donnĆ©es disponibles aient Ć©tĆ© limitĆ©es. Des Ć©tudes menĆ©es en Autriche, en RĆ©publique tchĆØque, en Lettonie et en Suisse ont estimĆ© que les vaccins contre l’encĆ©phalite Ć  tiques ont permis d’Ć©viter plus de 1 000 cas d’encĆ©phalite Ć  tiques par an dans l’ensemble de ces pays et d’Ć©viter de nombreuses hospitalisations et dĆ©cĆØs.

Les Ć©tudes sur l’efficacitĆ© publiĆ©es dĆ©montrent une efficacitĆ© rĆ©elle Ć©levĆ©e des vaccins contre la FSME disponibles dans le commerce en Europe. Bien que le nombre de cas Ć©vitĆ©s n’ait Ć©tĆ© estimĆ© que pour quatre pays, la vaccination contre la FSME permet d’Ć©viter des milliers de cas chaque annĆ©e en Europe. Afin de prĆ©venir les maladies par FSME potentiellement mortelles, il convient d’amĆ©liorer la vaccination contre la FSME et le respect du calendrier de vaccination chez les rĆ©sidents et les voyageurs dans les pays europĆ©ens où la FSME est endĆ©mique.

Source : Angulo FJ et al. A systematic literature review of the effectiveness of tick-borne encephalitis vaccines in Europe.Vaccine 2023;41):6914-6921.
doi: 10.1016/j.vaccine.2023.10.014. Epub 2023 Oct 17

Vaccination contre l’herpĆØs zoster chez les adultes vulnĆ©rables

SĆ©curitĆ© et efficacitĆ© des vaccins recombinants et vivants contre le zona pour la prĆ©vention chez les adultes Ć  risque souffrant de maladies chroniques et de conditions d’immunodĆ©ficience.

Une publication rĆ©cente (1) a prĆ©sentĆ© des preuves des risques et de l’exposition Ć  l’herpĆØs zoster (zona) dans un large Ć©ventail de populations Ć  risque cliniquement pertinentes y compris des donnĆ©es cliniques importantes sur le vaccin recombinant contre l’herpĆØs zoster (VRZ) et la vaccination vivante Ć  dose unique contre le zona (VVZ) chez ces personnes, afin d’aider les mĆ©decins dans leurs soins pour les patients adultes atteints de l’herpĆØs. zoster.

Par rapport Ć  la population gĆ©nĆ©rale, les adultes Ć¢gĆ©s immunodĆ©primĆ©s et les personnes immunodĆ©primĆ©es (IC) en raison d’une maladie ou d’un traitement immunosuppresseur courent un risque accru d’herpĆØs zoster et de ses complications, qui peuvent ĆŖtre dĆ©bilitantes et mettre leur vie en danger (2-7). La vaccination peut ĆŖtre une stratĆ©gie efficace contre l’herpĆØs zoster, et des Ć©tudes ont montrĆ© que cette vaccination peut dĆ©clencher une rĆ©ponse immunitaire et offrir une protection contre l’infection chez les patients IC. RĆ©cemment, les premiĆØres autorisations de mise sur le marchĆ© ont Ć©tĆ© accordĆ©es aux Ɖtats-Unis et dans l’Union EuropĆ©enne pour le vaccin recombinant anti zona (VRZ)) chez les adultes Ć¢gĆ©s de 18 ans prĆ©sentant un risque d’herpĆØs zoster en raison d’une immunodĆ©ficience ou d’une immunosuppression. Les revues systĆ©matiques existantes ont mis l’accent sur les risques de l’herpĆØs zoster en cas d’immunodĆ©ficience et n’ont examinĆ© que les donnĆ©es cliniques pour le VRZ. La prĆ©sente revue (1) examine les risques et l’exposition Ć  l’herpĆØs zoster dans un large Ć©ventail de populations d’IC cliniquement pertinente et rĆ©sume les principales donnĆ©es sur l’efficacitĆ© et la sĆ©curitĆ© du VRZ et du vaccin vivant contre le zona chez ces personnes. La recherche a montrĆ© que les personnes atteintes d’IC peuvent bĆ©nĆ©ficier d’une vaccination contre le zona. Cependant, ces connaissances doivent encore ĆŖtre pleinement intĆ©grĆ©es dans les directives de vaccination et les soins cliniques. Les cliniciens devraient envisager la vaccination contre l’herpĆØs zoster chez les populations Ć  risque appropriĆ©es afin de se protĆ©ger contre l’herpĆØs zoster et les complications associĆ©es, et ainsi rĆ©duire le fardeau de l’herpĆØs zoster sur le systĆØme de santĆ©. Les dossiers de santĆ© Ć©lectroniques et les dossiers de santĆ© personnels liĆ©s pourraient ĆŖtre utilisĆ©s pour identifier et contacter les patients susceptibles d’ĆŖtre vaccinĆ©s contre le l’herpĆØs zoster et fournir une aide Ć  la dĆ©cision clinique en cas d’absence ou de retard de vaccination. Cet examen aidera les cliniciens Ć  identifier les patients IC appropriĆ©s qui pourraient bĆ©nĆ©ficier d’une vaccination contre le zona.

L’herpĆØs zoster est un problĆØme de santĆ© majeur qui affecte la morbiditĆ© et, moins frĆ©quemment, la mortalitĆ© chez les adultes non vaccinĆ©s Ć¢gĆ©s de 50 ans et plus. Avant l’introduction des vaccins, on estimait qu’il y avait un million de cas d’ infection par le zona par an aux Ɖtats-Unis (USA) et qu’en 2013, les coĆ»ts de santĆ© liĆ©s au zona s’Ć©levaient Ć  plus de 1,0 milliard de dollars (8-10). L’immunitĆ© Ć  mĆ©diation cellulaire T (CMI) spĆ©cifique au virus varicelle-zona (VVZ) est la clĆ© du maintien du VVZ latent aprĆØs une infection par la varicelle; cependant, l’immunosĆ©nescence chez les adultes Ć¢gĆ©s et l’immunitĆ© affaiblie chez les personnes dont le systĆØme immunitaire est affaibli (IC), qui souffrent de maladies auto-immunes (AIDs), de maladies chroniques mĆ©dicales ou qui reƧoivent un traitement immunosuppresseur, augmentent le risque de rĆ©activation du VVZ et du zona (11-16). Par rapport Ć  la population gĆ©nĆ©rale, les populations IC prĆ©sentent un risque plus Ć©levĆ© de complications graves du zona, y compris la nĆ©vralgie post-zostĆ©rienne nĆ©cessitant une hospitalisation ou accompagnĆ©e d’une dissĆ©mination cutanĆ©e et viscĆ©rale du VVZ potentiellement mortelle. Ɖtant donnĆ© que les patients atteints d’IC reprĆ©sentent, selon les estimations, 3 % des adultes aux Ɖtats-Unis et au Royaume-Uni, il existe un risque pour de nombreuses complications associĆ©es, ce risque augmentant avec l’Ć¢ge (17,18). Un traitement antiviral prophylactique et post-expositionnel contre l’IC est recommandĆ© pour les personnes Ć  risque. Ces traitements sont souvent sous-optimaux en raison de leur efficacitĆ© limitĆ©e, de la longue durĆ©e du traitement, de la toxicitĆ© potentielle des mĆ©dicaments, de la rĆ©sistance au virus et des interactions mĆ©dicamenteuses, ce qui pose un problĆØme particulier pour les personnes atteintes d’IC soumises Ć  une polypharmacie (7, 19-23). La vaccination offre une option prophylactique qui permet de surmonter les dĆ©fis de la prophylaxie antivirale conventionnelle tout en offrant une protection plus durable contre le zona. Les vaccins disponibles comprennent une dose unique de vaccin vivant contre le zona (VVZ), composĆ© du mĆŖme VVZ attĆ©nuĆ© que le vaccin contre la varicelle avec un titre viral accru (14 fois) (Zostavax ; MSD), et un vaccin vivant recombinant contre le virus varicelle zona en deux doses. Ce vaccin contient l’antigĆØne glycoprotĆ©ine E du VVZ avec le systĆØme adjuvant AS01B, le MPL (3-O-desa cyl-4-monophosphoryl lipide A), un extrait vĆ©gĆ©tal purifiĆ© QS-21 (Quillaja Saponaria Molina, fraction 21) et des liposomes (Shingrix ; GSK) (13, 24-27).. Alors que le VVZL n’est plus disponible aux Ɖtats-Unis, il est autorisĆ© dans l’Union EuropĆ©enne (UE) pour la prĆ©vention du zona chez les adultes Ć¢gĆ©s de 50 ans ; il est toutefois contre-indiquĆ© chez les personnes atteintes d’une infetion par l’herpĆØs zoster sĆ©vĆØre en raison du risque de maladie vaccinale Ć  souche VVZ dissĆ©minĆ©e grave ou mortelle (22). Le vaccin VRZ est disponible dans 24 pays/rĆ©gions (Australie, Autriche, Belgique, BrĆ©sil). (Australie, Autriche, Belgique, BrĆ©sil, Canada, Chine, Danemark, Finlande, Allemagne, Hong Kong, Irlande, Italie, Japon, Arabie saoudite, Pays-Bas, Nouvelle-ZĆ©lande, Portugal, Singapour, Espagne, SuĆØde, Suisse, Taiwan, Royaume-Uni, Ɖtats-Unis) pour la prĆ©vention du zona chez les adultes Ć¢gĆ©s Ć  partir de 50 ans et les adultes Ć¢gĆ©s de 18 ans et plus qui prĆ©sentent un risque accru de d’herpĆØs zoster, y compris ceux qui sont immunodĆ©primĆ©s ou immunosupprimĆ©s (24,25).

Source : Sullivan KN et al. Safety and efficacy of recombinant and live herpes zoster vaccines forprevention in at-risk adults with chronic diseases and immunocompromising conditions. Vaccine 2023; 41: 36–48

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

1. Sullivan KN et al. Safety and efficacy of recombinant and live herpes zoster vaccines forprevention in at-risk adults with chronic diseases and immunocompromising conditions. Vaccine 2023; 41: 36–48
2. Chen S-Y, et al. Incidence of herpes zoster in patients with altered immune function. Infection 2014;42 (2):325–34.
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23. GlaxoSmithKline. Zovirax EU Summary of Product Characteristics (SmPC). Updated Oct 2020.
24. GlaxoSmithKline. Shingrix EU Summary of Product Characteristics (SmPC). Updated March 2021
25. GlaxoSmithKline. Shingrix US Prescribing Information (PI). Revised August 2021
26. Merck. Zostavax EU Summary of Product Characteristics (SmPC). Updated May 2021.
27. Merck. Zostavax US Prescribing Information (PI). Revised January 2019.

Liebe @rztin, lieber @rzt

Gut mƶglich, dass Sie auf die Umschlagseite des Heftes, das Sie in den HƤnden halten, zweimal hingeschaut haben. Ja, das Cover hat eine Ƅnderung erfahren und: Ā«der informierte arztĀ» teilt seinen Titel mit Ā«die informierte ƤrztinĀ».

Über zehn Jahren war «der informierte arzt» der Brand, die Marke unserer Fortbildungszeitschrift für Hausärztinnen und Hausärzte. Immer waren unsere Leserinnen mitgemeint, ganz im Sinne des generischen Maskulinums. Die gegenwärtig erregte Gender-Diskussion, welche nicht selten politische Inhalte vermitteln und transportieren möchte, ist für uns nicht von Belang. Auch haben wir in Sachen Frauen-Männerquote bei uns weder ein Problem noch ein Defizit: der Verlag ist in Frauenhand, Frauen sind als Mitarbeitende in Redaktion und Verlag tätig und die «PRAXIS» wird von Frau Prof. Dagmar Keller Lang als verantwortliche Herausgeberin geleitet; notabene eine Premiere in der Schweizerischen Medizinal-Printlandschaft. Dennoch ist festzustellen, dass sich das Sprachverständnis in den letzten Jahren verändert hat und man dem generischen Maskulinum kritischer gegenübersteht, auch unserem Zeitschriftentitel. Überall dort, wo beide Geschlechter explizit gemeint sind, sollte die Paarform, also zum Beispiel Leserin und Leser, verwendet werden; die Deutsche Sprache macht es uns einfach. Wir haben dies nun umgesetzt und so erscheint nun unser Titel als Paar: die informierte@rztin der informierte@rzt. Der Titel ist nun unmissverständlich: beide Geschlechter sind explizit angesprochen.

Auch die Umschlagseite hat ein kleines Make-up erhalten. Sie erscheint in einem frischen und ansprechenden Kleid und soll die Freude auf das Lesen der Artikel wecken. Das Cover wurde mit denjenigen der beiden anderen Fachzeitschriften, der «PRAXIS» und der «Thera­peutischen Umschau» abgestimmt. Aber: am Ende kommt es auf den Inhalt der Zeitschriften an! Alle drei Zeitschriften sind der inhaltlichen Qualität verpflichtet und behandeln medizinisches Wissen aus unterschiedlichen Blickwinkeln: «der informierte@rzt / die informierte@rztin» mit Fokus auf die hausärztliche Fortbildung, die «PRAXIS» mit aktuellen Beiträgen aus verschiedenen Bereichen der Schweizerischen Medizin und der Guidelines in Hausarztmedizin vom IHAMZ sowie die «Therapeutische Umschau», welche sich schwerpunktmässig relevanten hausärztlichen Themen widmet. Schauen Sie in die verschiedenen Zeitschriften rein und profitieren Sie von den speziellen Abo-Angeboten (www.medinfo-verlag.ch).

Wir danken Ihnen für Ihre Treue und freuen uns auf das gemeinsame Jahr!

Christian HƤuptle
Co-Chefredaktor

Eleonore E. Droux
Verlegerin

RETO KRAPFs Medical Voice

Frisch ab Presse:

Topisches Kühlen kein Schutzmittel bei zukünftigen Hitzewellen?

Bei Hitzewellen steigt auch in der Schweiz die MortalitƤt, v.a. bei Ƥlteren Individuen. Dies ist u.a. bedingt durch das altersabhƤngig reduzierte Durstgefühl, die Zufuhr von elektrolytfreiem Wasser (mit Gefahr der HyponatriƤmie) und eingeschrƤnktem Zugang zu Flüssigkeit (MobilitƤtsprobleme). In einer kleinen, aber feinen Studie wurden im Durchschnitt 72-jƤhrige Individuen 6 Stunden einer Umwelttemperatur von 38 °C ausgesetzt. Danach war kein Temperaturgradient zwischen Umwelt und Kerntemperatur (die rektal gemessen dann bei 38 °C lag) mehr nachweisbar. Kühlende FussbƤder und kühlende Wickel im Nackenbereich (Massnahmen, die auch bei einem hitzebedingten Stromunterbruch anwendbar wƤren) hatten im Vergleich zur Kontrolle keinen Effekt. Allerdings schwitzte die experimentelle Gruppe signifikant weniger (trank daher auch weniger) und entwickelte eine kleinere Pulsbeschleunigung. Die Unterschiede (sog. Effektgrƶsse) waren aber sehr klein und gemƤss den Autoren klinisch irreĀ­levant. Die zu kühlende KƶrperoberflƤche war wohl zu klein und die Methode hat keinen anhaltenden Effekt auf die Temperaturkonvektion auf der KƶrperoberflƤche.
JAMA 22023, doi:10.1001/jama.2023.24417, verfasst am 22.12.2023

Wieder einmal: Wer hat, dem wird gegeben

Das Wissenschaftsjournal Ā«ScienceĀ», resp. die es herausgebende American Association of Sciences, überweist jedes Jahr 2,5 Mio. für den wissenschaftlichen Durchbruch des Jahres. Dieses Jahr ist der prƤmierte Durchbruch die Klasse der GLP-1 Rezeptoragonisten in ihrer Wirkung als Gewichtsreduktoren. Zwei der dabei involvierten Firmen wurden fast innert Jahresfrist zu den wertvollsten Unternehmen der Welt, und auch den typischerweise von ihnen finanziell gefƶrderten Forschern und Klinikern dürfte es ƶkonomisch schon vor der Preisverleihung deutlich besser als vor einem Jahr gegangen sein …
Science 2023, https://www.science.org/boty2023 (Video und/oder Podcast), verfasst am 22.12.2023

Clozapin: Zu wenig oft verschrieben?

Clozapin wurde 1988 zur Behandlung von Psychosen/Schizophrenie zugelassen und erwies sich als speziell wirksam bei auf andere Therapien nicht ansprechenden Formen. Auch das Fehlen extrapyramidaler Nebenwirkungen ist wichtig, nicht nur bei vorbestehenden neurodegenerativen (extrapyramidalen) Erkrankungen. Es gibt begründete Hinweise, dass Clozapin wegen der Angst vor Neutropenien (weshalb das Medikament vorübergehend vom Markt genommen wurde) zu oft nicht angewendet wird und so den Patientinnen und Patienten (sowie deren Umfeld) eine gute Therapieoption vorenthalten wird. Vor allem die regelmƤssigen, anfƤnglich wƶchentlichen Blutbildkontrollen sind für psychiatrische Praxen ein Imponderabilium. Die folgenden Daten kƶnnten dies Ƥndern: Die hƶchste wƶchentliche Inzidenz ernsthafter Neutropenien (< 1000/ul) lag nach 9 Wochen bei 0.128%, wobei die kumulative, mediane Zeit bis zum Absetzen des Clozapins knapp 18 Wochen betrug. Die Inzidenzrate neuer Neutropenien sank danach progredient und betrug nach 2 Jahren nur mehr 0.001%. Die Autoren empfehlen – gut nachvollziehbar – wƶchentliche Blutbildkontrollen bis 18 Wochen nach Therapiebeginn, dann VerlƤngerung des Kontrollintervalles auf alle
4 Wochen und Stopp der Kontrollen nach 2 Jahren.
The Lancet Psychiatry 2023, doi.org/10.1016/S2215-0366(23)00343-7, verfasst am27.12.2023

Angststƶrung zur eigenen Gesundheit (Hypochondrie) und Prognose

Fast sicher betreuen auch Sie in Ihrer Praxis solche Patientinnen und Patienten, die glauben, an mindestens einer Organerkrankung zu leiden oder/und die kƶrperliche Symptome im Sinne eines Katastrophenszenarios überinterpretieren. Laut einer schwedischen Kohorte von gut 4100 sogenannten hypochondrischen Individuen war die MortalitƤt (natürliche und nicht-natürliche Ursachen) innerhalb von 25 Jahren fast doppelt so hoch (+ 86 %) wie jene von 10-mal mehr (über 41’000) Individuen ohne Hypochondrie. Die Ursachen nicht natürlicher TodesfƤlle sind u.a. in Suiziden (4-fach erhƶhtes Risiko) zu finden, was ein Zeichen des subjektiven, vielleicht durch die Mitmenschen nicht adƤquat akzeptierten Leidens und von psychiatrischen Ko-MorbiditƤten sein dürfte. Schwieriger zu erklƤren ist die natürliche Übersterblichkeit, vorwiegend an Herzkreislauf- und Lungenerkrankungen. Diese Patientengruppe dürfte signifikant mehr medizinischen AbklƤrungsuntersuchungen zugeführt werden, weshalb der medizinische Interventionismus zumindest als Teilursache in Frage kommt.
JAMA Psychiatry 2023, doi:10.1001/jamapsychiatry.2023.4744, verfasst am 03.01.2024

In weniger als einer halben Minute

Hintergrundswissen über infektiöse Konjunktivitis

• Eine infektiƶse Konjunktivitis ist die hƤufigste Augenerkrankung, die zu einer Konsultation in der Hausarztpraxis führt.
• Erwachsene: 80 % virale Erreger, 20 % bakterielle Ā­Ursachen.
• Kinder: 20 % virale, 80 % bakterielle Erreger.
• 60-90 % der viralen Konjunktivitiden werden verursacht durch Adenoviren, inkl. die Serotypen 8, 37, 64, welche eine hochkontagiƶse Form (inkl. Keratitis, sog. Epidemische Keratokonjunktivitis) auslƶsen.
• Klinik der viralen Konjunktivitis: WƤssriger Augenausfluss, assoziierte Pharyngitis, Halslymphadenopathie.
Die Therapie ist symptomatisch.
• Erreger bakterieller Konjunktividen: In der Mehrzahl Staph.aureus, Strept. pneumoniae, Haemophilus influenzae und Moraxella catarrhalis. Aber auch Neisserien und Chlamydien. Therapie: Topische Antibiotika.
• Typische, aber nicht beweisende Klinik der bakteriellen Konjunktivitis: Eitriger Ausfluss, verkrustete Lider nach der Nachtruhe.
NEJM 2023, doi: 10.1056/NEJMra2216081, verfasst am 27. 12. 2023

Pr Dr Reto Krapf

krapf@medinfo-verlag.ch

SGLT2-Hemmer und GLP1-RA in der Hepatologie

Die moderne antidiabetische Therapie mit einem SGLT2-H. und/oder einem GLP1-RA hat neben der kardio- und renoprotektiven auch eine sehr viel versprechende hepatoprotektive Wirkung. Letztere bei einer nicht alkoholischen Fettleber resp. einer Steatohepatitis; bis anhin als NAFL resp. NASH bezeichnet. GLP1-RA und weitere neue Hormon Rezeptoragonisten führen zu einer signifikanten Gewichtsreduktion von ≄10-15% des Kƶrpergewichts und senken das Risiko der steatotischen Leber- und deren Folgeerkrankungen. Die Lebersteatose und die Steatohepatitis ist unter diesen Medikamenten reversibel.

Modern antidiabetic therapy with an SGLT2-H. and/or a GLP1-RA has a very promising hepato-protective effect in addition to the cardio- and renoprotective effect. The latter in the case of non-alcoholic fatty liver or steatohepatitis; previously referred to as NAFL or NASH. GLP1-RA and other new hormone receptor agonists lead to a significant weight reduction of ≄10-15% of body weight and reduce the risk of steatotic liver disease and its sequelae. Hepatic steatosis and steato-hepatitis are reversible with these drugs.
Key Words: Non-alcoholic fatty liver disease; NAFLD/NASH, MASLD/MASH; SGLT2-I.; GLP1-RA; Cardiovascular disease; Adipositas

Dieser Artikel ist eine Ergänzung zu den beiden Publikationen über SGLT2-H. bei der Herz- und Nieren-insuffizienz (1, 2) und stützt sich auf einen aktuellen online Vortrag von Diabetes Live (Streamed up) vom November 2023.

Neu werden seit dem EASL-Kongress 2023 anstelle der Ausdrücke NAFL und NASH die Ausdrücke MASLD und MASH (metabolic dysfunction associated steatotic liver disease resp. metabolic dysfunction associated steatohepatitis) verwendet. Der neue Begriff MASLD zeigt die enge Vernetzung hepatischer und metabolischer Faktoren der Erkrankung auf. Zudem verdeutlicht dies die Notwendigkeit einer interdisziplinären Betreuung durch Hepatologen und Stoffwechselspezialisten. Zur neuen Nomenklatur gehören auch SLD/Steatotic Liver Disease als Überbegriff, ALD/Alcoholic associated Liver Disease, MetALD/MASLD + Alkoholaufnahme >10 resp.20g/die. Es gibt dann noch eine specific aetiology SLD (Medikamente, Viren, Autoimmun u.a.) und eine cryptogenic SLD (3).

Eine nicht alkoholische Fettleber (NAFLD/MASLD) hat beim Typ 2 Diabetes mellitus (T2DM) eine Prävalenz von bis zu 70%, eine Steatohepatitis (NASH/MASH) von bis zu 40% und eine fortgeschrittene Lebererkrankung von bis zu 20%. Eine MASLD liegt vor, wenn bei Menschen mit Steatose der Leber mindestens einer von fünf kardiometabolischen Risikofaktoren vorliegt. Diese sind Prä-Diabetes, Übergewicht, Bluthochdruck, erhöhte Triglyzeride und erhöhtes LDL-Cholesterin. Selten tritt eine NAFL bei schlanken Personen auf (Genetik, NW Immuntherapie).

Die Sonographie der Leber sollte als diagnostische Bildgebung eingesetzt werden. Sie ist aber nicht sensitiv genug um eine Leberverfettung auszuschliessen, sie ist aber sehr spezifisch bei hohem Fettgehalt (>25%) beim Nachweis eines echogenen Musters der Leber verglichen mit dem Parenchym der rechten Niere. Eine sonographische Unterscheidung zwischen NAFL und NASH ist nicht mƶglich – vgl. Abbildung 1. Die Transaminasen AST/GOT u. ALT/GPT kƶnnen nicht sicher zum Nachweis einer Lebersteatose verwendet werden. Diese sind nur in 6 resp. 10% erhƶht. Hilfreich ist der Fatty-Liver Index (FLI) mit einer hohen SensitivitƤt und SpezifitƤt für eine Fettleber bei einem Fettgehalt >25%. Dieser errechnet sich aus dem BMI, dem Taillenumfang, der y-GT und den Triglyceriden. Je hƶher der Fettgehalt in der Leber, desto hƶher das kardiovaskulƤre (cv) Risiko (4). Die entsprechende Hazard Ratio für cv Tod, nichtletalen Myokardinfarkt und ischƤmischen Schlaganfall betrug 1,98 bei vorher gesunden Personen. Der FLI ist ein Surrogatmarker für NAFLD und hat einen prognostischen Wert für die Erkennung von Personen mit einem hƶheren Risiko für kardiovaskulƤre Ereignisse und einen T2DM.

Aus einer Fettleber entwickelt sich in 7-30% eine Steatohepatitis mit einer zusƤtzlichen Fibrose. Bisher als NASH neu als MASH bezeichnet – metabolic dysfunction associated Steatohepatitis. Diese hat eine erhƶhte hepatische MorbiditƤt und MortalitƤt. Je stƤrker die Fibrose, desto schlechter die Langzeitprognose. Eine solche findet man in 12-20% der T2DM Patienten. Die Transaminasen sind auch bei einem T2DM und einer Leberzellfibrose nur in einem geringen Prozentsatz (18 resp. 28%) erhƶht (5). Die Diagnose einer Fibrose kann mit dem FIB-4 Score gestellt werden. Dieser errechnet sich aus Alter, Thrombozytenzahl (Abfall bei Zirrhose) und den Transaminasen. Dieser Score sollte bei einem T2DM 1x jƤhrlich durch den Hausarzt oder Diabetologen erhoben werden; wie die eGFR und UACR-Bestimmung zum Ausschluss einer CKD. Bei einem FIB-4 Score ≄1,3 sollte eine Überweisung an einen Gastroenterologen/Hepatologen zu einem Fibroscan erfolgen – besteht doch ein erhƶhtes Risiko für eine Leberzirrhose resp. ein Leberzellkarzinom (HCC) – vgl. Abbildung 1. Ein HCC kann auch ohne Zirrhose aus einer Lebersteatose entstehen, dies im Gegensatz zu einer Hepatitis C. Es besteht daher ein diesbezüglich hohes Risiko bei Patienten mit T2DM. Vgl. auch www.DDG.de/Diabetes und fatty liver.

Wie eine Lebersteatose entsteht, zeigt eine sehr schöne Übersichtsarbeit von Xu (6). Neben der Genetik, einer zu hohen Kalorienzufuhr mit Adipositas und vermehrtem Fettgewebe, Adipokin und Leptin, spielt ein verändertes Mikrobiom, eine Entzündung, eine Insulinresistenz, eine de novo Lipogenese der Leber und der T2DM eine wesentliche Rolle.

Therapie

Von einer Adipositas sind weltweit mehr als 500 Millionen Menschen betroffen. In den nächsten 10 Jahren ca. ¼ der Weltbevölkerung. Adipositas ist eine komplexe chronische Erkrankung, die eine Vielzahl von Folge­erkrankungen induziert. Zu den wichtigsten Komorbiditäten gehören T2DM, erhöhte vaskuläre Todesfälle, Thromboembolie, Schlafstörungen und Krebs.

Neben einer gesunden ErnƤhrung und einer ausreichenden kƶrperlichen AktivitƤt ist eine Gewichtsreduktion von 5-10% bei einer Hypertonie, Fettleber, einer DyslipidƤmie und zur PrƤvention eines T2DM sinnvoll. Noch besser ist eine Gewichtsreduktion von 10->15% zur cv PrƤvention, T2DM-Remission, Verbesserung der renalen und hepatologischen Parameter

inkl. NASH/Fibrose, einer Gonarthrose und Senkung der cv MortalitƤt. Ohne Medikamente ist dieses Ziel von 10->15% kaum erreichbar.

SGLT2-H., GLP1-RA und Metformin haben eine sehr positive Wirkung auf eine Lebersteatose und ihre Folgeerkrankungen. Sulfonylharnstoffe und Insuline erhƶhen aber diese Erkrankungen.

SGLT2-Hemmer: Sie senken in der Leber die freien Fettsäuren, hemmen die Lipogenese, fördern die Lipolyse, hemmen die Entzündung und Apoptose und erhöhen die Autophagie mit Verminderung des zellulären Stresses. Auch hemmen sie die Insulinresistenz und die de novo Lipogenese in der Leber. Dadurch wird neben dem HbA1c, dem Gewicht, den Leberenzymen und den Triglyceriden die Lebersteatose und Fibrose nach verschiedenen T2DM-Studien mit Cana-, Dapa- und Empagliflozin über 12-48 Wochen vermindert (6). Die SGLT2-H. sind für diese hepatologische Indikation ohne T2DM nicht zugelassen.

GLP1-RA: Neben dem Einsatz bei einem T2DM mit deutlicher Verbesserung der metabolischen Parameter und kardio- und nephroprotektiven Eigenschaften wird der GLP1-RA auch bei einer Adipositas verwendet. Eine effektive Gewichtsreduktion von 10->15% kann heute medikamentƶs erreicht werden. Nach den ESC-Guidelines 2023 Ā«Diabetes + HerzĀ» besteht eine Indikation für einen GLP1-RA bei einem T2DM mit einem BMI von 30kg/m2 oder ≄27 mit gewichtsadaptierten KomorbiditƤten. Es kommt in hohen Dosen je nach Substanz zu einer effektiven Gewichtsreduktion. Dieses Medikament soll wie der SGLT2-H. unabhƤngig vom HbA1c bei einem sehr hohen als auch bei einem hohen cv Risiko eingesetzt werden: T2DM + ASCVD oder schwere TOD oder 10 Jahres Risiko ≄20% Score2-Diabetes; T2DM und ein 10 Jahres Risiko von 10-<20% (IA). Bei einem BMI ≄35 kann nach erfolglosen konservativen Massnahmen inkl. einem GLP1-RA die metabolisch/bariatrische Chirurgie diskutiert werden (7).

In der STEP-HFpEF Studie konnte mit einem GLP1-RA bei einer Herzinsuffizienz (HI) mit erhaltener EF (>50%) und einer Adipositas (BMI ≄30kg/m2) neben einer Gewichtsreduktion, eine Verbesserung der HI-Symptome und eine Verbesserung der kƶrperlichen EinschrƤnkung, der LebensqualitƤt und eine CRP-Senkung erzielt werden (8).

In der aktuellen SELECT-Studie, welche am diesjƤhrigen AHA Kongress im November vorgestellt wurde, zeigte sich unter 2,4mg Semaglutid s.c. 1x wƶ. bei 8803 kardiovaskulƤren adipƶsen Risiko-patienten ohne T2DM eine signifikante Reduktion des primƤren Endpunktes (cv Tod, nicht tƶdlicher Infarkt/Schlaganfall) von 20%. Die kardiometabolischen Parameter (KG -9,4%, BD, Taille, HbA1c, Lipide) wurden verbessert: das hs-CRP sank um 39% (9). Die Studie zeigt erstmals Adipositas als einen behandelbaren kardiovaskulƤren Risikofaktor. Die Reduktion von Tod, Herzinfarkt und Schlaganfall durch Semaglutid wurde, zusƤtzlich zu einer guten leitliniengerechten Therapie, beobachtet.

Semaglutid senkt in einer tiefen Dosis von 0,1/0,2/0,4mg s.c. tgl. über 72 Wochen bei einer nicht alkoholischen Steatohepatitis die ALT/GPT (10). Diese Phase-2-Studie mit Patienten mit einer MASH zeigte, dass die Behandlung zu einem signifikant höheren Prozentsatz von Patienten mit Verbesserung der Fettleberentzündung führte (59 vs 17%). Die Studie zeigte jedoch keinen deutlichen Unterschied zwischen den Gruppen im Prozentsatz der Patienten mit einer Verbesserung des Fibrose Stadiums.

Ein Dreifach-Agonist (GIP/GLP-1/Glucagon-RA) Namens Retatrutid 8 resp. 12mg/Wo führte bei adipƶsen Patienten ohne T2DM neben einer Gewichtsreduktion von ≄15% in 83% auch zu einer Reduktion der Leberverfettung; diese bildet sich bei mehr als 85% der Teilnehmer in 48 Wochen zurück. Effektive Gewichtsreduktion von bis zu 24%. ZusƤtzlich positive Wirkung bezüglich BD, Glukosehomƶostase und Lipidprofil (11, 12). Das Ausmass der Gewichtsreduktion scheint grƶsser zu sein als mit Semaglutid oder Tirzepatid, einem dualen Agonisten, bei vergleichbarem Sicherheitsprofil (13). Bei der Behandlung der reinen Adipositas ohne T2DM sind diese Medikamente oft noch off-label use. Sie kƶnnten in Zukunft die bariatrisch/metabolische Chirurgie partiell verdrƤngen.

Wir werden also zu diesem Thema in den kommenden Jahren noch einige hochinteressante Studien zur Behandlung der kardiometabolischen Parameter, der cv und renalen Protektion, der LeberĀ­steatose und ihrer Folgeerkrankungen mit diesen vielversprechenden Rezeptor-Agonisten und deren Kombinationen erhalten.

Abkürzungen:
ASCVD: atherosklerotische kardiovaskulƤre Erkrankung
CKD: chronic kidney disease
HFpEF: Herzinsuffizienz bei erhaltener LVEF (≄50%)
TOD: EndorganschƤden

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Dr. med. Urs N. Dürst

Zelglistrasse 17
8127 Forch

u.n.duerst@ggaweb.ch

Der Autor hat keine Interessenskonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

  • Durch eine effektive Gewichtsreduktion von ≄15% des Kƶrpergewichts kann eine Lebersteatose therapiert werden, das kardiovaskulƤre Risiko, die hepatische MorbiditƤt/MortalitƤt und die metabolische Stoffwechsellage deutlich verbessert werden. Dies ist nur mit Hilfe von GLP1-RA und weiterer innovativer Darmhormon-Rezeptor-Agonisten mƶglich. Inkretine stehen bei der Therapie des T2DM und bei der Adipositas zur Verfügung. Sie erhƶhen die postprandiale Insulinsekretion und haben eine Wirkung auf verschiedene Zielorgane.
  • SGLT2-Hemmer und GLP1-RA haben eine kardio-, nephro- und
    hepatoprotektive Wirkung.

1. Dürst U., SGLT2-H. in der Therapie, Teil 1 Herzinsuffizienz, Der informierte Arzt, Sept. 2023
2. Dürst U., SGLT2-H. in der Therapie, Teil 2 Niereninsuffizienz, Der informierte Arzt, Nov.2023
3. Rinella ME et al., A multi-society Delphi consensus statement on new fatty liver disease nomenclature, Hepatology 2023, June 24, 101133
4. Kim JH et al., Fatty liver index and development of cardiovascular disease in Koreans without pre-existing myocardial infarction and ischemic stroke: a large population-based study, Cardiovasc Diabetol.2020, (19);Mai 2;19(1):51.doi: 10.1186/s12933-020-01025-4
5. Lomanaco R. et al., Advanced Liver Fibrosis Is Common in Patients With Type 2 Diabetes Followed in the Outpatient Setting: The Need for Systematic Screening, Diabetes Care 2021;44(2):399-406
6. Xu R. et al., SGLT2-I. for Non-Alcoholic Fatty Liver Disease : A Review, Front Biosci (Land-mark Ed) 2023;28(7):134
7. Marx N. et al., 2023 ESC Guidelines for the management of cardiovascular disease in patients with diabetes, European Heart Journal (2023) 00, 1–98, https://doi.org/10.1093/ eurheartj/ehad192
8. Kosiborod MN et al., Semaglutide in patients with heart failure with preserved ejection fraction and obesity, 25. August 2023 DOI: 10.1056/NEJMoa2306963
9. Lincoff AM et al. Semaglutide and Cardiovascular Outcomes in Obesity without Diabetes. N Engl J Med. 2023 Nov 11. doi: 10.1056/NEJMoa2307563. Epub ahead of print. PMID: 37952131
10. Newsome PN et al., N Engl J Med 2021 Mar 25 ;384(12) :1113-1124
11. Jastreboff A.M. et al., Triple-Hormone-Receptor Agonist Retatrutide for Obesity – A Phase 2 Trial, N Engl J 2023 Aug 10, 389(6):514-526
12. Sanyal AJ et al., ADA Kongress 2023 in San Diego
13. Nauck M.A. et al., GIP und GLP-1-Rezeptoragonismus in der Therapie des Typ 2 Diabetes mit Fokus auf Tirzepatid, Diabetol. Stoffwechs 2023, Thieme Verlag

Nasenseptumperforation – wenn es in der Nase pfeift

Fragen

1. Welche Ursache für die Nasenseptumperforation vermuten Sie?
A. Postoperativ nach Septumplastik
B. Mechanisch nach regelmƤssigen Manipulationen
C. Granulomatose
D. postinfektiƶs
Antwort: Richtige Antwort ist C. Die häufigsten Ursachen für eine Nasenseptumperforation sind einerseits die ständige Manipulation mit dem Finger in der Nase, also das «Nasengrübeln», andererseits postoperativ nach ei­ner Nasenseptumplastik. Die Anamnese mit regelmässi­gem Abgang von blutigen Krusten und der klinische Befund mit flächenhaft blutig verkrusteten Nasenschleim­häuten neben der Perforation des Septums und des Gaumens sprechen jedoch in dieser Situation für eine sys­te­mi­sche Erkrankung wie eine Granulomatose.

2. Welche diagnostischen Massnahmen leiten Sie ein?
A. Überweisung an eine ORL-Fachärztin zur Biopsie
B. ErgƤnzung der Anamnese
C. Computertomographie der Nase und Nasennebenhƶhlen
D. Labor: ANCA

Antwort: Richtig sind alle Antworten. Aus der er­gänzenden Anamnese erfahren Sie bei genauerem Nachfragen, dass der Patient regelmässig Kokain konsumiert. Bei der Vermutung einer Granulomatose lassen Sie in den Laboruntersuchungen unter anderem die ANCAs bestimmen. Da die Verhältnisse in der Nase sehr unübersichtlich sind und grosse Destruktionen vorliegen, veranlassen Sie eine Bildgebung, wobei neben der Computertomographie auch ein MRI möglich wäre. Zur Entnahme von endoskopisch kontrollierten, gezielten Schleimhautbiopsien in Oberflächenanästhesie überweisen Sie den Patienten an eine ORL-Fachärztin, mit welcher Sie regelmässig zusammenarbeiten. Zehn Tage später kommt der Patient wie geplant zu Ihnen in die Sprechstunde, um die Resultate zu besprechen. Sie erklären ihm den Radiologiebefund und informieren ihn über die Laborresultate. Hier fallen die positiven c-ANCA auf. Die Histologie zeigt eine chronische Entzündung mit Granulomen.

3. Welche Diagnose kommt am ehesten in Frage?
A. Sarkoidose
B. Granulomatose mit Polyangiitis
C. Kokain induzierte, ANCA-assoziierte Vaskulitis
D. Adenokarzinom der Nasennebenhƶhlen bei Nikotinabusus
Antwort: Richtig ist Antwort C. Bei regelmässigem Kokainabusus kommt am ehesten eine Kokain induzierte, ANCA-assoziierte Vaskulitis in Frage (sogenannte «cocaine induced midline destructive lesion»)

Diskussion

Die Differentialdiagnose von destruktiven LƤsionen in der Mittellinie in der Nase zeigt diese Tabelle:

Bei unserem Patienten mit regelmässigem Kokainabusus liegt eine toxische Ursache dieser grossflächigen Destruktionen in der Nase, der Kieferhöhle und des Gaumens vor. Wie aktuelle Abwasseruntersuchungen zeigen, ist der Konsum von Kokain in der Schweiz weit verbreitet und muss bei Läsionen in der Nase gezielt erfragt werden. Kokain führt einerseits selbst zu einer ANCA-assoziierten Vaskulitis, welche oft schwierig von einer Granulomatose mit Polyangiitis zu differenzieren ist. Beide weisen im Labor nämlich positive c-ANCA auf. Hier kann neben der Anamnese die Bestimmung der Anti-Elastase-Antikörper weiterhelfen. Andererseits ist Kokain häufig mit Levimasol gestreckt. Levamisol ist ein Antihelminthikum, welches in der Veterinärmedizin eingesetzt wird. Zudem hat es eine immunmodulierende Wirkung und soll auch leicht euphorisierend wirken. Als Nebenwirkung kann es zu Haut- und Schleimhautnekrosen führen. So zeigt auch unser Patient neben den eindrücklichen Befunden in der Nase eine Hautnekrose am Rücken.

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Dr. med. Christoph Schlegel-Wagner

Klinik für Hals-Nasen-Ohren- und Gesichtschirurgie (HNO)
Luzerner Kantonsspital
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christoph.schlegel@luks.ch

Der Autor hat keine Interessenkonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

Literatur beim Verfasser