Tout sur la dĆ©pression – Une mise Ć  jour pour la pratique

Le 15th Swiss Forum for Mood and Anxiety Disorders (SFMAD) de la SociĆ©tĆ© suisse pour lā€™ā€ŠanxiĆ©tĆ© et la dĆ©pression (SSAD) cette annĆ©e Ć  GenĆØve Ć©tait placĆ© sous le signe de la dĆ©pression, qui continue Ć  poser de nombreux dĆ©fis et questions en matiĆØre de diagnostic, de diagnostic diffĆ©rentiel et de traitement.

Le point fort de la manifestation a Ć©tĆ© la prĆ©sentation des recom- mandations actualisĆ©es de la SSAD, de la SGBP et de la SSGP sur la dĆ©pression unipolaire par le Dr med Joe HƤttenschwiler (1). La dĆ©pression unipolaire, avec une prĆ©valence vie-entiĆØre de jusquā€™ā€ŠĆ  21 %, est une maladie frĆ©quente qui reste trĆØs difficile Ć  traiter. Elle Ć©volue dans jusquā€™ā€ŠĆ  85 % des cas avec des Ć©pisodes rĆ©cidivants et est souvent chronique. Jusquā€™ā€ŠĆ  46 % des patient/es nā€™ā€Šenregistrent aucune ou une rĆ©ponse seulement partielle, et 60 Ć  70 % nā€™ā€Šobtiennent pas de rĆ©mission. La souffrance est souvent aggravĆ©e par une durĆ©e longue des Ć©pisodes, une comorbiditĆ© psychique et somatique frĆ©quente et une mortalitĆ© Ć©levĆ©e. La clĆ© dā€™ā€Šun meilleur succĆØs thĆ©rapeutique est un traitement basĆ© sur les lignes directrices. Les recommandations suisses de traitement de la dĆ©pression unipolaire ont Ć©tĆ© actualisĆ©es en 2024, basĆ©es sur les derniĆØres versions des directives internationales. Parmi les nouveautĆ©s figurent le diagnostic selon la CIM-11, les principes thĆ©rapeutiques de la psychothĆ©rapie analogues Ć  des contenus existants dans la pharmacothĆ©rapie, les diffĆ©rentes mesures Ć  prendre en cas de non-rĆ©ponse ainsi que les recommandations sur lā€™ā€Šutilisation des interventions via Internet et des applications mobiles. Sont Ć©galement nouvelles la prise de position sur le testing pharmacogĆ©nĆ©tique, les recommandations pour lā€™ā€ŠarrĆŖt des antidĆ©presseurs, les dĆ©cisions concernant lā€™ā€Šaptitude au travail et les recommandations sur le traitement par eskĆ©tamine (intranasal) et kĆ©tamine (i.v.). En outre, certains principes nutritionnels ont Ć©tĆ© ajoutĆ©s aux recommandations. De mĆŖme, le contenu de recommandations existantes a Ć©tĆ© modifiĆ©: a) Les niveaux de recommandation pour certaines stratĆ©gies de traitement connues ont Ć©tĆ© mis Ć  jour, b) en cas de non-rĆ©ponse aux antidĆ©presseurs, une combinaison avec une psychothĆ©rapie est dĆ©sormais recommandĆ©e, en plus des mesures existantes, c) la stimulation magnĆ©tique rĆ©pĆ©titive (rTMS) a bĆ©nĆ©ficiĆ© dā€™ā€Šun up-grade du degrĆ© de recommandation en cas de rĆ©sistance au traitement. Elle est dĆ©sormais recommandĆ©e comme add-on au traitement existant. d) La luminothĆ©rapie a Ć©galement reƧu une nouvelle recommandation en cas de dĆ©pression qui ne suit pas un modĆØle saisonnier.

Dans la deuxiĆØme partie de son exposĆ©, le Dr HƤttenschwiler a parlĆ© en dĆ©tail sur les traitements aigus de la dĆ©pression unipolaire conformes aux directives. Il a soulignĆ© lā€™ā€Šimportance dā€™ā€Šune Ć©valuation approfondie. Dans ce contexte, le questionnaire BDI (inventaire de Beck pour la dĆ©pression) est un instrument important de base tout comme pour le suivi de lā€™ā€ŠĆ©volution. Lā€™ā€Šobjectif Ć  court terme dā€™ā€Šun traitement antidĆ©presseur aigu est la rĆ©mission, quā€™ā€Šon espĆØre obtenir par les quatre Ć©lĆ©ments fondamentaux du traitement psychiatrique: lā€™ā€Šaccompagnement actif-attentif ou les mesures de faible intensitĆ©, le traitement psychothĆ©rapeutique, le traitement mĆ©dicamenteux ainsi que des mesures complĆ©mentaires non mĆ©dicamenteuses. Parmi ces derniĆØres, on trouve la thĆ©rapie corporelle et la thĆ©rapie par le mouvement, la sociothĆ©rapie et lā€™ā€ŠergothĆ©rapie, les principes basĆ©s sur lā€™ā€Šalimentation, les thĆ©rapies artistiques ainsi que des interventions de la mĆ©decine complĆ©mentaire et alternative.

Lā€™ā€ŠintensitĆ© des Ć©pisodes dĆ©pressifs dĆ©termine lā€™ā€ŠintensitĆ© des mesures: En cas dā€™ā€ŠĆ©pisodes dĆ©pressifs lĆ©gers, les mesures appropriĆ©es sont de faible intensitĆ©, en intĆ©grant le cas Ć©chĆ©ant des interventions via Internet et des applications mobiles dans le concept thĆ©rapeutique global. En cas dā€™ā€Šabsence dā€™ā€ŠamĆ©lioration, dā€™ā€Šaggravation de la symptomatologie ainsi que de rĆ©cidive dā€™ā€ŠĆ©pisodes aigus de faible gravitĆ©, une psychothĆ©rapie doit ĆŖtre envisagĆ©e en premier lieu. Les antidĆ©presseurs sont utilisĆ©s en deuxiĆØme intention.
Dans le traitement des dĆ©pressions aiguĆ«s modĆ©rĆ©es et sĆ©vĆØres, il est conseillĆ© de proposer Ć  titre Ć©quivalent une psychothĆ©rapie ou un traitement mĆ©dicamenteux. En cas dā€™ā€ŠĆ©pisodes aigus graves, il convient de prescrire un traitement combinant la pharmacothĆ©rapie et la psychothĆ©rapie. Lā€™ā€Šadjonction de benzodiazĆ©pines et de substances Z est Ć©galement possible.

En cas de dĆ©pression psychotique, un traitement mĆ©dicamenteux associant un antidĆ©presseur et un antipsychotique est indiquĆ©e. Dans ces cas, en tant quā€™ā€Šadd-on, des interventions via Internet et des applications mobiles peuvent ĆŖtre proposĆ©es. Au dĆ©but de la psychothĆ©rapie, les patient/es doivent ĆŖtre informĆ©s des effets secondaires possibles, et un monitoring rĆ©gulier de lā€™ā€Šā€ŠadhĆ©sion et de lā€™ā€Šā€ŠefficacitĆ© doit ĆŖtre effectuĆ©. En cas de non-rĆ©ponse aprĆØs 6 Ć  10 sĆ©ances une recherche des causes devrait suivre.

«Aiguiser son regard diagnostique»

Dans un cours accĆ©lĆ©rĆ© sur le diagnostic diffĆ©rentiel de la dĆ©pression, le Professeur Annette Brühl a montrĆ© lā€™ā€Šā€Šimportance des diagnostics diffĆ©rentiels psychiatriques. En effet, les comorbiditĆ©s ne sont pas seulement frĆ©quentes dans les maladies dĆ©pressives, elles sont souvent la rĆØgle. Ainsi, 59 % des patients ayant un dia- gnostic de dĆ©pression Ć  vie dĆ©veloppent au moins une maladie anxieuse comorbide au cours de leur vie. Les maladies anxieuses prĆ©cĆØdent gĆ©nĆ©ralement la dĆ©pression. Elles sont Ć©galement considĆ©rĆ©es des facteurs de risque de rĆ©currence de la dĆ©pression. La recommandation du professeur Brühl concernant le diagnostic de lā€™ā€Šā€ŠĆ©volution concordent avec les lignes directrices S3 actuelles de la DGPPN: Au cours du traitement, il faut observer les patient/es et ne pas sā€™ā€Šā€ŠarrĆŖter au premier diagnostic, donc aiguiser le Ā«regard diagnostiqueĀ». En particulier en cas de non-rĆ©ponse aux antidĆ©presseurs et Ć  la psychothĆ©rapie, il convient de vĆ©rifier le diagnostic et de rechercher de maniĆØre ciblĆ©e des symptĆ“mes supplĆ©mentaires qui pourraient indiquer des comorbiditĆ©s (2). Le professeur Brühl a soulignĆ© en outre lā€™ā€Šā€Šimportance dā€™ā€Šā€Šun travail diagnostique consciencieux dĆ©jĆ  au premier diagnostic, et a fait rĆ©fĆ©rence Ć  lā€™ā€Šā€Šoutil Ā«MINIĀ» (mini international neuropsychiatric interview) disponible gratuitement qui permet dā€™ā€Šā€Šexaminer en peu de temps un large Ć©ventail de troubles possibles (3). Ɖtant donnĆ© quā€™ā€Šā€Šoutre les comorbiditĆ©s psychiatriques, de nombreuses comorbiditĆ©s (chroniques) somatiques (endocriniennes, cardiovasculaires, neurologiques, etc.) existent, des mĆ©thodes diagnostiques telles que des analyses de sang ou dā€™ā€Šā€Šimagerie (si indiquĆ©es!) seraient bĆ©nĆ©fiques.

Ā«Les maladies dĆ©pressives sont frĆ©quentes, rĆ©elles, non impu- tables Ć  lā€™ā€Šā€Šindividu, et surtout: elles sont traitablesĀ». Cā€™ā€Šā€Šest par cette dĆ©cla- ration importante que le Professeur Dr Dr h. c. Siegfried Kasper commenƧait son exposĆ© sur le traitement de la dĆ©pression rĆ©sistante au traitement. Un tiers des patient/es ne rĆ©pond malheureusement pas de maniĆØre suffisante Ć  la pharmacothĆ©rapie administrĆ©e. En cas de deux ou plusieurs thĆ©rapies sans succĆØs – malgrĆ© un dosage et un temps appropriĆ©s –, on parle de dĆ©pression rĆ©fractaire Ć  la thĆ©rapie (DRT). En consĆ©quence, le risque de comorbiditĆ©s, dā€™ā€Šā€Šhospitalisations, de durĆ©e dā€™ā€Šā€Šhospitalisation et le taux de suicide augmentent. Bien que le lien entre plusieurs facteurs cliniques et la DRT est connue, le corps mĆ©dical nā€™ā€Ša pas rĆ©ussi Ć  ce jour dā€™ā€Šidentifier de faƧon fiable les groupes Ć  risque et de prĆ©dire la rĆ©sistance au traitement.

AprĆØs un bref aperƧu sur les antidĆ©presseurs disponibles, le Prof Kasper a donnĆ© une vue dā€™ā€Šensemble sur les mĆ©dicaments add-on actuellement les plus utilisĆ©s. En particulier il a mis en lumiĆØre la thĆ©rapie augmentĆ©e par lā€™ā€ŠeskĆ©tamine et la quĆ©tiapine pour conclure que lā€™ā€ŠĆ©vidence parle pour lā€™ā€ŠeskĆ©tamine en comparaison avec les antipsychotiques de deuxiĆØme gĆ©nĆ©ration ou des approches alternatives. En consĆ©quence, lā€™ā€ŠeskĆ©tamine dans le consensus dā€™ā€Šexperts de lā€™ā€ŠAPE sur la prise en charge de la DRT a Ć©tĆ© particuliĆØrement mis en Ć©vidence et intĆ©grĆ© comme traitement de troisiĆØme intention dans lā€™ā€Šalgorithme du traitement de la DRT (Fig. 1) (4). Cependant, le Prof Kasper a soulignĆ© que dā€™ā€Šautres donnĆ©es issues de la pratique clinique sont nĆ©cessaires pour Ć©tayer lā€™ā€ŠĆ©tat des connaissances dans la pratique.
Le Prof Kasper a consacrĆ© la deuxiĆØme partie de son exposĆ© Ć  la schizophrĆ©nie, qui touche environ 1 % de la population. Il a passĆ© en revue les principaux traits caractĆ©ristiques de la schi- zophrĆ©nie ainsi que les 5 domaines de symptĆ“mes et les cibles thĆ©rapeutiques des neuroleptiques et des antipsychotiques.

Concernant lā€™ā€ŠĆ©volution de la maladie, il est important de sou- ligner que la phase de lā€™ā€ŠĆ©volution prĆ©coce se caractĆ©rise surtout par des symptĆ“mes non spĆ©cifiques puis des symptĆ“mes nĆ©gatifs. Le temps qui sā€™ā€ŠĆ©coule jusquā€™ā€Šau diagnostic joue un rĆ“le essen- tiel, a soulignĆ© le Prof Kasper, car plus longtemps un Ć©pisode reste sans diagnostic, plus les symptĆ“mes nĆ©gatifs et dĆ©ficitaires sā€™ā€Šexpriment. La morphologie et le volume du cerveau sont influencĆ©s par les thĆ©rapies mĆ©dicamenteuses et peuvent donc ĆŖtre utilisĆ©s comme prĆ©dicteurs de lā€™ā€Šissue clinique. En ce qui concerne les traitements mĆ©dicamenteux de la schizophrĆ©nie le Prof Kasper a fait rĆ©fĆ©rence Ć  la dĆ©claration de consensus actuelle (5) et a donnĆ© un aperƧu complet du traitement des diffĆ©rents domaines de symptĆ“mes, notamment des symptĆ“mes affectifs.

En conclusion de son exposĆ©, le Prof Kasper a soulignĆ© une nouvelle fois lā€™ā€Šimportance de la pharmacodynamie, car la mĆ©tabolisation des substances diffĆØre dā€™ā€Šun individu Ć  lā€™ā€Šautre. Cā€™ā€Šest pourquoi il faudrait idĆ©alement dĆ©terminer la non-rĆ©ponse par la dĆ©termination des cytochromes concernĆ©s et il faudrait Ć©galement sā€™ā€Šassurer de la compliance des patients, car Ā«les mĆ©di- caments nā€™ā€Šagissent que chez les patient/es, qui les prennentĀ».

«Nous avons déjà beaucoup gagné si nous ne faisons pas de mal à nos patient/es avec la thérapie»

Outre la résistance à la thérapie, les effets secondaires de la psy- chothérapie sont également un sujet à prendre au sérieux. Ces effets secondaires peuvent être considérables discutait dans son exposé le Professeur Dr med Michael Linden, psychologue diplÓmé.
Globalement, la psychothĆ©rapie entraĆ®ne des effets secondaires graves chez environ 5 Ć  10 % des patient/es, et un autre 5 Ć  10 % subissent des effets secondaires permanents. Ce taux est donc considĆ©rable, Ć©galement par rapport Ć  la pharmacothĆ©rapie. Avec un exemple tirĆ© de la chirurgie le Prof Linden souligne que les effets secondaires Ā«intentionnelsĀ» doivent Ć©galement ĆŖtre reconnus comme tels. Auparavant lā€™ā€Šablation radicale dā€™ā€Šun carcinome mammaire Ć©tait considĆ©rĆ©e comme nĆ©cessaire, cā€™ā€Šest pourquoi la mutilation Ć©tait consciemment acceptĆ©e. Il sā€™ā€Šagissait nĆ©anmoins dā€™ā€Šun effet secondaire grave chez les patientes. En psychothĆ©rapie, il existe de mĆŖmes problĆØmes: par exemple, le divorce dans une relation toxique en raison de la thĆ©rapie nā€™ā€Šest pas considĆ©rĆ© comme un effet secondaire, mais comme une intention. Pourtant, avec la bonne thĆ©rapie, le cas Ć©chĆ©ant, la situation aurait Ć©tĆ© gĆ©rable. Selon le Prof Linden, la recherche sur les effets secondaires est compliquĆ©e, car il nā€™ā€Šexiste que peu de directives internationa-les. De plus, il nā€™ā€Šexiste guĆØre dā€™ā€ŠĆ©tudes permettant dā€™ā€ŠĆ©valuer les effets secondaires de la psychothĆ©rapie. Les thĆ©rapeutes (m/f) sont souvent victimes dā€™ā€Šun Ā«biais positifĀ»: Si les patient/es Ć©voluent bien, cā€™ā€Šest que le travail a Ć©tĆ© bien fait. Si ce nā€™ā€Šest pas le cas, cā€™ā€Šest probablement la faute aux patient/es. En plus de leur Ā«biais positifĀ», les thĆ©rapeutes (m/f) doivent aussi ĆŖtre conscients du Ā«biais nĆ©gatifĀ» des patient/es. DĆ©jĆ  lors de lā€™ā€ŠanamnĆØse, il faut tenir compte du fait que la mĆ©moire des patient/es dĆ©pend de leur Ć©tat actuel. Lā€™ā€ŠanamnĆØse Ć  elle seule peut, par exemple, induire des souvenirs eronnĆ©s, conduire Ć  une aggravation des problĆØmes et une dĆ©moralisation. Enfin, une relation particuliĆØrement bonne entre le thĆ©rapeute et le patient peut ĆŖtre un signe dā€™ā€Šun effet secondaire, car cela peut entraĆ®ner une dĆ©pendance du patient.

Le Prof Linden rĆ©sume que toute thĆ©rapie qui fonctionne, a aussi des effets secondaires ce dont nous devons ĆŖtre conscients. Pour conclure, il prĆ©sente encore son livre Ā«Recensement des effets secondaires de la psychothĆ©rapieĀ». Ā«Cā€™ā€Šest un livre mince. A son Ć©paisseur vous reconnaĆ®trez quā€™ā€Šil reste encore beaucoup de recherches Ć  faireĀ».

«Lost in Transition»

La Prof Dr med Kerstin von Plessen a mis en lumiĆØre les questions centrales de la Ā«Transition-age-youthĀ» (TAY), le passage de lā€™ā€Šadolescence Ć  lā€™ā€ŠĆ¢ge adulte, et a traitĆ© le changement de prise en charge de la psychiatrie pour enfants et adolescents vers la psychiatrie pour adultes. Cette pĆ©riode critique entre 16 et 25 ans est marquĆ©e par divers dĆ©fis psychiques, et de nombreux troubles apparaissent ou sā€™ā€Šaggravent de maniĆØre accrue durant cette phase. TAY a Ć©galement une grande importance sur le plan international/global : dans lā€™ā€ŠhĆ©misphĆØre sud jusquā€™ā€ŠĆ  30 % de la population a moins de 24 ans et se trouve donc dans la phase de transition.

Cette phase de vie dĆ©clenchĆ©e par le dĆ©but de la pubertĆ© prĆ©sente de nombreux dĆ©fis, comme le dĆ©tachement de lā€™ā€Šadolescent de la famille, la dĆ©couverte de sa propre identitĆ© ou la dĆ©pendance vis- Ć -vis des pairs. Aussi des facteurs biologiques jouent un rĆ“le, car des changements hormonaux et une sensibilitĆ© accrue pour des stimuli Ć©motionnels se produisent. Il est intĆ©ressant de noter que la plupart des maladies psychiques se manifestent avant lā€™ā€ŠĆ¢ge de 24 ans, avec un pic autour de 14 ans.

Pourtant, selon la Prof von Plessen, cā€™ā€Šest prĆ©cisĆ©ment Ć  lā€™ā€ŠĆ¢ge TAY que se situe le dĆ©ficit de traitement. Seuls environ 10 % des jeunes adultes connaissent une transition en douceur entre la psychiatrie pour enfants Ć  la psychiatrie pour adultes – les autres se trouvant donc Ā«lost in transitionĀ». Dans ce domaine une approche commune du problĆØme doit avoir lieu. Un manque de continuitĆ© thĆ©rapeutique et le manque de collaboration entre les diffĆ©rents spĆ©cialistes sont les principaux problĆØmes lors de la transition vers la psychiatrie adulte. La transition optimale nĆ©cessite une planification, lā€™ā€ŠintĆ©gration des familles, une communication claire et un suivi continu. Il est surtout important dā€™ā€Šatteindre les personnes qui ne rĆ©ussissent pas cette transition a soulignĆ© la Prof von Plessen. Des modĆØles de transition variĆ©es, dont des Ć©quipes de transition et des programmes intĆ©grĆ©s, peuvent faciliter cette phase. Il ne faut non plus se baser uniquement sur le systĆØme de santĆ©, dā€™ā€Šautres facteurs tels que les mĆ©dias, les pairs, lā€™ā€ŠĆ©ducation et la famille jouent un rĆ“le important. Un concept de soins pour cette phase psychiatrique de transition doit toujours tenir compte du fait que les jeunes ont tendance Ć  ne recourir que trĆØs peu aux services psychiatriques traditionnels. Il est donc prĆ©fĆ©rable de recourir Ć  des settings et services spĆ©cifiques, adaptĆ©s Ć  ce groupe dā€™ā€ŠĆ¢ge pour atteindre les jeunes. Dans lā€™ā€Šensemble, pendant la phase de transition, des compĆ©tences combinĆ©es ou complĆ©mentaires de la pĆ©dopsychiatrie et de la psychiatrie pour adultes sont nĆ©cessaires pour traiter les adolescents de maniĆØre optimale dans les Ć©tablissements cliniques. La Prof von Plessen le rĆ©sume ainsi: Ā«Il nous faut quelquā€™ā€Šun qui comprenne Ć  la fois les grands et les petitsĀ».

«La dépression est un problème mondial»

Avec son intĆ©ressant dĆ©tour vers lā€™ā€ŠAfrique, la Prof Dr med Kristina Adorjan, de lā€™ā€ŠUniversitĆ© de Berne, a Ć©clairĆ© le public sur la problĆ©matique globale de la dĆ©pression: 4.4 % de la population mondiale est touchĆ©e par la dĆ©pression, et lā€™ā€ŠAfrique est mĆŖme au-dessus de la moyenne mondiale avec une prĆ©valence de 6 % chez les femmes. Dans son travail la Prof Adorjan se concentre sur lā€™ā€ŠĆ‰thiopie, où environ 15 % des adultes souffrent dā€™ā€Šune maladie mentale. Alors quā€™ā€Šon observe Ć  bien dā€™ā€Šendroits une tendance Ć  une plus grande prise de conscience des maladies psychiatriques, il reste en Afrique encore beaucoup de travail dā€™ā€Šinformation et de dĆ©stigmatisation Ć  faire. Une campagne contre la stigmatisation et pour la crĆ©ation dā€™ā€Šoptions de traitement a Ć©tĆ© initiĆ©e, passant par la formation ciblĆ©e du personnel mĆ©dical. ƀ cette fin, la Pre Adorjan et ses collĆØgues ont crƩƩ un programme de master spĆ©cial, qui a dĆ©jĆ  Ć©tĆ© suivi par plus de 100 Ć©tudiants desquels beaucoup sont restĆ©s en Ɖthiopie aprĆØs lā€™ā€Šobtention de leur diplĆ“me (6). Par son travail, la Prof Adorjan souhaite promouvoir un dĆ©veloppement durable qui renforce lā€™ā€Šinfrastructure universitaire afin que plus de personnes voient des opportunitĆ©s dans leur pays dā€™ā€Šorigine.

Elle a elle-mĆŖme menĆ© des Ć©tudes biologiques en Ɖthiopie, en mettant lā€™ā€Šaccent sur le lien entre des expĆ©riences traumatiques, la consommation de la plante amphĆ©taminique khat et lā€™ā€Šapparition de psychoses (7). Le khat est largement cultivĆ© en Ɖthiopie et consommĆ© quotidiennement par de nombreuses personnes. Pour tester les alcaloĆÆdes du khat dans lā€™ā€Šurine, la Prof Adorjan a mis en place une mĆ©thode HPLC dans le pays. Avec son Ć©quipe, ils ont pu constater que la consommation de khat, en cas dā€™ā€ŠĆ©vĆ©nement traumatique, peut augmenter la probabilitĆ© dā€™ā€Šapparition de symptĆ“mes psychotiques.

En quittant rĆ©cemment lā€™ā€ŠuniversitĆ© LMU de Munich Ć  lā€™ā€ŠUniver- sitĆ© de Berne, la Prof Adorjan veut garder son focus de travail Ā«Global Mental HealthĀ» et crĆ©er de nouvelles collaborations aussi en Suisse. Sa vision est de dĆ©velopper des coopĆ©rations et infrastructures, afin de pouvoir intĆ©grer Ć  lā€™ā€Šavenir des pays africains dans des consortiums et congrĆØs internationaux. Dans lā€™ā€Šensemble, il sā€™ā€Šagit de dĆ©stigmatiser les maladies psychiatriques.

red

AbbrƩviations
DGPPN: Deutsche Gesellschaft für Psychiatrie, Psychotherapie und Nervenheilkunde
SGAD: Schweizerische Gesellschaft für Angst und Depression / SOCIƉTƉ SUISSE POUR L’ANXIƉTƉ ET LA DƉPRESSION
SGBP: Schweizerische Gesellschaft für Biologische Psychiatrie / SSBP Société Suisse de Psychiatrie Biologique
SGPP: Schweizerische Gesellschaft für Psychiatrie und Psychotherapie / Société Suisse de psychiatrie et psychothérapie
WPA: World Psychiatric Association
HPLC: Chromatographie en phase liquide Ć  haute performance

1. Die Behandlung der unipolaren depressiven Störungen: Update 2024 der schweizerischen Gesellschaften für Angst und Depression (SGAD), für biologische Psychiatrie (SGBP) und für Psychiatrie und Psychotherapie (SGPP). In Bearbeitung.
2. S3-Leitlinie/Nationale Versorgungsleitlinie «Unipolare Depression» der Deutschen Gesellschaft für Psychiatrie, Psychotherapie und Nervenheilkunde (DGPPN). 3. Auflage, Version 3.2, Juli 2023. www.versorgungsleitlinien.de.
3. Sheehan DV, et al. The Mini-International Neuropsychiatric Interview (M.I.N.I.): the development and validation of a structured diagnostic psychiatric interview for DSM-IV and ICD-10. J Clin Psychiatry. 1998;59 Suppl 20:22–57.
4. Kasper S, et al. Practical recommendations for the management of treatment-resistant depression with esketamine nasal spray therapy: Basic science, evidence-based knowledge and expert guidance. World J Biol Psychiatry. 2021;22(6):468-482.
5. Rujescu D, et al. Schizophrenie: Medikamentƶse Therapie. Konsensus-Statement – State-of-the-Art 2023. Sonderheft JATROS Neurologie & Psychiatrie, November 2023
6. Soboka M, et al. Evaluation of a Master of Science in Integrated Clinical and Community Mental Health (MSc ICCMH) program in Ethiopia. Ger Med Sci. 2018;16:Doc04.
7. Adorjan K, et al. Khat use and occurrence of psychotic symptoms in the general male population in Southwestern Ethiopia: evidence for sensitization by traumatic experiences. World Psychiatry. 2017;16(3):323. doi:10.1002/wps.20470

Insomnie

Lors de la 26e session de formation continue du CollĆØge de mĆ©decine de premier recours (CMPR) de cette annĆ©e Ć  Ā­Lucerne, le Dr Martin Meyer, BĆ¢le, et la Dre Cristina Mitrache, BĆ¢le, ont prĆ©sentĆ© un sĆ©minaire sur le thĆØme de l’insomnie. Ils ont constatĆ© en introduction qu’il s’agissait d’un syndrome de 24 heures et non d’un simple symptĆ“me.

Lā€™ā€Šinsomnie est un diagnostic clinique. Il sā€™ā€Šagit dā€™ā€Šune plainte au premier plan dā€™ā€Šinsatisfaction vis-Ć -vis de la qualitĆ© ou de la quantitĆ© du sommeil, associĆ©e Ć  un ou plusieurs des symptĆ“mes suivants: difficultĆ©s Ć  sā€™ā€Šendormir, difficultĆ©s Ć  rester endormi, caractĆ©risĆ©s par des pĆ©riodes dā€™ā€ŠĆ©veil frĆ©quentes ou des difficultĆ©s Ć  se rendormir aprĆØs des pĆ©riodes dā€™ā€ŠĆ©veil nocturnes, selon le Dr Martin Meyer.

Le trouble du sommeil entraĆ®ne une souffrance cliniquement significative ou des limitations dans la vie sociale, Ć©ducative et professionnelle ou dans dā€™ā€Šautres domaines fonctionnels importants.

Lā€™ā€Šinsomnie survient au moins trois nuits par semaine et dure au moins trois mois. Elle survient malgrĆ© des occasions de dormir suffisantes. Elle nā€™ā€Šest pas mieux expliquĆ©e et ne survient pas exclusivement dans le cadre dā€™ā€Šun autre trouble du sommeil, de lā€™ā€ŠĆ©veil ou du rythme. Lā€™ā€Šinsomnie ne peut pas ĆŖtre attribuĆ©e aux effets physiologiques dā€™ā€Šune substance (drogue ou mĆ©dicament) et les maladies psychiques et physiques coexistantes nā€™ā€Šexpliquent pas la survenue de lā€™ā€Šinsomnie. (Fig. 1)

L’intervenant a dĆ©signĆ© comme problĆØme No 1 le lit en tant que facteur de stress (colĆØre, tension, rumination, peur, irritation, Ć©veil). Le problĆØme No 2 est la baisse de la pression homĆ©ostatique pendant le sommeil. Le rythme circadien et lā€™ā€ŠhomĆ©ostasie du sommeil sont deux composantes principales de la rĆ©gulation du sommeil et de lā€™ā€ŠĆ©veil. Lā€™ā€Šinteraction finement ajustĆ©e de ces deux processus oscillatoires permet Ć  lā€™ā€ŠĆŖtre humain de bĆ©nĆ©ficier dā€™ā€Šune attention optimale pendant lā€™ā€ŠĆ©veil le jour et dā€™ā€Šun sommeil consolidĆ© la nuit. De petits Ć©carts dans lā€™ā€Šinteraction de ces deux processus entraĆ®nent des troubles de lā€™ā€Šattention et du sommeil.

Questionnaire Insomnia Severity Index

Le questionnaire comprend les 5 points suivants: Evaluation de la gravitĆ© du trouble du sommeil au cours des deux derniĆØres semaines, satisfaction par rapport au sommeil actuel, impact du trouble du sommeil sur la qualitĆ© de vie, prĆ©occupation par rapport au trouble du sommeil actuel, avec 4 degrĆ©s de gravitĆ© chacun. (pas du tout 0 point Ć  trĆØs grave 4 points). Cut off: 10 points, 15–21 moyennement sĆ©vĆØre, 22–28 sĆ©vĆØre.

ƉlĆ©ments de la thĆ©rapie cognitivo-comportementale

Techniques de thĆ©rapie comportementale: contrĆ“le des stimuli, restriction de lā€™ā€Šheure du coucher

ContrƓle des stimuli

Instruction:
1. Ne se coucher que lorsquā€™ā€Šon pense pouvoir sā€™ā€Šendormir dans les 15–20 min. 2. si ce nā€™ā€Šest pas possible → se lever, quitter la chambre, sā€™ā€Šoccuper autrement. Une mise en œuvre systĆ©matique permet dā€™ā€Šobtenir des rĆ©sultats au bout de 2 Ć  3 semaines. En outre: pas de sieste, utiliser le lit exclusivement pour dormir (ensemble), ne dormir nulle part (par ex. devant la tĆ©lĆ©vision), heure de lever fixe le matin.

RĆ©duction du sommeil pour consolider la phase de sommeil: les phases dā€™ā€ŠĆ©veil sont moins nombreuses (efficacitĆ© du sommeil), la rĆ©gularitĆ© et la latence dā€™ā€Šendormissement sont rĆ©duites. Les contre-indications sont la psychose, les troubles bipolaires, lā€™ā€ŠĆ©pilepsie.
ProcƩdure de restriction du temps de lit: ne passer que la phase de sommeil moyenne au lit.
– Minimum: 5 h en stationnaire, 6 h en ambulatoire.
– Restriction au dĆ©but vs. Ć  la fin de la nuit, fixer lā€™ā€Šheure du lever
– Planifier les plages horaires en fonction du chronotype.
Les objectifs sont lā€™ā€Šaugmentation de la pression du sommeil, lā€™ā€Šassociation du lit et du sommeil.
Ɖvaluation hebdomadaire rĆ©pĆ©tĆ©e avec pour objectif dā€™ā€Šaugmenter successivement le temps passĆ© au lit.
Ɖvaluation de lā€™ā€ŠefficacitĆ© du sommeil
≄90 % → temps au lit + 30 min, ≄ 80% et ≤ 90 % → pas de changement, ≤ 80 % → temps au lit – 30 min.

1ère séance: 45 minutes de contact personnel
Informations de base, comportement empĆŖchant ou perturbant le sommeil, temps dā€™ā€ŠĆ©cran et comportement en ligne, physiologie du sommeil, discuter du protocole de sommeil des 14 derniers jours. Heures de coucher et de lever, latence dā€™ā€Šendormissement, temps dā€™ā€ŠĆ©veil aprĆØs le dĆ©but du sommeil, temps passĆ© au lit, temps de sommeil.

RĆØgle 1: rĆ©duire le temps passĆ© au lit Ć  6 heures. Objectif temps au lit de 8–9 heures, aller au lit parce quā€™ā€Šon est fatiguĆ©.
RĆØgle 2: Fixer lā€™ā€Šheure du lever. DĆ©caler lā€™ā€Šheure dā€™ā€Šendormissement, peu importe si la nuit prĆ©cĆ©dente a Ć©tĆ© mauvaise.
RĆØgle 3: ne pas rester Ć©veillĆ© dans le lit. Sortir du lit pendant 20 minutes Ć©veillĆ© → jusquā€™ā€ŠĆ  ce que lā€™ā€Šon retrouve la somnolence.

2e sƩance: contact bref en personne ou par tƩlƩphone
Temps dā€™ā€Šendormissement < 30 minutes et < 30 minutes dā€™ā€ŠĆ©veil au lit. Avancer le temps dā€™ā€Šendormissement de 15–30 minutes.

3e sƩance: 30 minutes en personne
a) Temps dā€™ā€Šendormissement < 30 minutes et < 30 minutes de temps de veille dans le lit. Avancer le temps dā€™ā€Šendormissement de 15 Ć  30 minutes.
b) Temps dā€™ā€Šendormissement > 30 minutes ou > 30 minutes de veille au lit. DĆ©caler le temps dā€™ā€Šendormissement de 15 Ć  30 minutes.

4ème séance: 30 minutes en personne: évaluation et ­prévention des rechutes.
Si pas dā€™ā€Šā€ŠamĆ©lioration aprĆØs 4 semaines, orientation vers un spĆ©cialiste du sommeil CBT-I
Tenir compte des comorbiditƩs < : OSAS, syndrome des jambes sans repos, parasomnies
Les troubles du sommeil circadiens peuvent ressembler Ơ des insomnies (en particulier chez les jeunes patients, ou diffƩrence nette entre les phases de travail/Ʃcole et les vacances ou les week-ends). (Fig. 2)

Vignettes de patients

Le Dr. Meyer a montrĆ© 3 exemples de patients souffrant dā€™ā€Šā€Šinsomnie
Cas 1: consommation de mƩdias par de jeunes adultes
Cas 2: travail postƩ
Cas 3: trouble du sommeil circadien

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

  • Lā€™ā€Šinsomnie chronique est un syndrome des 24 heures
  • Diagnostic clinique (DSM-V, CIM-11) avec besoin de traitement
  • Stress et hyperarrousal comme modĆØle dā€™ā€Šinitiation et de maintien de lā€™ā€Šinsomnie avec ou sans maladie sous-jacente
  • ThĆ©rapie 1: choix lors du premier contact: ThĆ©rapie comportementale et cognitive (TCC). 2e choix TCC et mĆ©dication → spĆ©cialistes du sommeil. https://prodormo.ch/clubdesk/www?p=1000056
  • Une possibilitĆ©: option thĆ©rapeutique pour les mĆ©decins de premier recours: Behavioral Treatment for Insomnia (BBT-I) et recommandations de mĆ©dication, prĆ©vention des rechutes.
  • Les applications numĆ©riques de santĆ© (DIGA) sont basĆ©es sur des preuves et sont Ć©galement partiellement prises en charge par les organismes payeurs. (Exemple en Suisse: Somnio est un produit mĆ©dical https://somn.io/).
  • MaĆ®triser les attentes communes: des Ć©tapes petites mais constantes, car le traitement dā€™ā€Šune insomnie chronique est un facteur non spĆ©cifique mais efficace de bien-ĆŖtre physique et psychique.

CrĆØme dermocosmĆ©tique Ć  base dā€™ā€Šextrait de Ā­Sphingobioma xenophaga et de NeurosensineĀ® chez les sujets atteints de rosacĆ©e

La rosacĆ©e est une maladie cutanĆ©e inflammatoire chronique. Elle est gĆ©nĆ©ralement associĆ©e Ć  une altĆ©ration de la barriĆØre cutanĆ©e, Ć  un microbiome dĆ©sĆ©quilibrĆ©, Ć  une inflammation et Ć  une vasodilatation (1). Lā€Šā€™ā€ŠĆ©rythĆØme persistant et la tĆ©langiectasie sont des signes courants et peuvent ĆŖtre associĆ©s Ć  un Ć©rythĆØme et des papules ainsi quā€™ā€Šā€ŠĆ  des symptĆ“mes cutanĆ©s sensibles (2, 3).

Lā€™ā€ŠĆ©volution de la rosacĆ©e est fluctuante, avec des rechutes et des rĆ©missions (4). Chez les personnes atteintes de rosacĆ©e, la barriĆØre cutanĆ©e est endommagĆ©e et est plus sensible aux influences extĆ©rieures comme la chaleur, le froid et la pollution (5, 6). Ces facteurs peuvent entraĆ®ner des poussĆ©es de rosacĆ©e et dā€™ā€Šautres problĆØmes de peau (7-9). Les symptĆ“mes cutanĆ©s sensibles sont frĆ©quemment rapportĆ©s avec la rosacĆ©e et comprennent des brĆ»lures cutanĆ©es, des dĆ©mangeaisons, des picotements et des picotements. De plus, les patients se sentent souvent mal Ć  lā€™ā€Šaise et stigmatisĆ©s, ce qui ajoute Ć  la dĆ©tresse psychosociale et contribue aux caractĆ©ristiques visibles de la rosacĆ©e (2, 3). Plusieurs de ces symptĆ“mes ont Ć©tĆ© dĆ©crits comme secondaires Ć  la rosacĆ©e (1). La rosacĆ©e est associĆ©e Ć  une dysbiose du microbiome associĆ©e Ć  une augmentation des acariens Demodex et Ć  lā€™ā€Šexpression de la sous-famille V des canaux cationiques potentiels des rĆ©cepteurs transitoires, du membre 1 TRPV1, du rĆ©cepteur kinase A de la tropomyosine (TrkA) et du facteur de croissance des nerfs (NGF), qui dĆ©clenche une inflammation neurogĆØne de la peau (5). La rosacĆ©e, qui est associĆ©e Ć  un Ć©rythĆØme, des rougeurs et des brĆ»lures et qui ne rĆ©pond pas aux traitements conventionnels, peut ĆŖtre qualifiĆ©e de rosacĆ©e neurogĆØne (6). Une Ć©tude rĆ©cemment publiĆ©e (10) a Ć©valuĆ© lā€™ā€ŠintĆ©rĆŖt dā€™ā€Šune crĆØme dermocosmĆ©tique (crĆØme DC) contenant de lā€™ā€Šextrait de Sphingobioma xenophaga et des agents apaisants chez des femmes adultes prĆ©sentant un Ć©rythĆØme associĆ© Ć  la rosacĆ©e et une peau sensible.

MatƩriels et mƩthodes

Au cours de la phase 1, la DC a Ć©tĆ© appliquĆ©e deux fois par jour sur le cĆ“tĆ© randomisĆ© du visage et comparĆ©e aux soins cutanĆ©s habituels (USC) pendant 28 jours. Au cours de la phase 2, DC a Ć©tĆ© appliquĆ© sur lā€™ā€Šensemble du visage deux fois par jour pendant 56 jours. Des Ć©valuations cliniques, instrumentales et de sensibilitĆ© cutanĆ©e ont Ć©tĆ© effectuĆ©es Ć  toutes les visites; la densitĆ© Demodex (densitĆ© cutanĆ©e standardisĆ©e de Demodex (mĆ©thode standardisĆ©e de biopsie de la surface cutanĆ©e (SSSB)) a Ć©tĆ© rĆ©alisĆ©e au dĆ©part et aprĆØs 28 jours, la qualitĆ© de vie (QoL) a Ć©tĆ© mesurĆ©e Ć  lā€™ā€Šaide du questionnaire de stigmatisation (SQ), de lā€™ā€Šindice de qualitĆ© de vie de la rosacĆ©e (ROSAQoL) et lā€™ā€Šindice de qualitĆ© de vie dermatologique (DLQI) au dĆ©part et selon D84.

RƩsultats

AprĆØs 28 jours, un avantage significatif du DC par rapport Ć  lā€™ā€ŠUSC a Ć©tĆ© observĆ© pour lā€™ā€ŠĆ©rythĆØme. Cela concernait la sensation de tension, de brĆ»lure et de piqĆ»re (tous p ≤ 0,05), lā€™ā€ŠĆ©rythĆØme mesurĆ© par le chromamĆØtre (p < 0.01), la cornĆ©omĆ©trie et la perte dā€™ā€Šeau transĆ©pidermique (p < 0.0001 et p < 0.05, respectivement), la sensibilitĆ© cutanĆ©e (p < 0,001) et une rĆ©duction significative de la moyenne de la densitĆ© Demodex (p < 0.05) du cĆ“tĆ© DC du visage. AprĆØs 84 jours, DC a significativement amĆ©liorĆ© les signes cliniques et les symptĆ“mes des deux cĆ“tĆ©s du visage par rapport Ć  la valeur initiale (tous p < 0.05); les scores SQ, ROSAQoL et DLQI se sont amĆ©liorĆ©s de 40.4 %, 25 % et 55.7 % respectivement par rapport Ć  la valeur initiale. La tolĆ©rance Ć©tait excellente.

Conclusion

DC a significativement amĆ©liorĆ© lā€™ā€ŠĆ©rythĆØme, la sensibilitĆ© cutanĆ©e, le nombre de Demodex, la QoL et le sentiment de stigmatisation chez les personnes atteintes de rosacĆ©e et est trĆØs bien tolĆ©rĆ©.

Source
Berardesca E et al. Randomised, split-face study of a dermocosmetic cream containing Sphingobioma xenophaga extract and NeurosensineĀ® in subjects with rosacea associated with erythema and sensitive skin. Skin Res Technol. 2024 Jun; 30(6): e13735. Published online 2024 Jun 20. doi: 10.1111/srt.13735

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

1. Thiboutot D, Anderson R, Cook-Bolden F, et al. Standard management options for rosacea: the 2019 update by the national rosacea society expert committee. J Am Acad Dermatol. 2020;82(6):1501- 1510.
2. Cardwell LA, Nyckowski T, Uwakwe LN, Feldman SR. Coping mechanisms and resources for patients suffering from rosacea. Dermatol Clin. 2018;36(2):171-174.
3. Halioua B, Cribier B, Frey M, Tan J. Feelings of stigmatization in patients with rosacea. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2017;31(1):163- 168.
4. Powell FC. The histopathology of rosacea: ā€™ā€Šwhereā€™ā€Šs the beef? Dermatology. 2004; 209:173-174.
5.Holmes AD, Steinhoff M. Integrative concepts of rosacea pathophysiology, clinical presentation and new therapeutics. Exp Dermatol. 2017;26(8):659-667.
6. Hari A, Flach TL, Shi Y, Mydlarski PR. Toll-like receptors: role in dermatological disease. Mediators Inflamm. 2010;2010:1.
7. Damiani G, Gironi LC, Grada A, et al. COVID-19 related masks increase severity of both acne (maskne) and rosacea (mask rosacea): Multicenter, real-life, telemedical, and observational prospective study. Dermatol Ther. 2021;34(2): e14848.
8. Chiriac AE, Wollina U, Azoicai D. Flare-up of Rosacea due to face mask in healthcare workers during COVID-19. Maedica (Bucur). 2020;15(3):416-417.
9. Gueniche A, Nielsen M. Introduction to probiotic fractions and Vichy volcanic mineralizing water: two key ingredients for stressed skin. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2022;36 Suppl 2:3-4.
10. Berardesca E et al. Randomised, split-face study of a dermocosmetic cream containing Sphingobioma xenophaga extract and NeurosensineĀ® in subjects with rosacea associated with erythema and sensitive skin. Skin Res Technol. 2024 Jun; 30(6): e13735. Published online 2024 Jun 20. doi: 10.1111/srt.13735

Risikoadaptiertes Screening bei Gestationsdiabetes?

Prof. Dr. med. Irene Hƶsli absolvierte ihr Medizinstudium an den UniversitƤten Mainz, Freiburg und Tübingen sowie Basel. Sie spezialisierte sich innerhalb der Geburtshilfe und GynƤkologie auf feto-maternale Medizin. Sie ist emeritierte Extra-ordinaria für Geburtshilfe und leitete die Geburtshilfe und Schwangerschaftsmedizin als ChefƤrztin an der Frauenklinik des UniversitƤtsspitals Basel. Als Mitglied der Arbeitsgruppe feto-maternale Medizin war sie Mitautorin der Schweizer Empfehlungen zur Versorgung von Frühgeborenen an der Grenze der LebensfƤhigkeit zwischen 22. und 26. Schwangerschaftswochen. Sie ist Mitglied der Ethikkommission Nordwest- und Zentralschweiz, der QualitƤtssicherungskommission der Schweizerischen Gesellschaft für GynƤkologie und Geburtshilfe und Ko-PrƤsidentin der Schweizerischen Arbeitsgruppe für perinatale Pharmakologie. Sie engagiert sich zudem für Projekte in RumƤnien, Moldawien, Litauen und Tansania mit dem Ziel die perinatale Versorgung und Zusammenarbeit zwischen den verschiedenen Berufsgruppen zu verbessern.

Ehm: Was sind die Hauptunterschiede zum Expertenbrief «Screening Gestationsdiabetes» von 2011?

Hƶsli: 2011 haben wir uns auf das Screening fokussiert. Wir waren damals eine der ersten Fachgesellschaften im deutschsprachigen Raum, die die Kriterien der HAPO Studie (75 g oGTT) übernommen hat. Im neuen Expertenbrief, der viel ausführlicher ist, haben wir zusƤtzlich das klinische Management wƤhrend Schwangerschaft, Geburt und postpartal aufgenommen. Wir haben bewusst versucht, sehr praxistaugliche Empfehlungen abzugeben. Da der GDM zur hƤufigsten endokrinologischen Erkrankung in der Schwangerschaft geworden ist, arbeiten wir eng mit den Endokrinologen zusammen. Dies zeigt sich auch im neuen Expertenbrief, der interprofessionell erstellt wurde und bei dem 6 von 15 Autor/-innen Endokrinologen sind.

Ehm: Welches sind die neuen Erkenntnisse, die in den neuen Ā­Expertenbrief eingeflossen sind?

Hösli: Seit 2011 haben die Risikofaktoren für die Entwicklung eines DM zugenommen. Deshalb haben wir den Abschnitt «Frühes Screening auf einen vorbestehenden DM» aufgenommen. Ausserdem haben wir spezielle Situationen wie Status nach bariatrischen Eingriffen, die ebenfalls zugenommen haben im Expertenbrief beschrieben.

Zum Screening-Verfahren, das mit dem einzeitigen 75 g oGTT aufwendig ist, gibt es neuere Arbeiten, die wieder auf ein zweizeitiges Verfahren (zuerst 50 g Glc und bei AuffƤlligkeit im zweiten Schritt ein 75 g oGTT) zurückgegangen sind.

Die Ergebnisse des Langzeitoutcomes bei Jugendlichen, deren Mütter bei der HAPO Studie teilgenommen hatten, haben wir ebenfalls als Argument für das einzeitige Vorgehen aufgenommen.

Ehm: Hat die Bedeutung der Erkennung und Therapie des GDM zugenommen?

Hösli: Ja eindeutig. Die Risikofaktoren wie Adipositas und mangelnde Bewegung, familiäre Belastung nehmen zu. Ausserdem hat sich mit den Ergebnissen der Langzeituntersuchung aus der HAPO Studie bestätigt, dass ein nicht erkannter und nicht behandelter GDM bei den Kindern im jugendlichen Alter zu einem höheren Risiko für einen gestörten Glucosestoffwechsel führt. Die Theorie der intrauterinen Prägung hat sich mit diesen Daten bestätigt. Wir müssen neben der Reduktion der maternalen Komplikationen wie Präeklampsie und SIH auch für die zukünftige Gesundheit der Kinder sorgen.

Ehm: Was sind die Hauptgefahren des GDM für die Mutter und für das Kind?

Hösli: Bei der Mutter sind dies u.a. das Risiko für SIH, Präeklampsie, höhergradige Geburtsverletzungen bei einem makrosomen Kind. Beim Kind besteht bei Makrosomie das Risiko für eine Schulterdystokie und postpartal das Risiko einer Hypoglykämie.

Ehm: Der OGTT ist ja bei den Frauen nicht sehr beliebt (Nausea, Erbrechen, Ekel). Kƶnnte man nicht auch mehrere HbA1c-Bestimmungen machen?

Hƶsli: Das Screening mittels HbA1c ist sinnvoll zum Ausschluss eines vorbestehenden DM in der Frühschwangerschaft. Allerdings muss die Diagnose DM dann durch einen 2. Test (z. B. Nüchtern-Glucose) bestƤtigt werden. Für die Diagnose eines GDM hat das HbA1c eine deutlich geringere SensitivitƤt für das Vorliegen eines GDM. Wahrscheinlich müsste man tiefere Normwerte wƤhlen, aber dazu gibt es keine Daten in der Schwangerschaft. Man darf auch nicht vergessen, dass z. B. bei einer Fe-AnƤmie oder HƤmoglobinopathie die HbA1c-Werte verƤndert sind.

Ehm: Welches ist vom Medizinischen her gesehen das optimale Screeningverfahren?

Hösli: Das ist eine sehr gute Frage, die wir viel diskutiert haben. Gemäss neuerer Publikationen gibt es keinen Unterschied im primären Outcome «large for gestational age», wenn man das einzeitige mit dem zweizeitigen Screening vergleicht, bei deutlich geringerer Prävalenz an GDM. Wir wissen aber nicht, ob das Langzeitoutcome für die Kinder gleich ist, da hierzu keine Daten existieren. Somit lässt sich die Frage, welches Screening verfahren zu bevorzugen ist, zur zeit nicht abschliessend beurteilen und sollte individuelle maternale und geburtshilfliche Risiken miteinbeziehen. Der Weg zu einem kosten- und gleichzeitig schwangeren- und anwenderfreundlichen Screening liegt wahrscheinlich auch eher bei einem Risiko-adaptieren Screening, bei dem beide Verfahren, das ein- und das zweizeitige Vorgehen, zum Einsatz kommen.

Ehm: Welches ist von der Praktikabilität her das noch gerade akzeptable pragmatische Screeningverfahren? Wir haben in der Schweiz seit 2011 die Möglichkeit über den Nüchtern-­BZ

Hösli: Ja, genau. Wir praktizieren in der Schweiz eigentlich bereits seit 2011 ein individuelles Vorgehen unter Einbezug des Nüchtern­-BZ. Damit haben wir nur eine gering tiefere Sensitivität, können aber bei ca. der Hälfte der Schwangeren auf einen 75 g oGTT verzichten. Dieses Verfahren sollte allerdings nicht bei Frauen mit Risikofaktoren wie hoher BMI, vorausgegangener GDM etc. angewendet werden.

Dr. med. David Ehm

Bern

David.Ehm@hin.ch

Systematische, nicht-invasive Endometriose-Diagnostik mittels Transvaginalsonographie

Die TVS ist heute das primäre Diagnoseinstrument bei Verdacht auf Endometriose, u. a. aufgrund ihrer ausgezeichneten Akzeptanz, Kosteneffizienz, direkten Anwendbarkeit durch Gynäkologen und Gynäkologinnen und hervorragenden Bildqualität. Die dynamische Anwendung der TVS ist dabei unerlässlich, um den Verlust an physiologischem Gleiten (Sliding) zwischen Organen/Strukturen zu erkennen, aber auch zum Aufspüren von endometriotischen Läsionen. Die Diagnose der Endometriose erfordert spezifische Fachkenntnisse und stellt eine grosse Herausforderung für die Ausbildung auf verschiedenen Ebenen dar. Die SGUM präsentiert 2024 einen neuen praktischen, systematischen, umfassenden, checklistengestützten sonographischen Standard zur Diagnose der Endometriose im kleinen Becken in fünf klar definierten Kompartimenten. Er enthält detaillierte Erklärungen, Diagramme und Ultraschallvideos auf der Grundlage von IDEA. Er leitet direkt zur #ENZIAN-Klassifikation über, was eine Vergleichbarkeit über Fälle, Bildgebungsmodalitäten und Disziplinen hinweg ermöglicht.

Today, TVS is the primary diagnostic tool for suspected endometriosis, e.g., due to its cost-effectiveness, direct applicability by gynecologists, and excellent imaging quality. Althoug h TVS is generally well tolerated, its dynamic application is mandatory for detecting sliding loss and endometriotic lesions. Still, it requires specific expertise and poses a challenge for the training at different levels. SGUM presents a new practical, systematic, comprehensive, checklist-based sonographic standard for diagnosing pelvic endometriosis in five well-defined compartments. It includes detailed explanations, diagrams, and ultrasound videos based on IDEA. It directly links to the #ENZIAN classification, resulting in comparability across cases, imaging modalities, and disciplines.
Keywords: Endometriosis, ultrasound, diagnosis, checklist, SGUM, IDEA, #ENZIAN

Übersicht

Die transvaginale Sonographie (TVS) ist heute die bildgebende Methode der Wahl zur Diagnose der Endometriose im kleinen Becken. In den HƤnden erfahrener Ƅrzte und Ƅrztinnen bietet die TVS eine hohe SensitivitƤt und SpezifitƤt für das Erkennen von Endometriomen, der Adenomyose, aber auch der tiefen Endometriose (DE) und von AdhƤsionen. Andererseits stellt der sonographische Nachweis der peritonealen Endometriose immer noch eine grosse Herausforderung dar. Bei symptomatischen Patientinnen sind nicht nur die morphologischen AuffƤlligkeiten wie Adenomyose und DE hƤufige Befunde. Ebenso gut verrƤt ein negatives Sliding Sign (Verlust an physiologischem Gleiten vom Uterus zum Darm), aber auch der Verlust des Slidings der Ovarien die Endometriose, in dem es auf AdhƤsionen unterschiedlicher AusprƤgung hinweist.

Ein vereinheitlichendes und umfassendes Abklärungsprotokoll zur Endometriose in Form von einer Checkliste wird dringend benötigt. So stellt die Schweizerische Gesellschaft für Ultraschall in der Medizin (SGUM) einen neuen, umfassenden und systematischen Standard vor, um das gesamte weibliche kleine Becken in fünf Kompartimenten mittels TVS auf Läsionen und Adhäsionen zu untersuchen (1).

Das sonografische Erscheinungsbild von Endometrioseläsionen in der TVS lässt sich kurz in direkte und indirekte Zeichen unterteilen. Direkte Zeichen (Endometriome und echoarme, raumfordernde Läsionen) sind Indikatoren für eine DE. Indirekte Zeichen (eingeschränktes, oder fehlendes Sliding zwischen den Organen, Verdichtungen im Gewebe, schmerzhafte Bereiche) sind Indikatoren für Adhäsionen, welche wiederum auf eine peritoneale Endometriose hinweisen können. Letztere gilt zu Recht als nur schwierig zu erkennen.

Der SGUM-Standard basiert auf dem IDEA-Konsens von 2016 (IDEA 2016) (2), einschließlich späterer Erweiterungen, Verfeinerungen und Validierungen. Er hebt die fünf am häufigsten von DE betroffenen Lokalisationen hervor (Sakrouterinligamente (SUL) 53 %, Darm 23 %, Vagina 16 %, Blase 6 % und Harnleiter 2 %). Des Weiteren erklärt der Artikel, wie das bekannte Sliding Sign zum Erkennen von Adhäsionen erweitert und als einzigartige Stärke der TVS genutzt werden kann, nämlich im Rahmen einer gezielten, (hoch-)dynamische Untersuchung. Abschliessend werden die Endometriosebefunde mittels der #ENZIAN Endometriose-Klassifikation (#ENZIAN) von 2021 (3) umfassend abgebildet und die Vergleichbarkeit über Fälle, Bildgebungsmodalitäten und Disziplinen hinweg ermöglicht.

Praktisches Vorgehen

Die Beurteilung des kleinen Beckens mittels TVS beginnt mit der üblichen sonographischen Basisuntersuchung («Basis-TVS»). Dabei sollen alle nicht-endometriotischen Befunde nach den vorgegebenen Standards beschrieben werden. Die umfassende Beurteilung der Endometriose schliesst sich direkt an und sollte Schritt für Schritt dem Untersuchungsprotokoll folgen (sgumgg.ch). Es werden die dedizierten 35 Slidings, Strukturen und Organe im anterioren, zentralen, posterioren und in beiden lateralen Kompartimenten untersucht, wie in IDEA 2016 und seinen Ergänzungen beschrieben. Anschliessend wird der Fall nach #ENZIAN klassifiziert.

Im gesamten Vorgehen spielt die White Sliding Line (WSL) eine herausragende Rolle. Sie stellt in der medianen Sagittalebene eine unterbrochene, kurvig verlaufende, dünne, weisse Linie dar, die von der Symphyse zwischen der vorderen Vaginalwand und Blase zur Zervix zieht, sich als Uterusserosa fortsetzt, um schliesslich im tiefen Pouch of Douglas zwischen hinterer Vaginalwand und Rektum am M. spincter ani externus zu enden (Abb. 1). Um die WSL klar sichtbar zu machen, muss der Uterus angemessen hochgeschoben werden (exposure). Weiter lässt sich mit leichter Parallelverschiebung der WSL-Ebene nach rechts und links die gesamte Uterusserosa und Vagina einsehen und abgrenzen. Diese beiden von der WSL umschlossenen Strukturen definieren nicht nur das zentrale Kompartiment anhand von in der TVS klar nachvollziehbaren anatomischen Grenzen. Die WSL beinhaltet im Abschnitt der Uterusserosa einen wichtigen Bereich, in dem der Uterus zu den umgebenden Organen, vornehmlich dem Darm, uneingeschränkt verschieblich sein sollte, entsprechend einem uneingeschränkt positiven Sliding.
Der Begriff Knötchen ist geeignet, einen tastbaren Befund im Sinne eines harten knotigen Widerstandes im Becken zu beschreiben. Im Gegensatz dazu erscheinen endometriotische Läsionen in der TVS typischerweise als diskrete, unscharf begrenzte, echoarme Gewebeveränderungen von unterschiedlicher Größe und Form an bevorzugten Stellen. Sie ähneln oft nicht einem Knoten und sind oft nur schwer zu erkennen. Daher sollte in der die TVS von Läsionen statt Knoten gesprochen werden.

Eine bewusste Navigation durch das Becken, bei der die zu untersuchende Region so gut wie möglich eingesehen wird, ist obligatorisch, um zu vermeiden, dass relevante Pathologien übersehen werden. Die freie Hand des Untersuchers ruht auf der suprapubischen Region und übt sanften Druck in Richtung des kleinen Beckens aus, um die Einsehbarkeit der gesuchten Organe/Strukturen zu unterstützen und zwischen ihnen zu gleiten.

Die richtigen Geräteeinstellungen, vor allem der optimale Vergrößerungsmaßstab, ermöglichen die Inspektion der zu untersuchenden Organe/Strukturen auf einen Blick. Es kann nicht genug betont werden, wie wichtig ein langsames, aber betontes Anschieben der region of interest ist. Dadurch werden gleich mehrere Ziele erreicht: Es wird die zu untersuchende Struktur möglichst klar dargestellt und auch abgrenzbar (exposure), die Verschieblichkeit getestet und nach Spannung oder Schmerzen gefahndet. Währenddessen soll auf das Wohlbefinden der Patientinnen geachtet werden.

Exemplarisch stellen wir die am häufigsten befallene Struktur, die Sakrouterinligamente (SUL), und die Empfehlung zu deren Diagnostik dar. Das ausführliche Protokoll mit Illustrationen kann eingesehen bei (1).

Sakrouterinligamente

Die SULs sollen zunächst topographisch aufgesucht werden: Im Transversalschnitt wird das rechte, später das linke Lig. latum neben dem Uterus dargestellt. Dieses verrät sich durch das Sliding des Darmes an seinem hinteren Blatt (tail sign). Anschliessend wird die Ebene gesenkt, bis die uterinen Gefässe (Venen um die Arteria uterina) sichtbar werden. Diese definieren das Lig. cadinale (CAL) auf der Höhe des tiefen Corpus uteri und der Zervix. Die SULs schliessen sich direkt kaudal an die CALs an, morphologisch zu erkennen als schlanke, stark echogene Bänder im dorsalen Peritoneum, sich von der Zervix nach lateral zur Beckenwand erstreckend. Die Sonde sollte etwas nach außen und nach unten gekippt werden, um den SULs in Richtung der Beckenseitenwand folgen zu können. Wenn das SUL richtig erfasst ist, biegt es sich auf der ganzen Länge über die Spitze der TVS-Sonde (Abb. 2).

Die SULs sind die bevorzugte Stelle für DE und beherbergen 53 % der DE-LƤsionen. Sie sollten als betroffen angesehen werden, wenn das retrozervikale Sliding auch nur punktuell aufgehoben (negativ) ist, eine hypoechogene LƤsion die hyperechogene Anatomie unterbricht, oder eine DE-LƤsion einem oder beide SULs anhaftet, oder den dazwischen liegenden Torus betrifft (Abb. 3). Es kann sich um isolierte oder multiple LƤsionen handeln, die die Vaginalwand, die Ovarien, den Darm, die Harnleiter, oder mehrere von ihnen gleichzeitig betreffen. Der grosse Vorteil der Betrachtung in der Transversalebene ist die Vergleichbarkeit von rechtem und linkem SUL und die Inspektion des Torus auf einen Blick.

Wie bei CAL-Läsionen werden die SUL-Läsionen im größten Durchmesser gemessen und anschließend nach #ENZIAN B (links/rechts) seitengetrennt klassifiziert. Zu beachten ist, dass zentrale Läsionen am Torus, die den retrozervikalen Bereich betreffen, dem #ENZIAN A zugeordnet werden müssen.

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Prof. Dr. med. Michael Bajka

– Gynecology
University Hospital Zurich, Switzerland
– Faculty of Medicine
University of Zurich, Switzerland

Dr. Julian Metzler

– Gynecology
University Hospital Zurich, Switzerland
– Faculty of Medicine
University of Zurich, Switzerland

Julian Metzler und Michael Bajka sind Gründer der Firma Scanvio Medical AG.
Bildrechte bleiben bei den Autoren und werden nicht abgegeben.
Die Bilder dürfen verwendet werden, dies ist mit dem Elsevier Verlag vertraglich geklärt.

  • Der Begriff Ā«KnotenĀ» sollte ausschliesslich bei auffƤlligen Palpationsbefunden verwendet werden. Zu oft erscheinen Endometrioseherde im Ultraschall nur als diskrete, echoarme und unscharf begrenzte Ā«LƤsionenĀ» in oder an Organen/Strukturen, sodass in der TVS die Suche nach Knoten weitgehend fehlleitend ist.
  • Zur sonographischen Diagnose der Endometriose müssen AdhƤsionen (indirekte Zeichen) genauso gesucht werden, wie morphologische LƤsionen (direkte Zeichen).
  • AdhƤsionen sollen mittels (hoch-)dynamischer Untersuchung gesucht werden. Ihr sonographisches Zeichen ist der Verlust an Ā­physiologischem Sliding (Gleiten) zwischen zwei benachbarten Ā­Organen/Strukturen.

1. Metzler JM, Finger L, Hodel ME, Manogold-Brauer G, Imboden S, Pape J, Imesch P, Witzel I, Bajka M. Systematic, non-invasive endometriosis diagnosis in transvaginal sonography by the Swiss Society of Ultrasound in Medicine. Ultraschall in Med, DOI: 10.1055/a-2241-5233.
2. Guerriero S, Condous G, van den Bosch T et al. Systematic approach to sonographic evaluation of the pelvis in women with suspected endometriosis, including terms, definitions and measurements: a consensus opinion from the International Deep Endometriosis Analysis (IDEA) group. Ultrasound in obstetrics & gynecology : the official journal of the International Society of Ultrasound in Obstetrics and Gynecology 2016; 48: 318-332. DOI: 10.1002/uog.15955
3. Keckstein J, Saridogan E, Ulrich UA et al. The #Enzian classification: A comprehensive non-invasive and surgical description system for endometriosis. Acta obstetricia et gynecologica Scandinavica 2021; 100: 1165-1175. DOI: 10.1111/aogs.14099

Neue Therapiestandards beim Zervixkarzinom

Die randomisierte SHAPE Studie zeigte, dass beim IA2 und IB1 Zervixkarzinom mit < 10mm Stromainvasion keine Exzision des parazervikalen Gewebes nötig ist. Dies hat auch Konsequenzen für fertilitätserhaltende Operationsmethoden. Beim lokal fortgeschrittenen Zervixkarzinom verbessert eine kurze Induktionschemotherapie über 6 Wochen vor Standard Chemo-Radiotherapie das Überleben, wie die INTERLACE Studie belegt. Beim lokal fortgeschrittenen Zervixkarzinom bringt die Zugabe des immun Checkpoint Inhibitors Pembrolizumab zur Standard Chemo-Radiotherapie (Cisplatin wöchentlich) eine Verbesserung des progressionsfreien und Gesamtüberlebens. Auch bei der Primärtherapie des metastasierten Zervixkarzinom verlängern immun Checkpoint Inhibitoren (Pembrolizumab oder Atezolizumab) in Kombination mit Chemotherapie und Angiogenesehemmer das mediane Gesamtüberleben um ca. 10 Monate.

The randomized SHAPE study could show that simple hysterectomy has the same recurrence rate as radical hysterectomy but less complications in early stage cervical cancer IA2 and IB1 with less than 10mm stromal invasion. This study will change practice also in fertility sparing surgery. In locally advanced cervical cancer a short induction chemotherapy over 6 weeks before standard chemo-radiotherapy does increase survival as shown in the INTERLACE study. Also the addition of the checkpoint inhibitor Pebrolizumab to chemo-radiotherapy was able to prolong survival. In metastasized cervical cancer the addition of a checkpoint inhibitor to standard chemotherapy including bevacizumab was able to prolong survival by about 10 months.
Keywords: cervical cancer, checkpoint inhibitor, induction chemotherapy, radical hysterectomy

Die Schweiz ist mit einer Inzidenz von 5 pro 100 000 Frauen pro Jahr ein Niedrigrisiko-Land betreffend Zervixkarzinom. Über 99 % aller Zervixkarzinome werden durch onkogene humane Papilloma Viren (HPV) verursacht, einzelne Zervixkarzinome des oberen Zervikalkanals sind offenbar HPV negativ. Mit der HPV-Impfung wird die niedrige Inzidenz in der Schweiz hoffentlich auch so bleiben oder sogar weiter sinken, wie Populations-basierte Studien aus Schweden und England vermuten lassen. Dort zeigte sich, dass MƤdchen, welche sich vor dem 17 Lebensjahr impfen liessen, beinahe vollstƤndig vor Zervixkarzinomen geschützt sind (1).

Die FIGO 2018 und UICC 2021 Klassifikation berücksichtigt die oberflƤchliche Ausdehnung eines frühen Karzinoms nicht mehr und klassifiziert allein aufgrund der Invasionstiefe: IA1 mit < 3 mm Invasionstiefe, IA2 mit 3.1– < 5 mm, IB1 > 5 mm Invasionstiefe und unter 2 cm Tumordurchmesser etc.

Konservativere chirurgische Therapie und ­Konsequenzen für die Fertilitätserhaltung

Schon lange ist bekannt, dass Metastasen im parazervikalen Gewebe beim frühen Zervixkarzinom sehr selten sind, selbst bei befallenen Lymphknoten. Die SHAPE Studie mit 700 Patientinnen mit Zervixkarzinom IA2 und IB1 (d. h. < 2 cm Durchmesser und < 10 mm Invasion im Konus oder im MRI < 50 % Stromainvasion unabhƤngig von Lymphangiose oder Grading und klinisch N0) wies die gleiche pelvine Rezidivrate bei einfacher Hysterektomie auf wie bei radikaler Hysterektomie jedoch mit deutlich weniger Komplikationen bei einer Nachkontrollzeit von 4.5 Jahren (2).

Somit können diese frühen Stadien schonender mit Sentinel Lymphknotenexzision (plus pelviner Lymphadenektomie bei IB1) und einfacher Hysterektomie behandelt werden. Diese Studie hat auch Konsequenzen für die fertilitätserhaltende Operation indem in diesen Stadien keine radikale Trachelektomie mehr durchgeführt werden muss und eine einfache Trachelektomie mit Sentinel Lymphknotenexzision (mit pelviner Lymphadenektomie bei IB1) genügt.

Lokal forgeschrittenes Zervixkarzinom:
Fortschritte mit Induktions Chemotherapie und Check-point Inhibitoren

Stadium IIB bis IVA gelten als lokal fortgeschrittene Zervixkar­zinome, das heisst ohne Fernmetastasen. Die EORTC-55994 Studie verglich die neoadjuvante Chemotherapie gefolgt von radikaler Chirurgie mit der Standard Chemo-Radiotherapie bei 626 Patientinnen im Stadium IB3-IIB (3). Das 5-Jahres­überleben unterschied sich nicht in den zwei randomisierten Gruppen, sodass die Chemo-Radiotherapie (Radiotherapie mit Cisplatin wöchentlich) Standard bleibt, auch weil mehr schwere > Grad 3 Nebenwirkungen in der Gruppe mit neoadjuvanter Chemotherapie und Operation auftraten.

Auch die zusätzliche Gabe von 4 Zyklen Carboplatin/Paclitaxel Chemotherapie nach Standard Chemo-Radiotherapie mit Cisplatin brachten keine Verlängerung des 5-Jahresüberleben bei 919 randomisierten Patientinnen in der OUTBACK Studie (4).

Hingegen zeigte die Induktionschemotherapie über 6 Wochen mit wƶchentlichem Paclitaxel 80 mg/m2 + Carbo AUC2 gefolgt von Cisplatin-Radiotherapie gegenüber der Standard Chemo-Radiotherapie in der randomisierten INTERLACE Studie einen Überlebensvorteil der Gruppe mit Induktionschemotherapie nach 5 Jahren von 80 % versus 72 % (5). Eine 6 wƶchige wƶchentliche Chemotherapie vor Chemo-Radiotherapie muss somit beim Stadium IB N1 bis IVA in Betracht gezogen werden.

Auch die Zugabe des Check-point Inhibitors Pembrolizumab wƤhrend der Chemo-Radiotherapie (gefolgt von 15 Zyklen Pembrolizumab) konnte in der ENGOT Cx11/Keynote A-18 Phase III Studie (n = 1060) das progressionsfreie Überleben nach 2 Jahren um 10 % verbessern (67.8 % versus 57.3 %) (6). Ob die Prognoseverbesserung additiv zum Benefit der Induktions-Chemotherapie ist, müssen zukünftige Studien klƤren.

Metastasiertes Zervixkarzinom:
Prognoseverbesserung durch Immuntherapie

Vor sieben Jahren konnte erstmals wieder eine Prognoseverbesserung des metastasierten Zervixkarzinom durch die Zugabe des Angiogenesehemmers Bevacizumab zur Standard-Chemotherapie mit Platin/Paclitaxel erreicht werden (7). Der Benefit war allerdings überschaubar. Nun konnte die KEYNOTE-826 Studie einen Überlebensvorteil durch die Zugabe des Check-point Inhibitors Pembrolizumab nachweisen. 617 Patientinnen mit persistierendem, rezidivierendem oder primƤr metastasiertem Zervixkarzinom ohne vorhergehende Systemtherapie wurden in die randomisierte Studie eingeschlossen. Die Zugabe von Pembrolizumab zu Platin/Paclitaxel Chemotherapie (+/– Bevacizumab) führte bei PD-L1 positivem Zervixkarzinomen zu einer VerlƤngerung des progressionsfreien Überlebens von 8.2 auf 10.4 Monate (HR 0.58, CI 0.47–0.71, p < 0.001). Auch das Gesamtüberleben nach 24 Monaten wurde signifikant von 41.7 % auf 53 % erhƶht.

Interessanterweise waren die Resultate Ƥhnlich, wenn auch die kleine Gruppe PD-L1 negativer Zervixkarzinome in die Analyse miteingeschlossen wurde. Hingegen war die Gruppe der PD-L1 negativen Karzinome zu klein um einen Benefit in dieser Gruppe nachzuwiesen. Die Subgruppenanalyse zeigte, dass der Benefit unabhƤngig von der Verabreichung von Bevacizumab eintrat (8).

Auch die BEATcc Studie mit dem Check-point Inhibitor Atezolizumab zusƤtzlich zur Chemotherapie +/– Bevacizumab konnte eine signifikante VerlƤngerung des progressionsfreien- und Gesamtüberlebens nachweisen (9). Das mediane progressionsfreie Überleben wurde von 10.4 auf 13.7 Monate verlƤngert, und das mediane Gesamtüberleben von 22.8 Monate auf 32.1. Somit gehƶren diese Check-point Inhibitoren zur Standard-PrimƤrtherapie beim metastasierten Zervixkarzinom.

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Prof. Dr. med. Mathias Fehr

Chefarzt GynƤkologische Onkologie
Frauenklinik STGAG
Kantonsspital
8501 Frauenfeld

Der Autor hat keine Interessenskonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

  • Beim IA2 und IB1 Zervixkarzinom mit < 10 mm Stromainvasion ist keine Exzision des parazervikalen Gewebes nƶtig.
  • Beim lokal fortgeschrittenen Zervixkarzinom verbessert eine
    kurze Induktionschemotherapie über 6 Wochen vor Standard Chemo- Radiotherapie das Überleben.
  • Beim metastasierten Zervixkarzinom verlƤngern immun Checkpoint Inhibitoren in Kombination mit Chemotherapie und AngiogeĀ­nesehemmer das mediane Gesamtüberleben um ca. 10 Monate.
  • Auch beim lokal fortgeschrittenen Zervixkarzinom bringt die Zugabe eines immun Checkpoint Inhibitors zur Standard Chemo-RadioĀ­therapie (Cisplatin wƶchentlich) eine Verbesserung des progressionsĀ­freien und Gesamtüberlebens.

1. Lei J et al. N Engl J Med 2020;383:1340-1348
2. Plante M et al. N Engl J Med 2024;390:819-829
3. Kenter GG et al. J Clin Oncol 2023;41:5035-5043
4. Mileshkin LR et al. Lancet Oncol 2023;24:468-482
5. McCormack M et al. ESMO 2023
6. Lorusso D et al Lancet 2024;403:1341-1350
7. Tewari KS et al. Lancet 2017;390:1654-1663
8. Colombo N et al. N Engl J Med 2021;385:1856-1867
9. Oaknin A et al. Lancet 2024;403:31-43