Agonistes du rƩcepteur du GLP-1 et santƩ cardiomƩtabolique

Les maladies cardiovasculaires, rĆ©nales et mĆ©taboliques coexistent souvent et reprĆ©sentent une charge de morbiditĆ© considĆ©rable Ć  l’échelle mondiale. Le diabĆØte de type 2, l’obĆ©sitĆ© et les maladies rĆ©nales chroniques sont Ć©troitement liĆ©s et augmentent le risque d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cĆ©rĆ©bral, d’insuffisance cardiaque et de mortalitĆ©. De grandes Ć©tudes cliniques (Ā«outcome trialsĀ») ont montrĆ© que les agonistes des rĆ©cepteurs du GLP-1 et les inhibiteurs du SGLT2 offrent des bĆ©nĆ©fices significatifs sur les critĆØres d’évaluation (Ā«endpointsĀ») cardiovasculaires et rĆ©naux. Leurs effets protecteurs reposent sur des mĆ©canismes d’action complĆ©mentaires qui vont audelĆ  de la simple rĆ©duction de la glycĆ©mie. UtilisĆ©s en association, et complĆ©tĆ©s par la finĆ©rĆ©none, ils ouvrent la voie Ć  une approche thĆ©rapeutique holistique qui peut amĆ©liorer durablement le pronostic des patients atteints de diabĆØte de type 2 avec des comorbiditĆ©s cardiomĆ©taboliques. Ceci marque un changement de paradigme dans la prĆ©vention et le traitement.

Cardiovascular, renal, and metabolic diseases often coexist and account for a major global health burden. Type 2 diabetes, obesity, and chronic kidney disease are closely interrelated and increase the risk of myocardial infarction, stroke, heart failure, and mortality. Large outcome trials have demonstrated that GLP-1 receptor agonists and SGLT2 inhibitors provide significant cardiovascular and renal benefits. These protective effects result from complementary mechanisms that extend beyond glycemic control. In combination with finerenone, they enable a comprehensive treatment strategy that improves outcomes in patients with type 2 diabetes and cardiometabolic comorbidities, representing a paradigm shift in prevention and therapy.
Keywords: GLP-1 Receptor Agonists, Cardiometabolic Health, Type 2 Diabetes, Heart Failure

Introduction

Les maladies cardiovasculaires, rĆ©nales et mĆ©taboliques comptent parmi les pathologies chroniques les plus frĆ©quentes dans le monde. Elles surviennent rarement de maniĆØre isolĆ©e, mais sont Ć©troitement liĆ©es les unes aux autres. On estime qu’ environ 850 millions de personnes souffrent d’une maladie rĆ©nale chronique (MRC), ce qui correspond Ć  une prĆ©valence de plus de 11 %. La MRC Ć©tant souvent asymptomatique Ć  ses dĆ©buts, elle passe souvent inaperƧue. Environ 523 millions de personnes dans le monde sont atteintes d’une maladie coronarienne (MC), plus de 60 millions souffrent d’insuffisance cardiaque et environ la moitiĆ© de ces patient/es dĆ©cĆØdent dans les cinq ans suivant le diagnostic. Le diabĆØte sucrĆ© de type 2 (DT2) touche dĆ©sormais plus de 530 millions de personnes et sa prĆ©valence continue d’augmenter.

ComorbiditƩs et facteurs de risque

Les maladies cardiomĆ©taboliques chroniques partagent des facteurs de risque pertinents tels que l’hypertension artĆ©rielle, la dyslipidĆ©mie, l’hyperglycĆ©mie, l’obĆ©sitĆ© abdominale et l’inflammation chronique. Si celles-ci ne sont pas traitĆ©es de maniĆØre adĆ©quate, elles peuvent entraĆ®ner des complications graves telles qu’un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cĆ©rĆ©bral, une insuffisance cardiaque avec fraction d’éjection prĆ©servĆ©e (HFpEF), une stĆ©atohĆ©patite associĆ©e Ć  un dysfonctionnement mĆ©tabolique (MASH), une artĆ©riopathie oblitĆ©rante des membres infĆ©rieurs (AOMI) ou une progression de la MRC.

La charge des comorbiditĆ©s est particuliĆØrement Ć©levĆ©e chez les personnes atteintes de DT2. En Suisse, 6.4 % de la population est touchĆ©e, dont 60 Ć  90 % souffrent d’obĆ©sitĆ©, alors que ce n’est qu’environ 12 % dans la population gĆ©nĆ©rale. Environ un quart des patient/es atteints de diabĆØte de type 2 prĆ©sentent une maladie cardiovasculaire, et autant souffrent d’un dĆ©ficit en insuline. De 50 et 70 % dĆ©veloppent une stĆ©atose hĆ©patique associĆ©e Ć  un dysfonctionnement mĆ©tabolique (MASLD),et 30–40 % une MASH, et environ 25 % souffrent d’insuffisance cardiaque. L’obĆ©sitĆ© sans diabĆØte s’accompagne Ć©galement d’une charge de morbiditĆ© Ć©levĆ©e. Plus de 1.1 milliards de personnes sont touchĆ©es dans le monde, dont jusqu’à 25 % dĆ©veloppent en plus un DT2, prĆØs de la moitiĆ© une apnĆ©e du sommeil, plus de la moitiĆ© une hypertension et plus des deux tiers une dyslipidĆ©mie (Fig. 1).

IncrĆ©tines et mĆ©canismes d’action

La dĆ©couverte des hormones incrĆ©tines GIP (glucose-dependent insulinotropic polypeptide) dans les annĆ©es 1970 et GLP-1 (glucagon-like peptide 1) dans les annĆ©es 1980 a ouvert de nouvelles perspectives thĆ©rapeutiques. Le GLP-1 est libĆ©rĆ© aprĆØs l’ingestion d’aliments par les cellules L dans l’ilĆ©on distal, tandis que le GIP est sĆ©crĆ©tĆ© par les cellules K dans le duodĆ©num. Les agonistes des rĆ©cepteurs du GLP-1 (GLP-1 RA) ont de nombreux effets directs et indirects. Ils amĆ©liorent la fonction endothĆ©liale, augmentent la biodisponibilitĆ© de l’oxyde nitrique, inhibent les molĆ©cules d’adhĆ©sion telles que l’ICAM-1 et la VCAM-1 ainsi que la prolifĆ©ration des cellules musculaires lisses, et rĆ©duisent les dĆ©pĆ“ts lipidiques et l’inflammation vasculaire. Indirectement, ils contribuent Ć  la rĆ©duction de la pression artĆ©rielle, du poids corporel et de l’HbA1c.

Ɖtudes avec des Ā«endpointsĀ» cardiovasculaires

Depuis 2008, la FDA amĆ©ricaine impose des Ć©tudes avec des critĆØres d’évaluation (endpoints) cardiovasculaires pour les nouveaux antidiabĆ©tiques afin de prouver leur innocuitĆ© au-delĆ  du contrĆ“le glycĆ©mique. Ā«Le MACE Ć  3 pointsĀ» est un critĆØre d’évaluation standard. Il comprend l’infarctus du myocarde non mortel, l’accident vasculaire cĆ©rĆ©bral non mortel et la mort cardiovasculaire.

La premiĆØre Ć©tude ayant dĆ©montrĆ© un bĆ©nĆ©fice clair Ć©tait EMPA-REG OUTCOME: l’empagliflozine a rĆ©duit le risque de MACE Ć  3 points de 14 %, la mortalitĆ© cardiovasculaire de 38 %, les hospitalisations pour insuffisance cardiaque de 35 % et la mortalitĆ© globale de 32 %. L’étude LEADER a fourni la premiĆØre preuve d’efficacitĆ© d’un agoniste du rĆ©cepteur du GLP-1. Le liraglutide a rĆ©duit la mortalitĆ© cardiovasculaire de 22 % et la mortalitĆ© globale de 15 %. D’autres Ć©tudes, telles que SUSTAIN-6 (semaglutide) et REWIND (dulaglutide), ont confirmĆ© ces rĆ©sultats (Fig. 2). Des Ć©tudes plus rĆ©centes ont Ć©largi le spectre. L’étude SELECT a montrĆ© une rĆ©duction relative de 20 % du risque du MACE Ć  3 points sous semaglutide chez les patients en surpoids atteints d’une maladie cardiovasculaire, mais sans diabĆØte. L’étude SOUL avec le semaglutide par voie orale a montrĆ© une rĆ©duction significative de 14 % du MACE chez plus de 9600 patients atteints de diabĆØte de type 2 et de maladies cardiovasculaires ou de MRC. L’essai FLOW a dĆ©montrĆ© pour la premiĆØre fois un avantage pour un agoniste des rĆ©cepteurs du GLP-1 chez les patients atteints de diabĆØte de type 2 et d’insuffisance rĆ©nale chronique, avec une rĆ©duction de 27 % des Ć©vĆ©nements d’insuffisance cardiaque et de mortalitĆ© cardiovasculaire.

Approches thƩrapeutiques synergiques

Les mĆ©canismes d’action diffĆ©rents des agonistes des rĆ©cepteurs du GLP-1 et des inhibiteurs du SGLT2 expliquent leurs effets complĆ©mentaires. Alors que les GLP-1 RA ont principalement des effets anti-inflammatoires, antiathĆ©rogĆØnes et mĆ©taboliques, les inhibiteurs du SGLT2 ont des effets hĆ©modynamiques, anti-fibrotiques et antiarythmiques. De plus, ils rĆ©duisent la prĆ©charge et la postcharge, diminuent le stress oxydatif et amĆ©liorent l’hĆ©modynamique rĆ©nale. L’interaction de ces mĆ©canismes justifie la thĆ©rapie combinĆ©e, qui est de plus en plus considĆ©rĆ©e comme le standard dans la pratique clinique. L’ajout de la finĆ©rĆ©none, un antagoniste non stĆ©roĆÆdien des rĆ©cepteurs minĆ©ralocorticoĆÆdes, renforce encore les effets protecteurs cardiovasculaires et rĆ©naux. La finĆ©rĆ©none s’est rĆ©vĆ©lĆ©e efficace dans des essais cliniques chez des patients atteints de diabĆØte de type 2 et d’insuffisance rĆ©nale chronique. Il a Ć©tĆ© dĆ©montrĆ© qu’elle rĆ©duit significativement le risque de survenue d’évĆ©nements combinĆ©s cardiovasculaires et rĆ©naux, de 14 % avec un nombre de patients Ć  traiter (NNT) de 46 et de 23 % avec un NNT de 60, aprĆØs trois ans. Chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque avec HFpEF, la finĆ©rĆ©none a Ć©galement rĆ©duit de 16 % le risque de pĆ©joration de l’insuffisance cardiaque ou de dĆ©cĆØs.

Les rĆ©sultats de la thĆ©rapie combinĆ©e sont particuliĆØrement prometteurs. Des analyses approfondies d’études (notamment CANVAS, CREDENCE, FIDELIO-DKD, FIGARO-DKD) ont montrĆ© que la triple combinaison avec des GLP-1 RA, inhibiteurs du SGLT2 et finĆ©rĆ©none offre le plus grand potentiel pour obtenir des amĆ©liorations significatives en termes d’évĆ©nements cardio-vasculaires et rĆ©naux, d’insuffisance cardiaque et de survie globale chez les patients atteints de DT2 avec albuminurie modĆ©rĆ©ment Ć©levĆ©e. La double combinaison s’est Ć©galement rĆ©vĆ©lĆ©e supĆ©rieure aux substances individuelles. Dans ce contexte, les donnĆ©es actuelles plaident clairement en faveur de l’utilisation de la finĆ©rĆ©none en association avec des agonistes du rĆ©cepteur du GLP-1 et des inhibiteurs du SGLT2 afin d’optimiser la protection cardio-rĆ©nale chez cette population Ć  haut risque.

Objectifs thérapeutiques et critères cliniques

Le choix du traitement antidiabĆ©tique dĆ©pend Ć  la fois des prĆ©fĆ©rences du patient et des objectifs mĆ©dicaux. Alors que les patients prĆ©fĆØrent gĆ©nĆ©ralement un traitement sans hypoglycĆ©mies, avec une perte de poids et une administration aussi simple que possible, les mĆ©decins mettent le focus davantage sur la rĆ©duction de la mortalitĆ©, la prĆ©vention des complications micro- et macrovasculaires, ainsi que sur la prise en compte de l’âge, de la durĆ©e du diabĆØte, de la fonction rĆ©nale, des comorbiditĆ©s, des effets secondaires et des coĆ»ts.

Les recommandations suisses actuelles prĆ©voient un traitement combinĆ© initial associant la metformine et un inhibiteur du SGLT2 ou un agoniste des rĆ©cepteurs du GLP-1. En cas de rĆ©sultat insuffisant, une triple combinaison doit ĆŖtre mise en place. Les sulfonylurĆ©es ne sont plus considĆ©rĆ©es comme un traitement standard en raison du risque Ć©levĆ© d’hypoglycĆ©mie et de prise de poids. Ce n’est que lorsque ces stratĆ©gies s’avĆØrent insuffisantes qu’un traitement Ć  l’insuline devient nĆ©cessaire.

Il convient Ć©galement de tenir compte d’aspects pratiques. En cas de maladies aiguĆ«s telles que vomissements, diarrhĆ©es, infections graves, hospitalisations ou opĆ©rations, il est recommandĆ© d’arrĆŖter temporairement la metformine et les inhibiteurs du SGLT2 et d’utiliser de l’insuline selon besoin afin d’éviter des risques tels que l’acidocĆ©tose ou l’acidose lactique. Le traitement combinĆ© doit ĆŖtre choisi avec soin: alors que l’utilisation simultanĆ©e d’agonistes des rĆ©cepteurs du GLP-1 et d’inhibiteurs de la DPP-4 n’est pas trĆØs judicieuse en raison de leur mĆ©canisme d’action identique, la combinaison d’insuline et de sulfonylurĆ©es doit ĆŖtre strictement Ć©vitĆ©e, car elle augmente considĆ©rablement le risque d’hypoglycĆ©mie.

Les valeurs cibles individuelles d’HbA1c constituent un autre aspect important. Chez les patient/es jeunes sans risque d’hypoglycĆ©mie, l’objectif est une valeur cible infĆ©rieure Ć  6.5 %, chez les patients d’âge moyen une valeur entre 6.5 et 7.0 %, et chez les patients de plus de 80 ans une valeur entre 7.5 et 8.0 %. En cas de traitements prĆ©sentant un risque d’hypoglycĆ©mie, une valeur cible < 8.0 % est considĆ©rĆ©e comme suffisante. ƀ noter que dĆ©jĆ  Ć  partir d’un taux d’HbA1c de 5.5 %, le risque de maladie coronarienne et d’accident vasculaire cĆ©rĆ©bral augmente considĆ©rablement. Chaque point de pourcentage supplĆ©mentaire augmente le risque de maladie coronarienne de 50 % et celui d’accident vasculaire cĆ©rĆ©bral de 55 %. C’est pourquoi l’HbA1c doit ĆŖtre maintenue aussi proche que possible de la valeur normale Ć  l’aide de mĆ©dicaments sĆ»rs.

La physiopathologie et la perspective des patient/es

De nouvelles dĆ©couvertes sur la pathogenĆØse du diabĆØte de type 2 soulignent le rĆ“le de la rĆ©partition des graisses et des facteurs gĆ©nĆ©tiques. MĆŖme de faibles quantitĆ©s de graisse hĆ©patique peuvent ĆŖtre pertinentes sur le plan physiopathologique. Des valeurs supĆ©rieures Ć  5 % favorisent la progression vers la fibrose et la cirrhose. La capacitĆ© de stockage de graisse sous-cutanĆ©e est dĆ©terminĆ©e par plus de 50 loci gĆ©nĆ©tiques. Si des dĆ©pĆ“ts ectopiques de graisse se produisent dans le foie ou le pancrĆ©as, le diabĆØte ne se dĆ©veloppe que chez les personnes gĆ©nĆ©tiquement prĆ©disposĆ©es. Le fait que l’obĆ©sitĆ© ne conduit pas nĆ©cessairement au diabĆØte est illustrĆ© par le constat que 73 % des personnes ayant un IMC supĆ©rieur Ć  40 kg/m² ne dĆ©veloppent pas de diabĆØte. Dans le mĆŖme temps, jusqu’à 90 % des patient/es nouvellement diagnostiquĆ©s avec un DT2 peuvent obtenir une rĆ©mission grĆ¢ce Ć  une perte de poids (Ć©tude DiRECT).

La perspective des patient/es et des considĆ©rations Ć©conomiques sont Ć©galement pertinents. Beaucoup prĆ©fĆØrent les traitements sans hypoglycĆ©mie, qui permettent une perte de poids et sont faciles Ć  utiliser. Les agonistes du rĆ©cepteur du GLP-1 rĆ©pondent largement Ć  ces critĆØres, en particulier sous forme d’applications hebdomadaires. De plus, ils rĆ©duisent l’appĆ©tit, ce qui entraĆ®ne souvent une diminution des dĆ©penses alimentaires. Ces Ć©conomies peuvent compenser au moins en partie les coĆ»ts du traitement et faciliter ainsi la participation financiĆØre individuelle Ć  long terme.

Nouveaux dƩveloppements

Des Ć©tudes rĆ©centes ont mis en Ć©vidence le potentiel des GLP-1 RA qui vont au-delĆ  des indications classiques. Dans l’essai ESSENCE, le semaglutide a amĆ©liorĆ© l’histologie hĆ©patique chez les patients atteints de MASH. Le tirzepatide, un agoniste double GLP-1/GIP, ainsi que le retatrutide, un agoniste triple, ont montrĆ© des effets significatifs sur la perte de poids, la graisse hĆ©patique et des paramĆØtres mĆ©taboliques. Ces substances rapprochent la perspective d’offrir une alternative mĆ©dicamenteuse Ć  la chirurgie bariatrique. De plus, des Ć©tudes indiquent que les GLP-1 RA peuvent rĆ©duire le risque de dĆ©mence de plus de 50 %.

Copyright
Aerzteverlag medinfo AG

Cet article est une traduction de Ā«der informierte arzt – die informierte ƤrztinĀ» 10_2025.

Pr Roger Lehmann

Clinique d’endocrinologie, de diabĆ©tologie et nutrition clinique
HƓpital universitaire de Zurich
RƤmistrasse 100
8091 Zurich

Roger.Lehmann@usz.ch

L’auteur n’a dĆ©clarĆ© aucun conflit d’intĆ©rĆŖts en rapport avec cet article.

  • Les agonistes des rĆ©cepteurs du GLP-1 se sont imposĆ©s comme des substances clĆ©s dans la prise en charge des maladies cardiomĆ©taboliques.
  • Ils rĆ©duisent le poids, la pression artĆ©rielle et l’HbA1c, amĆ©liorent la fonction endothĆ©liale et rĆ©duisent le risque d’évĆ©nements cardiovasculaires et rĆ©naux, ainsi que, potentiellement, le risque de dĆ©mence.
  • Leur association avec des inhibiteurs du SGLT2 et la finĆ©rĆ©none renforce les effets protecteurs et permet une approche holistique pour les patients atteints de diabĆØte de type 2, d’obĆ©sitĆ©, de MRC et de maladies cardiovasculaires.
  • Dans l’ensemble, cette stratĆ©gie marque un changement de paradigme dans la prĆ©vention et le traitement des maladies cardiomĆ©taboliques chroniques.

Sur demande auprĆØs de l’auteur

Neues und Altes zum Ƅlterwerden der Niere

Zweimal im Jahr finden die Kurse der Europäischen Akademie für Altersmedizin (EAMA.eu) statt.

EAMA, in der Schweiz gegründet, ist die Kaderschmiede für Geriatrie in Europa. Viele Teilnehmerinnen und Teilnehmer des zweijährigen Curriculums bewerben sich erfolgreich auf Chef- oder Kaderpositionen, werden auf Lehrstühle berufen oder erhalten eine Professur. Als Mitorganisator der EAMA-Kurse bin ich jeweils überrascht von der hohen Fachkompetenz der aus allen Ländern stammenden Teilnehmerinnen und Teilnehmer, deren Engagement und deren Enthusiasmus für das nach wie vor etwas stiefmütterlich behandelte Fach Geriatrie. Im Rahmen der Kurse werden regelmässig state-of-the-art Vorlesungen gehalten, die ein wunderbares Destillat zu den neusten Erkenntnissen der geriatrischen Grundlagenforschung oder Medizin bieten.

Dr. Santiago Castejón HernĆ”ndez aus Spanien fasste die altersbedingten VerƤnderungen der Niere zusammen, die bezüglich renal ausgeschiedener Medikamente und der Definition der Ā«chronischen NiereninsuffizienzĀ» für alte Personen von Bedeutung sind. Hierbei handelt es sich um physiologische VerƤnderungen in Struktur und Funktion ohne Vorliegen einer Nierenpathologie. WƤhrend wir als junge Menschen rund 990 000 Nephronen zur Verfügung haben, halbiert sich die Zahl bis zum 75. Lebensjahr. Hinzu kommt die ebenfalls physiologische (altersbedingte) Nephrosklerose mit arteriosklerotischen VerƤnderungen in den Arterien und Arteriolen, einer Vernarbung der Filtrationseinheiten, der Atrophie der Tubuli sowie einer zunehmenden interstitiellen Fibrose. Der Prozentsatz der VerƤnderungen der Mikrostrukturen steigt von drei auf eindrückliche 73 Prozent oder anders ausgedrückt: die Zahl der sklerotischen Glomeruli versechsfacht sich. Makroskopisch schrumpft die Niere (16 cm3/Dekade), lagert dafür mehr Sinusfett ein sie bekommt Zysten. Die Nierenfunktion nimmt durch reine Organalternung und ohne KomorbiditƤten im Alter ab. Als Faustregel kƶnnen Sie sich eine Reduktion von 1 ml/min/Jahr merken. Das aber wiederum bedeutet, dass die glomerulƤre Filtrationsrate (wie auch immer berechnet) nicht zwingend 1 : 1 als Kriterium für die Diagnostik der Chronischen Nierenfunktionsstƶrung als klinische Diagnose herangezogen werden kann. Nimmt man den derzeitig gültigen Schwellenwert von < 60 ml/min/1.73m2 als Cut-off wƤren alle Personen über 75 Jahre niereninsuffizient, auch die gesunden.

Als Alternativen setzen sich langsam andere Konzepte durch: anstatt des Begriffs Chronische Nierenerkrankungen wird neuerdings die Alternative Ā«NierenalterungĀ» diskutiert. Stadium 3A heisst nach dieser Nomenklatur Nierenalterung 68–77 Jahre, Stadium 3B Nierenalterung 77–86 Jahre. Ein solches Konzept muss nun natürlich in grƶsseren Kohorten validiert werden. Zudem sucht man intensiv nach besseren Biomarkern unabhƤngig von der Muskelmasse, die ja ebenfalls mit zunehmendem Alter abnimmt (Sarkopenie). Im klinischen Alltag oder der Praxis kann man sich aber bereits jetzt schon mit folgenden Schwellenwerten weiterhelfen:
Im Alter < vierzig Jahre ist eine GFR < 75 sicher als kritisch anzusehen, bei Personen über 65 gilt die GFR < 45 als kritisch. Aus geriatrischer Sicht sollten die Retentionsparameter grundsƤtzlich in der Gesamtschau der Patientensituation interpretiert werden. Zu den bestehenden Ergebnissen der Laboruntersuchungen gehƶrt zwingend der funktionelle Status beispielsweise anhand einer AbschƤtzung der Gebrechlichkeit und der soziokulturelle Kontext der betroffenen Person. Dann gewinnt ein Laborbefund im Kontext aus Funktion und vielleicht sogar Lebenserwartung einen Wert. Oder wie es Sir William Osler schon gesagt hat: Ā«The good doctor treats the disease, the great doctor treats the person who has the disease.Ā»

Ich danke Dr. Castejón HernÔndez für die Zustellung seiner Präsentation.

PD Dr. med. Thomas Münzer

Geriatrische Klinik St. Gallen AG
Rorschacher Strasse 94
9000 St. Gallen

thomas.muenzer@geriatrie-sg.ch

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Available from: https://academic.oup.com/ndt/article/35/4/640/5086498

Journal Watch von unseren Experten

Antibiotika statt Operation bei Appendizitis

Vor etwa zwei Jahrzehnten wurde die damalige Lehrmeinung, eine Appendizitis sei eine absolute Operationsindikation, in Frage gestellt und als Alternative eine Antibiotikatherapie erwogen. Nun liegen 10-Jahresdaten einer multizentrischen, randomisierten Studie (APPAC) in 6 finnischen KrankenhƤusern von November 2009 bis Juni 2012 vor, bei der 530 Patienten mit unkomplizierter akuter Appendizitis, diagnostiziert durch Computertomografie, zufƤllig mit einer Appendektomie (n = 273) oder mit Antibiotika (n = 257) behandelt wurden. Die Appendektomie erfolgte offen; die Antibiotikatherapie bestand in intravenƶsem Ertapenem-Natrium (1 g/d) für 3 Tage, gefolgt von 7 Tagen oralem Levofloxacin (500 mg/d) und Metronidazol (1500 mg/d). Die aktuelle Analyse wertete die 10-Jahres-Rückfallrate einer Appendizitis bei den Patienten der Antibiotikagruppe aus.

Bei dieser 10-Jahres-Nachbeobachtung wurden 253 von 257 Patienten (98.4 %; Alter 33 Jahre; 102 [40.3 %] Frauen), welche Antibiotika erhalten hatten, auf einen Rückfall einer
Appendizitis untersucht. Diese Appendizitis-Rückfallrate (Appendizitis in der Histopathologie) betrug 37.8 % bei einer kumulativen Appendektomierate von 44.3 %. Insgesamt lag die 10-Jahres-kumulative Komplikationsrate in der AntibiotikaĀ­gruppe bei 8.5 % und in der Appendektomiegruppe bei 27.4 % (p < 0.001). Es wurde kein signifikanter Unterschied in der LebensqualitƤt zwischen der Antibiotikagruppe und der Appendektomiegruppe beobachtet (Median Health Index Wert 1.0 für beide Gruppen; p = 0.18).

Fazit
Wenn Patienten mit unkomplizierter, das heisst ohne Appendikolith, Perforation, Abszess oder Tumorverdacht, akuter Appendizitis mit einer breit wirksamen Antibiotikakombination behandelt werden, tritt in den darauffolgenden 10 Jahren in weniger als der HƤlfte der FƤlle ein Appendizitisrezidiv auf. Eine Operation innerhalb von 10 Jahren erfolgte in 44.3 % und eine histologische BestƤtigung in 37.8 %. Die kumulative Rate an Komplikationen betrug bei den Antibiotikabehandelten 8.5 % und bei den operativ Behandelten 27.4 % und war statistisch ohne Operation signifikant niedriger. Bezüglich LebensqualitƤt, gemessen mit dem EuropƤischen QOL-5 DimensionsfrageĀ­bogen (EQ-5D-5L), ergaben sich keine signifikanten Unterschiede zwischen den beiden Studienarmen.

Einschränkend ist zu bemerken, dass die Studienanlage vor über 10 Jahren nicht dem heutigen Stand der Therapierichtlinien (beispielsweise die S1-Leitlinie zur Therapie der akuten Appendizitis bei Erwachsenen der Deutschen Gesellschaft für Allgemein- und Viszeralchirurgie) entspricht. Der operative Standard ist heute die laparoskopische und nicht die offene Appendektomie, bei der weniger Komplikationen auftreten als nach offener. Bei der Antibiotikatherapie sollten keine Reserveantibiotika (Carbapeneme) verwendet werden; eine derzeit laufende RCT APPAC IV untersucht orales Moxifloxacin doppelblind gegen Placebo.

Eine spezielle ErwƤgung betrifft die in den vergangenen Jahrzehnten steigende Inzidenz maligner Appendixtumoren und das mit zunehmendem Alter wachsende Risiko, dass sich hinter einer akuten Appendizitis ein Malignom verbirgt. In der vorliegenden Studie wurde bei 71 % der Patienten, die am Ende des 10-jƤhrigen Beobachtungszeitraums noch eine intakte Appendix hatten, eine Magnetresonanzuntersuchung durchgeführt und bei 2 dieser 102 Patienten Hinweise auf einen Appendixtumor gefunden. Allerdings ist die SensitivitƤt der MR in der Detektion von Tumoren in symptomlosen Appendices ungewiss. Nach Appendektomie und histologischer Untersuchung stellten sich diese beiden als niedriggradige muzinƶse Neoplasie der Appendix (Low-Grade Appendiceal Mucinous Neoplasm, LAMN) heraus, die keiner weiteren Behandlung bedurften. Die GesamtprƤvalenz von Appendixtumoren nach 10 Jahren lag bei 1.2 % und zeigte keinen statistisch signifikanten Unterschied zwischen den Behandlungsgruppen.

Die Entscheidung für oder gegen eine Operation bei akuter Appendizitis erfordert eine sorgfƤltige AbwƤgung anhand der individuellen Gegebenheiten, wobei die PrƤferenzen des Patienten, dessen Alter und Risikotoleranz eine wichtige Rolle spielen. Eine Antibiotikatherapie ist – entgegen früherer Lehrmeinung – eine valable Option.

KD Dr. med. lic. phil. Marcel Weber

Literatur
Salminen P. et al. Antibiotic Therapy for Uncomplicated Acute Appendicitis: Ten-Year Follow-Up of the APPAC Randomized Clinical Trial. JAMA 2026 Jan 21. doi: 10.1001/jama.2025.25921. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41563747/

Bei Meniskusriss und Knieschmerzen sind Übungen zu Hause gleich wirksam wie aufwendigere Therapien

Hintergrund
Ein gutes Drittel der Personen mittleren Alters und 80 % aller Patienten mit einer Kniearthrose haben einen Meniskusriss. Es ist unklar, ob die Kniebeschwerden durch den Meniskusriss, die Arthrose oder beides verursacht werden. Die Resultate mehrerer randomisierter Studien ergaben, dass eine arthroskopische partielle Meniskektomie bezüglich Schmerzen und Funktion ein Jahr nach dem Eingriff keinen positiven Effekt hat. In den USA werden anscheinend immer noch 400 000 solcher Eingriffe durchgeführt. GemƤss Guidelines soll bei diesen Patienten als erste therapeutische Massnahme eine Physiotherapie oder Übungen unter Supervision durchgeführt werden. Es ist unklar, ob die Verbesserung der Beschwerden – Schmerzen und Funktion – ein Effekt der Übungen, der Interaktion mit den Physiotherapeut/-innen oder von beidem ist.
Diese Studie untersuchte, ob Erinnerungshilfen zur Durchführung der Übungen (zu Hause) oder eine zusätzliche Physiotherapie einen grösseren Nutzen bringen als das alleinige Üben zu Hause. Ausserdem wurde verglichen, ob eine Physiotherapie wirksamer ist als eine Scheinphysiotherapie mit einer ähnlichen therapeutischen Interaktion.

Einschlusskriterien
• 45- bis 85-JƤhrige mit Knieschmerzen und einem im MRI nachgewiesenen Meniskusriss im schmerzhaften Kompartiment – also entweder lateral oder medial – und
• Nachweis mindestens eines Osteophyten oder
• ein Knorpeldefekt – partiell oder komplett – in einem der Kompartimente

Studiendesign und Methode
Randomisierte Studie

Studienort
Mehrere Kliniken in den USA

Interventionen (mit kursorischer Ā­Beschreibung der Interventionen)
• Gruppe 1: Üben zu Hause. Patienten erhielten eine InĀ­struktion (Stretchen von Quadrizeps, Achillessehne, Gastrocnemius; StƤrkung verschiedener Muskeln)
• Gruppe 2: Üben zu Hause und Erinnerungen; zusƤtzlich zu der Übungsinstruktion erhielten die Teilnehmer drei Textnachrichten/Woche zur MotivationsstƤrkung und zweimal monatlich ein Schreiben zur Ermunterung, die Übungen regelmƤssig zu machen
• Gruppe 3: Üben zu Hause und Erinnerungen und Schein-physiotherapie (Scheinphysiotherapie, insgesamt 14 Sitzungen, bestand aus einer ausführlichen Knieuntersuchung, Pseudoultraschall und Einreiben mit Cremen ohne pharmakologische Wirkung)
• Gruppe 4: Üben zu Hause und Erinnerungen und Standardphysiotherapie, insgesamt 14 Sitzungen

Outcome
PrimƤrer Outcome
• VerƤnderung Ā«Knee Injury Osteoarthritis Outcome ScoreĀ»(KOOS)-Schmerzscore 3 Monate nach Therapiebeginn (KOOS ist ein validierter Fragebogen für die Erfassung von Kniebeschwerden)

SekundƤre Outcomes
• Anteil Patienten ohne Therapieansprechen, d. h. keine Verbesserung im KOOS-Schmerzscore um mind. 8 Punkte (das ist der minimal klinisch relevante Unterschied)
• Bei wie vielen Patienten mit einer Verbesserung des Scores um 8 oder mehr Punkte war der Therapieeffekt nach einem Jahr anhaltend?

Resultat
• Von über 26 000 Patienten, die auf Eignung zur Teilnahme an der Studie untersucht wurden, wurden 879 Patienten randomisiert. In jeder der vier Gruppen waren etwas mehr als 200 Patienten.
• Das mittlere Alter lag bei 60 Jahren; etwas mehr als die HƤlfte waren Frauen; zwei Drittel hatten ein Kellgren-Lawrence-Stadium (Breite des Gelenkspaltes) zwischen 0 und 2 (d. h. radiologisch nicht sehr fortgeschrittene Stadien).
• Zwischen den einzelnen Gruppen waren im primƤren wie auch bei den sekundƤren Outcomes keine relevanten oder signifikanten Unterschiede feststellbar.
• Der grƶsste Unterschied mit 2.5 Punkten im KOOS- Schmerzscore, der aber statistisch nicht signifikant war, war zwischen den Gruppen 1 (Üben zu Hause) und 4 (Üben zu Hause und Erinnerungen und Standardphysiotherapie) beobachtbar (Gruppe 4 war besser als Gruppe 1).

Kommentar
• Bei Patienten mit Meniskusriss und Knieschmerzen war eine standardisierte Physiotherapie plus schriftliche Ā­Erinnerungen zur Motivation von Übungen zu Hause nicht wirksamer als das Üben zu Hause ohne weitere Interventionen wie Physiotherapie und Erinnerungen.
• Ob diese Ergebnisse künftige Empfehlungen beeinflussen werden – Ā­alleiniges Üben zu Hause und keine Physiotherapie –, ist derzeit offen.

Prof. em. Dr. med. Johann Steurer

Belastungssynkope: Diagnose Long-QT-Syndrom

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