Gestion proactive plutƓt que rƩactive du psoriasis en plaques

Le psoriasis vulgaire est une maladie inflammatoire chronique et rĆ©cidivante. Le contrĆ“le Ć  long terme de la maladie est un dĆ©fi. Actuellement, le traitement Ć  long terme avec des agents topiques suit une approche rĆ©active plutĆ“t que proactive pour maintenir la rĆ©mission. Dans lā€™ā€ŠĆ©tude PSO-LONG rĆ©cemment publiĆ©e, le traitement Ć  long terme avec des agents topiques prĆ©sentant une meilleure pĆ©nĆ©tration cutanĆ©e grĆ¢ce Ć  une nouvelle galĆ©nique sā€™ā€Šest avĆ©rĆ© ĆŖtre une prise en charge proactive prometteuse du psoriasis en plaques.

Le psoriasis vulgaire est mal classĆ© en termes de dĆ©lai de rechute en fonction du traitement. Les agents topiques sont utilisĆ©s pour les maladies lĆ©gĆØres Ć  modĆ©rĆ©es et en complĆ©ment de la photothĆ©rapie, et en plus des agents systĆ©miques ou biologiques pour les maladies modĆ©rĆ©es Ć  sĆ©vĆØres. Le contrĆ“le de la maladie Ć  long terme reste un dĆ©fi, car de nombreux patients ne sont pas ou peu traitĆ©s et le besoin dā€™ā€Šun traitement Ć  long terme efficace et sĆ»r reste insatisfait.
La gestion proactive du traitement pour réduire les exacerbations de la maladie ou maintenir la rémission du traitement par inhibiteur de la calcineurine dans la dermatite atopique est apparue comme un nouveau concept au cours de la dernière décennie. Des études à long terme sont nécessaires pour transposer ces résultats au psoriasis.
Lā€™ā€ŠĆ©tude PSO-LONG rĆ©cemment publiĆ©e a comparĆ© lā€™ā€Šā€ŠefficacitĆ© et la sĆ©curitĆ© dā€™ā€Šun traitement proactif Ć  long terme (52 semaines), deux fois par semaine, avec la mousse de dipropionate de calcipotriĆØneā€Š/ā€ŠbĆ©tamĆ©thasone, EnstilarĀ® (groupe de gestion du traitement proactif), avec la mousse de vĆ©hicule comme placebo (groupe de gestion du traitement rĆ©actif) pour la prĆ©vention des rechutes de la maladie chez les adultes atteints de psoriasis.

MĆ©thodes de lā€™ā€ŠĆ©tude PSO-LONG

Conception et interventions

Cette Ć©tude multicentrique de phase III (NCT02899962) comprenait une phase de dĆ©pistage et dā€™ā€ŠĆ©limination dā€™ā€Šune durĆ©e maximale de 4 semaines, une phase de lancement ouverte de 4 semaines, une phase dā€™ā€Šentretien de 52 semaines, randomisĆ©e, en double aveugle et contrĆ“lĆ©e par vĆ©hicule, et une phase de suivi de 8 semaines.
Le succĆØs du traitement a Ć©tĆ© dĆ©fini comme un score PGA (Physicianā€™ā€Šs Global Assessment) clairā€Š/ā€Šquasi clair (PGA < 2) avec une amĆ©lioration de ≄ 2 degrĆ©s par rapport au moment de lā€™ā€Šinclusion. Ceux qui ont rĆ©ussi le traitement sont entrĆ©s dans la phase de maintien, et les autres ont abandonnĆ© Ć  la fin de la phase ouverte. Les patients ont Ć©tĆ© randomisĆ©s dans un rapport 1:1 (stratifiĆ©s par un systĆØme interactif de rĆ©ponse en ligne) pour recevoir de la mousse Cal/BD (groupe de gestion proactive) ou de la mousse vĆ©hicule (groupe de gestion rĆ©active) deux fois par semaine (Ć  2 ou 3 jours dā€™ā€Šintervalle, les jours dĆ©signĆ©s) pendant 52 semaines. Les rĆ©cidives (score PGA lĆ©ger ou supĆ©rieur) ont Ć©tĆ© rĆ©solues ou presque rĆ©solues pendant la phase de lancement ouverte ou aprĆØs le traitement.
Au cours de la phase dā€™ā€Šentretien, lā€™ā€ŠĆ©valuation dā€™ā€Šune Ć©ventuelle rechute sā€™ā€Šest faite lors de visites Ć  la clinique (toutes les 4 semaines) et de visites non programmĆ©es Ć  lā€™ā€Šinitiative du patient. En cas de rechute, les patients des deux groupes de traitement ont reƧu un traitement dā€™ā€Šurgence avec la mousse Cal/BD appliquĆ©e sur les lĆ©sions une fois par jour pendant 4 semaines. Si un score PGA clair/quasi clair Ć©tait Ć  nouveau atteint aprĆØs le traitement dā€™ā€Šurgence de 4 semaines, le traitement dā€™ā€Šentretien Ć©tait poursuivi ; dans le cas contraire, les patients Ć©taient exclus de lā€™ā€ŠĆ©tude.
Le rebond de la maladie a Ć©tĆ© Ć©valuĆ© Ć  lā€™ā€Šaide du Psoriasis Area and Severity Index (PASI) pendant la pĆ©riode de suivi de 8 semaines aprĆØs la fin du traitement/arrĆŖt prĆ©coce du traitement. Le rebond a Ć©tĆ© dĆ©fini comme un m-PASI ≄ 12 et une augmentation du m-PASI ≄ 125 % de la valeur initiale ou lā€™ā€Šapparition dā€™ā€Šun nouveau psoriasis pustuleux, Ć©rythrodermique ou plus inflammatoire dans les 2 mois suivant lā€™ā€ŠarrĆŖt du traitement dans la phase de lancement ouverte, lā€™ā€ŠarrĆŖt du mĆ©dicament de secours Ć  une prise par jour ou la fin de la phase dā€™ā€Šentretien.

RƩsultats

Sur les 650 patients qui ont participĆ© Ć  la phase de lancement ouverte, 521 (80,2 %) ont rĆ©ussi le traitement Ć  la semaine 4 et ont Ć©tĆ© randomisĆ©s pour la phase dā€™ā€Šentretien (ensemble dā€™ā€Šanalyse complet : proactif, n = 256 ; rĆ©actif, n = 265). Un total de 24 patients (16 proactifs, 8 rĆ©actifs) qui nā€™ā€Šont pas obtenu le succĆØs du traitement Ć  la semaine 4, ont Ć©tĆ© randomisĆ©s par erreur, ce qui a donnĆ© 545 patients inclus dans lā€™ā€Šā€Šensemble dā€™ā€Šā€Šanalyse de la sĆ©curitĆ© (proactifs, n = 272 ; rĆ©actifs, n = 273). 251 patients randomisĆ©s (46,1 %) ont terminĆ© la phase dā€™ā€Šā€Šentretien de 52 semaines.

Conclusions

Un traitement proactif Ć  long terme pendant 52 semaines avec la mousse Cal/BD Ć  doses fixes deux fois par semaine a Ć©tĆ© supĆ©rieur Ć  la mousse vĆ©hicule chez les adultes atteints de psoriasis en plaques en ce qui concerne la prolongation du dĆ©lai avant la premiĆØre poussĆ©e, la rĆ©duction du nombre de poussĆ©es et lā€™ā€Šaugmentation du nombre de jours de rĆ©mission. Le traitement proactif avec la mousse Cal/BD a Ć©tĆ© bien tolĆ©rĆ© et a prĆ©sentĆ© un profil de sĆ©curitĆ© favorable sur la pĆ©riode de traitement prolongĆ©e, comparable Ć  celui du traitement rĆ©actif, dans lequel les patients ont reƧu la mousse Cal/BD uniquement comme traitement dā€™ā€Šurgence de 4 semaines en cas de rechute. Aucun nouvel EI dā€™ā€ŠintĆ©rĆŖt nā€™ā€Ša Ć©tĆ© identifiĆ©, notamment aucun signe clinique dā€™ā€Šatrophie cutanĆ©e. Il nā€™ā€Šy a pas eu dā€™ā€Šeffet cliniquement significatif de la mousse Calā€Š/ BD sur lā€™ā€Šaxe HPA ou le mĆ©tabolisme du calcium. Les rĆ©sultats de cette nouvelle Ć©tude sont trĆØs prometteurs et suggĆØrent que la prise en charge proactive avec la mousse Cal / BD Ć  dose fixe pourrait permettre un meilleur contrĆ“le Ć  long terme du psoriasis en plaques que le traitement rĆ©actif conventionnel.

Source : Lebewohl M et al Twice-weekly topical calcipotriene/betamethasone dipropionate foam as proactive management of plaque psoriasis increases time in remission and is well tolerated over 52 weeks (PSO-LONG trial). J Am Acad Dermatol2021 May;84(5):1269-1277.

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Manifestations cutanĆ©es de lā€™ā€Šinfection par le SRAS-CoV-2

Les symptĆ“mes les plus courants du COVID-19 sont la fiĆØvre, la toux sĆØche, la fatigue, la production dā€™ā€Šexpectorations, lā€™ā€Šessoufflement, la perte de lā€™ā€Šā€Šodorat et du goĆ»t, la conjonctivite. Les Ć©volutions sĆ©vĆØres de la maladie se caractĆ©risent par une dyspnĆ©e, une saturation en oxygĆØne basse, une insuffisance respiratoire et une thrombo-embolie veineuse. Il est Ć©galement important de prendre en compte les manifestations cutanĆ©es qui surviennent en association avec lā€™ā€Šinfection par le SRAS-CoV-2.

Le nombre de rapports de cas et de sĆ©ries cliniques qui ont dĆ©crit un spectre complexe de manifestations cutanĆ©es associĆ©es Ć  lā€™ā€Šinfection par le SRAS-CoV-2 est frappant. Une revue rĆ©cemment publiĆ©e (1) visait Ć  rĆ©sumer les plus importants de ces modĆØles dĆ©crits de manifestations de la peau.
Les manifestations cutanĆ©es peuvent ĆŖtre classĆ©es comme suit : SchĆ©ma dā€™ā€ŠexanthĆØme (Ć©ruption de type varicelle, Ć©rythĆØme papulo-vĆ©siculaire et morbilliforme), lĆ©sion vasculaire (lĆ©sions de type Chilblain, purpuriques/pĆ©tĆ©chiales et livedoĆÆdes), urticarien et acro-papulaire.

ModĆØle dā€™ā€ŠexanthĆØme

ExanthĆØme de type varicelle

Lā€™ā€ŠexanthĆØme varicellien a Ć©tĆ© dĆ©crit pour la premiĆØre fois par Marzano et al. (2) et GalvĆ”n Casas et al. (3) comme une manifestation cutanĆ©e spĆ©cifique associĆ©e Ć  COVID-19. Il se caractĆ©rise cliniquement par des lĆ©sions papulo-vĆ©siculaires monomorphes Ć©tendues. Dans la plus rĆ©cente Ć©tude prospective menĆ©e Ć  lā€™ā€ŠĆ©chelle nationale en Espagne (3), cet exanthĆØme a Ć©tĆ© dĆ©crit chez 9 % des patients Ć©tudiĆ©s. Les lĆ©sions apparaissent en moyenne 3 jours aprĆØs les symptĆ“mes et durent en moyenne 8 jours. Elles sont associĆ©es Ć  une gravitĆ© modĆ©rĆ©e de la maladie gĆ©nĆ©ralement chez les patients dā€™ā€ŠĆ¢ge moyen. Le tronc est constamment touchĆ©, et un prurit est observĆ© chez certains patients mais pas chez tous.
Lā€™ā€Šhistologie montre une dĆ©gĆ©nĆ©rescence vacuolaire avec des kĆ©ratinocytes dĆ©sorganisĆ©s, des kĆ©ratinocytes hypertrophiĆ©s et multinuclĆ©aires avec des cellules dyskĆ©ratosiques (apoptotiques). Un infiltrat inflammatoire dense peut ĆŖtre prĆ©sent.

ExanthĆØme maculopapulaire

Une Ć©ruption maculopapulaire, Ć©galement dĆ©finie comme morbilliforme, avec des caractĆ©ristiques cliniques similaires Ć  celles typiquement observĆ©es dans lā€™ā€ŠexanthĆØme viral, a Ć©galement Ć©tĆ© dĆ©crite chez les patients COVID-19 (4-7). Lā€™ā€ŠĆ©ruption cutanĆ©e survient en mĆŖme temps que les autres symptĆ“mes de lā€™ā€Šinfection, dure peu de temps (3-10 jours) et sā€™ā€Šaccompagne de prurit chez la plupart des patients ; chez les patients plus Ć¢gĆ©s, un exanthĆØme maculopapulaire est associĆ© Ć  une maladie grave. Galvan Casas et al. (3) ont rapportĆ© une prĆ©valence de 47 % chez leurs 375 patients. Ils ont dĆ©crit une distribution pĆ©rifolliculaire dans certains cas et occasionnellement une desquamation. Lā€™ā€ŠĆ©ruption Ć©rythĆ©mateuse peut ĆŖtre particuliĆØrement accentuĆ©e au niveau de la fosse antĆ©cubitale et dans les plis axillaires (8). La biopsie cutanĆ©e montre quelques caractĆ©ristiques non spĆ©cifiques de lā€™ā€ŠexanthĆØme viral, comme une lĆ©gĆØre spongiose et un lĆ©ger infiltrat lymphocytaire pĆ©rivasculaire.

ModĆØle vasculaire

Plusieurs lĆ©sions vasculaires ont Ć©tĆ© dĆ©crites dans lā€™ā€Šinfection par le SRAS-CoV-2, notamment des lĆ©sions de type Chilblain (« lā€™ā€Šorteil COVID »), particuliĆØrement frĆ©quentes chez les enfants, ainsi que des lĆ©sions livedoĆÆdes, des lĆ©sions purpuriques et des lĆ©sions nĆ©crotiques acrales (9). La plupart de ces manifestations cliniques peuvent avoir une contrepartie pathologique thrombotique ou microthrombotique. En outre, des cas de purpura thrombocytopĆ©nique immunitaire et de syndrome antiphospholipide avec les manifestations cutanĆ©es classiques ont Ć©tĆ© dĆ©crits (10, 11).
Le SRAS-CoV-2 infecte lā€™ā€ŠhĆ“te par lā€™ā€ŠintermĆ©diaire du rĆ©cepteur de lā€™ā€Šenzyme de conversion de lā€™ā€Šangiotensine 2 (ACE2), qui est exprimĆ© dans divers tissus, notamment les cellules endothĆ©liales (12). Le spectre des lĆ©sions vasculaires mentionnĆ©es ci-dessus peut ĆŖtre dĆ» Ć  diffĆ©rents mĆ©canismes, qui peuvent se chevaucher. Il sā€™ā€Šagit notamment dā€™ā€Šun effet direct du virus sur les cellules endothĆ©liales (13) et dā€™ā€Šun effet indirect via le dĆ©clenchement de rĆ©ponses immunitaires ou auto-immunes, comme dans le cas de la rĆ©action associĆ©e au fameux « orage cytokinique ». Quel que soit le mĆ©canisme dĆ©clencheur, le dysfonctionnement microvasculaire qui en rĆ©sulte peut entraĆ®ner une vasoconstriction accrue et une ischĆ©mie des organes, une inflammation et un autre Ć©tat favorisant la coagulation. Il reste Ć  dĆ©finir dans quelles circonstances les lĆ©sions cutanĆ©es telles que les lĆ©sions de type Chilblain sont corrĆ©lĆ©es Ć  lā€™ā€Šatteinte des organes internes.

ModĆØle de type Chilblain

Les lĆ©sions cutanĆ©es de type dā€™ā€Šengelures (Chilblain) ou de type perniose se prĆ©sentent sous la forme de manifestations Ć©rythĆ©mateuses-œdĆ©mateuses touchant les sites acraux, gĆ©nĆ©ralement les orteils et la plante des pieds, avec un dĆ©veloppement bulleux possible. Elles sont gĆ©nĆ©ralement asymĆ©triques et habituellement prurigineuses et/ou douloureuses (14). Elles affectent gĆ©nĆ©ralement les jeunes patients sans symptĆ“mes systĆ©miques ou en association avec une maladie peu sĆ©vĆØre. Il est Ć  noter que ces patients nā€™ā€Šont pas dā€™ā€ŠantĆ©cĆ©dents dā€™ā€Šengelures ou de phĆ©nomĆØne de Raynaud. Dans la sĆ©rie de cas rapportĆ©s par Recalcati, les Ć©ruptions ont disparu aprĆØs 2-4 semaines sans aucun traitement (15).

Conclusion

  • Les manifestations dermatologiques associĆ©es Ć  lā€™ā€Šinfection par le SRAS-CoV-2 englobent lā€™ā€ŠexanthĆØme (varicelle, Ć©ruption papulovĆ©siculaire et morbilliforme), les lĆ©sions vasculaires (de type Chilblain, purpurique/pĆ©tĆ©chial et livedoĆÆde), lā€™ā€ŠĆ©ruption urticarienne ainsi que lā€™ā€ŠĆ©ruption acro-papulaire.
  • Dā€™ā€Šautres manifestations cutanĆ©es Ć  envisager sont les rĆ©actions cutanĆ©es aux mĆ©dicaments prescrits pour traiter la COVID-19.
  • Il reste Ć  savoir si lā€™ā€Šinfection par le SRAS-CoV-2 peut entraĆ®ner directement une exacerbation des maladies inflammatoires chroniques telles que le psoriasis ou la dermatite atopique.

Source: Gisondi P et al. Cutaneous manifestations of SARS-CoV-2 infection:Ā  a clinical update. Eur Acad Dermatol Venereol. 2020;34:2499-2504.

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1. Gisondi P et al. Cutaneous manifestations of SARS-CoV-2 infection: a clinical update. Eur Acad Dermatol Venereol. 2020;34:2499-2504.
2. Marzano AV et al. Varicella-like exanthema as a specific COVID-19-associated skin manifestation: multicenter case series of 22 patients. J Am Acad Dermatol 2020: S0190-9622(20)30673-3.
3. GalvƔn Casas C et al. Classification of the cutaneous manifestations of COVID-19: a rapid prospective nationwide consensus study in Spain with 375 cases. Br J Dermatol 2020:10.1111/bjd.19163.
4. Ahouach B, et al. Cutaneous lesions in a patient with COVID-19: are they related? Br J Dermatol 2020;10.1111/bjd.19168.
5. Herrero-Moyano M et al. A clinicopathological study of 8 patients with COVID-19 pneumonia and a late-onset exanthema. J Eur Acad Dermatol Venereol 2020;34 : e460-e464
6. Skroza N et al. A late onset widespread skin rash in a previous Covid-19 infected patient: viral or multidrug effect? J Eur Acad Dermatol Venereol 2020;34 : e438-e439
7. Reymundo A, et al. Clinical and histological characterization of late appearance maculopapular eruptions in association with the coronavirus disease 2019. A case series of seven patients. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2020; 34 : e755-e757
8. MahƩ A et al. A distinctive skin rash associated with Coronavirus Disease 2019? J Eur Acad Dermatol Venereol 2020 ; 34 : e246-e247
9. Dominguez-Santas M et al. Cutaneous small-vessel vasculitis associated with novel 2019 coronavirus SARS-CoV-2 infection (COVID-19). J Eur Acad Dermatol Venereol 2020;34 : e536-e537
10. GarcĆ­a-Gil MF et al. Acral purpuric lesions (Erythema multiforme type) associated with thrombotic vasculopathy in a child during the COVID-19 pandemic. J Eur Acad Dermatol Venereol 2020; 34: e443-e445.
11. Zhang Y, Xiao M, Zhang S. Coagulopathy and Antiphospholipid Antibodies in Patients with Covid-19. N Engl J Med 2020;382(17):e38. doi:10.1056/NEJMc2007575.
12. Hoffmann M et al. SARS-CoV-2 Cell Entry Depends on ACE2 and TMPRSS2 and Is Blocked by a Clinically Proven Protease Inhibitor. Cell 2020; 181:271-280.
13. Monteil V, et al. Inhibition of SARS-CoV-2 Infections in Engineered Human Tissues Using Clinical-Grade Soluble Human ACE2. Cell 2020; 181 : 905-913.
14. Piccolo V, et al. Chilblain-like lesions during COVID-19 epidemic: a preliminary study on 63 patients. J Eur Acad Dermatol Venereol 2020:34 : e291-e293
15. Recalcati S, Barbagallo T, Frasin LA. Acral cutaneous lesions in the Time of COVID-19. J Eur Acad Dermatol Venereol 2020;34:e212-e213.

Update Refresher Endocrinologie – La ThyroĆÆde

Lors de lā€™ā€ŠUpdate Refresher en mĆ©decine interne Ć  Lausanne le 12.02.2021, les spĆ©cialistes du dĆ©partement dā€™ā€Šendocrinologie et de diabĆ©tologie du CHUV ont donnĆ© des confĆ©rences sur le diagnostic et le traitement des maladies thyroĆÆdiennes, des maladies de lā€™ā€Šhypophyse et des glandes surrĆ©nales, du traitement du diabĆØte de type 2 et ses complications. Ce rapport se concentre sur les maladies thyroĆÆdiennes.

Maladies thyroĆÆdiennes – diagnostic diffĆ©rentiel et traitement

Pr Gerasimos Sykiotis

Elaborer toutes les causes de lā€™ā€Šā€Šhyper- et lā€™ā€ŠhypothyroĆÆdite et leurs traitements, condenser les informations dans les manuels de rĆ©fĆ©rence, dĆ©velopper son propre raisonnement face Ć  une suspicion de dysthyroĆÆdie, connaĆ®tre les piĆØges habituels et comment les aborder – voici les principaux objectifs de la prĆ©sentation du Pr Gerasimos Sykiotis, Service dā€™ā€Šendocrinologie, diabĆ©tologie et mĆ©tabolisme au CHUV. Lā€™ā€Šorateur a Ć©galement abordĆ© la question comment mieux Ć©valuer le patient avantā€Š/ā€Šau lieu de solliciter lā€™ā€Šavis de lā€™ā€Šendocrinologue, et il a proposĆ© en revue quelques Ā«ā€ŠnouveautĆ©sā€ŠĀ» concernant les options thĆ©rapeutiques tout en examinant les liens entre la maladie COVID-19 et la thyroĆÆde. Il a dā€™ā€Šabord mis en Ć©vidence la question du dĆ©pistage de la TSH. Chez un adulte asymptomatique, faut-il faire un dĆ©pistage de la TSH ou pas ?
Les recommandations de la United States Prevention Services Task Force disent non. Lā€™ā€ŠAmerican Thyroid Association dit oui, tous les 5 ans Ć  partir de 35 ans, et lā€™ā€ŠAmerican Association of Clinical Endocrinologists dit Ć©galement oui, chez les personnes Ć¢gĆ©es (sans seuil dā€™ā€ŠĆ¢ge dĆ©fini).

Vignette: Un homme de 57 ans a Ć©tĆ© adressĆ© par son mĆ©decin de famille aprĆØs que sa femme ait Ć©tĆ© diagnostiquĆ©e dā€™ā€ŠhyperthyroĆÆdie. Il avait une valeur de TSH normale avec une lĆ©gĆØre Ć©lĆ©vation en T4 libre. Il a eu un Ć©pisode de perte de conscience, ainsi quā€™ā€Šune hypertension traitĆ©e au candĆ©sartan. Cliniquement, il Ć©tait euthyroĆÆde, lā€™ā€ŠĆ©chographie thyroĆÆdienne Ć©tait normale, le FT4 encore lĆ©gĆØrement Ć©levĆ©.

Lā€™ā€Šorateur en a tirĆ© les conclusions suivantesā€Š: Le dĆ©pistage de la fonction thyroĆÆdienne est effectuĆ© par la TSH. La dĆ©termination des hormones thyroĆÆdiennes libres doit ĆŖtre Ć©vitĆ©e si la TSH est normale, car ces dĆ©terminations sont moins fiables sur certains appareils automatisĆ©s. Ils sont influencĆ©s par de multiples facteurs et les valeurs de rĆ©fĆ©rence sont douteuses.

Influence de COVID-19 sur la thyroĆÆdeā€Š: mise Ć  jour

Il est bien connu que la glande thyroĆÆde et lā€™ā€Šinfection virale avec les rĆ©ponses inflammatoires-immunes associĆ©es interagissent de maniĆØre complexe. Le SARS-CoV-2 utilise lā€™ā€ŠECA2 en combinaison avec la protĆ©ase transmembranaire sĆ©rine 2 (TMPRSS2) comme complexe molĆ©culaire clĆ© pour infecter les cellules hĆ“tes. Il est intĆ©ressant de noter que les niveaux dā€™ā€Šexpression de lā€™ā€ŠECA2 et du TMPRSS2 sont Ć©levĆ©s dans la glande thyroĆÆde et plus Ć©levĆ©s que dans le poumon, ce qui suggĆØre que la glande thyroĆÆde et lā€™ā€Šensemble de lā€™ā€Šaxe hypothalamo-hypophyso-thyroĆÆdien (HPT) pourraient ĆŖtre des cibles pertinentes des dommages causĆ©s par le SARS-CoV-2. Plus prĆ©cisĆ©ment, les troubles thyroĆÆdiens liĆ©s Ć  la COVID-19 comprennent la thyrotoxicose, lā€™ā€ŠhypothyroĆÆdie et le syndrome non thyroĆÆdien (Scappaticcio L et al. Impact of COVID-19 on the thyroid gland : an update Endocr Metab Disord 2020 ; 25;1-13.doiā€Š: 10.1007ā€Š/ā€Šs11154-020-09615-z. En ligne avant lā€™ā€Šimpression).
Les conclusions personnelles de lā€™ā€Šorateur sur la COVOD-19 et les maladies de la thyroĆÆdeā€Š: Le SARS-CoV-2 peut provoquer une thyroĆÆdite viraleā€Š/ā€Špostvirale, comme les autres virus, Ć©ventuellement avec moins ou pas de douleur due Ć  la lymphopĆ©nie. La maladie peut passer inaperƧue si le mal de gorge est attribuĆ© Ć  une infection par COVID-19. Aucune autre association bien Ć©tablie entre COVID-19 et les maladies thyroĆÆdiennes est connue. Plusieurs Ć©tudes de mauvaise qualitĆ© ont Ć©tĆ© publiĆ©es sur ce sujet dā€™ā€ŠactualitĆ©.
Lā€™ā€Šexposition Ć  de multiples agents (corticostĆ©roĆÆdes, hĆ©parines, produits de contraste contenant de lā€™ā€Šiode, maladie aiguĆ«, etc.) complique les donnĆ©es. Il nā€™ā€Šexiste pas dā€™ā€ŠĆ©pidĆ©mie dā€™ā€ŠhyperthyroĆÆdie ou dā€™ā€ŠhypothyroĆÆdie associĆ©e au SARS CoV-2 en Suisse occidentale, ni en hospitalisation ni en ambulatoire.

Les considérations du spécialiste lorsque les tests de la thyroïde sont perturbés

Le patient prĆ©sente-t-il des symptĆ“mes et/ou des signes de dysthyroĆÆdie? Le patient a-t-il un goitreā€Š? Lā€™ā€Šhypothalamus et lā€™ā€Šhypophyse sont-ils intactsā€Š? Puis-je faire confiance au laboratoireā€Š? Le patient souffre-t-il dā€™ā€Šune maladie aiguĆ«? Quels mĆ©dicaments prend-ilā€Š? Le patient a-t-il Ć©tĆ© exposĆ© Ć  une dose pharmacologique dā€™ā€Šiodeā€Š?

Manifestations cliniques – pathogenĆØse

  • Manifestations cardiomĆ©taboliques: Le mĆ©canisme principal est une sensibilitĆ© accrue aux catĆ©cholamines. Ce qui stimule le systĆØme sympathique autonome induisant un Ć©tat catabolique.
  • Manifestations hormonales: Lā€™ā€Šaugmentation de la production de protĆ©ines de vecteurs hĆ©patiques entraĆ®ne une diminution des hormones libres (bioactives). En plus, lā€™ā€Šaugmentation du SHBG (sex hormone binding globulin) diminue lā€™ā€Šestradiol libre et le pic de LH, ce qui entraĆ®ne une anovulation.
  • Manifestations spĆ©cifiques Ć  une cause dont lā€™ā€ŠadĆ©nome hypophysaire sĆ©crĆ©tant de la TSH (effets de masseā€Š: maux de tĆŖte, hyperprolactinĆ©mie).
    Les dĆ©ficiences hormonales des autres axes secondaires de lā€™ā€Šhypophyseā€Š: 1. maladie de Graves, orbitopathie (inflammation exophtalmique, lā€™ā€ŠophtalmoplĆ©gie, etc.); 2. la dermatopathie

La thĆ©rapie avec le teprotumumab dans les maladies thyroĆÆdiennes de lā€™ā€ŠÅ“il permet une rĆ©duction de lā€™ā€Šexophtalmie par ā‰„ā€Š2mm.

Thyroïdite subaiguë de De Quervain

Elle est caractĆ©risĆ©e par une inflammation de la glande avec une destruction des follicules et un relargage dā€™ā€Šhormones → hyperthyroĆÆdie initiale.
Les symptĆ“mes principaux sont lā€™ā€Šapathie, la dĆ©pression, la lĆ©thargie, lā€™ā€ŠintolĆ©rance au froid, une diminution de lā€™ā€ŠappĆ©tit, la constipation, la faiblesse musculaire, les douleurs musculaires, la perte de cheveux, les ongles cassants, le syndrome du canal carpien. Lā€™ā€Šoligo-amĆ©norrhĆ©e ou la mĆ©norragie et une diminution de la fertilitĆ© chez la femme.
Lors dā€™ā€Šune dysthyroĆÆdie Ć  ne pas oublier de poser les questions suivantes: CongĆ© maladieā€Š? Permis de conduireā€Š? Grossesseā€Š/ā€ŠdĆ©sir de grossesseā€Š? DĆ©pressionā€Š?

Les problĆØmes avec la symptomatologie

Ceux-ci comportent le manque de sensibilitĆ© dans lā€™ā€Šhyper- et lā€™ā€ŠhypothyroĆÆdie subclinique, le TSH Ć©tant hors norme avec des T4 et T3 normaux et peu ou pas de symptĆ“mes.
Dans lā€™ā€ŠhyperthyroĆÆdie apathique : lā€™ā€Šabsence de symptĆ“mes malgrĆ© une hyperthyroĆÆdie franche, qui est frĆ©quente chez les seniors.
La symptomatologie est peu spĆ©cifique. Les manifestations sont la dĆ©pression, lā€™ā€ŠanxiĆ©tĆ©, lā€™ā€ŠobĆ©sitĆ©: CorrĆ©lation positive entre la TSH et lā€™ā€ŠIMC, la leptine ā†’ā€Šā†‘ā€ŠTRHā€Šā†’ā€Šā†‘ā€ŠTSH, une perte pondĆ©rale peut normaliser une TSH discrĆØtement Ć©levĆ©e.

Et alors, Ć  quoi sert la clinique?

La symptomatologie et lā€™ā€Šexamen clinique servent Ć  Ć©tablir un niveau de suspicion Ć  confirmer ou Ć©carter avec le bilan hormonal.
En cas de discordance entre la clinique et le laboratoire, une série de pièges sont à considérer.
Est -ce que le patient a un goitre ? Il existe deux types de problĆØmes thyroĆÆdiensā€Š: Les troubles de la fonction et les troubles de lā€™ā€Šanatomie. Les troubles de la fonction comprennent lā€™ā€ŠeuthyroĆÆdie, lā€™ā€ŠhyperthyroĆÆdie, et lā€™ā€ŠhypothyroĆÆdie. Les troubles de lā€™ā€Šanatomie incluent la thyroĆÆde de taille normale (ou impalpable), le goitre diffus et le goitre nodulaire. Des exemples sontā€Š: une maladie de Basedow peut se prĆ©senter comme une hyperthyroĆÆdie avec goitre diffus, avec goitre nodulaire ou sans goitre. Un nodule thyroĆÆdien peut se prĆ©senter avec une hyperthyroĆÆdie (nodule toxique), une euthyroĆÆdie (nodule non-fonctionnel) ou une hypothyroĆÆdie (maladie de Hashimoto coexistante).

A quoi sert-il dā€™ā€Šexaminer la thyroĆÆde?

DĆ©pister la prĆ©sence de nodules nĆ©cessitant une cytoponction. Sā€™ā€Šorienter par rapport Ć  la cause probable de la dysthyroĆÆdie, Ć  condition que le laboratoire confirme une dysthyroĆÆdie. Savoir palper la thyroĆÆde : https:/www.youtube.com/watchā€Š? vā€Š=ā€ŠEd2WE7heOdU. Veiller Ć  ne pas provoquer une Ā«ā€ŠthyroĆÆdite de palpationā€ŠĀ». Il y a deux catĆ©gories de cause, en fonction de lā€™ā€ŠactivitĆ© de la thyroĆÆdeā€Š: lā€™ā€Šhyperproduction hormonale avec une activitĆ© thyroĆÆdienne augmentĆ©e. Et le relargage ou lā€™ā€Šingestion dā€™ā€Šhormones thyroĆÆdiennes qui amĆØnent Ć  une activitĆ© thyroĆÆdienne.

Causes dā€™ā€ŠhypothyroĆÆdie

Maladie auto-immune de la thyroĆÆde : Maladie de Hashimoto Post-ablation thyroĆÆdienne : thyroĆÆdectomie totale, lobectomie (20ā€Š% de risque dā€™ā€ŠhypothyroĆÆdie), ablation radiomĆ©tabolique pour une maladie de Basedow.
Substitution en hormone thyroïdienne insuffisante ou arrêtée : Post-thyroïdite, médicamenteuse, déficit en TSH/TRH congénital, post-opératoire, post-apoplexie pituitaire, syndrome de résistance aux hormones thyroïdiennes, syndrome de résistance à la TSH, hypothyroïdie congénitale, carence en iode.

Lā€™ā€Šhypothalamus et lā€™ā€Šhypophyse sont-ils intacts ?

Le circuit rĆ©gulateur hypophyso-thyroĆÆdien, axe hypophyso-thyroĆÆdien, axe thyrotropique est un circuit rĆ©gulateur Ć  boucles multiples entre lā€™ā€Šhypothalamus, lā€™ā€Šhypophyse et la glande thyroĆÆde. Il rĆ©gule la concentration des hormones thyroĆÆdiennes dans le plasma sanguin. Quand la T4 libre change par un facteur de 2, la TSH change par un facteur de 100. La rĆ©flexion diagnostique habituelle prĆ©suppose que le systĆØme de rĆ©trocontrĆ“le soit intact.
HyperthyroĆÆdie franche : TSH abaissĆ©e, T4 libre et/ou T3 libreā€Šā†‘
HyperthyroĆÆdie subcliniqueā€Š: TSH abaissĆ©e, T4 libre et T3 libre normales HypothyroĆÆdie francheā€Š: TSHā€Šā†‘, T4 libre normale.

Peut-on faire confiance au laboratoire?

Plusieurs interfƩrences analytiques sont possibles : autoanticorps (e.g. anti-TSH, anti-T4, anti-T3, anticorps hƩtƩrophiles (e.g. human anti-mouse), anticorps anti-rƩactifs (e.g. anti-streptavidine, anti-sulforuthƩnium).
Quand les tests thyroĆÆdiens Ā«ā€Šne font pas de sensā€ŠĀ» : avant de suspecter une cause exotique (e.g. une origine centrale) pensez Ć  Ć©carter une interfĆ©rence analytique ! e.g. rĆ©pĆ©ter le dosage avec une plateforme diffĆ©rente, a soulignĆ© lā€™ā€Šorateur.

Amiodarone et thyroĆÆde

Plusieurs mĆ©canismes pathogĆØnes sont possibles. Il sā€™ā€Šagit notamment de lā€™ā€Šinhibition de la conversion de la T4 en T3, de lā€™ā€Šinhibition des rĆ©cepteurs des hormones thyroĆÆdiennes, de lā€™ā€Šeffet toxique direct sur la thyroĆÆde, de la surcharge en iode (1 comprimĆ© de 200ā€Šmg contient 3ā€Šmg dā€™ā€Šiode. Les besoins quotidiens sont de 150ā€ŠĀµg). DysthyroĆÆdie sous amiodarone : il est recommandĆ© de mesurer la TSH tous les 3-4 mois, de suivre le statut aprĆØs lā€™ā€ŠarrĆŖt du traitement pendant au moins 12 mois. HypothyroĆÆdie chez moins de 20ā€Š% des patients, facilement traitable (substitution, continuer avec lā€™ā€Šamiodarone). HyperthyroĆÆdie (urgence mĆ©dicale !) chez moins de 10-12ā€Š% des patients, dĆ©fi diagnostique et thĆ©rapeutique. Cette situation est associĆ©e Ć  une augmentation de la mortalitĆ©. En toute hyperthyroĆÆdie sous amiodarone, lā€™ā€Šendocrinologie doit ĆŖtre consultĆ©e rapidement !

Options thƩrapeutiques

Traitement symptomatique de lā€™ā€ŠhyperthyroĆÆdie

BĆŖta-bloquant : propanolol plusieurs fois par jour, non cardiosĆ©lectif AtĆ©nolol, mĆ©toprololā€Š: 1ā€Šxā€Š/ā€Šjour, cardiosĆ©lectif. Objectifā€Š: normalisation du rythme cardiaque (<ā€Š90ā€Š/ā€Šmin). Ces mĆ©dicaments sont Ć©galement efficaces contre les tremblements, lā€™ā€ŠanxiĆ©tĆ© et lā€™ā€ŠintolĆ©rance Ć  la chaleur. Leur utilisation est recommandĆ©e car les mĆ©dicaments antithyroĆÆdiens de synthĆØse ne sont pas immĆ©diatement efficaces : ils inhibent lā€™ā€Šiodation de la thyroglobuline, mais pas la sĆ©crĆ©tion des hormones dĆ©jĆ  produites.

Traitement de la thyroĆÆdite de De Quervain

Pas de mĆ©dicaments antithyroĆÆdiens de synthĆØse (libĆ©ration dā€™ā€Šhormones prĆ©fabriquĆ©es sans hypersĆ©crĆ©tion active). Traitement symptomatique de lā€™ā€ŠhyperthyroĆÆdie avec des bĆŖta-bloquants, traitement symptomatique de lā€™ā€Šinflammation avec des AINS ou des corticostĆ©roĆÆdes.

Options thƩrapeutiques dans la maladie de Graves

MĆ©dicaments thyrĆ©ostatiques : utilisĆ©s depuis > 50 ans, effet aprĆØs quelques semaines, disparaĆ®t quelques jours aprĆØs lā€™ā€ŠarrĆŖt du mĆ©dicament. Iode-131ā€Š: utilisĆ© depuis > 70 ans. Effet progressif gĆ©nĆ©ralement aprĆØs 3 Ć  10 semaines. Chirurgieā€Š: utilisĆ©e depuis plus de > 100 ans, effet immĆ©diat (quelques jours).

AdĆ©nomes et goitre toxique – stratĆ©gies thĆ©rapeutiques

Les mĆ©dicaments antithyroĆÆdiens synthĆ©tiques sont initialement appliquĆ©s pour normaliser la fonction. Il faut Ć©viter les traitements Ć  vie, sauf chez les personnes Ć¢gĆ©es. Les principaux risques sont lā€™ā€Šagranulocytose, la tĆ©ratogenĆØse.

  • Ablation de la thyroĆÆde : iode radioactif, chirurgie (adĆ©nome → lobectomie, goitre multinodulaire → lobectomie ou thyroĆÆdectomie totale.
  • RadiofrĆ©quence : traitement ambulatoire (radiologie interventionnelle).

Traitement de lā€™ā€ŠhypothyroĆÆdie

En Suisse, il existe 3 produits pour la lĆ©vothyroxine (T4) : EuthyroxĀ® (comprimĆ©s), EltroxinĀ® (comprimĆ©s), TirosintĀ®- Sol (forme liquide de lĆ©vothyroxine pour les affections suivantesā€Š: hypothyroĆÆdie et suppression de la TSH dans le traitement du cancer de la thyroĆÆde.
Quel dosageā€Š? Dose de substitution complĆØte ou partielle selon le cas. Substitution complĆØte (1,6 mg/kg, par exemple aprĆØs thyroĆÆdectomie, dose partielle pour hypothyroĆÆdie subclinique, aprĆØs thyroĆÆdite, etc.)
Quelle est la valeur cible ? HypothyroĆÆdie primaire : normaliser la TSH. HypothyroĆÆdie centrale : normaliser la T4 libre. Quand re-doser? 6 Ć  8 semaines aprĆØs lā€™ā€Šadaptation de la dose. Que faire en cas dā€™ā€Šoubli ? Double dose le lendemain.
Laboratoire Ć  jeun ou pasā€Š? Pas besoin de jeĆ»ner. Si vous dĆ©terminez un T4 gratuit, ne le remplacez pas le matin avant la prise de sang.

Source : FOMF Update Refresher MĆ©decine Interne, Endocrinologie et DiabĆØte, Lausanne 12.02.2021.

Prof. Dr. Dr. h.c. Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

Osteoporose 2019

Am 22. Kongress für praktische Gynäkologie und Geburtshilfe 2019 widmete sich Dr. med. Andreas Roherer, Chur, dem Thema Osteoporose. Der folgende Bericht basiert auf dem Handout von Dr. Rohrer.

Die Krankheit ist durch eine tiefe Knochenmasse charakterisiert und zeigt eine Stƶrung der Mikroarchitektur des Knochengewebes. Dies führt zu einer Reduktion der KnochenstƤrke und dadurch zu einer Erhƶhung des Frakturrisikos, wie Dr. med. Andreas Rohrer, Chur, erklƤrte. Weltweit sind etwa 200 Mio. Frauen von Osteoporose betroffen. Im Alter von 60 betrifft dies 1/10 der Frauen, mit 70 1/5 und mit 80 2/5. Alle 3 Sekunden tritt weltweit eine osteoporotische Fraktur auf und alle 22 Sekunden eine Wirbelkƶrperfraktur. In der Schweiz werden bei 50-JƤhrigen rund 20% der MƤnner und 50% der Frauen in den Folgejahren mindestens 1 osteoporotische Fraktur erleiden. In der Schweiz treten pro Jahr über 75 000 Osteoporosebedingte Frakturen auf und dies verursacht Kosten von über 2 Milliarden Franken.

Diagnose der Osteoporose

Die Standardmethode zur Diagnose der Osteoporose ist neben dem klassischen Rƶntgen die Knochendichtemessung mittels DXA-Scan an LWS und Hüfte. Das Ergebnis der DXA-Messung wird als T-Score, oder auch Osteoporose-Wert, bezeichnet und in Gramm pro Quadratzentimeter (g/cm2) angegeben. Der T-Score gibt an, wie stark die gemessene Knochendichte von der Knochendichte junger, gesunder Erwachsener abweicht. Ein T-Wert von < -1.0 SD gilt als Osteopenie und ein T-Wert von < -2.5 SD als Osteoporose. Mit jeder Abnahme um eine SD nimmt das relative Risiko für Frakturen um den Faktor 2 zu. Eine zusƤtzliche Information liefert der Trabecular Bone Score (TBS) und dies kann zur Differenzierung der Therapie beitragen.
Wirbelkörperfrakturen erhöhen das Risiko für Folgefrakturen. Frauen mit einer Wirbelkörperfraktur haben ein 5fach erhöhtes Frakturrisiko für neue Wirbelkörperfrakturen und ein 2fach erhöhtes Frakturrisiko für Schenkelhalsfrakturen. Zur Erfassung der Osteoporose ist es von grosser Bedeutung, vorangegangene Frakturen (Anamnese!) zu diagnostizieren und die entsprechenden Abklärungen (Röntgen, DXA-Scan etc.) sowie die Therapie in die Wege zu leiten.
Jede Wirbelkörperfraktur führt zu einer Abnahme der Mobilität und zu einer Verminderung der Lebensqualität: Abnahme der Grösse, Kyphose, akute und chronische Rückenschmerzen, Abnahme der Mobilität im Alltag, Gehilfe etc. Insbesondere schmerzhafte Wirbelkörperfrakturen können mittels Vertebro- und Kyphoplastie chirurgisch behandelt werden.
Merkpunkte zu Wirbelkörperfrakturen: häufigste osteoporotische Frakturen; erhöhte Mortalität nach Wirbelkörperfrakturen; erhöhte Morbidität auch nach klinisch stummem Verlauf der Frakturen; Zunahme für folgende Wirbelkörperfrakturen um den Faktor 5 und übrige Frakturen um den Faktor 2-4.

Therapeutische Mƶglichkeiten

Die Bisphosphonate zeigen ausgenommen für Ibandronat einen Empfehlungsgrad A bezüglich der Risikoreduktion von Wirbel-
kƶrperfrakturen, peripheren Frakturen und proximalen Femurfrakturen. Bei Ibandronat besteht ein Empfehlungsgrad B für periphere Frakturen. Das Risiko für atypische Femurfrakturen liegt bei 6-30/10 000 und jenes für Osteonekrosen des Kiefers bei 1/100 000. Eine HypokaliƤmie stellt eine Kontraindikation für eine Bisphosphonat-Therapie dar. Eine KausalitƤt bezüglich neuaufgetretenem Vorhofflimmern konnte bisher nicht nachgewiesen werden. Eine Therapie mit Ibandronat peroral oder i.v. bei MƤnnern sollte via vorgƤngige Kostengutsprache bei der Krankenkasse abgeklƤrt werden.
Die Behandlung mit Denosumab 60 mg (Prolia) alle 6 Monate zeigt eine anhaltende Wirksamkeit über 10 Jahre; Osteonekrosen des Kiefers und atypische Femurschaftfrakturen sind selten. Die Möglichkeit der totalen Reversibilität der Wirksamkeit nach Stopp der Denosumab-Therapie mit rascher Zunahme eines Knochenmineralverlustes und dem Risiko für Wirbelkörperfrakturen muss beachtet werden. Klare wissenschaftliche Daten für eine Anschlusstherapie nach Stopp von Denosumab (Prolia) zur Verhinderung des sogenannten ReboundPhänomens fehlen. Der allgemeine Konsensus geht aber dahin, dass nach Abschluss der Prolia-Therapie im Minimum für 12 Monate eine Bisphosphonat-Therapie durchgeführt wird.
Im Prinzip muss vom Therapieabbruch einer Denosumab-Therapie abgeraten werden. Die Sicherstellung einer adƤquaten Calciumzufuhr von 1000 mg tƤglich primƤr via Nahrungsmittel ist wichtig. In den meisten FƤllen ist eine Substitution von Vitamin D3 800-1 000 E tƤglich empfehlenswert.

Prof. Dr. Dr. h.c. Walter F. Riesen

Quelle: 22. Kongress für praktische GynƤkologie und Geburtshilfe, NƤfels 7. – 8. November 2019.

Confinement – Coronavirus

RĆ©flexions dā€™ā€Šun homme de 85 ans, en parfaite santĆ©, mariĆ©, vivant depuis prĆØs de 10 ans sur un site dā€™ā€Šappartements protĆ©gĆ©s regroupant 75 personnes Ć  risque (de 65 ans Ć  plus de 90 ans, autonomes) au-dessus de Lausanne.

Les premiĆØres recommandations de lā€™ā€ŠOFSP communiquĆ©es par le Conseil FĆ©dĆ©ral ont Ć©tĆ© trĆØs mal reƧues, mĆŖme si elles ont Ć©tĆ© suivies Ć  la lettre. Nous sommes tous ici des personnes Ć  risque selon la premiĆØre recommandation en fonction de lā€™ā€Šā€ŠĆ¢ge. Dans notre canton, il y a 6 000 personnes en EMS sur 200 000 personnes dans cette catĆ©gorie dā€™ā€ŠĆ¢ge qui vivent en relative bonne santĆ© en appartement standard dans les villes et nos campagnes. Condamner Ć  une dĆ©tention librement consentie a eu un effet dĆ©sastreux sur ces seniors en crĆ©ant une discrimination difficilement supportable par ses consĆ©quences psychologiques dont lā€™ā€ŠanxiĆ©tĆ©, voire une peur rĆ©elle de croiser quelquā€™ā€Šun dā€™ā€ŠinfectĆ©. Celle-ci a Ć©tĆ© encore amplifiĆ©e par la deuxiĆØme recommandation de ne pas prendre les transports publics. Beaucoup de locataires ont abandonnĆ© leur voiture prĆ©cisĆ©ment pour privilĆ©gier les transports publics qui nous permettent dā€™ā€ŠĆŖtre Ć  dix minutes Ć  peine dā€™ā€Šun centre mĆ©dical, pharmacies, Coop et Migros, poste, et restaurants Ć  proximitĆ©. Nous avons Ć©tĆ© contraints de supprimer le bus qui nous amenait une fois par semaine en groupe pour faire les achats. Il a fallu avoir recours Ć  la solidaritĆ© des familles, jeunes voisins privĆ©s dā€™ā€ŠĆ©cole ou aux petits-enfants Fig. 1).

Fig. 1 : Passage des commissions entre les grands-parents et deux des petits-enfants Anhorn (de gauche Ơ droite : Maximilien, Willie et Ruth, son Ʃpouse, et BarthƩlƩmy).

Difficile dā€™ā€Šimaginer la difficultĆ© pour une dame de prier son petit-fils dā€™ā€Šaller acheter des produits pour des soins intimes. Difficile aussi pour ces dames de se priver de leur coiffeuse qui a son salon dans nos murs.
Plus possible non plus de consulter les thĆ©rapeutes qui se partagent un salon de soins de confort (physio, podologue, esthĆ©ticienne, naturopathe, drainage lymphatique, sophrologue) dans notre maison principale. Encore plus difficile dā€™ā€ŠarrĆŖter les cours de gymnastique douce, Qi-Gong, les jeux de sociĆ©tĆ©, les confĆ©rences, les concerts, les ateliers de mĆ©moire, le cinĆ©club. Renoncer aux repas communautaires. La culture est aussi trĆØs importante pour les personnes de nos Ć¢ges. Tout cela pour nous protĆ©ger. Et comment comprendre que le plus grand nombre de morts a eu lieu dans les EMS où les rĆ©sidents Ć©taient les plus exposĆ©s par lā€™ā€ŠĆ¢ge et les morbiditĆ©s mais les mieux protĆ©gĆ©s contre le virus ?
Chaque cas est particulier, personne ne jette la pierre Ć  nos autoritĆ©s. Par ce tĆ©moignage je voudrais simplement rappeler que nous ne sommes pas tous Ć©gaux devant la maladie. Avoir classĆ© et disqualifiĆ© un bon quart de la population sous prĆ©texte de lā€™ā€ŠĆ¢ge est pour le moins contestable dans le cas dā€™ā€Šune prochaine pandĆ©mie qui viendra Ć  coup sĆ»r. MĆŖme faire des sous-classes dā€™ā€ŠĆ¢ge serait nĆ©gatif et encore plus contestĆ© lĆ©galement. Quand on avance en Ć¢ge, on sait trĆØs bien que la vie va nous quitter bientĆ“t. La trĆØs grande majoritĆ© des aĆ®nĆ©s sont prĆŖts Ć  affronter lā€™ā€Šultime voyage sans ou avec assistance, mais en libertĆ©. Alors priver les aĆ®nĆ©s de toutes leurs activitĆ©s, seuls en ville, longtemps sans avoir de masques Ć  disposition pour leurs rares sorties, ou en nombre raisonnable sur des sites spĆ©cialisĆ©s, je ne suis pas certain que ce soit une bonne solution. Notre sociĆ©tĆ© peut mieux faire, il faudra bien quā€™ā€Šelle accepte de prendre des risques. Il y aura certainement beaucoup de dĆ©gĆ¢ts psychiques et sociaux. Jā€™ā€ŠespĆØre quā€™ā€Šon fera la fĆŖte Ć  plus de 5 personnes quand je partirai et quā€™ā€Šon nā€™ā€ŠĆ©crira pas sur ma tombe Ā« Mort sous haute protection Ā».

Willie Anhorn

Fondation NetAge
Route du Jorat 190a
1000 Lausanne 26

willie.anhorn@sunrise.ch

Le cancer du sein au stade prƩcoce

Le pronostic des patientes atteintes dā€™ā€Šun cancer du sein sā€™ā€Šest sensiblement amĆ©liorĆ© lors des derniĆØres annĆ©es. En Europe, le taux de mortalitĆ© du cancer du sein a diminuĆ© (selon les estimations) de 8,7 % entre 2014 et 2019 (1). Le Dr mĆ©d. Konstantin Dedes et le Dr mĆ©d. Christian Kurzeder, privat-docents, fournissent dans cette interview des Ć©lĆ©ments de rĆ©ponse concernant les facteurs ayant contribuĆ© Ć  cette Ć©volution positive.

Hier finden Sie den ganzen Pharma-Sonderreport

Pharma-Sonderreport verantwortet von MSD Merck Sharp & Dohme AG, Luzern