Le cancer de la prostate en cinq questions

Cet article vise Ć  survoler l’ actualitĆ© du cancer de la prostate, vu par l’ urologue, au travers de cinq questions permettant de ne couvrir que trĆØs partiellement cette thĆ©matique Ć©tendue. Ainsi la premiĆØre question traite de l’ incidence du cancer de la prostate et la deuxiĆØme passe en revue les diffĆ©rents facteurs de risques. La troisiĆØme question introduit le sujet trĆØs dĆ©battu du dĆ©pistage de ce cancer frĆ©quent. La quatriĆØme question fait le point sur la modalitĆ© d’ imagerie qui a rĆ©volutionnĆ© la stratification du risque et le diagnostic. Finalement, la cinquiĆØme question met en perspective l’ évolution robotique en chirurgie oncologique de la prostate.

Le cancer de la prostate est le 2ĆØme cancer le plus frĆ©quent chez l’  homme dans le monde, aprĆØs le cancer du poumon. Toutefois, dans les pays Ć  produit intĆ©rieur brut Ć©levĆ©, par exemple les Etats-Unis, l’ Europe de l’ ouest et la Suisse, le cancer de la prostate est de loin le plus frĆ©quent. Il est estimĆ© que plus d’ un million de cancers de prostate sont diagnostiquĆ©s dans le monde chaque annĆ©e, ce qui reprĆ©sente plus de 15% de tous les cancers chez l’ homme (1). Le risque de dĆ©velopper un cancer de la prostate augmente avec l’ âge ; l’ âge moyen au moment du diagnostic est de 69 ans. Il est le plus souvent asymptomatique et de ce fait le dĆ©pistage prend tout son sens.

Existe-t-il une augmentation de l’ incidence du cancer de la prostate ?

En raison de l’ augmentation de l’ espĆ©rance de vie et de l’ utilisation de moyens de dĆ©pistage et de diagnostic, de plus en plus de cancers sont dĆ©tectĆ©s. GrĆ¢ce aux diffĆ©rents traitements Ć  disposition, l’ espĆ©rance de vie aprĆØs un diagnostic de cancer de la prostate augmente dans la plupart des pays.
L’ incidence du cancer de la prostate varie Ć©normĆ©ment d’ une rĆ©gion Ć  l’ autre, selon l’ utilisation d’ un dĆ©pistage (examen par toucher rectal et dosage du PSA dĆØs 50 ans) et selon le vieillissement et l’ espĆ©rance de vie moyenne de la population masculine. Les pays les plus touchĆ©s sont les Etats-Unis, l’ Australie et l’ Europe (environ 100 cancers par 100 000 habitants). L’ incidence la plus faible est observĆ©e en Asie avec 5-10 cas de cancer de prostate par 100 000 habitants (1, 2). En Suisse, plus de 6 000 hommes sont nouvellement diagnostiquĆ©s d’ un cancer de la prostate chaque annĆ©e. Le cancer de la prostate reprĆ©sente donc de loin le cancer le plus frĆ©quent chez l’ homme suisse, devant le cancer du poumon (2 600 cas par an) et le cancer du cĆ“lon (2 400 cas par an). Par comparaison, le cancer le plus frĆ©quemment diagnostiquĆ© chez la femme en Suisse est le cancer du sein (6 000 nouveaux cas par an) (3). MalgrĆ© les disparitĆ©s d’ incidence entre pays, dĆ©pendamment des politiques de dĆ©pistage, nous assistons Ć  une augmentation de 3-10% de l’ incidence du cancer de la prostate par an dans la majoritĆ© des pays europĆ©ens (4). Le vieillissement de la population et le dĆ©pistage expliquent en partie cette augmentation. Fort heureusement, la mortalitĆ© liĆ©e au cancer de la prostate diminue dans la plupart des pays europĆ©ens.

A-t-on dĆ©couvert des facteurs de risque modifiables ?

Les causes et facteurs de risque du cancer de la prostate sont partiellement identifiƩs.
Il existe clairement une prĆ©disposition gĆ©nĆ©tique puisqu’ un homme dont le pĆØre a prĆ©sentĆ© un cancer de la prostate a deux fois plus de risque de dĆ©velopper un cancer qu’ un homme sans histoire familiale de cancer. Si le pĆØre et un frĆØre ont Ć©tĆ© diagnostiquĆ©s, ce risque est cinq fois supĆ©rieur Ć  la population sans histoire familiale. Si le pĆØre et deux frĆØres ont prĆ©sentĆ© un cancer de prostate, le risque est dix fois supĆ©rieur (5, 6). Les hommes d’ Afrique ou de descendance africaine sont plus Ć  risque de dĆ©velopper un cancer de la prostate, souvent aussi Ć  un Ć¢ge plus jeune et de progression plus agressive (7). Les Ć©tudes gĆ©nĆ©tiques ont identifiĆ© plus d’ une centaine de gĆØnes (par exemple GSTP1, TMPRSS2, HOXB13, BRCA1/2) jouant un rĆ“le probable dans la survenue du cancer de la prostate (8). Suite Ć  l’ observation d’ une augmentation du risque de cancer de prostate chez les Ć©migrĆ©s japonais (faible risque de cancer de prostate) vivant aux Etats-Unis (9), une multitude de facteurs diĆ©tĆ©tiques et environnementaux ont Ć©tĆ© suspectĆ©s. Toutefois, Ć  ce jour, aucun facteur n’ est clairement Ć©tabli. Le tableau 1 ci-dessous rĆ©sume les diffĆ©rents facteurs de risque Ć©tudiĆ©s et les conclusions des Ć©tudes (10). Toutefois, ces Ć©tudes peinent Ć  Ć©tablir tout lien de causalitĆ©. De ce fait, aucune stratĆ©gie prĆ©ventive n’ est recommandĆ©e.

Quel est le rĆ“le du dĆ©pistage par le PSA en 2020 ?

Le dĆ©pistage du cancer de la prostate est l’ un des sujets les plus controversĆ©s de l’ histoire mĆ©dicale. Inutile donc de tenter de mettre fin au dĆ©bat en quelque lignes dans cet article. La littĆ©rature rĆ©cente dĆ©montre toutefois les aspects suivants :

  • Le dĆ©pistage permet de dĆ©tecter plus de cancers Ć  un stade localisĆ© (11).
  • Depuis que la US Preventive Services Task Force a dĆ©couragĆ© le dĆ©pistage (12), une augmentation des cas de cancer de prostate mĆ©tastatique continue d’ être observĆ©e au Ɖtats-Unis (13).
  • La mise Ć  jour de l’ étude ERSPC avec un suivi Ć  16 ans montre des Ā« number needed to screen Ā» et Ā« number needed to treat Ā» intĆ©ressants, de 570 et 18 patients, respectivement (14), en dessous des mĆŖmes indices pour le cancer du sein. Sur la base de ces observations, l’ European Association of Urology recommande un dĆ©pistage individualisĆ© chez des patients informĆ©s Ć  risque de cancer de la prostate (tab. 2) ayant une espĆ©rance de vie de >10-15 ans (15). Bien qu’ une multitude d’ autres marqueurs biologiques (sanguins et urinaires, tab. 3) soient disponibles, aucun n’ a pour l’ instant surpassĆ© le PSA en pratique courante (15). NĆ©anmoins, ces derniers permettent souvent une meilleure stratification du risque et pourraient Ć©viter un certain nombre de biopsies (16).

L’ IRM reprĆ©sente-t-elle l’ outil diagnostic ultime ?

Au cours des 10 derniĆØres annĆ©es, l’ IRM multiparamĆ©trique de la prostate s’ est progressivement imposĆ©e comme un outil de stratification du risque et d’ aide au diagnostic. Elle permet de diagnostiquer et localiser plus de cancers significatifs (ISUP grade ≄2) et moins de cancer non-significatifs (ISUP grade 1 ou cancer de <5mm) (17). Ainsi, le schĆ©ma toucher rectal – PSA – biopsies transrectales systĆ©matiques (12 biopsies permettant l’ échantillonnage des 6 rĆ©gions prostatiques) a Ć©tĆ© modifiĆ© par l’ IRM (fig. 1). Avec une sensibilitĆ© de plus de 90% pour la dĆ©tection des cancers significatifs, la question se pose de savoir si les biopsies ciblĆ©s (gĆ©nĆ©ralement 1-3 biopsies dans la lĆ©sion cible visualisĆ©e par l’ IRM) seules pourraient ĆŖtre entreprises, en omettant les biopsies systĆ©matiques. Le tableau 4 rĆ©sume les rĆ©sultats des diffĆ©rentes Ć©tudes (15). Au final, pour l’ instant en pratique courante, les biopsies systĆ©matiques et ciblĆ©es sont rĆ©alisĆ©es en complĆ©mentaritĆ©.
L’ IRM reprĆ©sente donc un outil puissant permettant d’ amĆ©liorer la prĆ©cision du diagnostic et permet une meilleure stratification du risque. Toutefois, la variabilitĆ© inter-observateurs n’ est pas encore rĆ©solue et limite donc son utilisation Ć  des centres experts. De plus, la mĆ©thode de ciblage (tab. 5) peut faire dĆ©faut et ainsi aboutir Ć  une biopsie faussement nĆ©gative.

La chirurgie robotique a-t-elle dĆ©montrĆ© sa supĆ©riorité ?

La chirurgie, comme la radiothĆ©rapie, reprĆ©sente le traitement curatif de choix du cancer de la prostate localisĆ© de risque intermĆ©diaire. Elle peut ĆŖtre rĆ©alisĆ©e par voie ouverte, par laparoscopie standard ou par laparoscopie robot-assistĆ©e. L’ évolution robotique combine les avantages de la chirurgie ouverte (manipulation intuitive des instruments simulant le geste de la main du chirurgien, vision 3D) Ć  ceux de la chirurgie laparoscopique (meilleure visualisation du pelvis, diminution des saignements et des infections, rĆ©duction de la douleur). Plusieurs Ć©tudes comparant ces diffĆ©rentes techniques n’ ont pas permis d’ asseoir la supĆ©rioritĆ© de l’ une des techniques sur les autres. Bien que la plupart des Ć©tudes s’ accordent sur une durĆ©e de sĆ©jour et des pertes sanguines rĆ©duites ainsi qu’ une rĆ©cupĆ©ration fonctionnelle plus rapide par l’ approche robotique, les rĆ©sultats oncologiques et fonctionnels Ć  moyen terme semblent comparables (18, 19). NĆ©anmoins, la plupart de ces Ć©tudes sont issues de centres experts ; de ce fait les diffĆ©rences sont certainement marginales et lissĆ©es par l’ expĆ©rience des chirurgiens et le volume opĆ©ratoire de ces centres. En pratique, la grande majoritĆ© des prostatectomies en Suisse sont rĆ©alisĆ©es par voie robot-assistĆ©e ; la laparoscopie standard a Ć©tĆ© totalement abandonnĆ©e et la chirurgie ouverte est rĆ©servĆ©e aux rares contre-indications Ć  la chirurgie robotique, aux complications ou aux Ć©quipes n’ ayant pas d’ accĆØs au robot.


En dĆ©finitive, malgrĆ© l’ absence de preuves scientifiques formelles de supĆ©rioritĆ©, la chirurgie robotique s’ impose dans les pays dont le systĆØme de santĆ© permet d’ y recourir. Cet outil puissant nĆ©cessite toutefois une courbe d’ apprentissage et une maitrise de son environnement afin de parvenir Ć  d’ excellents rĆ©sultats.

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Dr Yannick Cerantola

SpƩcialiste FMH urologie et urologie opƩratoire
Urolife
Avenue des BergiĆØres 2
1004 Lausanne

yannick.cerantola@urolife.ch

L’ auteur affirme qu’ il n’ y a pas de conflit d’ intĆ©rĆŖts en rapport avec cet article.

  • L’ incidence du cancer de la prostate a tendance Ć  augmenter, principalement en raison de l’ augmentation de l’ espĆ©rance de vie et des politiques de dĆ©pistage
  • Les facteurs de risques environnementaux ne sont pas clairement Ć©tablis. De ce fait, aucune prĆ©vention ne peut ĆŖtre recommandĆ©e. L’ âge, l’ ethnicitĆ© et la gĆ©nĆ©tique reprĆ©sentent des facteurs de risques avĆ©rĆ©s non modifiables.
  • Un dĆ©pistage individualisĆ© chez des patients informĆ©s, Ć  risque de cancer de la prostate, ayant une espĆ©rance de vie de >10-15 ans est recommandĆ©.
  • L’ IRM multiparamĆ©trique de la prostate rĆ©alisĆ©e avant les biopsies permet de diagnostiquer et localiser plus de cancers significatifs (ISUP grade ≄2) et moins de cancer non-significatifs (ISUP grade 1 ou cancer de <5mm).
  • Bien que la chirurgie robot-assistĆ©e n’ ait pas clairement dĆ©montrĆ© d’ avantage oncologique ou fonctionnel, cet abord est privilĆ©giĆ© dans la grande majoritĆ© des pays dont le systĆØme de santĆ© permet d’ y recourir. L’ expĆ©rience du chirurgien demeure le gage de qualitĆ© primordial.

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Foramen ovale apertum

Das Foramen ovale apertum (PFO) ist eine anatomische Kommunikation zwischen dem linken Vorhof und rechten Vorhof bei fehlendem Verschluss der Fossa ovalis nach der Geburt. Dem PFO kommt per se keine pathologische Bedeutung zu. Die Verbindung zwischen den beiden Vorhöfen ergibt aber die Möglichkeit eines Übertritts von thrombotischem Material oder anderen Substanzen vom venösen in den arteriellen Kreislauf. Die paradoxe Embolie von Thrombusmaterial spielt eine Rolle in der Pathophysiologie des kryptogenen Schlaganfalls. Der perkutane PFO-Verschluss in Ergänzung zur medikamentösen Therapie ist eine ausgezeichnete Option, um weitere Schlaganfälle zu verhindern. Dieser Artikel beschreibt die Pathophysiologie der paradoxen Embolie, die Abklärungen, die nötig sind, um das PFO als Ursache zu identifizieren, und die Technik des PFO-Verschlusses, sowie die Langzeitbehandlung bei kryptogenem Schlaganfall und PFO.

Le foramen ovale apertum (PFO) est une communication entre l’auricule gauche et l’auricum droit en l’absence de fermeture de la fosse ovale aprĆØs la naissance. Le PFO n’a pas de signification pathologique en soi. Mais le lien entre les deux auricules offre la possibilitĆ© d’une fuite thrombotique ou d’autres substances de la veine Ć  la circulation artĆ©rielle. L’embolie paradoxale de matĆ©riau du thrombus joue un rĆ“le dans la physiopathologie des accidents vasculaires cĆ©rĆ©braux cryptogĆ©niques. L’occlusion percutanĆ©e du PFO en outre de la thĆ©rapie mĆ©dicamenteuse est une option excellente pour prĆ©venir d’autres accidents vasculaires cĆ©rĆ©braux. Cet article dĆ©crit la pathophysiologie de l’embolie paradoxale, les clarifications nĆ©cessaires pour identifier le PFO comme la cause, et la technique de fermeture du PFO, et le traitement Ć  long terme des accidents vasculaires cryptogĆ©niques et le PFO.

Paradoxe Embolie durch das Foramen ovale apertum als Ursache des kryptogenen Schlaganfalls

Ein PFO findet sich bei etwa 25 % der Bevölkerung. Obwohl bereits vor 150 Jahren das gleichzeitige Vorkommen von Lungenembolien und peripheren Embolien bei Patienten mit weit offenem PFO beschrieben wurde, wurde erst 1988 die erhöhte Prävalenz eines PFO bei jungen Patienten mit kryptogenem Schlaganfall aufgezeigt (1). Durch das PFO können neben thrombotischem Material auch Gase, entsättigtes Blut oder vasoaktive Substanzen vom venösen in den arteriellen Kreislauf gelangen und zu den entsprechenden Krankheitsbildern führen (Tab. 1). Klinisch am bedeutungsvollsten ist allerdings die paradoxe Embolie als Ursache des kryptogenen Schlaganfalls. Nach einem kryptogenen Schlaganfall gilt es, das PFO zu suchen und nachher zwischen einem inzidentellen PFO und einem ursächlichen PFO zu unterscheiden. In einer Metaanalyse von 23 Studien wurde gezeigt, dass ca. ein Drittel der PFOs inzidentell sind und 67 % ursächlich (Abb. 1) (2). Je jünger der Patient ist, umso wahrscheinlicher ist das PFO und eine dadurch mögliche paradoxe Embolie ursächlich für den kryptogenen Schlaganfall. Bei unter 55-jährigen Patienten ist nach kryptogenem Schlaganfall und Vorliegen eines PFOs dasselbe in 80 % ursächlich für den Schlaganfall. Wird bei einem Patienten mit kryptogenem Schlaganfall ein PFO gefunden, kann die Wahrscheinlichkeit, dass das PFO ursächlich ist, nicht nur aufgrund des Alters, sondern auch aufgrund des Embolisationsmusters im Hirn, der Anatomie des PFOs und aufgrund klinischer Hinweise abgeschätzt werden (Tab. 2). Gleichzeitig bestehende venöse Thrombosen oder Lungenembolien sprechen für eine paradoxe Embolie durch das PFO. Da eine paradoxe Embolie, d. h. ein Rechts-Links-Shunt, durch eine Druckerhöhung im rechten Vorhof begünstigt wird, wird das Auftreten eines Schlaganfalls nach einem Pressmanöver, wie z.B. nach dem morgendlichen Toilettengang, beim Trompete oder anderen Blasinstrument spielen, beim Aufheben schwerer Last etc., die Wahrscheinlichkeit eines ursächlichen PFOs erhöhen. Die Wahrscheinlichkeit, dass der kryptogene Schlaganfall dem PFO geschuldet ist, wird häufig auch anhand des RoPE-Scores abgeschätzt. Der RoPE-Score verwendet das Alter des Patienten, die kardiovaskulären Risikofaktoren und das Embolisationsmuster im Hirn sowie vorausgegangene Schlaganfälle, um die Wahrscheinlichkeit vorauszusagen (3). Obwohl der RoPE-Score häufig verwendet wird, ist er schlecht validiert und für sich alleine als Entscheidungsgrundlage nicht geeignet (4).

AbklƤrungen bei Verdacht auf kryptogenen Schlaganfall

Die Ursache für einen ischƤmischen zerebrovaskulƤren Insult ist in 25% eine Arteriosklerose der hirnzuführenden Arterien, in 25 % eine Erkrankung der kleinen Hirnarterien, in 20 % eine Embolie aus dem Herzen und in 5 % andere Ursachen, wie eine Dissektion der Hirnarterien oder eine Arteriitis (5). In 25 % findet sich keine Ursache und man spricht von einem kryptogenen Schlaganfall. Bei nichtlakunƤren SchlaganfƤllen ohne erkennbare Ursache, aber mit Hinweisen auf ein embolisches Geschehen, wie z. B. dem Vorliegen eines PFOs, spontanem Echokontrast im linken Vorhofohr, Non-Compaction des linken Ventrikels etc., spricht man auch von einem Embolic Stroke of Unknown Source (ESUS) (5). Die Diagnose eines kryptogenen Schlaganfalls kann daher nur gestellt werden, wenn andere Ursachen ausgeschlossen sind. Dafür sind mehrere Untersuchungen nƶtig (Tab. 3). Im Vordergrund steht dabei die Bildgebung des Hirns und der hirnzuführenden Arterien mittels CT oder MRI und Duplexsonographie. Bei jungen Patienten ohne Arteriosklerose ist eine Dissektion der Karotis oder der Vertebralis unbedingt auszuschliessen.
Das Elektrokardiogramm oder ein Langzeit-EKG von 24 bis 72 Stunden, ev. auch eine Langzeitaufzeichnung, sind nƶtig, um ein Vorhofflimmern auszuschliessen. Die Wahrscheinlichkeit, dass ein okkultes Vorhofflimmern vorliegt, ist altersabhƤngig. Bei jungen Patienten mit normaler Herzfunktion ist das Vorhofflimmern eine RaritƤt. Bei Patienten über 60 Jahren oder bei vergrƶsserten Vorhƶfen wird die Wahrscheinlichkeit, dass ein Vorhofflimmern vorliegt, hƶher und die entsprechende Suche nach Vorhofflimmern wichtiger. Die transthorakale Echokardiographie dient zum Ausschluss einer kardio-embolischen Quelle. Liegt keine Pathologie am Myokard oder den Klappen vor oder besteht der Verdacht auf eine paradoxe Embolie durch das PFO wird eine transoesophageale EchokardioĀ­grafie (TEE) angeschlossen. Meist wird bereits bei der transthorakalen Echokardiografie, sicher aber bei der TEE ein Bubble-Test durchgeführt (Abb. 2) um festzustellen, ob ein Rechts-Links-Shunt in Ruhe vorliegt oder mittels eines Valsalva Manƶvers provoziert werden kann. Die TEE ermƶglicht zum einen den Ort des Rechts-Links-Shunts zu eruieren, zum anderen Shuntvitien wie ein Vorhofseptumdefekt, falsch mündende Lungenvenen oder eine pulmonale A-V Malformation auszuschliessen. Mittels TEE wird die Morphologie und Anatomie des PFO und des Vorhofs visualisiert, was wichtig ist für einen eventuellen PFO Verschluss. Die Evaluation der Grƶsse des PFOs in der TEE ist jedoch problematisch, da das Septum primum deckelfƶrmig mehr oder weniger aufgeht und der Bubble-Übertritt damit von der QualitƤt des Valsalva-Manƶvers abhƤngt (Abb. 2). In der TEE kommt in der 2-D Darstellung die schlitzfƶrmige Ɩffnung des PFO meist als kleine Lücke von 1-4 mm zur Darstellung. In Wirklichkeit variiert die anatomische Grƶsse des PFO von 4 bis 16 mm, im Mittel betrƤgt sie 8 ± 3 mm (6, 7).

Keine routinemƤssige ThrombophilieabklƤrung

Verschiedene Richtlinien empfehlen bei kryptogenem Schlaganfall und offenem PFO die routinemƤssige ThrombophilieabklƤrung (8). Evidenz für diese Empfehlung gibt es nicht. Die angeborenen Thrombophilien d.h. Prothrombin-Mutation, Protein-C, Protein-S, Antithrombin-III sind alle nicht und die Faktor-V-Leiden-Mutation ebenfalls nicht oder hƶchstens schwach mit einem Schlaganfall bei PFO assoziiert (9, 10). Die erworbene Thrombophilie also das Antiphospholipid-Antikƶrper-Syndrom kann in seltenen FƤllen verbunden sein mit ischƤmischen SchlaganfƤllen bei jüngeren Patienten. Die Diagnose ergibt sich aus klinischen Kriterien und stark erhƶhten Antikƶrper über mehrere Monate. Einmalig und nur leicht erhƶhte Antikƶrper sind ungenügend für die Diagnosestellung (9) und rechtfertigen nicht eine orale Antikoagulation. Von einer routinemƤssigen ThrombophilieabklƤrung bei einem Patienten mit kryptogenem Schlaganfall ohne weitere klinische Hinweise auf eine HyperkoagulabilitƤt wird deshalb abgeraten (4, 9, 10). Eine routinemƤssige ThrombophilieabklƤrung verbietet sich auch wegen der daraus entstehenden Kosten. Zudem besteht die Gefahr, dass der Patient unnƶtigerweise oral antikoaguliert wird (10).

Technik des perkutanen PFO-Verschlusses

Der perkutane PFO-Verschluss wird in vielen Zentren unter Überwachung mittels Angiografie und TEE durchgeführt, was meist eine Vollnarkose nƶtig macht. Der PFO Verschluss ist auch mittels angiografischer Überwachung allein und bei Bedarf dem Einsatz einer intrakardialen Echokardiografiesonde, mƶglich. Allerdings ist eine vorgƤngige, qualitativ genügende TEE nƶtig, um den Eingriff zu planen. In der Tabelle 4 sind die Technik und das praktische Vorgehen wie es am Stadtspital Triemli praktiziert wird aufgeführt. Das Verschlusssystem wird über den Führungskatheter, welcher nach dem Sondieren des PFOs in der linken oberen Lungenvene oder im linken Vorhof liegt, eingeführt. Der linksatriale Anteil des Verschlusssystems wird im linken Vorhof erƶffnet (Abb. 3A). Er entfaltet sich wie ein Schirm. Daher der Name Schirmverschluss. Der Ā«SchirmĀ» wird nun gegen das interatriale Septum gezogen und fasst das Septum primum und Septum secundum (Abb. 3B). Mittels Kontrastinjektion in den rechten Vorhof über den Führungskatheter wird die Position überprüft. Dann wird der rechtsatriale Ā«SchirmĀ» entfaltet und eine erneute Kontrolle der Position des PFO-Occluders durchgeführt (Abb. 3C). Bei guter Position wird der Occluder freigesetzt (Abb. 3D). Die Kontrolle am nƤchsten Tag umfasst eine transthorakale Echokardiographie zur Überprüfung der Lage des Occluders, eine Laborkontrolle zur Sicherstellung, dass keine kardiale SchƤdigung aufgetreten ist (CK, Troponin) und das Aufzeichnen eines EKGs zum Dokumentieren, dass der Patient nicht im Vorhofflimmern ist. Nach sechs Monaten wird eine Kontrollechokardiographie durchgeführt zur Überprüfung des vollstƤndigen Einwachsens des Occluders (Abb. 3F). Die hƤufigste Komplikation bei der Implantation ist das Auftreten eines HƤmatoms an der Einstichstelle. Selten kommt es zu anderen unerwünschten Komplikationen, wie z.B. eine Kontrastmittelallergie, vago-vasale Reaktion, oder kleinen Luftembolien. Noch seltener kommt es zu vaskulƤren Komplikationen an der Einstichstelle, einer Embolisation des Verschlusssystems oder einem Perikarderguss.

Wirksamkeit und Sicherheit des perkutanen PFO Verschlusses

Aufgrund der Pathophysiologie der paradoxen Embolie bietet sich der Verschluss des PFOs für eine optimale SekundƤrprƤvention an. Leider haben die ersten randomisierten Studien (CLOSURE I (11), PC-Trial (12), RESPECT (13), welche eine medikamentƶse Therapie (Aspirin oder OAK) gegen den perkutanen PFO-Verschluss verglichen haben, keinen signifikanten Vorteil für den PFO-Verschluss gebracht. Die Ursachen für dieses neutrale Ergebnis waren neben einer suboptimalen Patientenselektion, eine niedrigere als erwartete Ereignisrate, eine zu kurze Nachbeobachtungszeit, viele Ā«CrossoversĀ» (12, 13) und Komplikationen durch ein schlechtes Verschlusssystem (11). Eine VerlƤngerung der Nachbeobachtungszeit hat denn auch im RESPECT-Trial den Vorteil des PFO-Verschlusses gegenüber der medikamentƶsen Therapie gezeigt (14). In der Folge wurden von Neurologen Studien durchgeführt, nƤmlich die REDUCE-Studien (15) und die CLOSE-Studie (16) und von Kardiologen die DEFENSE-PFO-Studie (17), welche den Vorteil des PFO-Verschlusses zur Verhinderung eines erneuten Schlaganfalls eindeutig belegten (Tab. 5).
Bezüglich Sicherheit sind neben den oben angeführten periprozeduralen Ereignissen vor allem das Auftreten eines Vorhofflimmerns zu erwähnen. Im Mittel kam es in 4.2% der Patienten zu einem Vorhofflimmern. Bei den Disc-Occludern (Amplatzer, Figulla) war die Rate tiefer. Das Vorhofflimmern trat periprozedural auf, war meist selbstlimitierend und 30 Tage nach der Implantation eine Seltenheit. Die Wertigkeit dieser kurzdauernden Vorhofllimmerepisoden ist nicht klar. Sie haben in den sechs Studien im Langzeitverlauf nicht zu Schlaganfällen geführt (18). Aufgrund des Abwägens von Nutzen und Risiko in den vorliegenden Studien empfiehlt deshalb die Deutsche Gesellschaft für Neurologie (Tab. 5), dass bei Patienten zwischen 16 und 60 Jahren (nach neurologischer und kardiologischer Abklärung) mit einem kryptogenen Schlaganfall und offenem Foramen ovale mit moderatem oder ausgeprägtem Rechts-Links-Shunt ein interventioneller PFO-Verschluss durchgeführt werden soll (19). Die Amerikanische Akademie für Neurologie hat die Evidenz der sechs Studien ebenfalls sorgfältig reevaluiert und kommt zum gleichen Schluss (18).

Medikamentƶse Therapie bei kryptogenem Schlaganfall und PFO

Die Richtlinien empfehlen bei Patienten mit kryptogenem Schlaganfall eine lebenslange anti-thrombotische Therapie (20). Wenn beim kryptogenen Schlaganfall bei PFO eine paradoxe Embolie als Ursache angenommen wird, müsste konsequenterweise eine orale Antikoagulation empfohlen werden. Es gibt aber bis jetzt keine genügend grossen randomisierten Studien, welche den Vorteil einer OAK gegenüber der PlƤttchenhemmung belegt hƤtten. Die Meta-analysen waren abhƤngig von den berücksichtigten Studien leider auch uneinheitlich. Dementsprechend sind die Empfehlungen uneinheitlich. Die deutsche Gesellschaft für Neurologie empfiehlt bei allen Patienten die anti-thrombotische Therapie (19), die europƤischen und die amerikanischen Richtlinien empfehlen je nach embolischem und/oder Blutungsrisiko die anti-thrombotische Therapie oder die Antikoagulation einzusetzen (4, 18). Nach einem PFO Verschluss macht eine Antikoagulation keinen Sinn mehr. Zur Nachbehandlung braucht es eine anti-thrombotische Therapie. In den ersten Studien wurde die anti-thrombotische Therapie meist nach sechs Monaten gestoppt. In den neueren Studien wurde sie für zwei Jahre oder die Dauer der Studie beibehalten – mit entsprechend besseren Resultaten (Tab. 5). Es gilt daher der Konsensus, dass die anti-thrombotische Therapie je nach SchlaganfallgefƤhrdung als ErgƤnzung zum PFO Verschluss individuell angepasst weiter gegeben werden soll (4). Bei jungen Patienten kann sie nach sechs Monaten gestoppt werden, bei Ƥlteren Patienten soll sie 2-5 Jahre weitergeführt werden. Bei Vorliegen von kardiovaskulƤren Risikofaktoren oder einer Arteriosklerose soll sie lebenslang gegeben werden.

PFO Verschluss bei Patienten >60 Jahre und bei Patienten mit kardiovaskulƤren Risikofaktoren

Auch bei Patienten über 60 Jahren ist das PFO assoziiert mit kryptogenen Schlaganfällen (21). 61 % der kryptogenen Schlaganfälle treten bei über 60-jährigen Patienten auf. Da höheres Alter verbunden ist mit mehr Risikofaktoren für eine venöse Thrombose, ist auch in dieser Altersgruppe die paradoxe Embolie eine wichtige Ursache des kryptogenen Schlaganfalls. Die Rezidivrate des kryptogenen Schlaganfalls bei älteren Patienten ist zudem höher als bei jüngeren Patienten. Leider ist die Studienlage noch nicht klar, ob auch bei diesen Patienten ein PFO-Verschluss sinnvoll ist (21, 22). In den bestehenden Studien fand sich kein Gradient bezüglich Nutzen des PFO Verschlusses zwischen Patienten <45 Jahren und >45-60 Jahren (18). Vorausgesetzt es erfolgte vorgängig eine sorgfältige Abklärung, spricht die Evidenz für den Nutzen des PFO-Verschluss auch bei Patienten über 60 Jahren (18, 21, 22). Ebenfalls ungeklärt ist die Frage, ob Patienten mit Arteriosklerose vom PFO Verschluss profitieren. Auch nach sorgfältiger neurologischer und kardiologischer Evaluation haben aus eigener Erfahrung etwa 10% der Patienten über 40 Jahre und der Patientinnen über 50 Jahre klinisch nicht manifeste arteriosklerotische Veränderungen. Der PFO Verschluss wird weitere paradoxe Embolien verhindern. Zur Verhinderung von arteriosklerotisch bedingten ischämischen Schlaganfällen muss aber eine lebenslange anti-thrombotische Therapie und strikte Kontrolle der kardiovaskulären Risikofaktoren zusätzlich eingesetzt werden.

Copyright bei Aerzteverlag medinfo AG

Prof. Dr. med. Franz R. Eberli

Stadtspital Zürich Triemli
Klinik für Kardiologie
Birmensdorferstrasse 497
8063 Zürich

franz.eberli@triemli.zuerich.ch

Der Autor war Teil des Clinical Event Committee’s der PC Studie. Er nimmt gegenwƤrtig an der TREVISIO Studie und der CATALYST Studie der Firma ABBOTT (Hersteller der Amplatzer Verschlussysteme) teil. Die Institution des Autors erhƤlt Forschungsgelder von folgenden Firmen: ABBOTT, Astra Zeneca, Biotronik, Biosensors, Boston Scientific, Cardinal, Fumedica, Medtronic, Terumo.

ā—† Bei Patienten mit kryptogenem Schlaganfall soll nach sorgfƤltiger neurologischer und kardiologischer AbklƤrung zum Ausschluss von anderen Ursachen ein Foramen ovale apertum gesucht werden.
ā—† Bei Vorliegen eines PFO ist es in einem hohen Prozentsatz ursƤchlich für den Schlaganfall.
ā—† Der perkutane PFO Verschluss ist der alleinigen medikamentƶsen Therapie als SekundƤrprƤvention beim kryptogenen Schlaganfall und PFO überlegen.
ā—† Die Kombination PFO Verschluss und lƤngerdauernde anti-thrombotische Therapie verhindert erneute SchlaganfƤlle am sichersten.

Messages Ć  retenir
ā—†Chez les patients victimes d’un accident vasculaire cĆ©rĆ©bral cryptogĆØnique, aprĆØs une une clarification cardiologique, il faut chercher un foramen ovale apertum pour en exclure d’autres causes.
ā—† En prĆ©sence d’un PFO, il est causal Ć  un pourcentage Ć©levĆ© pour l’accident vasculaire cĆ©rĆ©brale.
ā—† La fermeture percutanĆ©e du PFO est supĆ©rieure Ć  la seule thĆ©rapie mĆ©dicamenteuse en tant que prĆ©vention secondaire de l’ accident cĆ©rĆ©brovasculaire cryptogĆ©nique.
◆ La combinaison de la fermeture du PFO et de la thérapie antithrombotique de longue durée est le moyen le plus sûr de prévenir de nouveaux accidents vasculaires cérébraux.

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Un nouvel espoir pour le patient polyvasculaire

Deux grandes Ć©tudes rĆ©centes, COMPASS et VOYAGER PAD ont montrĆ© un potentiel dā€™ā€ŠamĆ©liorer le pronostic de lā€™ā€ŠartĆ©riopathie, une des causes principales de mortalitĆ© et morbiditĆ© des pays industrialisĆ©s. La combinaison dā€™ā€Šune faible posologie de Rivaroxaban avec aspirine, nommĆ©e « double pathway inhibition » (DPI) permet de diminuer les Ć©vĆ©nements cardiovasculaires. Lā€™ā€Šā€Šaugmentation du risque hĆ©morragique est compensĆ©e par le bĆ©nĆ©fice chez des patients sĆ©lectionnĆ©s en respectant les contre-indications.

Zwei bedeutende Studien aus jüngster Zeit, COMPASS und VOYAGER PAD, haben ein Potenzial zur Verbesserung der Prognose der Atherosklerose, einer der Hauptursachen für MortalitƤt und MorbiditƤt in den IndustrielƤndern, aufgezeigt. Die Kombination einer niedrigen Dosis Rivaroxaban mit Aspirin, bekannt als « Doppelweginhibition » (DPI), reduziert kardiovaskulƤre Ereignisse. Das erhƶhte Blutungsrisiko wird durch den Nutzen ausgeglichen bei Patienten, die unter Berücksichtigung der Kontraindikationen ausgewƤhlt wurden.

Vignette clinique:

Un homme de 64 ans, avec artĆ©riopathie pĆ©riphĆ©rique chronique des membres infĆ©rieurs et cardiopathie ischĆ©mique stable, vient au contrĆ“le 3 mois aprĆØs thrombendartĆ©riectomie fĆ©morale. Lā€™ā€Šintervention a amĆ©liorĆ© sa distance de marche (actuellement stade IIB selon Fontaine) et les lĆ©sions artĆ©rielles sont stables (occlusion chronique des deux artĆØres fĆ©morales superficielles collatĆ©ralisĆ©es) toutefois, lā€™ā€Šindex de pression cheville/bras (Ankle brachial index) a baissĆ© depuis le dernier contrĆ“le. Vous proposez un sevrage du tabac, dā€™ā€Šadapter le traitement hypolipĆ©miant en raison dā€™ā€Šun LDL-cholestĆ©rol Ć  3.6 mmol/L, un exercice physique rĆ©gulier et vous vous questionnez sur lā€™ā€Šindication dā€™ā€Šun traitement par Rivaroxaban 2 x 2.5 mg en plus de 100 mg dā€™ā€Šacide acĆ©tylsalicylique (AAS).

Lā€™ā€ŠartĆ©riopathie des lits vasculaires coronariens, cĆ©rĆ©braux et pĆ©riphĆ©riques demeure une des causes principales de mortalitĆ© et de morbiditĆ© des pays industrialisĆ©s. Lā€™ā€ŠĆ©tiologie principale de la maladie cardiovasculaire (CV) est lā€™ā€ŠathĆ©romatose. Une occlusion artĆ©rielle est souvent dĆ©clenchĆ©e par une rupture de plaque avec formation de thrombus (1). Lā€™ā€ŠantiagrĆ©gation, bien Ć©tablie dans la prĆ©vention secondaire, nā€™ā€Šest que partiellement efficace. Selon le registre REACH, 12 % des patients sous traitement optimal subissent un Ć©vĆ©nement CV majeur (MACE : major adverse cardiac event) sur 3 ans (2). Une atteinte polyvasculaire augmente la mortalitĆ© de 4.7 Ć  8.8 % et les MACE de 10.5 Ć  17.9 %. En recherche de meilleurs traitements pour ces patients Ć  haut risque, la combinaison dā€™ā€Šune anticoagulation et antiagrĆ©gation a Ć©tĆ© investiguĆ©e. La combinaison dā€™ā€Šantagonistes de la vitamine K avec AAS diminue les occlusions artĆ©rielles aprĆØs infarctus du myocarde ou syndrome coronarien aigu (3) et lors dā€™ā€ŠartĆ©riopathie pĆ©riphĆ©rique (4), mais le haut risque hĆ©morragique la rend obsolĆØte. Lā€™ā€ŠarrivĆ©e des nouveaux anticoagulants directs avec un profil de sĆ©curitĆ© favorable a relancĆ© la question du traitement combinĆ©. Un traitement combinĆ© innovant par rivaroxaban en posologie rĆ©duite Ć  2 x 2.5 mg/jour plus AAS, nommĆ© « double pathway inhibition » (DPI) a montrĆ© une efficacitĆ© et sĆ©curitĆ© favorables dans une Ć©tude pilote (5), et a ensuite Ć©tĆ© comparĆ© Ć  lā€™ā€ŠAAS dans deux grandes Ć©tudes prospectives (COMPASS, VOYAGER PAD).

Etude COMPASS

Cette grande Ć©tude multicentrique (n = 27395) a Ć©valuĆ© le traitement DPI comparĆ© Ć  lā€™ā€ŠAAS seul dans lā€™ā€ŠartĆ©riopathie coronarienne, pĆ©riphĆ©rique ou prĆ©cĆ©rĆ©brale stable. Elle a Ć©tĆ© terminĆ©e prĆ©cocement en raison dā€™ā€Šune supĆ©rioritĆ© claire de la DPI (6). La rĆ©duction relative du risque Ć©tait de 18 % pour la mortalitĆ© et de 24 % (ARR 1.3 %, NNT 77) pour les Ć©vĆ©nements cardiovasculaires majeurs. Le bĆ©nĆ©fice Ć©tait encore plus marquĆ© en cas dā€™ā€ŠartĆ©riopathie pĆ©riphĆ©rique (ARR 2 % et NNT 50) et dā€™ā€Šatteinte polyvasculaire (tableau 1). Le traitement combinĆ© augmente lĆ©gĆØrement les hĆ©morragies majeures (3.1 % vs 1.9 pour AAS), mais pas les hĆ©morragies fatales et intracrĆ¢niennes.
MĆŖme si ces rĆ©sultats montrent un potentiel trĆØs important, cette Ć©tude a quelques limitations. Les patients sous double antiagrĆ©gation ou avec risque hĆ©morragique Ć©levĆ© ont Ć©tĆ© exclus. La population sĆ©lectionnĆ©e dā€™ā€Šune Ć©tude ne correspond que partiellement Ć  la rĆ©alitĆ©, raison pour laquelle il faut encore attendre lā€™ā€ŠexpĆ©rience en conditions rĆ©elles. Lā€™ā€Šinterruption prĆ©coce dā€™ā€Šune Ć©tude a pour risque une surestimation des bĆ©nĆ©fices du traitement, et il faut mentionner que > 50 % des patients de lā€™ā€ŠĆ©tude COMPASS ont Ć©tĆ© sous IPP. De plus, les femmes Ć©taient faiblement reprĆ©sentĆ©es (22%) dans cette Ć©tude.
Cependant, malgrĆ© ces limitations, lā€™ā€ŠĆ©tude COMPASS reprĆ©sente un progrĆØs important, surtout pour les patients polyvasculaires. Les sous-groupes avec cardiopathie ischĆ©mique, artĆ©riopathie pĆ©riphĆ©rique ont Ć©tĆ© analysĆ©s sĆ©parĆ©ment, les rĆ©sultats sont exposĆ©s ci-dessous :

Cardiopathie ischƩmique

Chez les 90 % des patients de COMPASS avec cardiopathie ischĆ©mique, le risque combinĆ© dā€™ā€ŠAVC, infarctus myocardique et de mort cardiovasculaire a diminuĆ© de 6 Ć  4 % sous DPI (RRR 26 %, ARR 2 %). La mortalitĆ© a diminuĆ© de 4 Ć  3 % (RRR 25 %, ARR 1 %, significatif). Cependant, le taux dā€™ā€ŠhĆ©morragies majeures, majoritairement digestives, a augmentĆ© de 2 Ć  3 %, la probabilitĆ© dā€™ā€ŠhĆ©morragie intracrĆ¢nienne Ć©tant restĆ©e inchangĆ©e (7). Le bĆ©nĆ©fice clinique net, rĆ©sumant bĆ©nĆ©fices et risques, montre une amĆ©lioration relative de 17 % et absolue de 1 % sous DPI, suggĆ©rant que le problĆØme dā€™ā€ŠhĆ©morragies est bien compensĆ© par les bĆ©nĆ©fices. Il faut traiter 72 patients pour Ć©viter un MACE, et 105 pour Ć©viter une mort (number needed to treat : NNT). On attend une hĆ©morragie fatale ou dans un organe essentiel pour 471 patients traitĆ©s (Number needed to harm : NNH). Le bĆ©nĆ©fice est indĆ©pendant du temps Ć©coulĆ© depuis lā€™ā€Šinfarctus myocardique, et le risque hĆ©morragique est plus important durant la premiĆØre annĆ©e de traitement. Les patients > 75 ans ou aprĆØs pontage aortocoronarien (8) profitent moins de la DPI. Comme lā€™ā€ŠĆ©tude COMPASS a exclu des patients avec insuffisance cardiaque avec fraction dā€™ā€ŠĆ©jection < 30 %, les rĆ©sultats ne sont pas valables pour ce groupe.

ArtƩriopathie pƩriphƩrique

Le sous-groupe de COMPASS avec artĆ©riopathie pĆ©riphĆ©rique (n = 7470) montre une diminution de MACE de 7 Ć  5 % (RRR 28 %, ARR 2 %) sous DPI (9). La mortalitĆ© reste inchangĆ©e. Mais le rĆ©sultat le plus intĆ©ressant est une diminution de presque 50 % du taux dā€™ā€ŠĆ©vĆ©nements majeurs de membre et des amputations (major adverse limb events : MALE). Lā€™ā€ŠischĆ©mie critique dā€™ā€Šun membre est liĆ©e Ć  une charge thrombotique importante (10), ce qui pourrait expliquer le bĆ©nĆ©fice majeur dans ce sous-groupe de patients.

Etude VOYAGER PAD

Cette deuxiĆØme grande Ć©tude (n = 6564) a Ć©valuĆ© sur 3 ans le bĆ©nĆ©fice de la DPI comparĆ© Ć  lā€™ā€ŠAAS seul dans lā€™ā€ŠartĆ©riopathie pĆ©riphĆ©rique aprĆØs intervention vasculaire avec administration possible de Clopidogrel (51 % de patients) jusquā€™ā€ŠĆ  6 mois (11).Ā  Lā€™ā€Šobjectif primaire Ć©tait la diminution dā€™ā€ŠischĆ©mie critique dā€™ā€Šun membre, amputation majeure pour indication vasculaire, infarctus du myocarde, accident vasculaire cĆ©rĆ©brale (AVC) ischĆ©mique et mortalitĆ© cardiovasculaire. Sous AAS en monothĆ©rapie, un de ces Ć©vĆ©nements est survenu chez presque 20 % des patients. La DPI a diminuĆ© le risque de MACE/MALE de 15 % (ARR 2.6 %), et de 32 % (ARR 2.2 %) pour les ischĆ©mies aigues. Les courbes des deux groupes se sĆ©parent progressivement Ć  partir de 3 mois aprĆØs intervention.Ā  La DPI nā€™ā€Šaugmente pas les hĆ©morragies majeures selon les critĆØres TIMI, mais les augmente selon ceux, plus strictes, de lā€™ā€ŠISTH (de 3.08 Ć  4.3 %), sans effet toutefois sur les hĆ©morragies fatales et intracrĆ¢niennes. Sur 12 mois et 10000 patients, la DPI prĆ©vient un MALE/MACE chez 181 patients, et provoque 29 hĆ©morragies majeures, montrant un rapport bĆ©nĆ©fice-risque favorable.
Une limitation de cette Ć©tude est lā€™ā€Šinterruption prĆ©coce du traitement de 14 % des patients du groupe DPI, ce qui pourrait avoir attĆ©nuĆ© lā€™ā€Šeffet de ce traitement en raison de lā€™ā€Šanalyse « intention to treat ».

Conclusions

Pour conclure, les deux Ć©tudes COMPASS et VOYAGER PAD montrent que la DPI est un progrĆØs important dans le suivi de patients polyvasculaires et avec artĆ©riopathie pĆ©riphĆ©rique avec faible risque hĆ©morragique. Pour lā€™ā€Šinstant, le Rivaroxaban est le seul des anticoagulants oraux directs avec ce bĆ©nĆ©fice pronostique dĆ©montrĆ©.
Ces deux Ć©tudes pourraient modifier les recommandations. La dĆ©cision de prescrire la DPI Ć  un patient doit ĆŖtre individualisĆ©e et dĆ©pendre du risque ischĆ©mique et hĆ©morragique, de la fonction rĆ©nale et du potentiel dā€™ā€Šinteractions mĆ©dicamenteuses (Fig. 2).

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Dr Andreas Erdmann

FMH MƩdecine Interne / Angiologie
groupe romand dā€™ā€ŠĆ©chographie clinique GREC/SGUM
Service dā€™ā€Šangiologie CHUV
Mont Paisible 18
1011 Lausanne

andreas.erdmann@chuv.ch

Lā€™ā€Šauteur ne dĆ©clare aucun conflit dā€™ā€ŠintĆ©rĆŖts.

ā—† Die Entwicklung der DPI ist ein wichtiger Schritt zur Verbesserung der Prognose von polyvaskulƤren Patienten.
ā—† Patienten mit peripherer arterieller Verschlusskrankheit werden am meisten profitieren.
ā—† Die Beachtung von Kontraindikationen und potenziellen Wechselwirkungen ist von wesentlicher Bedeutung.

Messages Ć  retenir
◆ Le développement de la DPI est une étape importante pour améliorer le pronostic des patients polyvasculaires
◆ Les patients avec artériopathie périphérique en bénéficieront le plus
ā—† Le respect des contre-indications et potentielles interactions est essentiel

 

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Cardio & Metabolic Update

En raison de la pandĆ©mie de Covid-19 le cours de formation continue Cardio & Metabolic Update pour les cabinets mĆ©dicaux a eu lieu en ligne le soir du 16 septembre 2020. L’Ć©vĆ©nement Ć©tait soutenu par les entreprises Amgen et Bayer et rĆ©alisĆ© par la maison Medworld AG. Il portait sur les nouvelles lignes de direction pour la gestion du cholestĆ©rol (premiĆØre partie) et sur les antithrombotiques (deuxiĆØme partie).

Update – Traitement du cholesterĆ©rolā€Š: les recomman-dations de lā€™ā€ŠESC/EAS concernant la dyslipidĆ©mie

Les maladies cardiovasculaires en gĆ©nĆ©ral et cela concerne les accidents cĆ©rĆ©braux vasculaires hĆ©morragiques et les infarctus, causent environ 50 milles morts par jour sur la planĆØte entiĆØre et en Suisse Ć©galement dans la population adulte cā€™ā€Šā€Šest la principale cause de morbiditĆ© et de mortalitĆ©. Mais heureusement en Suisse depuis environ 30 Ć  40 ans on meurt moins de maladies cardiovasculaires soulignait le Pr Dr mĆ©d FranƧois Mach, mĆ©decin-chef du Service de Cardiologie des HĆ“pitaux Universitaires de GenĆØve. La plupart de ces personnes ne dĆ©cĆØdent pas. Ils vont vivre avec des pathologies cardiovasculaires notamment p.e. lā€™ā€Šinsuffisance cardiaque.

L’athĆ©rosclĆ©rose – la maladie sous-jacente

Lā€™ā€ŠathĆ©rosclĆ©rose commence parfois trĆØs tĆ“t dans la vie, bien avant que cela peut provoquer des symptĆ“mes ou des Ć©vĆØnements de type mort subite, tachycardie ou infarctus du myocarde. Lā€™ā€ŠathĆ©rosclĆ©rose se manifeste sous forme de plaques qui rĆ©trĆ©cissent le diamĆØtre du vaisseau. Un rĆ©trĆ©cissement Ć  lā€™ā€ŠintĆ©rieur du vaisseau peut se transformer tout dā€™ā€Šun coup pour des raisons de stress et autres en une rupture de la plaque. Ce qui a mis des annĆ©es pour se former peut se transformer en quelques secondes en un Ć©vĆØnement fatal. Lā€™ā€ŠathĆ©rosclĆ©rose est multifactorielle. Le principal facteur de risque est lā€™ā€ŠĆ¢ge, notamment le diabĆØte est important ainsi que lā€™ā€Šhypertension artĆ©rielle, le tabagisme, la sĆ©dentaritĆ© et bien sur le cholestĆ©rol. Sā€™ā€Šil y avait un panier dans lequel on devrait mettre ses Ć©conomies cā€™ā€Šest clairement la sĆ©dentaritĆ©, soulignait lā€™ā€Šorateur. Plus les gens bougent, mieux est leur pression artĆ©rielle, mieux est leur glycĆ©mie, en gĆ©nĆ©ral ils fument moins ou ils ne fument plus et leur cholestĆ©rol est meilleur. Le fait de bouger plus est clairement le facteur de risque qui pourrait permettre de diminuer les autres facteurs de risque cardiovasculaire. On va parler uniquement du cholestĆ©rol LDL. En ce qui concerne le HDL il nā€™ā€Šy a aucune molĆ©cule sur le marchĆ© qui augmente le HDL et ainsi diminue les Ć©vĆ©nements cardiovasculaires. On sait que si on cesse de fumer le HDL augmente, si on bouge plus le HDL augmente, si on mange mieux le HDL augmente. Il faut mesurer cette molĆ©cule et plus cā€™ā€Šest haut, mieux cā€™ā€Šest. Le cholestĆ©rol nā€™ā€Šest pas une poison. Il fait partie des substances fondamentales de lā€™ā€Šorganisme et cā€™ā€Šest un composĆ© de tous les tissus. Il est important en tant quā€™ā€ŠĆ©lĆ©ment de la membrane cellulaire, il est une substance de base pour les acides biliaires, qui sont importants pour la digestion de certains aliments, il est important pour la synthĆØse de la vitamine D et pour des hormones comme les oestrogĆØnes et le testostĆ©rone. Le but ce nā€™ā€Šest que de baisser le cholestĆ©rol qui circule dans le sang.

Le cholestĆ©rol LDL est directement responsable de l’athĆ©rothromobose

DiffĆ©rentes espĆØces animales et mĆŖme lā€™ā€Šhomo sapiens lors de sa naissance ont des valeurs basses de cholestĆ©rol LDL (LDL-C), qui se situent aux alentours de 1.2 Ć  1.4mmol/l. Pendant la vie ces valeurs augmentent probablement liĆ©es Ć  la qualitĆ© de vie. Plus les artĆØres sont exposĆ©es Ć  des valeurs Ć©levĆ©es de cholestĆ©rol, plus on a un risque cardiovasculaire. La baisse du cholestĆ©rol diminue le risque cardiovasculaire. Ceci a Ć©tĆ© dĆ©montrĆ© par des Ć©tudes cliniques avec des mĆ©dicaments, qui duraient environ quatre Ć  six ans, par des Ć©tudes de cohortes prospectives dā€™ā€Šune durĆ©e dā€™ā€Šenviron douze ans et par des Ć©tudes de gĆ©nĆ©tique mendĆ©lienne qui duraient jusquā€™ā€ŠĆ  cinquante ans. Toutes ces Ć©tudes montraient que si on baisse le LDL-C on baisse le risque dā€™ā€Šaccidents cardiovasculaires et que la durĆ©e de lā€™ā€Šexposition Ć  un LDL augmentĆ© avait un effet immense sur le risque dā€™ā€ŠĆ©vĆ©nements, un peu comme les paquets de cigarettes fumĆ©s par annĆ©e (1). Le mĆŖme groupe a montrĆ© que baisse de LDL-C de 1 mmol/l et la baisse concomitante de la pression systolique permet de baisser le risque relatif dā€™ā€ŠĆ©vĆØnement cardiovasculaire durant la vie dā€™ā€Šenviron 78 % et le risque de mortalitĆ© cardiovasculaire dā€™ā€Šenviron 60 % (2). Ce sont des modĆ©lisations. Une des principales nouvelles est que le LDL-C qui circule dans le sang est directement causale pour les maladies du type athĆ©rothrombose. MĆŖme le tabac nā€™ā€Šest pas directement causal pour le cancer du poumon.

Les nouvelles guidelines de lā€™ā€ŠESC/EAS (3)

Trois principes ont dirigĆ© les auteurs de ces nouvelles guidelines, dont lā€™ā€Šorateur faisait partie :

  • Les Ć©tudes cliniques indiquent que le risque relatif est directement proportionnel Ć  la rĆ©duction absolue en LDL-C.
  • Plus cā€™ā€Šest bas, mieux cā€™ā€Šestā€Š: lā€™ā€Šabaissement de LDL-C avec des statines, lā€™ā€ŠĆ©zĆ©timibe et avec les inhibiteurs de PCSK9 est sĆ»r et efficace jusquā€™ā€ŠĆ  moins de 1.4mmol/l.
  • Lā€™ā€ŠintensitĆ© de la baisse et les nouvelles valeurs cibles dĆ©pendent du risque cardiovasculaire, et ce risque est indĆ©pendant de la cause de ce risque. On a redĆ©fini les diffĆ©rentes catĆ©gories de risque et en fonction de ces catĆ©gories on a dĆ©fini de nouvelles valeurs cibles.

Lā€™ā€Šorateur dĆ©finissait trois concepts pour le traitement hypolipĆ©miantā€Š:

  • dĆ©finir le risque cardiovasculaire (patients Ć  trĆØs haut risque)
  • dĆ©finir les valeurs cibles et les objectifs de LDL-C

  • choisir les meilleures stratĆ©gies de rĆ©duction des lipides

Il prĆ©sentait ensuite les nouvelles catĆ©gories de risque et les valeurs cibles correspondantes. Lā€™ā€Šessentiel de ces catĆ©gories et du risque cardiovasculaire correspondant et montrĆ© dans la figure 1 (3). Pour les patients Ć  trĆØs haut risque une rĆ©duction du LDLC dā€™ā€Šau moins 50 % par rapport aux valeurs initiales et une valeur cible de C-LDL de < 1,4 mmol/l sont recommandĆ©s en prĆ©vention secondaire (I/A) et en prĆ©vention primaire I/C).
Pour les personnes atteintes de FH Ć  trĆØs haut risque, les mĆŖmes recommandations doivent ĆŖtre envisagĆ©s (IIa/C). Pour les patients atteints dā€™ā€Šun ASCVD qui subissent un deuxiĆØme Ć©vĆ©nement vasculaire dans les 2 ans alors qu’ils suivent un traitement par statine Ć  tolĆ©rance maximale, des valeurs cibles de < 1,0 mmol/l peuvent ĆŖtre envisagĆ©es (IIb/B). Chez les patients Ć  haut risque, on recommande une rĆ©duction du LDL-C d’au moins 50 % par rapport au niveau de base et des valeurs cibles de LDL-C < 1,8 mmol/l (I/A). Si les objectifs ne sont pas atteints avec la dose maximale tolĆ©rĆ©e, il est recommandĆ© dā€™ā€Šassocier la statine Ć  l’Ć©zĆ©timibe (I/B). Pour la prĆ©vention secondaire, les patients Ć  trĆØs haut risque n’atteignant pas leur objectif avec une dose maximale tolĆ©rĆ©e de statine et de lā€™ā€ŠĆ©zĆ©timibe, une combinaison avec un inhibiteur de la PCSK9 est recommandĆ©e (I/A). Cela sā€™ā€Šapplique aussi en prĆ©vention primaire chez des personnes Ć  trĆØs haut risque, mais sans FH ((IIb/C). et pour les patients avec FH Ć  trĆØs haut risque qui n’atteignent pas leur objectif avec une dose maximale tolĆ©rĆ©e de statine et de lā€™ā€ŠĆ©zĆ©timibe (I/C). Si un rĆ©gime Ć  base de statines n’est tolĆ©rĆ© Ć  aucune dose (mĆŖme aprĆØs un challenge), lā€™ā€ŠĆ©zĆ©timibe doit ĆŖtre envisagĆ© (IIa/C).
Une comparaison des recommandations de l’ESC/EAS 2016 vs. 2019 est montrĆ©e dans la tabelle 1. Pour lā€™ā€Šapplication pratique, lā€™ā€ŠefficacitĆ© des diffĆ©rentes procĆ©dures de rĆ©duction des lipides peut ĆŖtre utile (tab. 2)ā€Š:

Anticorps monoclonaux contre PCSK9 et ƩvƩnements cardiovasculaires

Les Ć©tudes les plus rĆ©centes chez des patients Ć  trĆØs haut risque cardiovasculaire qui Ć©taient faites avec les inhibiteurs de PCSK9 lā€™ā€ŠĆ©volocumab et lā€™ā€Šalirocumab montraient que la rĆ©duction supplĆ©mentaire Ć  des niveaux trĆØs bas entraĆ®nait une rĆ©duction relative dā€™ā€ŠĆ©vĆ©nements cliniques supplĆ©mentaire statistiquement significative (15 % de rĆ©duction relative dā€™ā€ŠĆ©vĆ©nements cardiovasculaires) avec une sĆ»retĆ© excellente dans les deux Ć©tudes Fourier et Odyssey Outcomes (4, 5).
En tenant compte de ces rĆ©sultats les nouvelles guidelines recommandent dā€™ā€Šenvisager pour les patients avec syndrome coronarien aigu (SCA) dont les taux de LDL-C ne sont pas conformes aux objectifs bien quā€™ā€Šils prennent dĆ©jĆ  une statine Ć  une dose maximale tolĆ©rĆ©e et de lā€™ā€ŠĆ©zĆ©timibe, lā€™ā€Šajout dā€™ā€Šun inhibiteur de PCSK9 tĆ“t aprĆØs lā€™ā€ŠĆ©vĆ©nement (si possible pendant lā€™ā€Šhospitalisation pour le SCA) (IIa/C).

Evaluation du risque cardiovasculaire selon calculateur du GSLA

Pour lā€™ā€ŠĆ©valuation du risque cardiovasculaire lā€™ā€Šorateur a recommandĆ© le calculateur de risque du GSLA. Il a Ć©galement mentionnĆ© la nouvelle version 2020 du Pocket Guide Ā« PrĆ©vention de lā€™ā€ŠathĆ©rosclĆ©rose Ā» disponible chez Medworld AG.

HypercholestƩrolƩmie familiale

Lā€™ā€ŠhypercholestĆ©rolĆ©mie familiale (FH) se manifeste Ć  une frĆ©quence trĆØs Ć©levĆ©e (1ā€Š: 200 Ć  1ā€Š: 500). Le diagnostic peut se faire par les critĆØres de la FH des cliniques de lipides nĆ©erlandaises qui sont basĆ©s sur lā€™ā€ŠanamnĆØse familiale, lā€™ā€ŠanamnĆØse clinique, lā€™ā€Šexamen physique et le niveau de LDL-C. FH est gravement sous-diagnostiquĆ©e, aussi en Suisse. La survie cumulative de FH traitĆ©e avec statines se situe dans les 80 % aprĆØs 12 ans, alors quā€™ā€Šelle nā€™ā€Šest que 40 % sans traitement par statines.

Lā€™ā€Šorateur a conclu sa prĆ©sentation avec un concept moderne dā€™ā€Šune stratĆ©gie de la rĆ©duction des lipides pour diminuer les maladies cardiovasculaires

  • Changement de concept Iā€Š: commencer tĆ“t
  • Lā€™ā€Š exposition plus basse aux lipides permet d’Ć©viter la formation de lĆ©sions
  • Changement de concept IIā€Š: traiter (beaucoup plus) agressivement
  • De lā€™ā€Šobjectif souhaitable Ć  « l’Ć©limination du LDL-C dans le sang ».
  • Changement de concept IIIā€Š: utiliser des stratĆ©gies combinĆ©es
  • La baisse du LDL-C induite par la statine + lā€™ā€ŠĆ©zĆ©timibe (+/- un PCSK9mAb) rĆ©duit le risque cardiovasculaire
Prof. Dr. Dr. h.c. Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

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disease. 1. Evidence from genetic, epidemiologic, and clinical studies. A consensus statement from the European Atherosclerosis Society Consensus Panel.
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Onko-Kardiologie

Das noch junge und sehr dynamische Gebiet der Onko-Kardiologie hat sich in den letzten Jahren als SubspezialitƤt der Kardiologie etabliert. WƤhrend der Fokus zu Beginn vorwiegend auf der KardiotoxizitƤt klassischer Chemotherapien wie der Anthrazykline lag, hat sich das Gebiet stark weiterentwickelt und auf sƤmtliche Schnittstellen der Onkologie und der kardiovaskulƤren Medizin ausgeweitet.

Le domaine encore jeune et trĆØs dynamique de l’ā€Šonco-cardiologie s’ā€Šest imposĆ© comme une sous-spĆ©cialitĆ© de la cardiologie ces derniĆØres annĆ©es. Alors qu’ā€Šau dĆ©part, l’ā€Šaccent Ć©tait principalement mis sur la cardiotoxicitĆ© des chimiothĆ©rapies classiques telles que les anthracyclines, le domaine s’ā€Šā€Šest considĆ©rablement dĆ©veloppĆ© et s’ā€Šest Ć©tendu pour inclure toutes les interfaces entre l’ā€Šoncologie et la mĆ©decine cardiovasculaire.

Dies widerspiegelt sich in der sogenannten «Multiple Hit» Hypothese (1), gemäss derer die Tumor-assoziierte kardiale (und vaskuläre) Schädigung aus sequentiellen kumulativen Belastungen resultiert, die schon vor der Tumordiagnose ihren Ursprung nehmen (Abb. 1). Dabei ist die «kardiovaskuläre Reserve» vor Beginn der Tumortherapie eine wichtige Determinante. Diese kann durch genetische Faktoren sowie vorbestehende Risikofaktoren und Vorerkrankungen limitiert sein. Hinzu kommen die zusätzlichen Risiken, wie die Tumorerkrankung selber, deren Therapie («major hit») sowie die Progredienz vorbestehender und erworbener Schädigungen.

Gemeinsame Risikofaktoren und pathophysiologische Überlappungen

Nicht nur Nebenwirkungen von Tumortherapien, sondern auch gemeinsame Risikofaktoren für onkologische und kardiovaskuläre Erkrankungen sowie pathophysiologische Mechanismen tragen dazu bei, dass Tumorpatienten gehäuft an kardiovaskulären Erkrankungen leiden (2). Dabei fallen sowohl modifizierbare als auch nicht-modifizierbare Faktoren (z.B. Alter, Geschlecht, genetische Prädisposition) ins Gewicht. Unter den modifizierbaren Risikofaktoren finden sich die klassischen Life-Style Faktoren wie Nikotinabusus, Adipositas und Bewegungsmangel, sowie Dyslipidämie, Diabetes und Hypertonie. Hinzukommen «neue» Risikofaktoren, wie z.B. die klonale Hämatopoiese. Ihnen gemeinsam ist ein systemischer inflammatorischer Zustand, der sowohl Entstehung und Wachstum von Tumoren als auch die Entwicklung kardiovaskulärer Erkrankungen wie Atherosklerose und Herzinsuffizienz fördert und der von beiden Erkrankungen weiter propagiert wird. Dieses Bewusstsein hilft in der interdisziplinären Risikostratifizierung und Behandlung von Tumorpatienten und hat zur Idee von strukturierten gemeinsamen Screen-ing- und Präventions-Programmen geführt. So könnte zum Beispiel anlässlich einer CT-Untersuchung des Thorax im Rahmen eines Lungenkarzinom-Screenings in einer Risikopopulation zugleich der koronare Calcium-Score bestimmt werden (2).

KardiovaskulƤre ToxizitƤt «klassischer» Chemotherapien

Von den klassischen, kardiotoxischen Chemotherapien nach wie vor regelmƤssig eingesetzt werden Anthrazykline (Doxorubicin, Daunorubicin, Epirubicin, Idarubicin und Mitoxantron) sowie alkylierende Substanzen (Cyclophosphamid und Ifosfamid). Anthrazykline kommen vorwiegend in der Behandlung von Lymphomen, akuten LeukƤmien, Sarkomen und dem Mammakarzinom zur Anwendung. Die Anthrazyklin-assoziierte kardiale Dysfunktion zeigt eine AbhƤngigkeit von der kumulativen Dosis und steigt bei > 400 mg/m2 Doxorubicin exponentiell von ca. 5% auf > 26% an (3). Allerdings kƶnnen bereits niedrigere Dosen kardiotoxisch sein, insbesondere wenn im juvenilen oder jungen Adoleszenzalter verabreicht (> 250 mgā€Š/ā€Šm2). Als diagnostisch für eine KardiotoxizitƤt gilt eine Abnahme der linksventrikulƤren Auswurffraktion (LVEF) um mehr als 10 Prozentpunkte unter den Normwert (53% gemƤss Definition der Echokardiographie-Gesellschaften) (4). Heutzutage kƶnnen mit Hilfe eines engmaschigen Monitorings mittels hoch-sensitiver Troponine sowie Speckle-Tracking Echokardiographie mit Strain-Messung (globaler longitudinaler Strain, GLS) bereits subklinische Formen der ToxizitƤt erkannt werden, die eine frühzeitige Prophylaxe bzw. Behandlung ermƶglichen. Dabei werden ACE-Hemmer (oder Angiotensin Rezeptor Blocker (ARB)) und Beta-Blocker eingesetzt (5). Ein mƶglicher Therapiealgorithmus ist in Abbildung 2 wiedergegeben (aktueller Algorithmus des UniversitƤtsspitals Basel). Nach Anthrazyklin-haltiger Chemotherapie sollten die Patienten lebenslang, bei normalen Befunden und wenn asymptomatisch z.B. alle 5 Jahre, nachkontrolliert werden, um auch die spƤt auftretenden Kardiomyopathien nicht zu verpassen. Kardiale Dysfunktion und Kardiomyopathien werden auch in Zusammenhang mit Cyclophosphamid und Ifosfamid beobachtet, welche oft in Kombination mit Anthrazyklinen und in hohen Dosen (z.B. vor Stammzell-Transplantation) verabreicht werden (6). Im Gegensatz zu den Anthrazyklinen tritt diese ToxizitƤt in aller Regel jedoch zeitnah zur Verabreichung auf. Auch diese Patienten bedürfen einem entsprechenden kardialen Monitoring.
Ebenfalls zu den klassischen Chemotherapien gehören die Fluoropyrimidine (5-FU) und die Platinderivate. Beide Substanzklassen können ein akutes Koronarsyndrom auslösen, wenn auch über unterschiedliche Mechanismen. 5-FU führt vorwiegend zu Vasospasmen, welche mit Nitraten und Calcium-Antagonisten therapeutisch angegangen werden können (7). Allerdings können auch Endothel-Schädigungen auftreten. Eine genetische Testung auf Mutationen der Dihydropyrimidin-Dehydrogenase erlaubt die Identifikation von Patienten, die aufgrund eines verminderten Metabolismus von 5-FU ein hohes Risiko für eine Toxizität aufweisen. Platine führen vorwiegend zu Endothelschäden und können über prothrombotische Mechanismen zu einer Gefässokklusion führen (8).

Kardiale Dysfunktion unter Her2-gerichteten Therapien

Anders als die Anthrazyklin-induzierte Kardiotoxizität ist die kardiale Dysfunktion unter Her2-gerichteten Therapien (Trastuzumab, Pertuzumab), die vorwiegend beim Mamma-Karzinom zum Einsatz kommen, mehrheitlich funktionell und nicht strukturell bedingt. Diese Toxizität zeigt eine hohe Reversibilität (bis zu 80%) nach Absetzen der Therapie, allerdings werden auch irreversible Formen beobachtet (9). Während eine Abnahme der LVEF früher oft zu einem Therapieabbruch geführt hat, haben neuere Studien gezeigt, dass kardiale Ereignisse bei asymptomatischen Patientinnen mit eingeschränkter LVEF von 40-49% lediglich bei ca. 10% vorkommen (10). Voraussetzung für eine Fortführung der Therapie bei asymptomatischen Patientinnen mit eingeschränkter LVEF ist allerdings eine engmaschige kardiologische Betreuung und eine adäquate Herzinsuffi-zienztherapie mit ACE-Hemmer/ARB und Betablocker.

Tyrosinkinase-Inhibitoren

Nennenswert sind auch kardiovaskuläre Nebenwirkungen in Zusammenhang mit Tyrosinkinase-Inhibitoren. Erwähnenswert dabei ist insbesondere die arterielle Hypertonie unter Inhibitoren des Vascular Endothelial Growth Factor (Rezeptor) VEGF(R) Signalwegs (11). Diese Hypertonien können schwerwiegend sein, und zu Komplikationen oder einem Behandlungsabbruch führen. Therapeutisch sollte aus nephroprotektiven Überlegungen auf jeden Fall ein ACE-Hemmer oder ARB verabreicht werden. Die Hypertonie lässt sich vorwiegend durch Calcium-Antagonisten vom Nicht-Dihydropyridin-Typ sowie vasodilatierende Betablocker behandeln (12). Vorsicht ist geboten bei Dosisreduktionen des VEGF(R)-Inhibitors oder Therapie-freien Intervallen, da dies zu schweren Rebound-Hypotonien führen kann. In diesem Fall muss die antihypertensive Therapie rasch deeskaliert oder abgesetzt werden. VEGF(R)-Inhibitoren erhöhen zudem das thrombo-embolische Risiko (13) und können ebenfalls zu kardialer Dysfunktion und Herzinsuffizienz führen (14). Auch andere Tyrosinkinase-Inhibitoren können mit signifikanten kardialen und vaskulären Nebenwirkungen einhergehen. Tyrosinkinase-Inhibitoren gehören ferner zu denjenigen Substanzen, die eine Verlängerung der korrigierten QT-Zeit hervorrufen können. Auch wenn diese nur sehr selten zu fatalen Arrhythmien führt, sollten regelmässige EKG Kontrollen durchgeführt und die onkologische oder Begleitmedikation bei Bedarf angepasst werden (15). Eine Liste der QT-Zeit verlängernden Medikamente, die regelmässig aktualisiert wird, kann unter www.crediblemeds.org gefunden werden.

Immuncheckpoint-Inhibitoren und neue Herausforderungen

Neue Herausforderungen haben sich durch den erfolgreichen Einsatz von Immuncheckpoint-Inhibitoren (ICI) ergeben. ICI sind Antikƶrper, die gegen sogenannte Checkpoints gerichtet sind, welche die Aktivierung von zytotoxischen T-Lymphozyten hemmen. Dies führt zu einer Aktivierung von T-Lymphozyten, die sich auch gegen kƶrpereigene Antigene richten und eine Vielzahl von immunvermittelten Nebenwirkungen verursachen kƶnnen. Im Falle von Kardiomyozyten kann dies zu teils schwerwiegenden Myokarditiden führen, die einen fatalen Ausgang haben kƶnnen (16). Auch hier ist das Monitoring von hoch-sensitiven Troponinen wichtig. Vor ICI-Therapie sollte ein EKG, eine Echokardiographie sowie eine Bestimmung der kardialen Biomarker durchgeführt werden, um einen verlƤsslichen Ausgangsbefund zu haben. Bei Verdacht auf eine ICI-induzierte Myokarditis sollte diese mittels Bildgebung (Herz-MRI), besser aber bioptisch gesichert und eine immunsuppressive Therapie mit hochdosierten Steroiden sowie bei eingeschrƤnkter LVEF eine Herzinsuffizienztherapie eingeleitet werden (17). Bei Non-Respondern kommen zusƤtzliche Immunsuppressiva zum Zuge. GefƤhrlich sind in diesem Zusammenhang die Rhythmusstƶrungen bzw. teils irreversiblen Blockbilder, die durch lymphozytƤre Infiltration und Ɩdem des Reizleitungssystems verursacht werden. Nebst der Myokarditis kƶnnen ICI zu Vaskulitiden u.a. der Koronararterien führen und ein akutes Koronarsyndrom hervorrufen. Auch Takotsubo-Kardiomyopathien wurden beschrieben (18).
Zahlreiche andere neuere Therapien wie z.B. Proteasom-Inhibitoren (Bortezomib, Carfilzomib) oder Immunomodulatoren (Lenalidomid), beide eingesetzt beim Multiplen Myelom bzw. letzteres auch beim myelodysplastischen Syndrom, können ebenfalls kardiovaskuläre Nebenwirkungen wie kardiale Dysfunktion (19-21) sowie thromboembolische Ereignisse inklusive akutes Koronarsyndrom zur Folge haben (22). Rasche Entwicklungen auf dem Gebiet der Onkologika führen zu einer kontinuierlich grossen Zahl an Neuzulassungen bzw. im Rahmen von Studien verabreichten neuen Substanzen und Substanzklassen. Dadurch werden kardiovaskuläre Nebenwirkungen bei onkologischen Patienten auch in Zukunft von Relevanz sein. Entsprechend sollen auch Patienten, die mit neuen Substanzen behandelt werden, engmaschig auf kardiovaskuläre Nebenwirkungen hin beobachtet werden. Um das Überleben von Tumorpatienten sowohl in Bezug auf die Tumorerkrankung als auch auf kardiovaskuläre Erkrankungen nachhaltig zu verbessern, ist eine enge interdisziplinäre und multiprofessionelle Zusammenarbeit unverzichtbar.

Copyright bei Aerzteverlag medinfo AG

Prof. Dr. med. Gabriela Kuster

Leiterin Kardio-Onkologie
Klinik für Kardiologie, Universitäres Herzzentrum
UniversitƤtsspital Basel
Petersgraben 4
4031 Basel

gabriela.kuster@usb.ch

Prof. Dr. med. Dr. phil. nat. Sacha Rothschild

Kantonsspital Baden
Zentrum für Onkologie & Hämatologie
Im Ergel 1
5404 Baden

sacha.rothschild@ksb.ch

Die Autorin hat in Zusammenhang mit diesem Artikel keine Interessenskonflikte deklariert.
Der Autor: Forschungsunterstützung durch AbbVie, Astra-Zeneca, BMS, Boehringer-Ingelheim, Merck. Honorare für Advisory Boards (Bezahlung an die Institution) von Astra-Zeneca, BMS, Boehringer-Ingelheim, Eisai, Eli Lilly, Merck, MSD, Novartis, Pfizer, Roche, Takeda. Honorare für Vorträge (Bezahlung an die Institution) von Astra-Zeneca, BMS, Boehringer-Ingelheim, MSD, Novartis, Roche. Bezahlung von Reisen und Kongressteilnahmen durch Amgen, Roche, BMS, MSD, AstraZeneca, Takeda, Boehringer-Ingelheim. Mitglied der Arzneimittelkommission des Bundesamtes für Gesundheit Schweiz und Mitglied des Vorstandes der Schweizerischen
Arbeitsgemeinschaft für Klinische Krebsforschung (SAKK).

  • Tumorpatienten haben bereits aufgrund ihrer Diagnose und unabhƤngig von der Tumortherapie ein erhƶhtes kardiovaskulƤres Risiko.
  • Herzinsuffizienz und kardiale Dysfunktion gehƶren zu den hƤufigen und prognostisch ungünstigsten Nebenwirkungen von Tumortherapien.
  • Durch kardiales Monitoring (hoch-sensitive Biomarker und Bildgebung) kann eine KardiotoxizitƤt frühzeitig erkannt und behandelt werden.
  • Bei den Nebenwirkungen der zielgerichteten (Ā«targetedĀ») Therapien sind an die VEGF(R)-Signal-Inhibitor-assoziierte Hypertonie (hƤufig und hartnƤckig) und die Immuncheckpoint-Inhibitor-assoziierte Myokarditis (potentiell gefƤhrlich) zu denken.
  • Die erfolgreiche Betreuung von Tumorpatienten setzt eine enge Zusammenarbeit zwischen Kardiologen und den für die Tumorbehandlung zustƤndigen Spezialisten der Onkologie, Radioonkologie und HƤmatologie voraus.

Messages Ć  retenir

  • Les patients atteints de tumeurs prĆ©sentent dĆ©jĆ  un risque cardiovasculaire accru en raison de leur diagnostic et indĆ©pendamment de la thĆ©rapie tumorale.
  • L’ā€Šinsuffisance cardiaque et le dysfonctionnement cardiaque sont parmi les effets secondaires les plus frĆ©quents et les plus dĆ©favorables au pronostic des thĆ©rapies tumorales.
  • La surveillance cardiaque (biomarqueurs et imagerie trĆØs sensibles) permet de dĆ©tecter et de traiter prĆ©cocement la cardiotoxicitĆ©.
  • Les effets secondaires des thĆ©rapies ciblĆ©es comprennent l’ā€Šhypertension associĆ©e Ć  l’ā€Šinhibiteur du signal VEGF(R) (frĆ©quente et persistante) et la myocardite associĆ©e Ć  l’ā€Šinhibiteur du checkpoint immunologique (potentiellement dangereuse).
  • La rĆ©ussite des soins aux patients atteints de tumeurs exige une coopĆ©ration Ć©troite entre les cardiologues et les spĆ©cialistes en oncologie, en radio-oncologie et en hĆ©matologie responsables du traitement des tumeurs.

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Wichtige kardiometabolische Themen für die Praxis

Bedingt durch die Covid-19 Pandemie fand das durch die Firmen Amgen und Bayer unterstützte Cardio-Metabolic Update Meeting als Videokonferenz statt. Die von Medworld AG organisierte Veranstaltung, die wegen der grossen Nachfrage mehrmals stattfand, war ein überaus grosser Erfolg dank hervorragender Referate, guter Themenauswahl und optimaler praktischer Durchführung.

Die beiden Referenten, Frau Prof. Dr. med. Isabella Sudano und Prof. Dr. med. Jan Steffel, beide Klinik für Kardiologie, USZ, stellten zwei extrem wichtige Themen für die Praxis vor, die durch Covid-19 etwas in den Hintergrund geraten sind, aber nach wie vor der häufigsten Todesursache zu Grunde liegen und deshalb grösste Aufmerksamkeit verdienen, wie Prof. Steffel eingangs betonte.

Der Bericht über das Update erfolgt in zwei Teilen. Beim folgenden Teil handelt es sich um das Update zur Cholesterintherapie.

Update Cholesterintherapie, neue ESC/EAS & AGLA DyslipidƤmie Guidelines

Personen, die mit hohem LDL-Cholesterin (LDL-C) geboren sind und diesen Werten über die ganze Lebensdauer ausgesetzt sind, weisen ein hohes kardiovaskuläres Risiko auf. Andrerseits haben Personen, die mit einem tiefen LDL-C geboren sind und diese tiefen Werte beibehalten, ein tiefes kardiovaskuläres Risiko, stellte Frau Prof. Dr. med. Isabella Sudano fest.
Prospektive Studien bestätigen den Einfluss der LDL-C auf das kardiovaskuläre Risiko, wobei diese Studien einen wesentlich kürzeren Zeitverlauf (etwa 12 Jahre) umspannen. Gleiches zeigen auch die klinischen Studien mit Medikamenten, die eine nochmals kürzere Zeitspanne von ca. 5 Jahren umfassen. Die Bedeutung der kumulativen LDL-C-Exposition wurde bislang noch zu wenig beachtet. Die Referentin zeigte, wie sich ein hohes LDL-C auf das Alter eines ersten klinischen Ereignisses auswirkt und wie sich dies durch die medikamentöse LDL-C-Senkung gut beeinflussen lässt. Die Atherosklerose ist aber ein komplexes Geschehen und beschränkt sich nicht auf LDL-C als alleinigen Risikofaktor, wie die Referentin betonte.

Die neuen ESC/EAS Guidelines

Die neuen Guidelines umfassen neue Definitionen der 4 kardiovaskulƤren Risikokategorien und neue Zielwerte. In die Kategorie sehr hohes kardiovaskulƤres Risiko gehƶren Patienten mit einem der folgenden Merkmale:

  • Dokumentierte ASCVD (atherosclerotic cardiovascular disease) klinisch oder eindeutig in der Bildgebung (inkl. Hirnschlag, TIA und periphere Verschlusskrankheit)
  • Diabetes mellitus mit Zielorganschaden oder mindestens drei Hauptrisikofaktoren oder frühbeginnender Typ 1 Diabetes langer Dauer (> 20 Jahre). Kumulative HbA1c-Erhƶhung erhƶht ebenfalls das kardiovaskulƤre Risiko
  • Schwere Nierenerkrankung (eGFR <30ml/min/1.73m2)
  • Ein berechneter ESC SCORE von ≄ 10% für das 10-Jahresrisiko eines tƶdlichen kardiovaskulƤren Ereignisses
  • FamiliƤre HypercholesterinƤmie (FH) mit ASCVD oder mit einem weiteren Hauptrisikofaktor.

Die Kategorie hohes kardiovaskulƤres Risiko beinhaltet Patienten mit starker Erhƶhung eines einzelnen Risikofaktors, Patienten mit FH ohne weitere Risikofaktoren, moderate Niereninsuffizienz, Diabetes mit einer Dauer von ≄10 Jahren ohne Endorganschaden und ohne weitere Risikofaktoren oder mit einem Risiko gemƤss ESC Score von ≄ 5% – < 10%.
In die Kategorie moderates Risiko fallen Patienten mit einem ESC Score ≄ 1und <5%, junge Patienten mit Typ 1 Diabetes (<35 Jahre), Typ 2 Diabetes < 50 Jahre mit einer Diabetesdauer über 10 Jahre ohne weitere Risikofaktoren.
Zur Kategorie niedriges Risiko gehƶren Personen mit einem ESC Score < 1%.
Wichtig sind neben dem Score die Risikomodifier, die das Risiko erhöhen oder senken. Dazu gehören Adipositas, geringe körperliche Aktivität, psychischer/sozialer Stress und vor allem eine familiäre Geschichte einer frühzeitigen koronaren Herzkrankheit.
Die Referentin hielt ferner fest, dass sich bei Vorhandensein eines einzelnen sehr stark ausgeprƤgten Risikofaktors (z.B. LDL-C > 4.9mmol/l) die Scoreberechnung erübrigt. Solche Patienten kƶnnen sogar ein niedriges berechnetes Risiko aufweisen, müssen aber trotzdem behandelt werden.
FH kann genetisch getestet werden, was in der Schweiz immer noch etwas schwierig ist. Sie kann aber auch klinisch erfasst werden mit dem Score der Dutch Lipid Clinics Network (Familienanamnese, persƶnliche Anamnese, LDL-C und persƶnliche Untersuchung, Xanthome und Xanthelasmen).
Die wichtigen Laborparameter sind LDL-C, HDL-C und die Triglyceride. Wenn die Triglyceride sehr hoch sind und LDL nicht bestimmbar ist, kann das Non HDL-C oder Apolipoprotein B bestimmt werden. Eine grosse Rolle spielt und wird inskünftig Lp(a) spielen.
Ferner gibt es eine grosse Diskussion über das Imaging, welches neu in den Guidelines erwähnt wird. Präsenz von Plaques und der CAC-Score können sicher bei der Bewertung des koronaren Risikos nützlich sein, es muss aber festgehalten werden, dass die Empfehlung bloss einen Evidenzgrad IIa/B hat. Neben dem LDL-C ist der Rauchstopp, die vermehrte körperliche Aktivität und eine gute Diabeteskontrolle zur Prävention sehr wichtig, wie auch die Guidelines feststellen.

Neue Zielwerte für LDL-Cholesterin

Aufgrund der genetischen Analysen, der prospektiven Studien, der Metaanalyse der Cholesterol Treatment Trialists’ (CTT) Collaboration, der IMPROVE-IT-Studie, aber auch den neuesten Studien mit PCSK9 Hemmern sind die LDL-C-Zielwerte neu definiert worden.
Für niedriges Risiko wurde, falls eine Therapie wegen eines hohen LDL-Werts erfolgen muss, ein LDL-C Zielwert von < 3.0mmol/l definiert, für moderates Risiko ein LDL-C Zielwert von < 2.6mmol/l, für hohes Risiko < 1.8mmol/l plus 50%ige Senkung des LDL und für sehr hohes Risiko gilt ein LDL-C Zielwert von < 1.4mmol/l plus eine 50%ige Senkung. Bei Patienten, die innerhalb von kurzer Zeit 2 Ereignisse gehabt haben, sollte das LDL-C sogar unter 1.0mmol/l gesenkt werden.
Die Daten der Studien mit Statinen haben bereits gezeigt, dass tieferes LDL mit weniger kardiovaskulären Ereignissen einhergeht. Die neuesten Studien mit den PCSK9 Hemmern Evolocumab und Alirocumab haben dies bestärkt und noch ausgebaut, weil mit diesen Medikamenten wesentlich tiefere LDL-C Werte erzielt werden können. Dabei hat sich gezeigt, dass die Senkung auf extrem tiefe Werte, wie 0.26mmol/l, ohne zusätzliche Nebenwirkungen einhergeht. Schon aus den Statinstudien der CTT Collaboration wissen wir, dass niedrigeres LDL-C besser ist und die genetischen Studien zeigen, dass früher ebenfalls besser ist.

Praktisches Vorgehen bei erhƶhten LDL-C Werten

Der erste Schritt in der Therapie eines erhƶhten LDL-C ist stets die Gabe eines Statins. Dies sollte rasch und intensiv erfolgen. Wenn dadurch der Zielwert nicht erreicht werden kann, sollte in einem zweiten Schritt Ezetimibe zugegeben werden. Falls die Zielwerte immer noch nicht erreicht werden, empfiehlt sich die zusƤtzliche Gabe eines PCSK9 Hemmers.
Die Cholesterinbestimmungen sollten nach 8±4 Wochen durchgeführt werden, danach solange, bis der Zielwert erreicht ist und danach 1mal pro Jahr.
Die Studien haben gezeigt, dass eine Senkung des LDL-C bei Frauen und Männern und auch bei über 75-Jährigen zumindest in der Sekundärprävention wirksam ist und dass Ezetimibe auch bei älteren Personen einen Benefit hat. Je höher das Risiko ist, desto besser wirken die Statine.
Leider gibt es viele Patienten, die die Statine nicht einnehmen oder die Therapie absetzen. Das Absetzen der Statine nach dem 75. Lebensjahr kommt häufig vor, was zu viel häufigeren Hospitalisierungen wegen eines kardiovaskulären Ereignisses führt.
Einer der Gründe sind die im Internet vorhandenen Daten. Dr. Google bringt vor allem die Nebenwirkungen der Statine, verschweigt aber ihre vielen Vorteile. Dazu ist festzuhalten, dass die Nebenwirkungen von Statinen selten sind, viel seltener als bei Dr. Google dargestellt. In der Praxis ist es nützlich zu wissen, welche Wirkung mit welcher Intensität der Lipidsenkung erreicht werden kann (Tab. 1).

PCSK9 Hemmer und ihr Einsatz

PCSK9 Hemmer sollen bei Patienten mit sehr hohem Risiko für ASCVD eingesetzt werden, wenn die Zielwerte mit Statinen und Ezetimibe nicht erreicht werden. Sie eignen sich auch zum Einsatz bei Patienten mit Statinintoleranz. Allerdings erlauben die Limitationen des BAG für die Verschreibung von PCSK9 Hemmern in der Schweiz nicht die Umsetzung der ESC/EAS Empfehlungen. Evolocumab und Alirocumab werden durch die Krankenkasse nur bezahlt, wenn vorher während mindestens 3 Monaten eine Therapie mit mindestens 2 verschiedenen Statinen mit oder ohne Ezetimibe in der maximal verträglichen Dosierung und mit oder ohne weiteren Lipidsenkern bei Statin-Unverträglichkeit die folgenden Werte nicht erreicht werden können:
In der SekundƤrprƤvention nach einem klinisch manifesten atherosklerotischen ischƤmischen kardiovaskulƤren Ereignis, wenn LDL-C trotzdem > 2.6mmol/l betrƤgt.
In der Primärprävention bei Erwachsenen und Jugendlichen ab einem Alter von 12 Jahren mit einer schweren heterozygoten oder homozygoten FH und LDL-Cholesterin > 5mmol/l oder 4.5mmol/l, bei zusätzlichen Risikofaktoren. Evolocumab hat auch die Zulassung für homozygote familiäre Hypercholesterinämie bei Erwachsenen und Jugendlichen ab einem Alter von 12 Jahren. Die PCSK9 Hemmer weisen sehr wenige Nebenwirkungen auf, kognitiver Abbau beim Einsatz von PCSK9 Hemmern und sehr tiefen LDL-C konnte auch in einer neuen Studie nicht festgestellt werden, was die Ergebnisse früherer Studien bestätigt.

Neue Therapien

In der Tabelle 2 sind die neuen Therapieformen und die erwarteten Effekte wiedergegeben.
BempedoinsƤure, eine weiterer LDL-C Senker, wird als Prodrug appliziert und durch ein spezifisches Enzym in der Leber aktiviert, welches im Skelettmuskel nicht exprimiert wird. Randomisierte Studien zeigen eine Senkung des LDL-Cholesterins von. bis zu 20%. BempedoinsƤure wirkt synergistisch mit Ezetimibe. Die VertrƤglichkeit ist auch bei Patienten mit Statin-assoziierten Muskelschmerzen gut. Es gibt Hinweise auf eine geringe Erhƶhung der HarnsƤure und eine mƶgliche Verbesserung der Glukosetoleranz. C-reaktives Protein wird um ca. 25% gesenkt.

Fazit

LDL-Cholesterin ist nach wie vor einer der wichtigsten kardiovaskulƤren Risikofaktoren.
Guidelines sind wichtig und nützlich, aber die Therapie muss dem individuellen Patienten angepasst werden. Es existieren neue Zielwerte und neue Ziele, aber vor allem gilt es, das LDL-Cholesterin im Plasma so tief wie möglich zu halten und mit der Therapie so früh wie möglich zu beginnen.

Prof. Dr. Dr. h.c. Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch