Des preuves toujours plus Ć©videntes montrent quāāavec un programme de dĆ©pistage prĆ©coce du cancer pulmonaire, Ć lāāaide dāāune computertomographie Ć faible dose (LDCT), permet de rĆ©duire la mortalitĆ© au sein dāāune population Ć risque de maniĆØre significative. De nouvelles donnĆ©es dĆ©montrent quāāune stricte sĆ©lection des participant-e-s dans un programme de dĆ©pistage par LDCT et une mesure volumĆ©trique des nodules pulmonaires rĆ©duit la frĆ©quence des faux positifs. Le Ā«āgroupe suisse dāāimplĆ©mentation du dĆ©pistage du cancer du poumonāĀ» (CH ā LSIG), une communautĆ© de travail multidisciplinaire de groupes dāāintĆ©rĆŖt et dāāexpert-e-s, soutient la mise en place dāāun programme suisse de dĆ©pistage du cancer du poumon. Le prĆ©sent article traite du dĆ©pistage du cancer pulmonaire, qui est par ailleurs un des projets de dĆ©marrage de la Ā«ācommission dāāexperts pour la dĆ©tection prĆ©coce du cancerāĀ» mis en Åuvre en 2018, dans le cadre du projet pilote de la stratĆ©gie nationale de lutte contre le cancer.
Le cancer pulmonaire, avec 3ā200 dĆ©cĆØs par annĆ©e, est la cause la plus frĆ©quente de dĆ©cĆØs associĆ©e Ć un cancer en Suisse (1). Chaque annĆ©e, 4ā300 nouveaux cas de cancer pulmonaire sont diagnostiquĆ©s (4āā363 en 2015, 4āā252 en 2014, 4āā293 en 2013). Le principal facteur de risque pour le cancer du poumon est le tabagisme, avec un laps de temps de 20 Ć 30 ans entre lāāincidence et la mortalitĆ©. Ceci explique aussi pourquoi, en Suisse, la mortalitĆ© chez les patient-e-s du cancer du poumon baisse chez les hommes, mais augmente encore chez les femmes.
Grâce à la computertomographie à faible dose, il est possible de dépister précocement un cancer du poumon
Le cancer pulmonaire a une phase prĆ©clinique de plusieurs annĆ©es, durant laquelle il est dĆ©tectable, mais souvent asymptomatiqueā; pendant cette pĆ©riode, un traitement chirurgical efficace et curatif est une option. Cāāest pourquoi diverses mĆ©thodes de dĆ©pistage prĆ©coce ont Ć©tĆ© Ć©tudiĆ©es ces 20 derniĆØres annĆ©es. La computertomographie Ć faible dose (LDCT) est un procĆ©dĆ© dāāimagerie sensible qui permet de dĆ©tecter le cancer pulmonaire Ć un stade prĆ©coce. Aujourdāāhui, de plus en plus de preuves dĆ©montrent quāāune stratĆ©gie de diagnostic et thĆ©rapeutique adĆ©quate peut faire baisser le taux de mortalitĆ©, non seulement pour le cancer pulmonaire mais la mortalitĆ© de maniĆØre gĆ©nĆ©rale. LāāĆ©tude amĆ©ricaine du National Lung Screening Trial (NLST) a pu abaisser la mortalitĆ© liĆ©e au cancer du poumon de 20ā% (rĆ©duction du risque relatif), ce qui correspond Ć un Ā«number needed-to-screenĀ» dāāenviron 320 pour prĆ©venir un dĆ©cĆØs par cancer pulmonaire (2). A la confĆ©rence mondiale du cancer pulmonaire en 2018, les rĆ©sultats de lāāĆ©tude NELSON – menĆ©e en Hollande et en Belgique – avaient Ć©tĆ© prĆ©sentĆ©s pour la premiĆØre fois. Il avait Ć©tĆ© dĆ©montrĆ© que la mortalitĆ© liĆ©e au cancer pulmonaire pouvait baisser de 26ā% (3). Au sein dāāun sous-groupe de femmes, le dĆ©pistage par LDCT avait mĆŖme pu permettre de faire baisser le taux de mortalitĆ© de 50ā%. LāāĆ©tude NELSON est importante, car elle analyse les nodules pulmonaires suspects avec la volumĆ©trie, ce qui permet de rĆ©duire significativement les faux positifs, en comparaison avec le NLST. LāāĆ©tude italienne MILD et lāāĆ©tude allemande LUSI, publiĆ©es rĆ©cemment, ont pu dĆ©montrer sur une pĆ©riode de 8-10 ans lāāavantage dāāun dĆ©pistage prĆ©coce par LDCT, avec 36 Ć 39ā% de rĆ©duction du risque relatif de mortalitĆ© du cancer pulmonaire et une rĆ©duction du risque relatif de la mortalitĆ© gĆ©nĆ©rale de 20ā% (4,ā5). Il devient ainsi Ć©vident quāāun dĆ©pistage prĆ©coce peut permettre de sauver des vies.
En outre, une Ć©tude de micro-simulation, publiĆ©e il y a peu, a pu dĆ©montrer quāāen Suisse cela serait fort probablement une intervention efficiente au niveau des coĆ»ts (environ 30ā000 francs suisse par annĆ©e de vie sauvĆ©e) (6). Les Ćtats-Unis, la Grande Bretagne et la Pologne sont pour lāāinstant les seuls pays où un programme de dĆ©pistage par LDCT est menĆ© ou en prĆ©paration sur le conseil de plusieurs communautĆ©s dāāexperts. En Europe, de nombreux pays attendent la publication de lāāĆ©tude NELSON et le renouvellement de lāāĆ©valuation des technologies de santĆ©, sur laquelle sera basĆ©e lāāintroduction dāāun programme de dĆ©pistage du cancer pulmonaire. Cette hĆ©sitation est en partie imputable au taux de rĆ©sultats dāāanalyses faussement positifs du NSLT, avec de potentiels effets secondaires dĆ» Ć un diagnostic invasif, des examens ou traitements supplĆ©mentaires. Bien que le dĆ©pistage par LDCT sera fort probablement efficace au niveau des coĆ»ts (cela reste relatif), il faut prendre en compte des surcoĆ»ts substantiels (soit des coĆ»ts absolus) : avec un taux de participation au dĆ©pistage de 10ā% sur la population potentiellement Ć risque, on peut chiffrer une surcharge de 16 millions de francs par annĆ©e en Suisse.
Le dépistage précoce par LDCT est déjà proposé depuis de nombreuses années à des personnes asymptomatiques par des prestataires suisses, notamment une fondation (http://www.lungendiagnostik.ch), avec des hÓpitaux privés associés.
Aujourdāāhui, il existe en Suisse un vide pour le dĆ©pistage du cancer pulmonaire. Pour une mise en Åuvre et un financement durable dāāun programme de dĆ©pistage par LDCT de haute qualitĆ©, il sera nĆ©cessaire de prendre en compte, dans la stratĆ©gie future, divers groupes dāāintĆ©rĆŖts, des potentiel-le-s participant-e-s aux prestataires de service en passant par divers acteurs du domaine de la santĆ©.
DonnƩes actuelles et preuves
Il a Ć©tĆ© tentĆ© de calculer lāāimpact, lāāefficience des coĆ»ts, la viabilitĆ© et le financement du dĆ©pistage par LDCT en Suisse. Comme dĆ©jĆ mentionnĆ©, une Ć©tude de modĆ©lisation a pu montrer que le dĆ©pistage par LDCT du cancer du poumon pourrait rĆ©duire la mortalitĆ© en Suisse Ć un rapport acceptable entre le risque et les coĆ»tsā sachant que le pays a un haut taux de fumeurs. Bien que la viabilitĆ© nāāait pas Ć©tĆ© systĆ©matiquement Ć©tudiĆ©e pour lāāinstant, des premiĆØres expĆ©riences Ć lāāhĆ“pital universitaire de Zürich montrent que pour intĆ©grer un programme de dĆ©pistage dans lāāactuelle routine clinique, il faut prendre en compte des ressources de personnel substantielles, une adaptation du processus ainsi que des infrastructures adaptĆ©es. Ainsi, pour rĆ©pondre aux exigences dāāun programme de dĆ©pistage par LDCT du cancer du poumon, il est nĆ©cessaire dāāavoir une Ć©quipe spĆ©cifique au sein de radiologie, pneumologie et chirurgie thoracique (Pr T. Frauenfelder, communication orale). En outre, ces adaptations ne concernent que les personnes souhaitant vraiment se soumettre Ć un dĆ©pistage (probablement environ 10-20ā%). Il nāāexiste encore aucune structure pour ĆŖtre informĆ© au sujet dāāun programme de dĆ©pistage et du processus de prise de dĆ©cision. Dans dāāautre pays, comme la Pologne, ce premier pas se fait auprĆØs du mĆ©decin de famille, alors quāāen Suisse, on pourrait imaginer que cela se fasse autant auprĆØs du mĆ©decin de famille quāāauprĆØs dāāune organisation de la santĆ©, comme par exemple la Ligue Pulmonaire.
Le CH-LSIG (Lung Cancer Screening Implementation Group ou groupe suisse dāāimplĆ©mentation du dĆ©pistage du cancer du poumon) a publiĆ© un communiquĆ© au sujet du dĆ©pistage par LDCT du cancer du poumon dans lequel il Ć©tablit les exigences de bases pour un futur programme de dĆ©pistage prĆ©coce (7). Dans ce communiquĆ©, un groupe cible Ć risque de 300ā000 femmes et hommes est dĆ©fini comme potentiellement qualifiĆ© pour faire recours Ć un dĆ©pistage par LDCT. Le groupe dāāexpert-e-s conclut quāāun programme de dĆ©pistage dans tout le pays serait faisable, grĆ¢ce Ć la rĆ©partition gĆ©ographique des centres de santĆ© et des prestataires de service qui peuvent proposer un dĆ©pistage, ainsi quāāĆ la nature sĆ©lective de lāāexamen.
Les donnĆ©es concernant le financement dāāun programme de dĆ©pistage du cancer du poumon sont pour lāāinstant incomplĆØtes. Bien que lāāĆ©tude de modĆ©lisation mentionnĆ©e plus haut suppose quāāun tel programme de dĆ©pistage prĆ©coce pourrait selon toute probabilitĆ© ĆŖtre mis en Åuvre avec un rapport coĆ»t-bĆ©nĆ©fice acceptable de moins de 100ā000 francs suisses par annĆ©e de vie sauvĆ©e, certains points concernant les coĆ»ts absolus et la rĆ©partition entre les potentiels porteurs de coĆ»ts (assurances maladies, patient-e-s ayant recours au programme de dĆ©pistage et des organisations Ć but non-lucratif comme la Ligue Pulmonaire) restent Ć Ć©claircir.
LāāāOffice fĆ©dĆ©ral de la santĆ© publique (OFSP) a repoussĆ© lāāĆ©valuation et la dĆ©cision de lāāĆ©tablissement dāāun programme national de dĆ©pistage du cancer du poumon jusquāāĆ la publication des donnĆ©es de lāāĆ©tude NELSON.
Les donnĆ©es disponibles Ć ce jour sont Ć©galement insuffisantes en ce qui concerne la volontĆ© des participant-e-s potentiel-le-s au programme de dĆ©pistage de prendre en charge une partie des coĆ»ts ou la possibilitĆ© que les prestataires de services prennent en charge les coĆ»ts pour les ressources nĆ©cessaires en personnel et l’adaptation de l’infrastructure.
A lāāoccasion de la confĆ©rence mondiale du cancer pulmonaire en septembre 2018, les rĆ©sultats de lāāĆ©tude NELSON ont Ć©tĆ© prĆ©sentĆ©s, montrant une rĆ©duction relative du risque de 26% auprĆØs des hommes ā ce qui a provoquĆ© un large soutien au niveau international des sociĆ©tĆ© mĆ©dicales pour la mise en place de programmes de dĆ©pistage nationaux (3). Cette idĆ©e sāāĆ©tait dĆ©jĆ propagĆ©e Ć la publication de 2017 du Ā«European position statement on lung cancer screeningĀ» (8). A lāāheure actuelle, un programme de dĆ©pistage est dĆ©marrĆ© en Pologne et au Royaume Uni, le NHS est en train d’Ć©tendre le programme pilote existant. La sociĆ©tĆ© europĆ©enne pour les images thoraciques (European Society for Thoracic Imaging, ESTI) est en train dāāĆ©tablir un processus de certification des radiologues pour le dĆ©pistage du cancer du poumon. Cette action est soutenue par les sociĆ©tĆ©s europĆ©ennes pour la radiologie et se base sur des webinars ainsi que des cours sur le diagnostic de nodules pulmonaires et lāāutilisation de lāāaide au diagnostic mĆ©dical (computer-aided diagnosis, CAD).
Il reste, malgrĆ© tout, plusieurs questions fondamentales sans rĆ©ponses jusquāāici, ce qui pourra ĆŖtre illustrĆ© par le processus de dĆ©pistage (schĆ©ma 1). Un aspect important est le fait que le dĆ©pistage du cancer du poumon est bien plus complexe que la rĆ©alisation d’un seul test de dĆ©pistage. Le processus commence par lāāinformation des participant-e-s issu-e-s de la population Ć risque (par exemple catĆ©gorie dāāĆ¢ge de 60 Ć 80 ans et au moins 30 paquets par annĆ©e ou des critĆØres supplĆ©mentaires/autres). Le but est que les participant-e-s du programme de dĆ©pistage puissent prendre une dĆ©cision informĆ©e de se soumettre ou non Ć un dĆ©pistage par LDCT. Une consultation a lieu aprĆØs le premier LDCT, afin de discuter des rĆ©sultats de lāāexamination, des facteurs de risque et de dĆ©cider quels examens encore mener. Dans le cas de lĆ©sions suspectes, cela pourrait signifier une procĆ©dure de diagnostic ou dāāautres contrĆ“les par la suite. Ce processus de dĆ©pistage peut aussi mener Ć un traitement, qui comprend Ć©galement un monitoring spĆ©cifique.
Il existe de plus en plus de preuves scientifiques en faveur de chaque Ć©tape de la procĆ©dure du dĆ©pistage. Les Ć©tudes NSLT, MILD, LUSI et NELSON, ainsi que lāāĆ©tude de modĆ©lisation de Tomonaga et al. vont permettre une Ć©valuation future dĆ©taillĆ©e du processus par son utilitĆ©, les effets secondaires et les coĆ»ts.
Pertinence du dƩpistage du cancer pulmonaire dans le contexte suisse
En Suisse et en Europe, le cancer pulmonaire prĆ©sente le taux de mortalitĆ© associĆ© au carcinome le plus Ć©levĆ©, surtout en raison d’un diagnostic tardif Ć un stade avancĆ©, qui ne permet plus une approche thĆ©rapeutique curative. Plusieurs Ć©tudes sur le dĆ©pistage du cancer du poumon avec le LDCT montrent clairement une rĆ©duction significative de la mortalitĆ© liĆ©e au cancer du poumon.
Aujourdāāhui, des programmes de dĆ©pistage du cancer du poumon sont mis en place aux Ćtats-Unis, et plusieurs pays europĆ©ens en font de mĆŖme. En Suisse, un dĆ©bat politique a lieu en ce moment Ć propos des coĆ»ts des soins de la santĆ©, avec des critiques envers les mesures de prĆ©vention mises en place, comme le programme de dĆ©pistage du cancer du sein. Cāāest pourquoi la future prĆ©vention du cancer pulmonaire nĆ©cessitera l’Ć©tablissement d’un programme de dĆ©pistage fondĆ© sur des donnĆ©es probantes, ainsi que lāāimplication active des groupes de personnes concernĆ©es.
Le CH-LSIG soutient donc un programme coordonnĆ© au niveau national pour la collecte et l’Ć©valuation scientifique des donnĆ©es et des rĆ©sultats. Le CH-LSIG ne recommande pas de dĆ©pistage Ā«āopportunisteāĀ», menĆ© en dehors d’un programme. Toutefois, si les patient-e-s souhaitent tout de mĆŖme subir un examen par LDCT, ils/elles doivent ĆŖtre informĆ©-e-s Ć l’avance des risques et des bĆ©nĆ©fices.
Un futur programme suisse devrait ĆŖtre Ć©tabli avec une approche Ā«ābottom-upāĀ», incluant les diffĆ©rentes parties prenantes et accompagnĆ© scientifiquement par une analyse de la mise en Åuvre ā lāāobjectif principal Ć©tant de rĆ©duire la mortalitĆ© liĆ©e au cancer du poumon et les rĆ©sultats faussement positifs.
Une stratĆ©gie aussi large et inclusive vise Ć intĆ©grer toutes les parties prenantes au cours du processus de mise en Åuvre, ce qui constitue une approche novatrice tant au niveau national qu’international. La Suisse peut donc jouer un rĆ“le important dans l’introduction d’un programme de dĆ©pistage du cancer du poumon par LDCT, basĆ© sur les meilleures preuves disponibles et utilisant les forces du systĆØme de santĆ© suisse.
Questions ouvertes sur la faisabilitƩ
- Quelles organisations sont en contact avec les participant-e-s potentiel-le-s à un dépistage, issu-e-s de la population à risque ?
- Quels critères définissent la population à risque, pour établir un «number needed to screen» et un «number harmed» ?
- Quels aspects entravent et quels sont ceux qui simplifient la mise en place durable d’un programme de dĆ©pistage par LDCT pour les prestataires de soins de santĆ© ?
- Quels prestataires de soins de santĆ© mettent en place des Ć©quipes interdisciplinaires et fournissent l’infrastructure nĆ©cessaire pour offrir un programme de dĆ©pistage par LDCT ?
- Comment intègre-t-on le sevrage tabagique dans le programme de dépistage par LDCT afin atteindre le nombre maximum de fumeurs et fumeuses ?
- Quel rƩgime de dƩpistage la Suisse devrait-elle utiliser, quels sont les dƩtails du programme de dƩpistage par LDCT ?
- Comment et par qui les nodules sont-ils dĆ©tectĆ©s, analysĆ©s et signalĆ©s, quel algorithme est mis en Åuvre pour la gestion ?
- Quelles sont les possibilitĆ©s de collecte de donnĆ©es, de registre et de programme de d’accompagnement de qualitĆ© en Suisse ?
Questions ouvertes sur le financement et la durabilitĆ©ā:
- Comment sont financĆ©es l’information, les consultations et la spiromĆ©trie avant le LDCT ? Les participant-e-s seraient-ils/elles prĆŖt-e-s Ć assumer eux-mĆŖmes une partie des coĆ»ts ?
- Est-ce quāāune taxe supplĆ©mentaire sur le tabac pourrait financer une partie du programme de dĆ©pistage par LDCT ?
- A quelle hauteur lāāassurance maladie obligatoire devrait-elle contribuer pour assurer une mise en place durable d’un programme de dĆ©pistage par LDCT ?
- Comment les prestataires de service de la santĆ© financent-ils les ressources humaines, les Ć©quipements techniques, la formation et les infrastructures supplĆ©mentaires, indĆ©pendamment du remboursement par les caisses d’assurance maladie ?
- Comment sont financƩs la collecte de donnƩes, les registres et les programmes de qualitƩ ?
- Comment sont traitées les découvertes fortuites (par exemple, les maladies cardiovasculaires) pour éviter des coûts élevés et inutiles pour le système de santé ?
Le CH-LSIG (Lung Cancer Screening Implementation Group)
J. Plojoux (HoĢpitaux Universitaires de GeneĢve), A. Azzola (Luzerner Kantonsspital), J. Bremerich (UniversitaĢtsspital Basel), U. BuĢrgi (Luzerner Kantonsspital), M. Brutsche (Kantonsspital St. Gallen), A. Christe (Insel- spital und Tiefenauspital), L. Ebner (Inselspital), C. Eich (ZuĢrich), D. Franzen (UniversitaĢtsspital ZuĢrich), A. Flatz (Krebsliga Schweiz), Ph. Giroud (Lungenliga Schweiz), J. Heverhagen (Inselspital), N. Horwarth (Clinique des Grangettes), M. Kohler (UniversitaĢtsspital ZuĢrich), A. Lovis (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois), R. Meuli (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois), M. Menig (BAG), X. Montet (HoĢpitaux Universitaires de GeneĢve), L. Nicod (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois), T. Niemann (Kantonsspital Baden), H.-B. Ris (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois), D. Schneiter (UniversitaĢtsspital ZuĢrich), S. StoĢhr (SUVA), P. Vock (BAG), W. Weder (UniversitaĢtsspital ZuĢrich)
Prof. Dr. mĆ©d. Paola Gasche-Soccal, Service de Pneumologie, HoĢpitaux Universitaires de GeneĢve, GeneĢve
Dr. mƩd. Catherine Beigelmann-Aubry, Service de Radiodiagnostic et Radiologie Interventionnelle, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne
Prof. Dr. méd. Thomas Frauenfelder, Institut für diagnostische und interventionelle Radiologie, Universitätsspital Zürich, Zürich
Prof. Dr. mƩd. Oliver Gautschi, Medizinische Onkologie, Luzerner Kantonsspital, Luzern
Prof. Dr. mĆ©d. Isabelle Schmitt-Opitz, Klinik für Thoraxchirurgie, UniversitaĢtsspital Zürich, Zürich
Dr. méd. Yuki Tomonaga, Institut für Epidemiologie, Biostatistik und Prävention, Universität Zürich, Zürich
Prof. Dr. méd. Stefan Neuner-Jehle, Kollegium f. Hausarztmedizin, Zürich
Prof. Dr. méd. Oliver Senn, Institut für Hausarztmedizin, Universität Zürich, Zürich
Dr. mĆ©d. Alexander Turk, Klinik fuĢr Innere Medizin, See-Spital, Horgen und Kilchberg
Prof. Dr. méd. Milo Puhan, Institut für Epidemiologie, Biostatistik und Prävention Institute, Universität Zürich, Zürich
Article traduit de Ā«onkologieāĀ» 05_2019.
Centre Hospitalier Universitaire Vaudois
Lausanne
christophe.von-garnier@chuv.ch
1. Specific causes of death. https://www.bfs.admin.ch/bfs/en/home/statistics/health/ state-health/mortality-causes-death/specific.html (accessed April 24, 2019).
2. Aberle DR, Adams AM, Berg CD, Black WC, et al. Reduced lungcancer morta- lity with lowdose computed tomographic screening. N Engl J Med. 2011 Aug 4;365(5):395-409.
3. De Koning H, Van Der Aalst C, Ten Haaf K, Oudkerk M. PL02.05 Effects of Volu- me CT Lung Cancer Screening: Mortality Results of the NELSON Randomised- Controlled Population Based Trial. J Thorac Oncol 2018; 13: S185.
4. Pastorino U, Silva M, Sestini S, et al. Prolonged Lung Cancer Screening Redu- ced 10-year Mortality in the MILD Trial. Ann Oncol 2019; published online April 1. DOI:10.1093/annonc/mdz117.
5. Becker N, Motsch E, Trotter A, Heussel CP, et al. Lung cancer mortality reduction by LDCT screening-Results from the randomized German LUSI trial. Int J Cancer. 2019 Jun 4. doi: 10.1002/ijc.32486.
6. Tomonaga Y, ten Haaf K, Frauenfelder T, et al. Costeffectiveness of low-do-se CT screening for lung cancer in a European country with high preva-lence of smokingāA modelling study. Lung Cancer 2018. DOI:10.1016/j.lung- can.2018.05.008.
7. Frauenfelder T, Puhan MA, Lazor R, et al. Early detection of lung cancer: A statement from an expert panel of the swiss university hospitals on lung cancer screening. Respiration 2014; 87: 254ā64.
8. Oudkerk M, Devaraj A, Vliegenthart R, et al. European position statement on lung cancer screening. Lancet Oncol. 2017. DOI:10.1016/S1470-2045(17)30861-6.

















