Historische Spurensuche zur Weihnachtszeit

Liebe Kolleginnen und Kollegen

Das Jahr geht zu Ende. Die Tage werden ruhiger, die Abende länger, und es liegt eine besondere Atmosphäre in der Luft, wie sie nur die Weihnachtszeit mit sich bringt. Jetzt ist die Zeit, innezuhalten und zurückzublicken: auf das Gelungene, auf die Herausforderungen und auf die Momente, die dieses Jahr geprägt haben.

Zur weihnachtlichen Stimmung gehƶren nicht nur das Zusammensein mit unseren Liebsten und festliche Mahlzeiten, sondern auch jene kleinen und grossen Zeichen, die unser Zuhause verwandeln: Lichterglanz, Tannenduft, AdventskrƤnze – und nicht zuletzt die traditionellen Weihnachtsblumen. Neben dem leuchtenden Weihnachtsstern und der majestƤtischen Amaryllis ist auch die Christrose eine typische Pflanze für die Festtage.

Die Christrose (Helleborus niger), auch Nieswurz genannt, ist hochgiftig und blickt auf eine lange Kulturgeschichte zurück. Schon die Rƶmer sollen mit Nieswurz versetztes Fleisch als Festmahl geschƤtzt haben – und zugleich als Mittel, das schlank machen sollte. Im SpƤtmittelalter wagte Paracelsus die kühne Behauptung, alte Gelehrte hƤtten die Pflanze zur LebensverlƤngerung genutzt. Entscheidend sei gewesen, die BlƤtter Ā«zur rechten ZeitĀ» zu sammeln: bei hochstehendem Saturn und im Licht von Jupiter und Mond (1).

Obgleich Paracelsus selbst kaum älter als 48 Jahre wurde, blieb die Pflanze über Jahrhunderte ein geschätztes Heilmittel. Von Hippokrates über Hildegard von Bingen bis zum Schweizer Mediziner Albrecht von Haller priesen viele ihre Wirkung. Haller meinte, dass die Nieswurz hilfreich sei «wider alle(n) hartnäckigen Verstopfungen der Pfortader und der Milz» und dabei helfe, «die dicken melancholischen Säfte aus(zu)führen.» Noch in den 1960er-Jahren wurde sie bei Herzleiden empfohlen, wenn auch ausschliesslich unter ärztlicher Aufsicht (2).

In der modernen Medizin spielt die Nieswurz heute kaum mehr eine Rolle. Als Symbol der Weihnachtszeit hat sie jedoch ihren festen Platz behalten – gerade, weil sie selbst in den dunkelsten Wintertagen blüht.

Ich habe unsere letztjährige Christrose «übersommert». Das ist gut gelungen, da sie sehr anspruchslos ist. Nun blüht sie am Hauseingang weissleuchtend.

Ich wünsche allen Leserinnen und Lesern besinnliche Festtage, erholsame Stunden im Kreise der Liebsten und einen guten Start ins neue Jahr.

Dr. med. Christian HƤuptle

Otmarweg 8, 9200 Gossau

haeuptle@hin.ch

1. Siegfried G. SchƤfer: Die Dosis macht das Gift. Heilende Pflanzen im Spiegel der Geschichte. Wiebelsheim 2021, S. 32
2. Hans Flück. Unsere Heilpflanzen. Thun 1965, S. 54.

Journal Watch de nos experts

Nouvelles cibles protéiques pour la prévention du diabète de type 2 et leur rÓle dans le lien entre ­alimentation et maladie

Les protĆ©ines circulantes sont associĆ©es au diabĆØte de type 2 (DT2), mais la question de la causalitĆ© n’a pas souvent Ć©tĆ© Ć©tudiĆ©e jusqu’à prĆ©sent. Il n’est pas certain que les protĆ©ines plasmatiques puissent constituer des cibles appropriĆ©es pour la prĆ©vention du DT2. Dans une Ć©tude rĆ©cemment publiĆ©e, les auteurs ont tentĆ©, Ć  partir de deux Ć©tudes de cohorte basĆ©es sur la population et d’une analyse de randomisation mendĆ©lienne, d’identifier les liens entre les protĆ©ines plasmatiques et l’apparition du DT2, et de dĆ©terminer si ces protĆ©ines pouvaient jouer un rĆ“le mĆ©diateur dans le lien entre l’alimentation et le risque de DT2.

MƩthodes
Dans le cadre de cette Ć©tude, 276 protĆ©ines plasmatiques ont Ć©tĆ© mesurĆ©es dans deux cohortes prospectives suĆ©doises. La cohorte de dĆ©couverte Ć©tait composĆ©e de 4103 femmes, tandis que la cohorte de rĆ©plication comprenait 1017 femmes et 4124 hommes. Au cours de la pĆ©riode de suivi, 189 femmes de la cohorte de dĆ©couverte et 297 participants de la cohorte de rĆ©plication ont dĆ©veloppĆ© un DT2. Les liens entre les protĆ©ines et l’apparition du DT2 ont Ć©tĆ© estimĆ©s Ć  l’aide de modĆØles de risques proportionnels de Cox. Des analyses de randomisation mendĆ©lienne ont Ć©tĆ© rĆ©alisĆ©es Ć  l’aide de loci de traits quantitatifs cis-protĆ©iques afin d’évaluer la pertinence causale, ainsi que des analyses de colocalisation pour Ć©tudier les variants causaux communs entre les protĆ©ines et le DT2. Les auteurs ont Ć©galement cherchĆ© Ć  dĆ©terminer si les protĆ©ines pouvaient servir de mĆ©diateurs entre les habitudes alimentaires, telles qu’analysĆ©es par composantes principales, et l’apparition du DT2.

RƩsultats
Au total, 112 protĆ©ines ont Ć©tĆ© associĆ©es Ć  l’apparition du DT2 dans les deux cohortes, indĆ©pendamment de l’âge, du sexe et des facteurs liĆ©s au mode de vie. Des taux gĆ©nĆ©tiquement Ć©levĆ©s du rĆ©cepteur de la tyrosine protĆ©ine kinase TYRO3, de la molĆ©cule d’adhĆ©sion intercellulaire 2 (ICAM2), de la sortiline (SORT1) et de la protĆ©ine nuclĆ©aire 24 de la sialomucine (PN24) Ć©taient associĆ©s Ć  un risque accru de DT2, tandis que la catĆ©chol-O-mĆ©thyltransfĆ©rase (COMT), la protĆ©ine associĆ©e Ć  CD2 (CD2AP), la mĆ©talloprotĆ©inase matricielle 12 (MMP12), la nectine-2 (NECTIN2), le rĆ©cepteur de la rĆ©ticulon-4 (RTN4R) et le facteur de croissance des fibroblastes 21 (FGF21) Ć©taient inversement associĆ©s (P corrigĆ© pour les faux positifs < 0.05). Des preuves solides (hypothĆØse postĆ©rieure 4 de colocalisation > 0.8) ont Ć©tĆ© trouvĆ©es pour des variantes gĆ©nĆ©tiques communes de NECTIN2, RTN4R et SORT1 associĆ©es au DT2. Une Ć©tude d’association Ć  l’échelle du phĆ©notype a confirmĆ© ces associations au niveau gĆ©nĆ©tique. Les chercheurs ont identifiĆ© un rĆ“le mĆ©diateur des protĆ©ines dans l’association entre un rĆ©gime alimentaire sain (consommation Ć©levĆ©e de lĆ©gumes, de fruits, de noix et de cĆ©rĆ©ales complĆØtes) et le DT2, grĆ¢ce Ć  des preuves gĆ©nĆ©tiques.

Conclusion
Cette Ć©tude fournit de nouvelles informations fondĆ©es sur des protĆ©ines qui ont un lien causal avec le DT2 et leur relation avec l’alimentation habituelle. Ces informations peuvent servir de guide pour Ć©laborer des stratĆ©gies nutritionnelles visant Ć  prĆ©venir le DT2.

Pr Walter F. Riesen

Source
Shi L et al. Novel protein targets for type 2 diabetes prevention and their mediating role in the diet-disease relationship: evidence from 2 population-based cohorts and a Mendelian randomization analysis. Am J Clin Nutr 2025;122:1400-1412. doi: 10.1016/j.ajcnut.2025.07.015. Epub 2025 Sep 15.

La mémoire immunitaire innée des éosinophiles favorise les inflammations pulmonaires allergiques après une infection bactérienne cutanée

Une infection bactĆ©rienne cutanĆ©e localisĆ©e peut dĆ©clencher une mĆ©moire immunitaire des Ć©osinophiles qui, Ć  son tour, peut moduler l’immunitĆ© de type 2 de maniĆØre systĆ©mique et favoriser la sensibilisation allergique.

L’exposition aux micro-organismes au niveau des interfaces barriĆØres favorise le dĆ©veloppement et l’équilibre du systĆØme immunitaire, mais les consĆ©quences des infections locales sur l’immunitĆ© systĆ©mique et les inflammations secondaires restent floues. Dans un article rĆ©cemment publiĆ©, les auteurs montrent que l’exposition de la peau Ć  la bactĆ©rie Staphylococcus aureus a un impact durable sur le systĆØme immunitaire des souris, avec des effets spĆ©cifiques sur les populations de cellules prĆ©curseurs ainsi que sur les neutrophiles et les Ć©osinophiles matures de la moelle osseuse. Les modifications des Ć©osinophiles causĆ©es par l’infection Ć©taient durables et s’accompagnaient de changements fonctionnels, Ć©pigĆ©nĆ©tiques et mĆ©taboliques notables. L’exposition aux bactĆ©ries a renforcĆ© la sensibilisation allergique de la peau et aggravĆ© la pneumonie causĆ©e par les allergĆØnes. La reprogrammation fonctionnelle des Ć©osinophiles dans la moelle osseuse et les rĆ©actions pulmonaires aux allergĆØnes sont contrĆ“lĆ©es par l’interleukine-33, une molĆ©cule d’alarme, et par le produit de clivage du complĆ©ment C5a. Cette Ć©tude souligne les effets systĆ©miques de l’inflammation cutanĆ©e et met en lumiĆØre les mĆ©canismes de la mĆ©moire immunitaire innĆ©e des Ć©osinophiles ainsi que les processus de communication entre les organes qui modulent les rĆ©actions systĆ©miques aux allergĆØnes.

Pr Walter F. Riesen

Source
Radhouani M. et al. Eosinophil innate Immune memory after bacterial infection promotes allergic lung inflammation. Sci. Immunol 2025 ; 4 Apr Vol 10, Issue 106. DOI: 10.1126/sciimmunol.adp6231

Un opioïde modifié perd son potentiel addictif

Le remplacement d’un atome d’oxygĆØne de l’anneau E de la structure de base de la morphine par un groupe mĆ©thylĆØne permettrait d’éviter les effets secondaires, tels que la dĆ©pression respiratoire et la dĆ©pendance, tout en conservant l’effet analgĆ©sique. C’est ce qu’ont constatĆ© le Dr Sato Akijama et son Ć©quipe de recherche de l’universitĆ© de Californie Ć  Berkeley.

La morphine est un agoniste puissant du récepteur opioïde µ (MOR) et un analgésique efficace. Elle présente toutefois plusieurs effets secondaires, notamment une dépression respiratoire et une dépendance.

Les dĆ©rivĆ©s de la morphine et des opioĆÆdes analgĆ©siques apparentĆ©s sont Ć©tudiĆ©s depuis prĆØs de deux siĆØcles. Cependant, la plupart de ces dĆ©rivĆ©s se concentrent sur des modifications Ć  la pĆ©riphĆ©rie de ces structures. Le Dr Akijama et son Ć©quipe ont maintenant mis au point une synthĆØse en 15 Ć©tapes d’un dĆ©rivĆ© de la morphine dans lequel un atome d’oxygĆØne du cycle E a Ć©tĆ© remplacĆ© par un groupe mĆ©thylĆØne (CHā‚‚). Ce simple remplacement a entraĆ®nĆ© des changements significatifs dans le profil biologique du composĆ© rĆ©sultant, notamment une diminution de la dĆ©pression respiratoire et l’absence de prĆ©fĆ©rence conditionnĆ©e pour un lieu chez les souris. Les modifications apportĆ©es Ć  l’atome central de l’antagoniste opioĆÆde nalorphine ont Ć©galement montrĆ© des activitĆ©s diffĆ©rentes de celles du composĆ© de dĆ©part.

En résumé, les dérivés des opioïdes basés sur des modifications des atomes centraux pourraient conduire à de nouveaux analgésiques aux propriétés plus avantageuses.

Pr Walter F. Riesen

Source
Akijama S et al. Total synthesis and biological activity of «carabamorphine»: O-to-CH2 replacement in the E-ring of the morphine core structure. PNAS 2025; 122: e2425438122

Nous souhaitons la bienvenue à notre nouveau ­co-rédacteur en chef Sylvain Nguyen

Nous souhaitons la bienvenue à notre nouveau ­co-rédacteur en chef Sylvain Nguyen

ƀ partir du 1er janvier 2026, nous accueillerons notre nouveau co-rĆ©dacteur en chef chez la gazette mĆ©dicale, le Dr Sylvain Nguyen. Le Pr Christophe Büla est donc dĆ©sormais co-rĆ©dacteur en chef et partagera cette fonction avec le Dr Nguyen Ć  partir de 2026.

Le Dr Sylvain Nguyen est MĆ©decin chef de service a l’hopital Riviera Chablais (Vaud). Il est spĆ©cialiste en mĆ©decine interne gĆ©nĆ©rale avec une formation approfondie en gĆ©riatrie. DiplĆ“mĆ© en mĆ©decine Ć  l’universitĆ© de Lausanne, le Dr Nguyen effectue son clinicat dans divers hĆ“pitaux de Suisse Romande avant d’intĆ©grer l’équipe du CHUV. C’est en 2015 qu’il obtient son titre de spĆ©cialiste en mĆ©decine interne, qu’il complĆØte par un titre de formation approfondie en gĆ©riatrie. Il a Ć©galement suivi la formation de la European Academy for the Medecine of Ageing (EAMA).

Fort d’une expĆ©rience de 10 ans au sein du Service gĆ©riatrie et rĆ©adaptation gĆ©riatrique du CHUV, le Dr Nguyen Ć©tait chef de clinique avant d’être promu au poste de mĆ©decin cadre hospitalier. Au bĆ©nĆ©fice d’une solide expertise dans la prise en charge interdisciplinaire globale et personnalisĆ©e des personnes Ć¢gĆ©es, il est Ć©galement trĆØs investi dans la formation des Ć©tudiant/-es et futures gĆ©nĆ©rations de mĆ©decins, leur permettant ainsi d’acquĆ©rir une grande autonomie. PubliĆ© Ć  de nombreuses reprises, le Dr Nguyen s’investit en parallĆØle sur diffĆ©rents projets au niveau cantonal et national: membre de l’association vaudoise de gĆ©riatrie (AVG), co-fondateur du rĆ©seau des jeunes gĆ©riatres suisses, prĆ©sident de la commission des examens de la sociĆ©tĆ© professionnelle de gĆ©riatrie (SPSG) ou encore ses activitĆ©s d’enseignement.

Le Pr Christophe Büla et le Dr Sylvain Nguyen se réjouissent beaucoup de cette collaboration et vous remercient pour votre fidélité en tant que lecteurs.

Pr Christophe Büla

Service de GƩriatrie et rƩadaptation gƩriatrique,
Centre hospitalier universitaire vaudois
Ch. de Mont Paisible 16
1011 Lausanne

Dr Sylvain Nguyen

Rennaz

Künstliche Intelligenz und Entlassungsbriefe

Trotz der Digitalisierung der Krankenakte bleibt der Entlassungsbrief ein unverzichtbarer Bestandteil des Krankenhausaufenthalts eines Patienten.

Sein Hauptzweck besteht nach wie vor darin, gültige und umfassende Informationen (Untersuchungen, therapeutische Überlegungen, Eingriffe und Behandlungen) über den Krankenhausaufenthalt sowie Vorschläge für die weitere Behandlung zu übermitteln. Diese anspruchsvolle Aufgabe ermöglicht (oder sollte ermöglichen!) auch ein pädagogisches Ziel, nämlich die Schulung des synthetischen, strukturierten und prägnanten Denkens. In jüngerer Zeit ist zu diesen beiden Zielen ein rein finanzielles Ziel hinzugekommen, das manchmal sogar so weit geht, dass es die Prioritäten verwischt. Diese Entwicklung hat zweifellos zu dem Gefühl der «administrativen» Überlastung des medizinischen Personals beigetragen, auch wenn diese Informationsübermittlung nach wie vor eine ebenso wichtige Aufgabe ist wie die medizinische Versorgung. Kann künstliche Intelligenz (KI) uns dabei helfen? Die Ergebnisse einer aktuellen Studie lassen dies vermuten (1).

Die Forscher haben nach dem Zufallsprinzip die Akten von hundert Patienten ausgewƤhlt, die drei bis sechs Tage in der Inneren Medizin hospitalisiert waren, und ein KI-Modell vom Typ Ā«Large Language ModelsĀ» (LLM) gebeten, einen Entlassungsbrief zu erstellen. Dieses und das ursprüngliche Entlassenschreiben des behandelnden Arztes wurden anschliessend von 22 Ƅrzten blind hinsichtlich VollstƤndigkeit, Klarheit und PrƤgnanz sowie mƶglicher Fehler (Ungenauigkeiten, Auslassungen und Halluzinationen = vƶllig falsche Informationen) verglichen und bewertet.
Das Ergebnis? Die von der KI generierten Briefe wurden als klarer und prägnanter, aber weniger vollständig bewertet. Sie enthielten auch häufiger Fehler, deren potenzielle Folgen sich jedoch nicht von denen im ursprünglichen Entlassungsbrief unterschieden. Insgesamt äusserten die Gutachter keine Präferenz für die eine oder andere Art von Brief.

Insgesamt war die Qualität beider Arten von Entlassungsbriefen ähnlich und vor allem verbesserungsfähig. Die Autoren schlagen daher vor, einen Ansatz in Betracht zu ziehen, bei dem ein erster Entwurf von der KI erstellt und anschliessend vom Arzt Korrektur gelesen wird, um Fehler zu beseitigen und die Vollständigkeit zu verbessern. Auch wenn zu befürchten ist, dass nun die KI das pädagogische Ziel der Klarheit und Prägnanz erfüllt, scheint dies eine hervorragende Gelegenheit zu sein, das Problem der «administrativen» Überlastung anzugehen. Es liegt an uns, dafür zu sorgen, dass die Korrekturlesung weiterhin streng bleibt!

Prof. Dr. med.Christophe Büla

Lausanne

1. Williams CYK, Subramanian CR, Ali SS, et al. Physician and large language model–generated hospital discharge summaries. JAMA Intern Med 2025;185(7):1-8. doi:10.1001/jamainternmed.2025.0821

Journal Watch von unseren Experten

Neue Protein-Targets für die Prävention von Typ-2-Diabetes und ihre vermittelnde Rolle im ­Zusammenhang zwischen Ernährung und Krankheit

Zirkulierende Proteine stehen im Zusammenhang mit Typ-2-Diabetes (T2D), aber die Kausalität wurde bisher oft nicht untersucht. Ob Plasmaproteine geeignete Ziele für die T2D-Prävention sein könnten, bleibt ungewiss. In einer kürzlich publizierten Studie versuchten die Autoren aus zwei bevölkerungsbasierten Kohortenstudien und einer Mendelschen Randomisierungsanalyse die Zusammenhänge zwischen Plasmaproteinen und neu auftretendem T2D zu identifizieren und herauszufinden, ob Proteine Zusammenhänge zwischen Ernährung und T2D-Risiko vermitteln können.

Methoden
In der Studie wurden 276 Plasmaproteine in zwei schwedischen prospektiven Kohorten gemessen. Die Entdeckungskohorte bestand aus 4103 Frauen, die Replikationskohorte aus 1017 Frauen und 4124 MƤnnern. WƤhrend der Nachbeobachtungszeit entwickelten 189 Frauen in der Entdeckungskohorte und 297 Teilnehmer in der Replikationskohorte T2D. Die ZusammenhƤnge zwischen Proteinen und neu auftretendem T2D wurden anhand von Cox-Proportional-Hazards-Modellen geschƤtzt. Es wurden Mendel’sche Randomisierungsanalysen unter Verwendung von cis-Protein-Quantitative-Trait-Loci durchgeführt, um die kausale Relevanz zu bewerten, sowie Kolokalisierungsanalysen, um gemeinsame kausale Varianten zwischen Proteinen und T2D zu untersuchen. Die Autoren untersuchten ausserdem, ob Proteine ZusammenhƤnge zwischen ErnƤhrungsmustern, die aus der Hauptkomponentenanalyse abgeleitet wurden, und neu auftretendem T2D vermitteln kƶnnten.

Resultate
Insgesamt wurden in zwei Kohorten 112 Proteine mit dem Auftreten von T2D in Verbindung gebracht, unabhƤngig von Alter, Geschlecht und Lebensstilfaktoren. Genetisch erhƶhte Spiegel des Tyrosin-Proteinkinase-Rezeptors TYRO3, des interzellulƤren AdhƤsionsmoleküls 2, Sortilin (SORT1) und des Sialomucin-Kernproteins 24 waren mit einem erhƶhten T2D-Risiko assoziiert, wƤhrend Catechol-O-Methyltransferase, CD2-assoziiertes Protein, Matrix-Metalloproteinase-12, Nectin-2 (NECTIN2), Reticulon-4-Rezeptor (RTN4R) und Fibroblasten-Wachstumsfaktor 21 umgekehrt assoziiert (falsch-positiv-korrigierte P < 0,05). Es wurden starke Hinweise (posterior Hypothese 4 der Kolokalisierung > 0,8) auf gemeinsame genetische Varianten von NECTIN2, RTN4R und SORT1 mit T2D gefunden. Eine phƤnotypweite Assoziationsuntersuchung auf Genebene bestƤtigte die Assoziationen von Proteinen mit T2D-Merkmalen. Die Studienleiter identifizierten eine vermittelnde Rolle von Proteinen mit genetischen Belegen für die Assoziation zwischen einem gesunden ErnƤhrungsmuster (d.h. hoher Verzehr von Gemüse, Obst, Nüssen und Vollkornprodukten) und T2D.

Schlussfolgerungen
Die Studie liefert neue und fundierte Erkenntnisse über Proteine, die in einem kausalen Zusammenhang mit T2D stehen, und deren Zusammenhang mit der gewohnten Ernährung. Diese Erkenntnisse können als Leitfaden für Ernährungs­strategien zur Prävention von T2D dienen.

Prof. Dr. Dr. h.c. Walter F. Riesen

Quellen
Shi L et al. Novel protein targets for type 2 diabetes prevention and their mediating role in the diet-disease relationship: evidence from 2 population-based cohorts and a Mendelian randomization analysis. Am J Clin Nutr 2025;122:1400-1412. doi: 10.1016/j.ajcnut.2025.07.015. Epub 2025 Sep 15.

Einführung: Integrative Onkologie

In einem europƤischen Survey gaben 19 bis 73 % der an Krebs betroffenen Patienten an, KomplementƤrmedizin zu nutzen (1), mit Zunahme der Nutzung in den letzten Jahren (2). Die Gründe sind unterschiedlich: bessere Symptomkontrolle, Wohlbefinden für Kƶrper und Psyche, selber etwas tun kƶnnen, den Leib gegen den Krebs stƤrken. Auch sollte KomplementƤrmedizin zu Beginn angeboten werden (3). Nach dem Diagnoseschock besteht hƤufig der Wunsch, aus einer passiven in eine selbstwirksame, aktive Rolle überzugehen (4, 5). Chemotherapien, Immuntherapien, komplexe zielgerichtete Therapien, Radiotherapie und Operationen kƶnnen als aggressiv und unmenschlich erlebt werden, geübte Achtsamkeit, Kunsttherapie, Ƥussere Anwendungen oder eine selbst injizierte Misteltherapie, als menschengemƤss und gesundheitsfƶrdernd. Man wird wieder Herr/Frau im eigenen Leib, wird wieder Gestalter seiner persƶnlichen Biographie.

Mittlerweile belegen auch Studien den positiven Effekt von integrativmedizinischen Massnahmen auf die LebensqualitƤt sowie die Symptomkontrolle in allen Phasen der Krebserkrankung (z. B. bei Nausea, Wallungen, Polyneuropathie, Angst, Schlafstƶrungen, Fatigue). Nicht zuletzt hat die im Jahr 2003 gegründete nordamerikanische Society for Integrative Oncology (SIO: https://integrativeonc.org) dazu beigetragen, die wissenschaftliche Evidenz für KomplementƤrmedizin in der Onkologie deutlich zu verbessern. Guidelines werden in prominenten Journals publiziert, sodass von verschiedenen Seiten der Appell kommt, die Standards of Care in der Onkologie anzupassen und KomplementƤrmedizin systematisch zu integrieren (6). In Deutschland sind ebenfalls S3-Leitlinien für KomplementƤrmedizin in der Onkologie erschienen (https://www.leitlinienprogramm-onkologie.de/leitlinien/komplementaermedizin). Bei belegter Wirksamkeit sollte eine ausgewƤhlte KomplementƤrmedizin bereits bald nach der Diagnose einer Krebserkrankung angeboten werden, im Sinne einer frühen integrativen Onkologie.

In der Schweiz ist ein gewisses komplementƤrmedizinisches Angebot in den Kliniken für Onkologie schon lƤngst nicht mehr die Ausnahme. Keine integrative Onkologie zu führen, wird zum Konkurrenznachteil. Am 25. April 2024 wurde im Kantonsspital Aarau von über 20 Institutionen das Schweizerische Netzwerk für Integrative Onkologie SNIO (https://integrative-oncology.ch) gegründet (Abb. 1). Darunter alle UniversitƤtsspitƤler und mehrere KantonsspitƤler. Ziele des Netzwerkes sind die Fƶrderung von QualitƤt, Edukation und klinischer Forschung in der integrativen Onkologie. SNIO zƤhlt heute 24 Mitglieder aus allen Landesregionen. Dieses Jahr sind im November am Schweizerischen Kongress für HƤmatologie und Onkologie SOHC in Basel mehrere Symposien geplant: Nursing Interventions in Integrative Oncology gemeinsam mit der Onkologie Pflege Schweiz, Integrative Medicine in Pediatric Oncology mit der Schweizerischen PƤdiatrischen Onkologie Gruppe SPOG, ein SNIO Science Update (https://www.sohc.ch) und Integrative Onkologie wird im Basiskurs Medizinische Onkologie regulƤr geschult.

Dankenswerterweise haben sich für diese Auflage der Therapeutischen Umschau Experten von SNIO-Institutionen erfolgreich an die Arbeit gemacht, um einen fundierten und spannenden Einblick in die Disziplinen und Themen der integrativen Onkologie zu ermöglichen.

Die klinischen Angebote von Integrativer Onkologie in SNIO-Zentren basieren auf der Vielfalt der (Traditionell-) KomplementƤren und Integrativen Medizin (7) und zeigen die Fokussierung auf die in der Schweiz besonders verankerten 7 Kerndisziplinen. Im Artikel Gemeinsamkeiten und Kerndisziplinen wird die gemeinsame Basis dieser Kerndisziplinen diskutiert. Dazu gehƶren die SNIO-Statuten (siehe Kasten), die auf der Definition der SIO aufbauen (8), und Charakteristika der Schweiz und Europas berücksichtigen, wie z. B. das VerstƤndnis von Phytotherapie (Mehrkomponenten-Extrakte aus ganzen Pflanzen), von Lebensstilmedizin (Fokus auf VerhaltensƤnderungen basierend auf achtsamer Selbstreflexion und Verbundenheit) oder von traditioneller Medizin (inkl. ganzheitliche medizinische Systeme [Whole Medical Systems]).

Die Artikel der 7 Kerndisziplinen diskutieren neben den Inhalten auch Aspekte der verfügbaren wissenschaftlichen Evidenz und spezifische Qualitätskriterien. Diese beiden Aspekte werden vertieft in den Artikeln Forschung und Weiter- und Fortbildung.

Auch in der Integrativen Onkologie sind prƤzise, konkrete Forschungsfragen notwendig, basierend auf einer soliden und reflektierten klinischen Praxis mit Einbezug der PatientenprƤferenz. Der Artikel Forschung diskutiert das Dreibein (oder 3 SƤulen) der evidenzbasierten Medizin und die Wahl einer geeigneten Forschungsmethodik. Dabei ist ein gründliches VerstƤndnis der gelebten klinischen RealitƤt der Integrativen Onkologie erforderlich (u. a. Patientenauswahl, Beschreibung des therapeutischen Kontexts, angemessene Kontrollgruppen, relevante Ergebnis-Kriterien [z. B. KohƤrenz, Autonome Regulation (9)]) und ein breites Repertoire an (kombinierten) Forschungsmethoden mit unterschiedlichen gesetzlichen Vorschriften und Mƶglichkeiten der vernetzten Forschung (SNIO Working Group Forschung). Dieser Artikel soll dazu beitragen, die Evidenzverankerung der Integrativen Onkologie in der Schweiz zu stƤrken.

QualitƤtskriterien in der Onkologie basieren v. a. auf der Weiter- und Fortbildung, Zertifizierungsprozessen und fachlichem Austausch. Dabei werden zunehmend spezifische QualitƤtsindikatoren in Leitlinien (www.leitlinienprogramm-onkologie.de/qualitaetsindikatoren) formuliert. In der Integrativen Onkologie werden einerseits für Kerndisziplinen spezifische QualitƤtskriterien definiert. Diese dienen sowohl zur Sicherstellung der bestmƶglichen Wirksamkeit von therapeutischen Massnahmen (u. a. mit adƤquater fachlicher Qualifikation der Fachpersonen) als auch zur Minimierung von Risiken. Im Artikel Weiter- und Fortbildung werden Angebote der Weiter- und Fortbildung vorgestellt und diskutiert (SNIO Working Group Edukation) und auch allgemeine QualitƤtskriterien für die Integrative Onkologie diskutiert (10) (wie adƤquate Informationen über die onkologische Erkrankung und Behandlungsoptionen zur Vermeidung von falschen Heilsversprechungen; wie Einbettung der aktiv erfragten PatientenprƤferenz in die klinische Entscheidungsfindung mit robuster Evidenzverankerung; oder wie proaktive, transparente Koordination und Kommunikation zwischen den verschiedenen Akteuren für eine optimale interdisziplinƤre, patientenzentrierte Versorgung).

Ein wesentliches Element für die Entwicklung von Qualitätskriterien für Integrative Onkologie in der Schweiz im Sinne einer konsensuellen, transparenten und verantwortlichen «Best Practice» ist das SNIO-Projekt Konsensus der SNIO Working Group Konsensus (siehe Artikel Forschung).

Das Spektrum an mƶglichen Angeboten der Integrativen Onkologie in den Behandlungspfaden der modernen Onkologie ist breit. In den beiden Artikeln Palliative und End-of-Life Care sowie Survivorship werden beispielhaft ausgewƤhlte Behandlungsmƶglichkeiten bei typischen klinischen Situationen (z. B. Insomnie, CINP, Fatigue, Symptomkontrolle am Lebensende) diskutiert. Dabei werden auch Gemeinsamkeiten der Integrativen Onkologie mit der modernen onkologischen Survivorship Care, der Palliativmedizin und Supportive Care diskutiert (11), beispielhaft bezüglich ErnƤhrung mit Verbindung von onkologischer ErnƤhrungsmedizin und Unterstützung von VerhaltensƤnderungen mit Massnahmen der Integrativen Onkologie. Dabei hat die Integrative Onkologie das Potenzial, Lücken in der Krebsbehandlung und unterstützenden Pflege zu schliessen, muss jedoch Kompetenzen aus den Ā«konventionellenĀ» Bereichen (z. B. ErnƤhrung, Bewegungswissenschaft, Rehabilitation, Psychologie, Palliativmedizin) einbringen und die konventionelle onkologische Versorgung anerkennen und (gegenseitig) respektieren. Es spielt wie bei der Supportive Care und Palliative Care weniger die Zuteilung zu einem Begriff eine Rolle (12), sondern primƤr, dass patientenzentrierte, bedürfnisorientierte, qualitativ hochstehende, evidenzbasierte Massnahmen in transprofessioneller und interdisziplinƤrer Zusammenarbeit zu den betroffenen Menschen beim Leben mit und nach Krebs kommen.

Wir wünschen Ihnen eine inspirierende und lehrreiche Lektüre dieser Ausgabe.

Florian Strasser 1, 2, Marc SchlƤppi 1

1 Zentrum Integrative Medizin, HOCH Health Ostschweiz, Kantonsspital St. Gallen, Schweiz
2 Cancer Fatigue Clinic (Münsterlingen, Sargans, Schaffhausen), Schweiz

PD Dr. med. Florian Strasser

Senior Research Consultant
Zentrum Integrative Medizin, HOCH Health Ostschweiz
Kantonsspital St. Gallen
Rorschacher Strasse 95, 9000 St. Gallen

Cancer Fatigue Clinic
(Münsterlingen, Sargans, Schaffhausen), Schweiz

cancerfatigueclinic@hin.ch

Marc SchlƤppi ist PrƤsident des Swiss Network for Integrative Oncology.

Florian Strasser ist Extended Board Member des Swiss Network for Integrative Oncology, er hat Honorare für Vorträge, Beratung oder Teilnahme an Advisory Boards erhalten (letzte 5 Jahre) von Abbott Nutrition, Danone-Nutricia, Fresenius, Helsinn, Ology, Pfizer, Sanofi; er führt in selbstständiger Tätigkeit die ambulanten Sprechstunden der Cancer Fatigue Clinic durch.

Auszug aus SNIO-Statuten
• Integrative Onkologie ist eine patientenzentrierte und zielorientierte Integration von Interventionen aus der komplementƤren und integrativen Medizin (KIM) in die konventionelle onkologische Behandlung und Betreuung.
• Die betreffenden Interventionen werden dabei von Ƅrzt/-innen, Pflegenden und Therapeut/-innen mit einer in der Schweiz anerkannten, zertifizierten Ausbildung durchgeführt.
• Ein integrativonkologisches Behandlungskonzept gründet auf einem ganzheitlichen bio-psycho-sozio-spirituellen (BPSS) MenschenverstƤndnis und anerkennt die salutogene Beziehung von Mensch zu Mensch sowie zwischen Mensch und Natur.

1. Molassiotis A, FernƔndez-Ortega P, Pud D, Ozden G, Scott JA, Panteli V, Margulies A, Browall M, Magri M, Selvekerova S, Madsen E, Milovics L, Bruyns I, Gudmundsdottir G, Hummers ton S, Ahmad AM, Platin N, Kearney N, Patiraki E. Use of complementary and alternative medicine in cancer patients: a European survey. Ann Oncol. 2005 Apr;16(4):655-63.
2. Horneber M, Bueschel G, Dennert G, Less D, Ritter E, Zwahlen M. How many cancer patients use complementary and alternative medicine: a systematic review and metaanalysis. Integr Cancer Ther. 2012 Sep;11(3):187-203,
3. Wode K, Henriksson R, Sharp L, Stoltenberg A, Hƶk Nordberg J. Cancer patients’ use of complementary and alternative medicine in Sweden: a cross-sectional study. BMC Complement Altern Med. 2019 Mar 13;19(1):62.
4. Horneber M, van Ackeren G, Fischer F, Kappauf H, Birkmann J. Addressing Unmet Information Needs: Results of a Clinician-Led Consultation Service About Complementary and Alternative Medicine for Cancer Patients and Their Relatives. Integr Cancer Ther. 2018 Dec;17(4):1172-1182.
5. Boland L, Bennett K, Connolly D. Self-management interventions for cancer survivors: a systematic review. Support Care Cancer 2018;26(5):1585-1595
6. Lopez G, Narayanan S, Cohen L. Integrative medicine in oncology: redefining the standard of care. Nat Rev Cancer. 2024 Nov;24(11):739-740
7. WHO-Definition: complementary medicine refers to additional healthcare practices that are not part of a country’s mainstream medicine. https://www.who.int/health-topics/traditional-complementary-and-integrative-medicine#tab=tab_1
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