La sclĆ©rose en plaques pour le mĆ©decin de famille – quand faut-il y penser ?

La sclĆ©rose en plaques est la maladie du SNC Ć  mĆ©diation auto-immune la plus frĆ©quente et touche surtout les jeunes femmes. Elle se caractĆ©rise par une Ć©volution par poussĆ©es. Les poussĆ©es peuvent se manifester de maniĆØre variable, les premiers symptĆ“mes frĆ©quents Ć©tant une nĆ©vrite optique ou des troubles de la sensibilitĆ©. L’IRM du neuroaxe rĆ©vĆØle des lĆ©sions dĆ©myĆ©linisantes rĆ©parties en foyers, qui constituent un corollaire Ć  l’imagerie morphologique. Outre le traitement aigu en cas de poussĆ©e, il existe aujourd’hui de nombreuses prĆ©parations modifiant l’Ć©volution de la maladie, qui permettent d’influencer de maniĆØre significative le cours de la maladie.

Multiple sclerosis is the most common autoimmune-mediated CNS disease and primarily affects young women. A relapsing-remitting course of the disease is characteristic. Relapse symptoms are highly variable, common initial symptoms are optic neuritis or sensory disturbances. Focally distributed demyelinating lesions are typical findings in the MRI of the neuroaxis. In addition to acute treatment options in case of a relapse, numerous disease-modifying drugs with significant impact on disease progression have become available.
Key Words: Multiple sclerosis, McDonald criteria, immune modulation

Vignette de cas

Une Ć©tudiante en psychologie de 24 ans se prĆ©sente Ć  votre cabinet de mĆ©decine gĆ©nĆ©rale en raison d’une maladresse de la main droite qui dure depuis environ trois semaines. Au dĆ©but, elle ne l’a remarquĆ©e que lorsqu’elle jouait au piano, mais la semaine derniĆØre, un verre lui a presque glissĆ© des mains Ć  deux reprises, si bien qu’elle s’inquiĆØte de plus en plus. Au contact, elle dĆ©crit une sensation de fourrure modifiĆ©e dans la main. Quelles sont les mesures que vous prenez et quelle pourrait ĆŖtre la cause de ces symptĆ“mes?

Les gƩnƩralitƩs

La sclĆ©rose en plaques (SEP) est l’une des maladies auto-immunes les plus frĆ©quentes chez les jeunes et la plus frĆ©quente des maladies inflammatoires chroniques du SNC Ć  mĆ©diation auto-immune. Rien qu’en Suisse, environ 15 000 personnes sont touchĆ©es (1). La maladie se caractĆ©rise par une Ć©volution gĆ©nĆ©ralement par poussĆ©es et un schĆ©ma lĆ©sionnel en forme de foyer Ć  l’imagerie par rĆ©sonance magnĆ©tique. La sclĆ©rose en plaques est plus frĆ©quente chez les femmes que chez les hommes (sex-ratio 3:1). Dans 80% des cas, elle se manifeste pour la premiĆØre fois chez le jeune adulte, entre 20 et 40 ans (2). L’Ć©tiologie n’est qu’incomplĆØtement comprise Ć  ce jour. Outre l’autorĆ©activitĆ© immunologique, une prĆ©disposition gĆ©nĆ©tique ainsi que des facteurs environnementaux (carence en vitamine D, obĆ©sitĆ©, tabagisme) sont discutĆ©s en cas d’accumulation familiale. Une infection par le virus d’Epstein Barr peut augmenter considĆ©rablement le risque de dĆ©velopper une SEP. D’un point de vue physiopathologique, la dĆ©myĆ©linisation inflammatoire des fibres nerveuses est la premiĆØre cause de dommages axonaux secondaires.

La clinique

Le tableau clinique est trĆØs variable, en fonction de la localisation de la lĆ©sion. Les premiers symptĆ“mes typiques de la poussĆ©e, qui doivent faire penser Ć  une sclĆ©rose en plaques dans le cadre du diagnostic diffĆ©rentiel, sont une dĆ©tĆ©rioration unilatĆ©rale de l’acuitĆ© visuelle, le plus souvent dans le sens d’un trouble de la vision des couleurs accompagnĆ© d’une douleur des mouvements oculaires dans le cadre d’une nĆ©vrite optique, et des dĆ©ficits sensitifs ou moteurs (unilatĆ©raux ou en tant que symptĆ“mes transversaux) avec ou sans troubles de la fonction vĆ©sicale. Les troubles de la sensibilitĆ© se manifestent souvent sous forme de paresthĆ©sies ou de dysesthĆ©sies sous forme de fourrure, de fourmillements, de sensation de ceinture ou de corset avec une rĆ©partition asymĆ©trique et plutĆ“t distale. En outre, des troubles de l’Ć©quilibre et de la coordination, une vision double et des vertiges sont frĆ©quents comme corrĆ©lats d’une atteinte du tronc cĆ©rĆ©bral. Une poussĆ©e est dĆ©finie comme un symptĆ“me nouvellement apparu qui ne peut pas ĆŖtre expliquĆ© dans le cadre d’une infection ou d’une augmentation de la tempĆ©rature corporelle, appelĆ© phĆ©nomĆØne d’Uhthoff. La durĆ©e minimale est de 24 heures et un intervalle minimum de 30 jours est appliquĆ© par rapport au dernier Ć©vĆ©nement de poussĆ©e. Contrairement Ć  d’autres diagnostics diffĆ©rentiels neurologiques (accident vasculaire cĆ©rĆ©bral, crise d’Ć©pilepsie), les symptĆ“mes s’installent gĆ©nĆ©ralement lentement, sur plusieurs heures ou jours. L’intensitĆ© est Ć©galement trĆØs variable. Elle va de troubles discrets de la motricitĆ© fine, comme dans le cas dĆ©crit dans l’introduction, que les patients perƧoivent comme de la maladresse, des hypesthĆ©sies ou des paresthĆ©sies Ć  type de fourmillements, jusqu’Ć  un syndrome transversal sensitif ou moteur. Souvent, les poussĆ©es durent de quelques jours Ć  plusieurs semaines et rĆ©gressent spontanĆ©ment, bien que cette rĆ©gression puisse rester incomplĆØte. ParallĆØlement, on observe dans environ 50% des cas une symptomatologie de fatigue dĆØs le dĆ©but de la maladie, qui entraĆ®ne presque toujours une rĆ©duction considĆ©rable de la qualitĆ© de vie des personnes concernĆ©es au cours de la maladie (2). Les rĆ©sultats des recherches actuelles indiquent de plus en plus qu’il existe des parallĆØles et des recoupements importants dans la physiopathologie.

L’examen clinique rĆ©vĆØle souvent une augmentation du niveau des rĆ©flexes, des rĆ©flexes cutanĆ©s abdominaux prĆ©coces et un signe de Lhermitte positif (dysesthĆ©sie semblable Ć  un choc Ć©lectrique le long de la colonne vertĆ©brale lors des mouvements de la tĆŖte). En cas d’atteinte cĆ©rĆ©belleuse, on peut observer un nystagmus, un tremblement d’intention dans l’Ć©preuve doigt-nez ainsi qu’une ataxie de la marche. L'“Expanded Disability Status Scale“ (EDSS) sert d’instrument pour l’Ć©valuation standardisĆ©e des fonctions cliniques chez les patients atteints de SEP.

Le diagnostic

Selon les critères McDonald actuellement en vigueur, la dissémination temporelle et locale doit être remplie pour établir le diagnostic.

Pour la dissĆ©mination locale, l’IRM doit montrer des lĆ©sions dans au moins deux des quatre rĆ©gions typiques de la SEP. En cas de poussĆ©e d’une autre localisation, une lĆ©sion typique de la SEP suffit. La dissĆ©mination temporelle est assurĆ©e en prĆ©sence d’au moins deux lĆ©sions d’Ć¢ges diffĆ©rents (par exemple, prĆ©sence simultanĆ©e de lĆ©sions enrichies en produit de contraste et de lĆ©sions non enrichies), en prĆ©sence d’un deuxiĆØme Ć©vĆ©nement de poussĆ©e (antĆ©rieur ou postĆ©rieur) ou en cas de dĆ©tection de bandes oligoclonales spĆ©cifiques du liquide (pour plus de dĆ©tails, voir la publication originale de Thompson et al., 2018) (3).

Dans un premier temps, après une anamnèse détaillée et un examen clinique neurologique, il convient, si la suspicion persiste, de procéder à une IRM avec produit de contraste du crâne ou, selon les symptÓmes, de la moelle épinière, en posant la question des modifications inflammatoires chroniques. Les quatre localisations classiques des lésions de SEP, généralement ovales, aux limites relativement nettes, puis confluentes, sont juxtacorticales, périventriculaires, infratentorielles et spinales (voir figure 1). Les lésions inflammatoires actives se distinguent par leur prise de contraste (4).

AprĆØs avoir Ć©tĆ© adressĆ© au neurologue, un diagnostic sanguin et un diagnostic du liquide cĆ©phalorachidien sont complĆ©tĆ©s dans le cadre du diagnostic diffĆ©rentiel. Une plĆ©iocytose lĆ©gĆØre Ć  modĆ©rĆ©e ainsi qu’une synthĆØse intrathĆ©cale d’immunoglobulines avec mise en Ć©vidence de bandes oligoclonales sont typiques. En fin de compte, la SEP est un diagnostic d’exclusion. Les diagnostics diffĆ©rentiels pertinents qui doivent ĆŖtre dĆ©limitĆ©s sont, entre autres, la maladie du spectre de la neuromyĆ©lite optique et les maladies associĆ©es aux anticorps MOG, les infections du SNC comme la neuroborrĆ©liose ou le neurolues et une carence en vitamine B12. Dans de rares cas, des maladies rhumatologiques impliquant le SNC, telles que les vascularites, la sarcoĆÆdose ou la maladie de Behcet, peuvent Ć©galement provoquer un tableau similaire (5).

Les caractƩristiques de base de la thƩrapie

En cas de survenue d’un Ć©pisode de poussĆ©e invalidant, un traitement anti-inflammatoire peut ĆŖtre mis en place. On utilise classiquement des stĆ©roĆÆdes Ć  haute dose (par ex. 1g de mĆ©thylprednisolone p.o./i.v. pendant 3 Ć  5 jours). Auparavant, il convient d’exclure une infection et, le cas Ć©chĆ©ant, une grossesse ; selon le profil de risque, il faut penser Ć  une protection gastrique et Ć  une prophylaxie des thromboses pendant le traitement de la poussĆ©e. En cas de rĆ©gression insuffisante des symptĆ“mes, une plasmaphĆ©rĆØse ou une immunoadsorption peuvent ĆŖtre Ć©valuĆ©es en tant que procĆ©dure de rĆ©serve.

Pour prĆ©venir les poussĆ©es, de nombreuses prĆ©parations modifiant l’Ć©volution de la maladie sont dĆ©sormais disponibles et permettent d’influencer considĆ©rablement le cours de la maladie. Il est dĆ©sormais clair qu’un dĆ©but de traitement prĆ©coce a un effet plus favorable sur l’Ć©volution de la maladie qu’un dĆ©but de traitement retardĆ© („hit hard and early“) (6)(7).

Les mĆ©dicaments autorisĆ©s sont classĆ©s en trois catĆ©gories par ordre croissant d’efficacitĆ©. Le choix du traitement se fait d’une part en fonction de l’activitĆ© prĆ©sumĆ©e de la maladie sur la base de la clinique et de l’imagerie, et d’autre part en fonction de facteurs personnels (en particulier le dĆ©sir d’enfant ou la grossesse). Outre les prĆ©parations Ć  base d’interfĆ©ron Ć©tablies depuis les annĆ©es 1990, la catĆ©gorie 1 comprend notamment le fumarate de dimĆ©thyle et le tĆ©riflunomide. Les modulateurs du rĆ©cepteur de la sphingosine-1-phosphate les plus rĆ©cents (par ex. le fingolimod) sont attribuĆ©s Ć  la catĆ©gorie 2. Les substances de la catĆ©gorie 3 sont le natalizumab, un inhibiteur de l’intĆ©grine alpha4 qui inhibe la migration des lymphocytes T Ć  travers la barriĆØre hĆ©mato-encĆ©phalique, et les anticorps monoclonaux anti-CD20, qui provoquent une dĆ©plĆ©tion des cellules B.

Le pronostic des personnes atteintes s’est nettement amĆ©liorĆ© au cours des derniĆØres dĆ©cennies grĆ¢ce Ć  la disponibilitĆ© des prĆ©parations modulant la maladie, de sorte que l’on peut aujourd’hui s’attendre Ć  une espĆ©rance de vie non compromise au moment du diagnostic. Un dĆ©but prĆ©coce et monosymptomatique de la maladie avec une rĆ©gression complĆØte des symptĆ“mes de poussĆ©e s’est avĆ©rĆ© ĆŖtre un facteur pronostique favorable (7). En complĆ©ment, des mesures thĆ©rapeutiques non mĆ©dicamenteuses, par exemple la physiothĆ©rapie et l’ergothĆ©rapie, ainsi que des stratĆ©gies thĆ©rapeutiques de soutien pour le contrĆ“le des symptĆ“mes sont essentiels et nĆ©cessitent une prise en charge interdisciplinaire Ć©troite.

L’  auteur a publiĆ© cet article en allemand dans « der informierte arzt  – die informierte ƤrztinĀ» 12_2023, la traduction en franƧais a Ć©tĆ© rĆ©alisĆ©e par les Ć©diteurs. L’ auteur n’ assume aucune responsabilitĆ© pour les modifications dues Ć  une traduction.

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Dre Lea Isabella Walter

MƩdecin-chef, Clinique de neurologie
HƓpital universitaire de Zurich
Frauenklinikstrasse 26
8091 Zurich

Pr Patrick Roth

MƩdecin-chef, Clinique de neurologie
HƓpital universitaire de Zurich
Frauenklinikstrasse 26
8091 Zurich

Les auteurs n’ont pas dĆ©clarĆ© de conflits d’intĆ©rĆŖts en rapport avec cet article.

◆ La sclérose en plaques est la maladie inflammatoire chronique à médiation auto-immune la plus fréquente du système nerveux central.
ā—† Les symptĆ“mes d’un premier Ć©pisode de poussĆ©e peuvent ĆŖtre un trouble de la sensibilitĆ© ou une dĆ©tĆ©rioration de l’acuitĆ© visuelle ou un trouble de la vision des couleurs accompagnĆ© d’une douleur liĆ©e aux mouvements oculaires (nĆ©vrite optique).
◆ La SEP constitue un diagnostic différentiel important, en particulier chez les jeunes présentant une nouvelle symptomatologie neurologique.
ā—† Le diagnostic est posĆ© aprĆØs exclusion des diagnostics diffĆ©rentiels importants en prĆ©sence d’une dissĆ©mination dans l’espace et dans le temps (critĆØres de McDonald).
ā—† Le dĆ©but prĆ©coce d’un traitement modificateur de la maladie peut influencer favorablement l’Ć©volution de la maladie et est donc essentiel.

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5. DGN One | Leitlinie Details [Internet]. [cited 2023 Oct 26]. Available from: htrum-erkrankungen-und-mog-igg-assoziierten-erkrankungen
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Vaccination antigrippale chez les patients Ć  risque en Suisse

Le potentiel des donnƩes nationales de performance pour la surveillance

En accord avec les recommandations de l’ Organisation mondiale de la santĆ© (OMS) (1,2), la vaccination contre la grippe saisonniĆØre est recommandĆ©e en Suisse pour les groupes de population prĆ©sentant un risque accru de complications, comme les personnes ≄65 ans ou celles souffrant de maladies chroniques (3). L’ augmentation du risque dans ces groupes est due Ć  de nombreux facteurs, tels que le dĆ©clin de la fonction immunitaire et une moindre efficacitĆ© du vaccin. En outre, la multimorbiditĆ© est associĆ©e Ć  une augmentation d’ hospitalisations ou de mortalitĆ© chez les personnes ≄65 ans (4,5). Les taux de vaccination nationaux sont de 35% chez les personnes Ć¢gĆ©es et les patients atteints de maladies chroniques (6), ce qui est bien infĆ©rieur Ć  l’ objectif de 75% recommandĆ© par l’ OMS (7,8). Les taux de vaccination en Suisse se situent dans la moyenne europĆ©enne (8,9). La grippe entraĆ®ne jusqu’ à 330’ 000 consultations et jusqu’ à 5’ 000 hospitalisations par an en Suisse, et des activitĆ©s Ć  l’ échelle nationale visent Ć  augmenter les taux de vaccination (10,11). La baisse des taux de vaccination au cours des derniĆØres annĆ©es (11) est donc de plus en plus prĆ©occupante et souligne la nĆ©cessitĆ© d’ une surveillance Ć©troite. La surveillance des taux nationaux de vaccination est l’ une des pierres angulaires du programme mondial de l’ OMS. En Suisse, la surveillance nationale des taux de vaccination antigrippale s’ appuie sur l’ auto-rapport.

L’ objectif d’ une Ć©tude suisse rĆ©cemment publiĆ©e, menĆ©e par l’ Institut de mĆ©decine gĆ©nĆ©rale de l’ UniversitĆ© de Zurich (12), Ć©tait de dĆ©terminer les RVU chez les patients Ć  risque, c’ est-Ć -dire les patients ≄65 ans et les patients adultes atteints de maladies chroniques, en utilisant des donnĆ©es de performance plutĆ“t que des donnĆ©es auto-dĆ©clarĆ©es, et d’ examiner les facteurs de recours aux vaccins et diffĆ©rentes approches mĆ©thodologiques de surveillance de la vaccination.

Cette analyse transversale rétrospective a examiné les taux de vaccination nationaux pendant trois saisons de grippe (2015/2016-2017/2018). Les médicaments, les diagnostics ou les services médicaux ont été utilisés comme déclencheurs pour identifier les patients. Pour calculer les taux nationaux de vaccination chez les patients atteints de maladies chroniques, ceux-ci ont été identifiés en fonction des déclencheurs de chaque saison (modèle 1) et de la saison en cours et de la saison précédente (modèle 2). Une analyse de régression a été utilisée pour identifier les facteurs associés au statut vaccinal.

L’ étude a portĆ© sur les donnĆ©es analysĆ©es de 214 668 patients individuels. Les taux de vaccination nationaux, toutes saisons confondues, variaient de 18,4 % Ć  19,8 %. La plupart des patients atteints de maladies chroniques ont Ć©tĆ© identifiĆ©s Ć  l’ aide du dĆ©clencheur mĆ©dicamenteux, et aucune diffĆ©rence cliniquement significative n’ a Ć©tĆ© observĆ©e dans les taux de vaccination nationaux entre les deux modĆØles. La prĆ©sence d’ une maladie chronique, l’ âge, le sexe masculin et les visites rĆ©guliĆØres chez le mĆ©decin Ć©taient associĆ©s Ć  une probabilitĆ© accrue d’ être vaccinĆ©.

Conclusion

Les taux de vaccination nationaux Ć©taient infĆ©rieurs aux seuils recommandĆ©s et l’ analyse a montrĆ© que des efforts Ć©taient nĆ©cessaires pour augmenter les taux de vaccination nationaux. Les auteurs ont Ć©valuĆ© l’ identification des maladies chroniques Ć  partir des demandes de remboursement de mĆ©dicaments et le calcul des taux de vaccination nationaux sur la base des donnĆ©es de la saison concernĆ©e comme une approche efficace pour la mise en œuvre de la surveillance de la vaccination. La surveillance basĆ©e sur les donnĆ©es relatives aux demandes de remboursement peut complĆ©ter la surveillance nationale.

Source : Plate A, Bagnoud C, Rosemann T, Senn O. Di Gangi S. Influenza vaccination uptake among at-risk patients in Switzerland – The potential of national claims data for Surveillance. Influenza Other Respi Viruses. 2023;17:e13206.

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

1. Vaccins contre la grippe : Document de synthĆØse de l’ OMS – mai 2022. Wkly Epidemiol Rec. 2022;97(19):185-208.
2. StratƩgie mondiale contre la grippe 2019-2030. Organisation mondiale de la santƩ ; 2019.
3. Calendrier de vaccination suisse. 2023. https://www.bag.admin.ch/bag/ de/home/gesund-leben/gesundheitsfoerderung-und-praevention/ impfungen-prophylaxe/schweizerischer impfplan.html. ConsultƩ le fƩvrier 2023.
4. Keilich SR, Bartley JM, Haynes L. Diminished immune responses with l’ âge prĆ©disposent les adultes plus Ć¢gĆ©s Ć  des complications de la grippe de la grippe. Cell Immunol. 2019;345:103992.
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7. PrƩvention et contrƓle des pandƩmies de grippe et des ƩpidƩmies annuelles. World Health Assembly; 2003
8. Jorgensen P et al. Dans quelle mesure les pays de la rĆ©gion europĆ©enne de l’ OMS sont-ils prĆØs de d’ atteindre l’ objectif de vacciner 75 % des principaux groupes Ć  risque contre la grippe? RĆ©sultats des enquĆŖtes nationales sur les programmes de vaccination de la grippe saisonniĆØre, 2008/2009 Ć  2014/2015. Vaccine 2018;36(4):442-452.
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L’  étodolac, un inhibiteur privilĆ©giĆ© de la COX-2, n’ inhibe pas l’ agrĆ©gation plaquettaire

La recherche dans le domaine de l’ inhibition de la cyclooxygĆ©nase a abouti Ć  l’ identification d’ une activitĆ© cyclo-oxygĆ©nation constitutionnelle (cyclo-oxygĆ©nase 1, COX-1) qui peut ĆŖtre distinguĆ©e d’ une activitĆ© cyclooxygĆ©nase induite par les cytokines (cyclooxygĆ©nase 2, COX-2) (1). Lors de l’ utilisation d’ inhibiteurs de la cyclooxygĆ©nase en tant qu’ anti-inflammatoires et analgĆ©siques, il peut y avoir des effets secondaires indĆ©sirables tels que la toxicitĆ© des muqueuses. Il a Ć©tĆ© postulĆ© que de tels effets secondaires sont principalement liĆ©s aux effets de l’ inhibition de la COX-1 (2) et qu’ une inhibition prĆ©fĆ©rentielle de la COX-2 rĆ©duirait donc ce type de toxicitĆ© (3). Il a Ć©galement Ć©tĆ© dĆ©montrĆ© que l’ activitĆ© de la COX-2 n’ est pas impliquĆ©e dans la biosynthĆØse du thromboxane par les plaquettes (4) et que, par consĆ©quent, une inhibition sĆ©lective de la COX-2 n’ a aucun effet sur l’ aggrĆ©gation plaquetaire dĆ©pendante du tromboxane A2 (TxA2) (5). Aucune Ć©tude de ce type n’ a Ć©tĆ© publiĆ©e sur l’ utilisation de l’ étodolac (LodineĀ®, Alfasigma Schweiz AG) chez l’ homme.

Etodolac et agrƩgation plaquettaire

L’ objectif d’ une Ć©tude rĆ©cente (6) Ć©tait d’ examiner l’ influence de l’ étodolac Ć  des doses thĆ©rapeutiques (analgĆ©siques) (300 mg toutes les 12 heures) sur l’ agrĆ©gation plaquettaire par rapport Ć  un placebo chez des volontaires sains. L’ agrĆ©gation plaquettaire, la variable primaire d’ efficacitĆ© dans cette Ć©tude, a Ć©tĆ© Ć©valuĆ©e selon la mĆ©thode de Born avec du plasma riche en plaquettes. Elle Ć©tait Ć©valuĆ©e comme l’ agrĆ©gation plaquettaire maximale par 3 substances (adĆ©nosine diphosphate (ADP), Ć©pinĆ©phrine, collagĆØne) chacune de ces substances a Ć©tĆ© utilisĆ©e Ć 
3 concentrations diffĆ©rentes. Chez les sujets traitĆ©s par Ć©todolac ou par placebo aucune diffĆ©rence significative n’ a Ć©tĆ© constatĆ©e dans l’ agrĆ©gation plaquettaire de Born.

Conclusions

L’ étodolac – administrĆ© Ć  des volontaires Ć  des doses analgĆ©siques normales n’ a pas d’ effet inhibiteur sur l’ agrĆ©gation plaquettaire et semble donc ĆŖtre une substance analgĆ©sique attractive pour le domaine pĆ©riopĆ©ratoire.

Source: Zoller N et al. Etodolac, a preferential COX-2 inhibitor, does not inhibit platelet aggregation in a randomized placebo-controlled trial. New Developments in Chemistry. ISSN NO: 0000 – 0000 online available

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

1. Mitchell JA et al. Selectivity of nonsteroidal antiinflammatory drugs as inhibitors of constitutive and inducible cyclooxygenase. Proc Natl Acad Sci U S A. 1993;90 (24):11693-7
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6. Zoller N et al. Etodolac, a preferential COX-2 inhibitor, does not inhibit platelet aggregation in a randomized placebo-controlled trial. New Developments in Chemistry. ISSN NO: 0000 – 0000 online available.

Wie sieht es mit Ihrer Work-Life-Balance aus?

Was haben ein Hotelier oder Gastronom und eine Gynäkologin und ein Geburtshelfer gemeinsam? Ihre Arbeitszeiten liegen meistens ausserhalb der üblichen Norm, sowohl was die Tageszeiten als auch die Arbeitszeit am Stück anbelangt. Ich war vor kurzem zu einer Diskussionsrunde von der Mahle-Stiftung in Stuttgart eingeladen und es ging um die Work- Life-Balance: individuell die eigene und allgemein gesellschaftlich. Es gab mir die Möglichkeit, meine Familie zu fragen, wie sie meine Work-Life-Balance erlebt haben und wie sie sich ihre vorstellen. Wie bei so vielen meiner Kollegen und Kolleginnen hatte ich eher eine Dysbalance. Die Kinder meinten zwar, ich hätte es, dank Hilfe meines Mannes, ganz gut hingekriegt, aber ihre Generation möchte nicht mehr so arbeiten.

Es ist ein Privileg, wenn man den Beruf ergreifen kann, den man sich wünscht und der einen erfüllt. Schwierig wird es, wenn die tägliche Arbeit stark von dem Bild abweicht, das man sich zum Beispiel während des Studiums gemacht hat. Ich nenne hier nur das Schlagwort: «Früher habt Ihr Patientinnen betreut, jetzt bearbeiten wir Akten.»

Der Fachkräftemangel wird durch solche Feststellungen auch nicht geringer. Der Gastronom berichtete von einem Vorstellungsgespräch für eine Ausbildung zum Koch, bei dem der Auszubildende am Ende sagte, er überlege sich noch, ob die Anstellung mit seiner Work-Life-Balance zusammenpasse.

Wenn man seinen Beruf liebt, sei es als Hotelier oder GynƤkologe, dann ist Work auch ein Teil von Life. ZusƤtzlichen Ausgleich bringen Bewegung, Sport, Entspannung. Das haben wir beide auch gemeinsam genannt und das sagen wir als Ƅrzt-innen und Ƅrzte ja auch unseren Patientinnen.
Es ist gut und richtig, dass Freizeit wichtig ist, damit wir uns erholen können, Beziehungen mit Freunden pflegen und den Blick auf anderes als die Arbeit richten können. Überrascht hat mich, dass Freizeit aber auch zum Stress werden kann, wenn die Zeit komplett verplant ist und möglichst viel darin Platz haben soll.

Wie auch immer, ich schlage Ihnen vor, die oben gestellte Frage im eigenen Rahmen zu diskutieren.

Prof. Dr. med. Irene Hƶsli

Prof. Dr. med. Irène Hösli

Basel

Eizellspende in der Schweiz

Es ist Zeit, dass die Eizellspenden-Behandlung auch in der Schweiz zugelassen wird und für Schweizer Paare in der Schweiz zugänglich ist. Die medizinischen, rechtlichen und ethischen Risiken sind aufgrund langjähriger internationaler Erfahrungen bei Einhaltung internationaler Guidelines und einer umsichtigen gesetzlichen Regelung gering.

It is time that egg donation treatment is also legally permitted in Switzerland and is accessible to Swiss couples in Switzerland. The medical, legal and ethical risks are low based on many years of international experience, provided international guidelines are adhered to and prudent legal regulations are in place.
Key words: egg donation treatment, risks, international guidelines, prudent legal regulations

Einleitung

Aktuell wird die Revision des Schweizer Fortpflanzungsmedizingesetzes vorbereitet, die das Ziel hat, die Eizellspenden-Behandlung auch in der Schweiz zuzulassen.

Die Eizellspenden-Behandlung ist eine Methode der Fortpflanzungsmedizin, um Frauen zu einem Kind zu verhelfen, die keine oder keine befruchtungsfähigen Oozyten mehr haben. Das Anti-Müller-Hormon (AMH) als Surrogatparameter für die Follikelreserve ist meist nicht oder nur noch in geringsten Konzentrationen im Serum nachweisbar. Es handelt sich somit um eine primäre hypergonadotrope Ovarialinsuffizienz, die bei Frauen unter 40 als prämature Ovarialinsuffizienz (POI) bezeichnet wird und vor einer Therapie einer Abklärung bedarf (1).

Die häufigste Ursache für eine POI sind die erfreulicherweise immer erfolgreicheren Chemotherapien, die bei jungen Frauen mit einer malignen Tumorerkrankung angewendet werden müssen. Diese aggressiven Behandlungen zerstören nicht nur die Tumorzellen, sondern unwiederbringlich meist auch den gesamten hochempfindlichen Oozytenpool. Auch mit zunehmendem Fertilitätsalter nimmt die Zahl befruchtungsfähiger Oozyten ab, und die Eizellreserve versiegt mit der Menopause, der letzten spontanen Menstruationsblutung.

Nicht selten wird die Eizellspenden-Behandlung mit der Leihmutterschaft verwechselt. Im Unterschied zur Eizellspenden-Behandlung wird die Leihmutterschaft als medizinische Indikation dann angewendet, wenn Frauen mit Kinderwunsch keinen oder keinen funktionsfƤhigen Uterus haben.

Rechtliche und politische Situation

Es ist allgemein bekannt, dass die Eizellspenden-Behandlung in der Schweiz (noch) nicht zugelassen ist. Immerhin ist die Eizellspenden-Behandlung nicht auf Verfassungs-, sondern nur auf Gesetzesstufe verboten (eidgenössisches Fortpflanzungsmedizingesetz, FMedG Art. 4). Im Unterschied zu Verfassungsänderungen, die dem obligatorischen Referendum unterstehen, ist die Gesetzesrevision zur Zulassung der Eizellspende-Behandlung nur von einem fakultativen Referendum betroffen. Zudem würde bei einer allfälligen Volksabstimmung ein Volksmehr genügen. Bei einer Verfassungsänderung wäre auch die Zustimmung einer Mehrheit der Kantone nötig.

Eine repräsentative Umfrage des Instituts GfK aus dem Jahre 2017 zeigt die breite Akzeptanz der Eizellspenden-Behandlung. So befürworten 61 Prozent der Schweizerinnen und Schweizer die Zulassung der Eizellspenden-Behandlung, nur 18 Prozent sind dagegen und 21 Prozent unschlüssig (2). Die Zulassung der Eizellspende wird auch von der Nationalen Ethikkommission NEK unterstützt, die die aktuelle Ungleichbehandlung von Spermien-spende und Eizellspende als diskriminierend empfindet.

Die Eizellspende ist in den USA und in über zwanzig Staaten der EuropƤischen Union zugelassen. Unter anderem in Frankreich, Grossbritannien, Spanien, Holland, Belgien und in Ɩsterreich – in all diesen LƤndern kƶnnen Paare von einer Technik profitieren, die teilweise schon seit über 30 Jahren durchgeführt wird.

Dafür, dass die Eizellspenden-Behandlung in der Schweiz verboten ist, gibt es juristische und medizinische Gründe. Die Schweizer Gesetzgebung basiert auf dem römischen Recht, das den Grundsatz kennt «Mater semper certa est». Es gehört also zur Eigenheit der Menschheitsgeschichte, dass die Mutter ihrem Kind immer auch ihre Gene mitgibt, was beim sozialen Vater traditionell nicht unbedingt der Fall ist. Auf diesen «natürlichen» Gegebenheiten beruht das Schweizer FMedG. Deswegen blieb auch im revidierten FMedG von 2017 die Eizellspenden-Behandlung verboten. Allerdings könnte man sich schon überlegen, nach 2000 Jahren von diesem Grundsatz abzurücken und so die Einführung der Eizellspenden-Behandlung auch in der Schweiz zu ermöglichen.

Aus politischer Sicht ergibt ein Verbot der Eizellspende wenig Sinn, denn simple Verbote haben in der Schweiz selten zum Ziel geführt. Die Schweiz hat stattdessen gute Erfahrungen damit gemacht, solche medizinischen Methoden den Schweizer Patientinnen und Patienten unter strikten Rahmenbedingungen, die Missbräuche verhindern, zugänglich zu machen.

Die Schweizer Politik hat sich bereits mehrfach mit dem Thema der Eizellspenden-Behandlung beschäftigt. Eine im Jahre 2014 eingereichte parlamentarische Initiative zur Zulassung der Eizellspende (Jacques Neyrinck, VD, Mitte) wurde zunächst von der Kommission für Wissenschaft, Bildung und Kultur WBK des Nationalrats angenommen, dann jedoch abgeschrieben. Dies allerdings nicht wegen inhaltlicher Vorbehalte, sondern aus Verfahrensgründen. Damals wurde vermerkt, dass das Abschreiben keineswegs ein Nein zur Eizellspende bedeute. 2016 forderte zudem die Jugendsession eine Legalisierung der Eizellspende. Eine erneute parlamentarische Initiative lancierte Katja Christ (BS, GLP), welche 2022 erfreulicherweise sowohl von National- und Ständerat angenommen wurde. Der Bundesrat hat damit den Auftrag, eine Revision des FMedG zur Zulassung der Eizellspenden-Behandlung in der Schweiz auszuarbeiten.

Auch die medizinischen Fachgesellschaften sind überzeugt, dass die Zeit gekommen ist, die Eizellspende in der Schweiz zuzulassen. Sowohl die Schweizerische Gesellschaft für Gynäkologie und Geburtshilfe (SGGG) als auch die Schweizerische Gesellschaft für Reproduktionsmedizin (SGRM) unterstützen klar die Zulassung der Eizellspenden-Behandlung in der Schweiz.

Vorgehen

Technisch lƤuft die Eizellspenden-Behandlung analog der breit bekannten In-Vitro-Fertilisations-Behandlung ab. Dabei werden die Ovarien einer Spenderin mit natürlichem FSH stimuliert, um die gleichzeitige Reifung mehrerer Oozyten zu erreichen. Nach rund zwei Wochen werden die Eizellen transvaginal unter Ultraschallkontrolle meist in einer kurzen Propofolnarkose entnommen. WƤhrend früher eine genaue Synchronisierung der Zyklen von Spenderin und EmpfƤngerin nƶtig war, kƶnnen die unbefruchteten Oozyten heute problemlos kryokonserviert werden (Abb. 1). Wenn eine geeignete EmpfƤngerin eruiert werden kann, werden die Eizellen aufgetaut, mit den Spermien – üblicherweise des Part-ners – inseminiert und nach Fertilisierung und Teilung meistens als Blastozyste ins Cavum uteri der EmpfƤngerin transferiert. Beim Matchen von Spenderin und EmpfƤngerin werden in der Regel Augen- und Hautfarbe sowie die Blutgruppe berücksichtigt.

Es gibt verschiedene Spendemƶglichkeiten. Bisher im Vordergrund stand die altruistische Eizellspende. Dabei unterzieht sich eine Frau ausschliesslich zum Zweck der Eizellspende einer hormonellen Stimulation und Eizellentnahme. Optimalerweise haben diese Frauen schon selbst Kinder und sind in einem hochfertilen Alter, d.h. we-niger als 35 Jahre alt. Die HƤufigkeit dieser Spendeart variiert in verschiedenen Kulturen markant. Nicht zuletzt deswegen ist Spanien – bekannt für seine grosse Organspendebereitschaft – ein Mekka der Eizellspenden-Behandlungen. Da die Belastung der Eizellspenderin unvergleichlich grƶsser ist als diejenige eines Samenspenders muss die finanzielle Kompensation klar hƶher ausfallen als nur die EntschƤdigung der Spesen wie beim Samenspender.

Beim «Egg Sharing» führt eine Frau dieselbe Behandlung durch, allerdings mit dem primären Ziel ihren eigenen Kinderwunsch zu erfüllen. Fallen in diesem Zusammenhang mehr als die dafür benötigten Oozyten an, kann die Patientin diese Eizellen an eine Empfängerin abgeben. Finanziell entschädigt wird die Spenderin in der Regel in der Form, dass ihr die Kosten für die eigene Kinder- wunschbehandlung (teilweise) erlassen werden.
Neuerdings interessieren auch die Oozyten des Social Egg Freezings. Denn es scheint so, dass viele Frauen, die ein Social Freezing durchgeführt haben, ihre kryokonservierten Eizellen aus verschiedensten Gründen dann doch nicht benötigen. Alternativ zur Vernichtung können diese überzähligen Eizellen Eizellspenden-Behandlungen zur Verfügung gestellt werden.

Ethische Aspekte

Das Verbot der Eizellspende stellt nicht nur aus juristischer, sondern auch aus ethischer Sicht eine Diskriminierung dar, wie die Nationale Ethikkommission in ihrer Stellungnahme aus dem Jahre 2013 betont. Denn die Spermienspende ist seit lƤngerer Zeit in der Schweiz zugelassen.
Eine Eizellspende ist aus medizinischer Sicht nicht mit einer Spermienspende vergleichbar. WƤhrend die Spermienspende für den Spender vƶllig risikolos ist – sie ist mit einer einfachen Samenabgabe verbunden –, muss sich bei einer Eizellspende die Spenderin wƤhrend rund zwei Wochen einer Hormonbehandlung unterziehen und die Eizellen müssen anschliessend mit einem operativen Eingriff gewonnen werden. Beides ist mit zwar seltenen, aber doch vorhandenen Komplikationsrisiken verbunden (ovarielles Hyper-stimulationsyndrom, Blutungen und Infektionen). Entsprechend hƶher ist der Schutzbedarf der Spenderin, der im Ausland nicht immer gewƤhreistet ist und dem bei einer Zulassung in der Schweiz Rechnung getragen werden muss. Auch wenn die finanzielle Kompensation wegen der grƶsseren Behandlungsbelastung bei der Eizellspende klar hƶher sein muss als bei der Spermienspende, muss sichergestellt werden, dass sich eine Frau nicht aus ƶkonomischer Motivation einer Eizellspende unterzieht. Dies kann mit der gesetzlichen Fixierung einer maximalen Zahl von Spendezyklen gewƤhrleistet werden.
Bei der Empfängerin ist zu berücksichtigen, dass das zunehmende mütterliche Alter mit einer Zunahme von Schwangerschaftskomplikationen wie Präeklampsien verbunden ist. Dieses Präeklampsie-risiko ist zusätzlich erhöht bei einer Eizellspenden-Schwangerschaft (3). Deswegen macht es Sinn, die Eizellspenden-Behandlung bei der Empfängerin altersmässig zu begrenzen, beispielweise beim natürlichen Menopausenalter von 50 Jahren, und über 40 nur durchzuführen, wenn keine erhöhten kardiovaskulären Probleme vorliegen, die das Präeklampsierisiko noch weiter ansteigen lassen.

Da die Eizellspende in der Schweiz verboten ist, reisen jedes Jahr Hunderte von Schweizer Paaren ins Ausland, typischerweise nach Spanien und zunehmend aus Kostengründen auch nach Tschechien. Die Behandlung ist teuer und muss von den Paaren selbst bezahlt werden, was dazu führt, dass sich nur wohlhabende Paare eine Behandlung leisten können. Ausländische Zentren locken die Paare mit eindrücklichem Marketing an. Dabei gibt es seriöse, aber auch weniger seriöse Kinderwunschzentren, die für Laien kaum voneinander unterschieden werden können. Immer wieder kehren schwangere Frauen aus dem Ausland zurück, die unter den Folgen einer fehlerhaften Behandlung leiden. Meist ist in den Schweizer Spitälern nicht erkennbar, wo und unter welchen Umständen eine Schwangerschaft entstanden ist. Am ehesten wahrnehmbar ist das bei über 45-jährigen Müttern mit mehrlingsbedingten Hochrisikoschwangerschaften. Solche Schwangerschaften sind nicht nur von grosser Tragik, da sie bleibende Schäden bei Mutter und Kind hinterlassen können. Sie verursachen auch hohe Kosten für die benötigte medizinische Versorgung in der Schweiz, die nicht nur die Betroffenen belasten, sondern auch die Schweizer Bevölkerung über die Krankenkassenprämien und als Steuerzahler mitzutragen haben.

Zusammenfassend darf gesagt werden, dass die medizinischen, rechtlichen und ethischen Risiken einer Eizellspenden-Behandlung gering sind. Die Eizellspenden-Behandlung sollte deshalb auch in der Schweiz zugelassen werden.

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Prof. em. Dr. med. Bruno Imthurn

Senior Consultant Kinderwunschzentrum
360° Zürich

bruno.imthurn@uzh.ch

Der Autor hat deklariert, keine potentiellen Interessenskonflikte zu haben.

ā—† Die Eizellspenden-Behandlung muss auch in der Schweiz zugelassen werden und für Schweizer Paare auf Schweizer Boden zugƤnglich sein.
ā—† Eine klare Mehrheit der Schweizer Einwohnerinnen und Einwohner befürwortet die Zulassung der Eizellspenden-Behandlung in der Schweiz.
ā—† Die Eizellspenden-Behandlung wird in den USA und in über zwanzig Staaten der EuropƤischen Union teilweise schon seit Jahrzehnten praktiziert.
ā—† Die medizinischen, rechtlichen und ethischen Risiken sind bei Einhaltung internationaler Guidelines und einer umsichtigen gesetzlichen Regelung gering.

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Update zum Screening auf PrƤeklampsie

Die Präeklampsie ist eine gefürchtete Schwangerschaftskomplikation ohne Therapieoption ausser der Entbindung. Entsprechend sind Screening und präventive Massnahmen von grosser Bedeutung. Bekannt sind das Screening nach anamnestischen Risikofaktoren sowie das kombinierte Screening der FMF London. Zunehmend wird das Screening im ersten Trimenon und die Verordnung von Aspirin bei Risikoschwangerschaften in die Schwangerenvorsorge integriert, jedoch bleibt die Präeklampsie am Termin ein ungelöstes Problem. Neue Studien zeigen, dass ein Screening in der 35-36. SSW mit gezielter Einleitung ab 37. SSW das Risiko der Termin-Präeklampsie signifikant reduzieren könnte.

Pre-eclampsia is a dreaded pregnancy complication with no treatment options other than delivery. Accordingly, screening and preventive measures are of great importance. Screening for anamnestic risk factors and combined screening of the FMF London are well known. Increasingly, screening in the first trimester and the prescription of aspirin for high-risk pregnancies are being integrated into antenatal care, but pre-eclampsia at term remains an unresolved problem. New studies show that screening at 35-36 weeks‘ gestation with targeted induction from 37 weeks‘ gestation could significantly reduce the risk of pre-eclampsia at term.
Key Words: Pre-eclampsia screening, prevention, therapy

Einleitung

Weltweit liegt die Inzidenz der PrƤeklampsie (PE) bei 2-8% aller Schwangerschaften. Ca. 1% aller Schwangerschaften werden wegen einer frühgeburtlichen PE (preterm PE, pPE) vor der 37 Schwangerschaftswoche (SSW) entbunden (1). Nebst der unmittelbaren GefƤhrdung von Mutter und Kind, haben Frauen nach einer PE ein zwei- bis fünffach erhƶhtes Risiko kardiovaskulƤre Langzeitfolgen zu entwickeln. Fetal ist das Risiko von intrauterinen Wachstumsretardierung, Frühgeburt und intrauterinen Fruchttodes erhƶht; Im spƤteren Leben hat das Kind ein hƶheres Risiko kardiovaskulƤre Langzeitfolgen oder ein metabolisches Syndrom zu entwickeln (2). PE definiert sich als Hypertonie (systolischer Blutdruck ≄140mmHg und/oder diastolischer Blutdruck ≄90mmHg nach 20 SSW) kombiniert mit mindestens einem der folgenden Kriterien: Proteinurie, maternale Organdysfunktion (Niere, Leber, Lunge, hƤmatologische oder neurologische Beteiligung) und/oder fetale Wachstumsrestriktion (1). Da es keine Therapie für die PE gibt und nur die Entbindung die akute Problematik für Mutter und Kind lƶst, sind prƤventive Strategien essenziell. Die PrƤvention mit niedrig dosiertem Aspirin (low dose aspirin, LDA), begonnen vor der 16 SSW ist die einzig effektive Massnahme zur Verhinderung der pPE (3). Wichtig ist das Screening auf pPE im ersten Trimenon mittels kombiniertem Ersttrimesterscreening. WƤhrend die schwerste MorbiditƤt mit der pPE assoziiert ist, sind deutlich mehr Schwangerschaften von einer Termin-PE (tPE) betroffen. PrƤventive Massnahmen mit LDA oder auch mit Statinen sind gemƤss heutiger Studienlage ineffektiv, so dass mittels rechtzeitiger Entbindung die tPE zu verhindern ist (3, 4).

Ersttrimester-Screeningmethoden im Vergleich

Beim Screening nach NICE (National Institute of clinical excellence) und ACOG (American College of Obstetrics and Gynaecology) wird eine Risikoschwangerschaft definiert, wenn mindestens ein schwerer oder mindestens zwei moderate Risikofaktoren (RF) vorliegen (5). Als schwere RF zählen chronischer Bluthochdruck, chronische Nierenerkrankung, systemischer Lupus erythematodes, Antiphospholipid-Syndrom, vorbestehender Diabetes mellitus sowie eine hypertensive Schwangerschaftserkrankung in der Vorgeschichte; Primigravidität, Alter der Mutter >40 Jahren, ein BMI bei der Erstkonsultation >35 kg/m2, Mehrlingsschwangerschaften, eine positive Familienanamnese für PE und ein Schwangerschaftsintervall von >10 Jahren gelten als moderate RF (5;6). Beim kombinierten Screening werden anamnestische Risikofaktoren mit dem mittleren arteriellen Druck (MAP), dem mittleren Pulsatilitätsindex (PI) der Arteria uterinae sowie dem Biomarker placental growth factor (PlGF) zwischen 11+0 und 14+0 SSW kombiniert (7). Tabelle 1 zeigt die Screeningmethoden im Vergleich. Die ASPRE-Studie bewies, dass LDA bei guter Compliance das pPE-Risiko um 62-75% reduziert, wenn LDA vor 16 SSW und in einer Dosierung von 150mg eingenommen wird (9). Eine letzte Metaanalyse bestätigt, dass nur diese Art der LDA-Verschreibung, 150mg begonnen vor 16 SSW, das pPE-Risiko senkt (10). Während ACOG und NICE an einem Screening mit anamnestischen RF festhalten, empfehlen die FIGO (International Federation of Gynecology and Obstetrics) und die ISSHP (International Societey for Study of Hypertension in Pregnancy) das kombinierte Ersttrimesterscreening, mit der Option, bei limitierten Ressourcen ein zweizeitiges Screening anzubieten (1;2;8;11). Der Expertenbrief der SGGG empfiehlt weiterhin beide Screeningmethoden (2).

Zur Frage vom Cut-Off

Die ASPRE-Studie benutzte einen Cut-Off von >1:100 um eine Risikoschwangerschaft zu definieren. An diesen halten sich Guidelines und der SGGG-Expertenbrief (2;9). Allgemein akzeptiert ist, dass ein Screeningtest eine Falsch-positiv-Rate (FPR) von 10% nicht überschreiten sollte. Die Detektionsrate (DR) hängt direkt von der FPR ab. In den meisten Studien der FMF London findet sich eine FPR aber eher bei einem Cut-Off von >1:70 (12;13;14). Auch die Daten aus der Schweiz zeigen bisher, dass der Cut-off >1:100 zu einer zu hohen FPR führt. Zudem konnte in einer Berner Studie gezeigt werden, dass nicht mehr pPEs auftreten, wenn man den Cut-off auf 1:70 senkt (16;17). Nach Abschluss der aktuellen IPSISS-Studie, ist anzunehmen, dass der Expertenbrief bezüglich des geltenden Cut-Offs für die Schweiz angepasst wird.

Neuere Screeningmarker

Die A. ophthalmica (Abbildung 1) wird am besten mit einer 7.5 MHz-Linearsonde gedopplert. Das Flussmuster weist zwei systolische Peaks auf. Im zweiten und dritten Trimenon zeigte sich, dass die Ratio dieser beiden PSV (peak systolic velocity, Maximalge­schwindigkeit) ein nützlicher PE-Marker ist (18;19). Kleinere Studien zeigten auch einen prädiktiven Wert in der alleinigen Messung der PSV des zweiten Peaks, dies konnte aber im grösseren Kollektiv nicht bestätigt werden (20). Der Doppler der A. ophthalmica wurde auch im ersten Trimenon untersucht und es wurde fest-gestellt, dass die PSV-Ratio beim Screening auf pPE ein guter prädiktiver Wert ist (21). Die Resultate sind noch von einem grösseren Kollektiv zu bestätigen (19). Während der direkte Zusammenhang zwischen einer gestörten Plazentaimplantation und einem erhöhten Widerstand in den A. uterinae einleuchtet, weist ein verändertes Flussmuster in der A. ophthalmica eher auf eine kardiovaskuläre Grundproblematik hin (22). Das glykosylierte Fibronectin (GlyFn) ist ein anderer vielversprechender Marker, der bei präeklamptischen Patientinnen erhöht ist (23;24). Eine Studie zeigte, dass die Vorhersagekraft für eine PE innerhalb von 2 Wochen nach der GlyFn-Untersuchung ähnlich hoch war wie die von PlGF und dem sFLT-1 / PlGF-Ratio, mit einer Entdeckungsrate von etwa 75 %, bei einer FPR von 42 % (25). Allerdings dürften weder GlyFn noch angiogene Faktoren die Behandlung von Frauen mit chronischem Bluthochdruck verbessern, da ihre Vorhersagekraft für eine überlagernde PE gering sind (25;26).

Risikobewertung bei Zwillingsschwangerschaft

Die Gesamtinzidenz von PE bei Zwillingsschwangerschaften ist mit 9% etwa dreimal so hoch wie bei Einlingsschwangerschaften (27;28). Unklar ist, ob LDA bei Gemini-Schwangerschaften denselben Nutzen in der PrƤvention der pPE aufweist wie bei Einlingsschwangerschaften. Es gibt Hinweise, dass auch hier der Nutzen Dosis-abhƤngig ist (28; 29; 30). Wie auch bei Einlingsschwangerschaften erzielt man im Screening bei Zwillingsschwangerschaften die besten Resultate mit der Kombination aus anamnestischen Risikofaktoren, MAP, UtA-PI und PlGF, ohne zusƤtzlichen Benefit durch die Bestimmung von PAPP-A (pregnancy-associated plasma protein A) (27;28). Die Performance des Screenings ist aber deutlich schlechter: um eine DR von 75% zu erzielen muss die FPR von 40% anstatt 10% akzeptiert werden (28;29). Das PE-Screening von Zwillingsschwangerschaften und der Nutzen von LDA ist individuell mit der Patientin zu diskutieren.

PrƤvention der PE am Termin

Die DR der PE am Termin (tPE) im kombinierten Ersttrimesterscreening liegt bei nur ca. 50% und die Einnahme von LDA reduziert das Risiko der tPE nicht (31;32;33). Ebenso wie im ersten besteht auch im zweiten und dritten Trimenon die Möglichkeit des kombinierten Screenings auf PE (34;35;36). Die einzige Prävention der tPE bleibt die zeitgerechte Entbindung und wird bei anamnestischen Risiken, mit 38 SSW empfohlen (38;39). Entsprechend besteht heute die Überlegung, dass ein generelles Screening in der Spätschwangerschaft Risiken für eine tPE besser erfasst als ein Screening nach anamnestischen RF und dass mit einer Einleitung ab 37 SSW das Risiko der tPE reduziert werden kann (40,41). Während noch keine randomisierten Studien vorliegen, weisen Ergebnisse aus Sekundäranalysen darauf hin, dass sich mit dieser Strategie bis zu 60% anstatt knapp 40% der tPEs verhindern lassen (40).

Copyright bei Aerzteverlag medinfo AG

Dr. med. Valeria Filippi

AssistenzƤrztin GynƤkologie und Geburtshilfe
UniversitƤtsspital Basel
Spitalstrasse 21
4031 Basel

valeria.filippi@usb.ch

Dr. med. Thabea Musik

OberƤrztin GynƤkologie und Geburtshilfe
UniversitƤtsspital Basel
Spitalstrasse 21
4031 Basel

Prof. Dr. Beatrice Mosimann

Chefärztin für Geburtshilfe und Pränatalmedizin
UniversitƤtsspital Basel
Spitalstrasse 21
4031 Basel

Die Autoren haben keine Interessenskonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

ā—† Die effizienteste Methode für das PE-Screening ist das kombinierte Ersttrimester-Screening der FMF London.
ā—† Neuere erfolgversprechende Marker sind der Doppler der A. ophtalmica und das GlyFn .
ā—† Das Screening von Zwillingsschwangerschaften und der Nutzen von LDA müssen individuell besprochen werden.
ā—† Statine zeigten keine prƤventive Wirkung für eine tPE.
ā—† Die zeitgerechte Entbindung bleibt die einzige PrƤventionsmassnahme der tPE. Neuere Daten zeigen, dass ein PE-Screening in der SpƤtschwangerschaft und eine gezielte Einleitung ab 37 SSW das Risiko der tPE signifikant reduzieren kƶnnen.

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