Questionnaire la toux chronique, rƩfractaire et inexpliquƩe

La toux est un mĆ©canisme de protection important, mais aussi l’une des plaintes les plus frĆ©quentes pour lesquelles on consulte un mĆ©decin (1). La toux chronique — dĆ©finie comme une toux qui dure plus de 8 semaines — a une prĆ©valence mondiale de 9,6 % et a un impact considĆ©rable sur la qualitĆ© de vie (2,3).

Bien que la toux chronique soit un symptĆ“me reconnu de nombreuses autres maladies (par exemple l’asthme, le reflux gastro-œsophagien, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et les bronchectasies), 59 % des patients adressĆ©s Ć  des cliniques spĆ©cialisĆ©es dans la toux souffrent d’une toux qui persiste malgrĆ© le traitement de la maladie sous-jacente ou une toux d’Ć©tiologie inconnue, appelĆ©e toux chronique rĆ©fractaire ou inexpliquĆ©e (TCRI) (4,5). MalgrĆ© cela, le traitement de la TCRI reste un dĆ©fi, car de nombreux patients subissent de nombreux examens et tentatives de traitement pour plusieurs maladies avant d’ĆŖtre diagnostiquĆ©s, peut-ĆŖtre en partie parce que le diagnostic de la TCRI est un diagnostic d’exclusion (6,7).

Dans une Ć©tude rĆ©cemment publiĆ©e (8), le questionnaire Ā« Sensations and Triggers Provoking Cough (TOPIC) Ā» a Ć©tĆ© dĆ©veloppĆ© pour caractĆ©riser la toux de la TCRI par rapport Ć  la toux dans d’autres maladies.

L’analyse d’entretiens avec des participants portant sur les sensations et les dĆ©clencheurs de la toux chronique a servi de base Ć  l’Ć©laboration du TOPIC. Les participants souffrant de toux chronique ont rempli l’Ć©bauche du TOPIC (un sous-ensemble rĆ©pĆ©tĆ© 5 Ć  7 jours plus tard), le Questionnaire respiratoire de St George (SGRQ), le Cough Severity Diary (CSD) et l’Ć©chelle Global Rating of Change. La liste d’items de l’Ć©bauche du TOPIC a Ć©tĆ© rĆ©duite par des analyses hiĆ©rarchiques et rapides afin d’affiner le questionnaire du TOPIC.

RƩsultats

49 items dĆ©crivant les dĆ©clencheurs et les sensations de la toux ont Ć©tĆ© gĆ©nĆ©rĆ©s Ć  partir des entretiens avec les participants (TCRI n=14, bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) n=11, pneumopathie interstitielle (PID) n=10, asthme n=11, bronchectasies n=3, fibrose kystique n=7). 140 participants (Ć¢ge moyen 60,0 (19,0-88,0), femmes 56,4 % ; TCRI n=39, ILD n=38, asthme n=45, BPCO n=6, bronchectasies n=12) ont rempli le projet de TOPIC, duquel les items prĆ©sentant une mauvaise ‚adĆ©quation‘ avec le RUCC ont Ć©tĆ© retirĆ©s pour crĆ©er le TOPIC (8 items dĆ©clencheurs, 7 items de sensation). Comme on pouvait s’y attendre, le modĆØle de Rasch a montrĆ© un excellent ajustement pour le RUCC (χ2=22,04, p=0,85 ; PSI=0,88). Lorsque tous les groupes de participants ont Ć©tĆ© inclus, l’ajustement n’Ć©tait plus prĆ©sent (χ2=66,43, p=0,0001 ; PSI=0,89), ce qui s’explique par l’hĆ©tĆ©rogĆ©nĆ©itĆ© accrue (IC=0,077). Le TOPIC a Ć©tĆ© corrĆ©lĆ© positivement au SGRQ (r=0,47, p<0,001) et au CSD (r=0,63, p<0,001). La fiabilitĆ© test-retest de TOPIC (coefficient de corrĆ©lation intraclasse) Ć©tait excellente (r=0,90, p<0,001).

Conclusions

Cette Ć©tude a permis de caractĆ©riser les diffĆ©rentes sensations et les dĆ©clencheurs de la toux dans le TCRI par rapport Ć  la toux dans d’autres maladies. Des valeurs TOPIC Ć©levĆ©es chez les patients atteints de TCRI indiquent que leur toux est caractĆ©risĆ©e par des sensations et des dĆ©clencheurs spĆ©cifiques. La validation de TOPIC dans les cliniques de toux pourrait s’avĆ©rer utile pour identifier les caractĆ©ristiques du TCRI par rapport Ć  la toux dans d’autres maladies.

Source
Galgani S et al. Development and validation of a novel questionnaire to describe and assess sensations and triggers associated with refractory and unexplained chronic cough. BMJ Open Respir Res. 2024; 11(1): e002430. Published online 2024 Aug 13. doi: 10.1136/bmjresp-2024-002430

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

1. Schappert SM, Burt CW. Ambulatory care visits to physician offices, hospital outpatient departments, and emergency departments: United States, 2001-02. Vital Health Stat 13. 2006;2006:1–66.
2. Song W-J, Chang Y-S, Faruqi S, et al. The global epidemiology of chronic cough in adults: a systematic review and meta-analysis. Eur Respir J. 2015;45:1479–81. doi: 10.1183/09031936.00218714.]
3. Chamberlain SAF, Garrod R, Douiri A, et al. The impact of chronic cough: a cross-sectional European survey. Lung. 2015;193:401–8. doi: 10.1007/s00408-015-9701-2.
4. Al-Sheklly B, Satia I, Badri H, et al. P5 Prevalence of refractory chronic cough in a tertiary cough clinic. Thorax. 2018;73:A98. doi: 10.1136/thorax-2018-212555.163
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8. Galgani S et al. Development and validation of a novel questionnaire to describe and assess sensations and triggers associated with refractory and unexplained chronic cough. BMJ Open Respir Res. 2024; 11(1): e002430. Published online 2024 Aug 13. doi: 10.1136/bmjresp-2024-002430

EfficacitĆ© et sĆ©curitĆ© Ć  long terme dā€˜un vaccin tĆ©travalent contre la dengue (TAK-003)

Environ la moitiĆ© de la population mondiale vit dans des zones d’endĆ©mie de la dengue. L’objectif d’une Ć©tude rĆ©cemment publiĆ©e (source) Ć©tait d’Ć©valuer l’efficacitĆ© et la sĆ©curitĆ© Ć  long terme de deux doses du vaccin tĆ©travalent contre la dengue TAK-003 (QdengaĀ®) dans la prĆ©vention de la dengue symptomatique, quelle que soit sa gravitĆ© et sur la base des sĆ©rotypes du virus de la dengue (DENV), chez les enfants et les adolescents.

MƩthodologie

Cette Ć©tude en cours, en double aveugle, randomisĆ©e et contrĆ“lĆ©e par placebo, a inclus des participants en bonne santĆ© Ć¢gĆ©s de 4 Ć  16 ans et provenant de 26 centres mĆ©dicaux et de recherche de huit pays d’endĆ©mie de la dengue (BrĆ©sil, Colombie, RĆ©publique dominicaine, Nicaragua, Panama, Philippines, Sri Lanka et ThaĆÆlande). Les principaux critĆØres d’exclusion Ć©taient une maladie fĆ©brile (tempĆ©rature corporelle ≄38 °C) au moment de la randomisation, une hypersensibilitĆ© ou une allergie Ć  l’un des composants du vaccin, une grossesse ou un allaitement, une maladie chronique grave ou Ć©volutive, une fonction immunitaire altĆ©rĆ©e ou modifiĆ©e et l’administration antĆ©rieure d’un vaccin contre la dengue. Les participants ont reƧu deux doses sous-cutanĆ©es de TAK-003 ou de placebo Ć  trois mois d’intervalle, de maniĆØre alĆ©atoire 2:1 (stratifiĆ©e par Ć¢ge et par rĆ©gion), en utilisant un systĆØme de rĆ©ponse interactif sur le Web et une attribution dynamique de blocs. Les enquĆŖteurs, les participants et leurs parents ou tuteurs ont Ć©tĆ© assignĆ©s aux groupes en aveugle. Pour identifier la dengue confirmĆ©e virologiquement, une surveillance active de la maladie fĆ©brile et un test RT-PCR des Ć©pisodes de maladie fĆ©brile ont Ć©tĆ© effectuĆ©s. Les rĆ©sultats d’efficacitĆ© ont Ć©tĆ© Ć©valuĆ©s dans l’ensemble d’analyse de sĆ©curitĆ© (tous les participants assignĆ©s au hasard qui ont reƧu ≄1 dose) et dans l’ensemble pro-protocole (tous les participants qui n’ont pas prĆ©sentĆ© de violation grave du protocole) et comprenaient l’efficacitĆ© cumulative du vaccin depuis la premiĆØre vaccination jusqu’Ć  environ 4,5 ans aprĆØs la deuxiĆØme vaccination. Les Ć©vĆ©nements indĆ©sirables graves ont Ć©tĆ© surveillĆ©s en permanence.

RƩsultats

Entre le 7 septembre 2016 et le 31 mars 2017, 20 099 participants ont Ć©tĆ© rĆ©partis de maniĆØre alĆ©atoire (TAK-003, n = 13 401 ; placebo, n = 6 698). 20 071 participants (10 142 [50,5 %] hommes ; 9929 [49,5 %] femmes) ont reƧu TAK-003 ou un placebo, dont 18 257 (91,0 %) ont achevĆ© une pĆ©riode de suivi d’environ 4,5 ans aprĆØs la deuxiĆØme vaccination (TAK-003, 12 177/13 380 ; placebo, 6080/6687). Au total, 1007 (placebo : 560 ; TAK-003 : 447) des 27 684 cas de maladies fĆ©briles signalĆ©s Ć©taient des cas de dengue confirmĆ©s virologiquement, avec 188 cas (placebo: 142; TAK-003: 46) nĆ©cessitant une hospitalisation. L’efficacitĆ© cumulĆ©e du vaccin Ć©tait de 61,2 % (IC 95 % : 56,0-65,8) contre la dengue virologiquement confirmĆ©e et de 84,1 % (77,8-88,6) contre la dengue virologiquement confirmĆ©e hospitalisĆ©e ; les efficacitĆ©s correspondantes Ć©taient de 53,5 % (41,6-62,9) et de 79,3 % (63,5-88,2) chez les participants sĆ©ronĆ©gatifs au dĆ©but de l’Ć©tude (ensemble de sĆ©curitĆ©). Une analyse exploratoire a montrĆ© l’efficacitĆ© du vaccin contre les quatre sĆ©rotypes chez les participants sĆ©ropositifs au dĆ©but de l’Ć©tude. Chez les participants sĆ©ronĆ©gatifs au dĆ©but de l’Ć©tude, l’efficacitĆ© du vaccin a Ć©tĆ© dĆ©montrĆ©e contre le DENV-1 et le DENV-2, mais pas contre le DENV-3, et une faible incidence a exclu une Ć©valuation contre le DENV-4. Au cours de la troisiĆØme partie de l’Ć©tude (environ 22 Ć  57 mois aprĆØs la premiĆØre vaccination), des resultats indĆ©sirables graves ont Ć©tĆ© rapportĆ©s chez 664 (5,0 %) des 13 380 receveurs de TAK-003 et chez 396 (5,9 %) des 6 687 receveurs de placebo; 17 dĆ©cĆØs (6 dans le groupe placebo et 11 dans le groupe TAK-003) ont Ć©tĆ© signalĆ©s, aucun n’Ć©tant considĆ©rĆ© comme liĆ© au vaccin Ć  l’Ć©tude.

Conclusions

En rĆ©sumĆ©, TAK-003 (QdengaĀ®) a dĆ©montrĆ© une efficacitĆ© cumulative Ć  long terme dans la prĆ©vention de la dengue symptomatique causĆ©e par les quatre sĆ©rotypes de DENV chez les participants Ć  l’Ć©tude prĆ©cĆ©demment exposĆ©s et par DENV-1 et DENV-2 chez les participants Ć  l’Ć©tude naĆÆfs de dengue Ć¢gĆ©s de 4 Ć  16 ans dans huit pays d’endĆ©mie de dengue. Ce suivi de 4,5 ans a Ć©tĆ© effectuĆ© pendant une pĆ©riode de faible incidence du DENV-4, et les donnĆ©es indiquaient un manque d’efficacitĆ© du TAK-003 contre le DENV-3 chez les participants Ć  l’Ć©tude naĆÆfs de dengue. Le vaccin a Ć©galement montrĆ© une protection Ć©levĆ©e et durable contre la dengue en milieu hospitalier et a le potentiel de rĆ©duire le fardeau associĆ© Ć  la dengue. Pour dĆ©terminer le profil bĆ©nĆ©fice/risque du TAK-003, les autoritĆ©s sanitaires doivent tenir compte de l’Ć©quilibre entre ces avantages et les lacunes qui subsistent dans les connaissances, ainsi que d’un grand nombre de facteurs, tels que le fardeau croissant de la dengue, les possibilitĆ©s limitĆ©es de prĆ©vention de la dengue et la mise en œuvre pratique des programmes de vaccination.

Source
Tricou V et al. Long-term efficacy and safety of a tetravalent dengue vaccine (TAK-003): 4Ā·5-year results from a phase 3, randomised, double-blind, placebo-controlled trial. Lancet Glob Health 2024 Feb;12(2):e257-e270.
doi: 10.1016/S2214-109X(23)00522-3.

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

Herpès zoster et maladies cardiovasculaires: Identifier les risques, prévenir, vacciner

L’incidence de l’herpĆØs zoster a augmentĆ© dans le monde entier, bien que les causes exactes restent floues (1, 2, 3, 4). Cette maladie infectieuse peut entraĆ®ner de nombreuses complications.

Le virus varicelle-zona (VZV) n’est pas seulement responsable de troubles neurologiques tels que la nĆ©vralgie post-zostĆ©rienne et le zona oculaire, mais aussi de vasculopathies inflammatoires qui augmentent la frĆ©quence des complications hĆ©morragiques et ischĆ©miques. Il est donc trĆØs intĆ©ressant de mieux comprendre le lien entre la survenue d’un zona et les accidents vasculaires cĆ©rĆ©braux aigus ou les maladies cardiovasculaires qui s’ensuivent, comme l’infarctus du myocarde et l’insuffisance cardiaque. Inversement, diffĆ©rents facteurs de risque jouent un rĆ“le dans le dĆ©veloppement de l’herpĆØs zoster. Des Ć©tudes rĆ©centes montrent que l’âge, une fonction immunitaire altĆ©rĆ©e et des maladies liĆ©es au mode de vie (comme les accidents vasculaires cĆ©rĆ©braux ou les maladies cardiovasculaires) peuvent augmenter le risque d’apparition du zona.

La prĆ©vention de l’apparition de cette maladie, qui peut fortement rĆ©duire la qualitĆ© de vie, permettrait non seulement de rĆ©duire les coĆ»ts mĆ©dicaux, mais aussi de prolonger l’espĆ©rance de vie en bonne santĆ© de la population. Comme l’herpĆØs zoster peut ĆŖtre Ć©vitĆ© par la vaccination, l’immunisation active est particuliĆØrement recommandĆ©e pour les groupes Ć  haut risque. Une Ć©tude de synthĆØse publiĆ©e rĆ©cemment (5) a mis en Ć©vidence le lien entre le zona et les maladies cardiovasculaires. et a montrĆ© que la vaccination contre l’herpĆØs zoster est une mesure efficace de gestion de la maladie et de prĆ©vention des maladies cardiovasculaires (6).

Facteurs de risque et rƩsultats des Ʃtudes

Dans une Ć©tude de cohorte Ć  grande Ć©chelle portant sur 25 209 patients chez qui un zona a Ć©tĆ© diagnostiquĆ©, la dyslipidĆ©mie et un infarctus du myocarde antĆ©rieur se sont avĆ©rĆ©s ĆŖtre des facteurs de risque significatifs. En revanche, le diabĆØte sucrĆ©, l’hypertension, les antĆ©cĆ©dents d’accident vasculaire cĆ©rĆ©bral et le tabagisme n’ont pas Ć©tĆ© identifiĆ©s comme facteurs de risque (7). Une Ć©tude de cohorte japonaise basĆ©e sur la base de donnĆ©es Diagnosis Procedure Combination (DPC) a montrĆ© que chez les patients hospitalisĆ©s pour des Ć©vĆ©nements cĆ©rĆ©brovasculaires ou cardiovasculaires, l’âge supĆ©rieur Ć  75 ans, le diabĆØte sucrĆ©, la dyslipidĆ©mie, l’hyperuricĆ©mie, l’hypertension, l’insuffisance cardiaque et la prise de glucocorticoĆÆdes augmentaient le risque de zona (8).

Une Ć©tude de cohorte nationale corĆ©enne a rĆ©vĆ©lĆ© que les comorbiditĆ©s telles que les hĆ©mopathies malignes, l’hypertension, le diabĆØte sucrĆ© et les maladies pulmonaires et hĆ©patiques chroniques augmentaient le risque de zona chez les patients atteints de maladies rhumatismales (9). Ces rĆ©sultats montrent que les facteurs de risque de l’herpĆØs zoster varient en fonction du groupe de population et de l’état de santĆ©. Alors que la dyslipidĆ©mie et un infarctus du myocarde antĆ©rieur ont Ć©tĆ© mis en avant dans une Ć©tude, des cohortes japonaises et corĆ©ennes ont soulignĆ© l’importance de l’âge, de certaines maladies concomitantes et de la prise de mĆ©dicaments. De telles conclusions diffĆ©renciĆ©es soulignent la nĆ©cessitĆ© d’analyser les facteurs de risque de maniĆØre globale afin de dĆ©velopper des stratĆ©gies de prĆ©vention ciblĆ©es dans la pratique clinique.

Une Ć©tude basĆ©e sur la population Ć  TaĆÆwan a rĆ©vĆ©lĆ© que les patients souffrant d’insuffisance cardiaque, en particulier les hommes, courent un risque accru de zona (10). Dans une Ć©tude cas-tĆ©moins nationale rĆ©alisĆ©e en CorĆ©e, les patients ayant subi un infarctus du myocarde (hazard ratio [HR] 1,625, intervalle de confiance Ć  95 % [IC] 1,144-2,308), un accident vasculaire cĆ©rĆ©bral ischĆ©mique (HR 1,518, IC Ć  95 % 1,177-1,957) ou une insuffisance cardiaque (HR 1,485, IC Ć  95 % 1,041-2,117) prĆ©sentaient un risque accru d’hospitalisation pour cause de zona (11). Ces rĆ©sultats soulignent la relation complexe entre les Ć©vĆ©nements cardiovasculaires et la vulnĆ©rabilitĆ© Ć  l’herpĆØs zoster. Les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque, de cardiopathies ischĆ©miques, d’accidents vasculaires cĆ©rĆ©braux ou d’autres maladies cardiovasculaires, ainsi que celles qui ont des antĆ©cĆ©dents en la matiĆØre, prĆ©sentent non seulement un risque plus Ć©levĆ© de dĆ©velopper un zona, mais aussi une plus grande probabilitĆ© d’être hospitalisĆ©es en raison d’une aggravation du zona ou d’une maladie cardiovasculaire.

Conclusions

En rĆ©sumĆ©, il apparaĆ®t que l’herpĆØs zoster constitue un problĆØme sĆ©rieux dans le contexte des maladies cardiovasculaires. Une approche proactive, notamment par le biais d’une vaccination ciblĆ©e sur les groupes Ć  haut risque, est essentielle pour attĆ©nuer l’impact de cette maladie et amĆ©liorer les rĆ©sultats gĆ©nĆ©raux en matiĆØre de santĆ© de la population.

Source
Yamaoka-Toro M, Toio T. Herpes Zoster and Cardiovascular Disease: Ā­Exploring Associations and Preventive Measures through Vaccination. Vaccines (Basel) 2024; 12: 252.

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

Fortschritte in der Nuklearmedizin und der Behandlung seltener Tumoren

In der vorliegenden Ausgabe werfen wir einen Blick auf die jüngsten Entwicklungen, die in der Nuklearmedizin sowie bei der Erforschung seltener Tumoren gemacht wurden.

Der erste Artikel fasst die Fortschritte in der Nuklearmedizin zusammen, die auf der ESMO 2024 vorgestellt wurden. Mit einem Schwerpunkt auf PSMA-gerichteten Radioligandentherapien (RLT) für Prostatakarzinome werden neue Erkenntnisse aus Studien wie UpFrontPSMA, SPLASH, PEACE-3 und RAPSON präsentiert. Diese beleuchten innovative Ansätze in Kombinationstherapien und Sequenzierungen, die das Potenzial haben, Progressionsfreiheit und Lebensqualität signifikant zu verbessern. Die Entwicklungen bringen uns einen Schritt näher an personalisierte Behandlungsstrategien und eröffnen spannende Perspektiven für die klinische Praxis.

Der zweite Beitrag widmet sich Desmoid Tumoren, einer seltenen, aber belastenden Erkrankung. Dank eines Paradigmenwechsels in der Behandlung liegt der Fokus heute auf «Active Surveillance» für asymptomatische Patienten. Neue medikamentöse Therapien, darunter Tyrosinkinase- und Gamma Sekretase Inhibitoren wie das kürzlich zugelassene Nirogacestat, setzen neue Massstäbe. Sie verbessern nicht nur die progressionsfreie Überlebenszeit, sondern auch die Lebensqualität der Betroffenen erheblich.

Zu etwas ganz Anderem und wenig Erfreulichem: In New York ist der CEO des grössten Krankenversicherers erschossen worden, möglicherweise als Racheakt für verwehrte Kostenübernahme von Behandlungen. Das Schockierende war die breite Zustimmung und Schadenfreude in breiten Kreisen in den digitalen Medien, welche die Frustration vieler Menschen reflektiert, die mit Kostengutsprachegesuchen zu tun haben. Wir können diese Situation nicht auf die Schweiz übertragen, aber auch bei uns nimmt die Pflicht zu, für Behandlungen eine Kostengutsprache zu erlangen, weil sie an die Zulassung direkt gebunden sind oder weil entsprechende Therapien in der Spezialitätenliste nicht aufgeführt, nicht in der geplanten Kombination aufgeführt oder nicht für die gewünschte klinische Situation aufgeführt sind. Wir tun in der Schweiz gut daran, darauf zu achten, dass die Übernahme von Behandlungen gut und gerecht geregelt wird und dass die Bandbreite möglicher Willkürentscheide so klein wie möglich gehalten werden kann.

In diesem Sinne
wünschen wir den Leserinnen und Lesern besinnliche Festtage und ein gesundes, erfülltes, freudiges und glückliches 2025.

Prof. Dr. med. Jakob Passweg

Prof. Dr. med. Jakob R. Passweg

Klinik für Hämatologie
HƤmatologische Diagnostik Labormedizin
UniversitƤtsspital Basel und Blutspendezentrum beider Basel SRK
Petersgraben 4
4031 Basel

Die Nerven-Kekse der Hildegard von Bingen. Ein Palmares von psychotropen Eigenschaften

Gewürze spielen in der Hildegard Medizin eine grosse Rolle und werden in vielfältiger Weise auch als Heilmittel eingesetzt. Ein bekanntes Beispiel sind die Nerven-Kekse, die für eine bessere Befindlichkeit sorgen. Die Gewürz-Mischung der Nerven-Kekse enthält Muskat-Nuss, Zimt und Nelken. Muskat-Nuss ist bekannt für die psychoaktiven Inhaltsstoffe Myristicin. Safrol, Elemicin und Eugenol, alles Verbindungen aus der Familie der Allylbenzole. In Tierversuchen wurde gezeigt, dass Allylbenzole zu stickstoff-haltigen Amino-
Ketonen metabolisiert werden, die angeblich für die Psychoaktivität verantwortlich sind.

Im Handbuch der Pharmakognosie von Alexander Tschirch findet sich ein Hinweis auf eine weitere psychotrope Komponente in der Muskatnuss mit unbekannter chemischer Struktur. Mehrere Autoren berichteten über eine opium-Ƥhnliche Wirkung dieses Inhaltsstoffes. Dazu passend wird in neueren Arbeiten der Nachweis von Alkaloiden in der Muskatnuss erbracht. Bei der Herstellung von Nerven-Keksen hat man die Mƶglichkeit, ein alkaloid-freies Produkt herzustellen, indem man Macis (Ā«Muskat-BlüteĀ») oder Ƥtherisches Muskat-Ɩl anstelle von Muskatnuss verwendet. Muskat-Nuss und Macis enthalten weitere pharmakologisch wirksame Bestandteile in Form der Lignane Licarin und Malabaricon mit Wirkung auf das endocannabinoide System beim Menschen.

Eine weitere Komponente in der Gewürzmischung besteht aus dem Ƥtherischem Ɩl Eugenol aus den Nelken. Eugenol ist ein Allylbenzol mit bekannter Fisch-ToxizitƤt mit schnellem Wirkungseintritt der Narkose bei der Verwendung, z.B. in der Fisch-Zucht. Eugenol stand am Anfang bei der Entwicklung von Propofol (Disoprivan) als Narkose-Mittel. In Anlehnung an die Propofol-Daten steht eine Beteiligung der GABA-Rezeptoren bei der zentralen Wirkung der Allylbenzole in der Muskatnuss im Vordergrund. Bekanntlich unterliegt Propofol einem ausgeprƤgten First-Pass-Effekt und ist daher nach peroraler Einnahme wirkungslos. Die AktivitƤt von Glykoprotein P bestimmt das Ausmass des First-Pass-Effekts und es gibt mehrere Beispiele wo die Hemmung von Glykoprotein P für eine erhƶhte systemische Verfügbarkeit von oral verabreichten Substanzen erhƶht wird. Wohl das wichtigste Beispiel für diese Hemmung findet sich mit Alkohol. Falls diese Überlegung auch auf die Allylbenzole zutrifft, dann wƤre bei den Nerven-Keksen eine erhƶhte Wirkung zu erwarten, wenn sie in Kombination mit Alkohol eingenommen werden. Das kƶnnte im Kloster bei Hildegard von Bingen sehr wohl der Fall gewesen sein, weil die Einnahme von Bier wegen der Ungeniessbarkeit von Wasser im Mittelalter weit verbreitet war.

Was die Verwendung von Zimt in der Gewürz-Mischung betrifft, kƶnnte es sich um eine Fehlinterpretation bei der Übersetzung des Begriffs Ā«CinnamomumĀ» im lateinischen Originaltext handeln. Cinnamomum kann anstatt mit Zimt auch korrekt mit Kampfer übersetzt werden. Der Kampfer und seine Wirkung waren bei der Ƅbtissin Hildegard von Bingen (1089-1179) gut bekannt. An anderer Stelle berichtet sie, dass die Verwendung von Kampfer die Aufmerksamkeit bei ihren Ordens-Schwestern im Gottesdienst fƶrdert. Daher ist es naheliegend, dass Kampfer anstelle von Zimt bei der Herstellung der Gewürzmischung verwendet werden kann. Eine neue Rezeptur bei der Herstellung der Gewürzmischung unter Verwendung von natürlichem rechtsdrehendem Kampfer wird erwartungsgemƤss eine verstƤrkte Wirkung gegen die Herbst-Melancholie und gegen den Winter-Blues zeigen. Die zusƤtzliche Verwendung von Zimt gibt der Gewürzmischung eine olfaktorische Note, die für eine weihnƤchtliche Stimmung sorgt.

Prof. em. Dr. pharm. A. Küpfer
Herzogenbuchsee

Aktuelles zur Therapie von Desmoiden

Desmoid Tumoren (DT) sind seltene, lokal aggressive fibroblastische Proliferationen mit unvorhersehbarem klinischem Verlauf, die mehrheitlich Frauen um das 35. Lebensjahr betreffen. WƤhrend DT selten lebensbedrohlich sind, schrƤnken sie durch chronische Schmerzen und funktionelle Defizite die LebensqualitƤt der Patienten stark ein. Ein Paradigmenwechsel in der Behandlung hat dazu geführt, dass asymptomatische Patienten primƤr durch Ā«Active SurveillanceĀ» beobachtet werden, anstatt einer aggressiven chirurgischen oder strahlentherapeutischen Intervention. Internationale Leitlinien basieren auf systematischen Evidenzanalysen und fƶrdern die Harmonisierung von TherapieansƤtzen, einschliesslich neuer lokaler und medikamentƶser Optionen. Aktuelle Studien zeigen eine vielversprechende Wirksamkeit medikamentƶser Therapien, wie der Tyrosinkinase Inhibitoren Sorafenib und Pazopanib, sowie der innovativen Gamma Sekretase Inhibitoren wie Nirogacestat. Letzteres ist die erste von der FDA zugelassene Therapie für DT und bietet signifikante Verbesserungen in progressionsfreier Überlebenszeit und LebensqualitƤt. Dieser Fortschritt markiert eine neue Ƅra in der Behandlung von Desmoid Tumoren.

Desmoid tumors (DT) are rare, locally aggressive fibroblastic proliferations with an unpredictable clinical course that predominantly affect women around the age of 35. While DT are rarely life-threatening, they severely limit patients’ quality of life due to chronic pain and functional deficits. A paradigm shift in treatment has led to asymptomatic patients being monitored primarily through ā€œactive surveillanceā€ rather than aggressive surgical or radiotherapeutic intervention. International guidelines are based on systematic evidence reviews and promote the harmonization of treatment approaches, including new local and drug options. Current studies show promising efficacy of drug therapies such as the tyrosine kinase inhibitors sorafenib and pazopanib, as well as innovative gamma secretase inhibitors such as nirogacestat. The latter is the first FDA-approved therapy for DT and offers significant improvements in progression-free survival and quality of life. This advance marks a new era in the treatment of desmoid tumors.
Key words: Desmoid tumors, Active surveillance, Gamma secretase inhibitors

Epidemiologie und klinische Merkmale

Desmoid Tumoren stellen eine seltene Erkrankung dar, die histologisch durch eine lokal aggressive, monoklonale, fibroblastische Proliferation und klinisch durch einen variablen und oft unvorhersehbaren Verlauf gekennzeichnet ist. Die Inzidenz liegt bei 5-6 Fällen pro 1 Million Einwohner pro Jahr, mit einem charakteristischen Altersgipfel um die 35 Jahre bei weiblicher 2:1 Prädominanz (1). DT Patienten sind klinisch oftmals durch chronische Schmerzen, funktionelle Defizite, psychische Probleme und eine allgemeine Abnahme der Lebensqualität im täglichen Leben eingeschränkt; ein Desmoid ist jedoch prinzipiell meist keine lebensbedrohliche Erkrankung. Die vorhandene Literatur zu Desmoiden ist spärlich und es liegen überhaupt nur wenige prospektive Studien oder Metaanalysen vor. Daher gibt es seit mittlerweile zehn Jahren eine Initiative, Sarkom Experten unterschiedlicher Disziplinen mit Patienten und Patientenvertretern zusammenzubringen, zunächst aus Europa (2, 3) und seit 2018 weltweit mit Vertretern aus Nord- und Südamerika, Kanada und Asien, um die Behandlungsprinzipien von Patienten mit Desmoiden zu harmonisieren (4).

Von der Chirurgie zur «Active Surveillance»

Das aktuelle Update dieser gemeinsamen, globalen, Evidenz-basierten Konsensus Leitlinie der «The Desmoid Tumor Working Group» setzt den Fokus auf die Frage der Dauer einer «Active Surveillance» Strategie bis zum Beginn einer aktiven Therapie, die Rolle der lokalen Therapieoptionen wie beispielsweise Kryotherapie neben Chirurgie und Strahlentherapie sowie die Positionierung der neuen medikamentösen Behandlungsoptionen allen voran der Gamma Sekretase Inhibitoren. Konsensus Empfehlungen wurden erreicht durch erstens, eine evidenzbasierte systematische Literaturrecherche durch ein unabhängiges Institut unter Einbeziehung von methodologischen Experten, gefolgt von einer Evidenzanalyse nach GRADE (Grading of Recommendations Assessment, Development and Evaluation) sowie durch zweitens, eine Konsensus-Sitzung in Mailand, Italien, im Juni 2023 unter der Schirmherrschaft des Europäischen Referenznetzwerks für seltene solide Tumoren im Erwachsenenalter (EURACAN) mit Unterstützung der Patientenvertretung Sarcoma Patient Advocacy Global Network (SPAGN), The Desmoid Tumor Research Foundation (DTRF) sowie nationalen Desmoid Patientenorganisationen. Als Ergebnis dieses Treffens wurde ein umfassendes Positionspapier verfasst und veröffentlicht (5).

Historisch galt die vollständige chirurgische Resektion als Erstbehandlung für Patienten mit DT. Mittlerweile hat es einen Paradigmenwechsel im Management asymptomatischer DT Patienten gegeben, wobei das derzeit empfohlene primäre Vorgehen eine «Active Surveillance»-Strategie darstellt. Drei aktuelle prospektive Beobachtungsstudien zeigen eindeutig, dass «Active Surveillance» neu diagnostizierter DT eine wirksame Strategie ist, um einerseits Patienten besser für eine aktive Behandlung zu selektieren und andererseits Patienten vor unnötig aggressiven Behandlungen zu bewahren (6, 7, 8). Sie bestätigen retrospektive Daten und stehen im Einklang mit den Konsensus-Empfehlungen der «The Desmoid Tumor Working Group» hinsichtlich der aktiven Überwachungsstrategie. Die Chirurgie und Strahlentherapie treten somit immer mehr in den Hintergrund und werden von medikamentösen Therapieoptionen abgelöst.

Neue medikamentƶse Therapieoptionen

Bisher liegen klinische Phase III Daten lediglich für den Tyrosinkinase Inhibitor Sorafenib und zuletzt für den Gamma Sekretase Inhibitor Nirogacestat vor. Sorafenib wurde in einer Placebo-kontrollierten Phase III Studie untersucht. 87 Patienten (medianes Alter 39 Jahre [Range: 18-72]) wurden mit Sorafenib 400 mg tƤglich oder Placebo im VerhƤltnis 2:1 behandelt. Die Analyse von 85 Patienten zeigte, dass das mediane progressionsfreie Überleben (PFS) von 11,3 Monaten für Placebo statistisch signifikant verlƤngert werden konnte (p < 0,0001); das Progressionsrisiko konnte im Sorafenib Arm um den Faktor 7 reduziert werden. Die Ansprechrate lag im Sorafenib Arm bei 33 %, allerdings auch bei 20 % im Placebo Arm. Für Sorafenib bekannte Nebenwirkungen umfassten Fatigue, Hautausschlag, Bluthochdruck sowie gastrointestinale Beschwerden (9). Eine randomisierte Phase II Studie (DESMOPAZ) untersuchte den Einsatz von Pazopanib 800 mg oral tƤglich im Vergleich zu einer Chemotherapie Kombination aus Methotrexat (30 mg/m²) plus Vinblastin (5 mg/m²) im VerhƤltnis 2:1 bei 72 RECIST progredienten Desmoid Patienten: 48 Patienten im Pazopanib Arm, 24 Patienten im Chemotherapie Arm (medianes Alter 40 Jahre [Range: 18-79]). Die 6-Monate Ā«Non-progressionĀ» Rate, der primƤre Endpunkt der Studie, lag im Pazopanib Arm bei 81 % und im Chemotherapie Arm bei 45 %. Das beste Ansprechen lag bei 37 % im Pazopanib Arm und 25 % im Chemotherapie Arm (10).

Der neueste medikamentƶse Therapieansatz bei Desmoiden umfasst die Testung von Gamma Sekretase Inhibitoren (11). Die Daten der weltweiten, randomisierten, Placebo-kontrollierten Phase III Studie (DeFi) zum Einsatz von Nirogacestat bei 142 RECIST progredienten Desmoid Patienten zeigten eine statistisch signifikante VerlƤngerung des PFS bei einer Reduktion des Risikos einer Krankheitsprogression um 71 %. Die Ansprechrate lag für Nirogacestat bei 41 % im Vergleich zu 8 % im Placebo Arm. Nirogacestat zeigte eine gute VertrƤglichkeit; die hƤufigsten Nebenwirkungen waren Diarrhƶe (84 %), Übelkeit (54 %), Fatigue (51 %), Hypophosphatemie (42 %), und HautausschlƤge (32 %); 95 % aller Behandlungs-assoziierten Nebenwirkungen waren Grad 1 oder 2. Bei Frauen im gebƤrfƤhigen Alter zeigten 27 von 36 (75 %) Zeichen einer ovariellen ToxizitƤt, die bei 20 Studienteilnehmerinnen (74 %) reversibel war. Darüber hinaus konnte die Studie alle sekundƤren Endpunkte erreichen und führte zu einer statistisch signifikanten Verbesserung der krankheitsspezifischen Symptomlast sowie der gesamten LebensqualitƤt (12). Nirogacestat ist damit die erste FDA-zugelassene Medikation in dieser Indikation überhaupt und kann auch in Europa die Standardtherapie für progrediente (und symptomatische) Desmoid-Patienten werden (13).

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Prof. Dr. med. Bernd Kasper

UniversitƤt Heidelberg, UniversitƤtsklinikum Mannheim
Mannheim Cancer Center (MCC), Sarkom Zentrum
Theodor-Kutzer-Ufer 1-3
D-68167 Mannheim

BK gibt Beratungstätigkeit für Ayala, Bayer, Boehringer Ingelheim, GSK, Roche, Springworks Therapeutics an. BK erhält Honorare von Bayer, GSK und PharmaMar sowie Finanzierung wissenschaftlicher Untersuchungen von Ayala, Cogent, PharmaMar, Rain Therapeutics, Springworks Therapeutics.

  • Desmoid Tumoren sind selten, treten bevorzugt bei Frauen um das 35. Lebensjahr auf und sind durch eine lokal aggressive, aber meist nicht lebensbedrohliche Proliferation gekennzeichnet.
  • Die Ā«Active SurveillanceĀ»-Strategie hat sich als wirksamer und
    schonender Ansatz etabliert, um unnƶtige aggressive Therapien bei asymptomatischen Patienten zu vermeiden.
  • Neue Medikamente wie Sorafenib, Pazopanib und insbesondere der Gamma Sekretase Inhibitor Nirogacestat zeigen vielversprechende Ergebnisse bei der Kontrolle von Tumorwachstum und Verbesserung der LebensqualitƤt.
  • Die globale Initiative der Ā«The Desmoid Tumor Working GroupĀ» harmonisiert evidenzbasierte Behandlungsstrategien, fƶrdert Innovationen und stƤrkt die Einbindung von Patientenorganisationen.