Les foyers naturels de la FSME sont-elles en expansion en Suisse?

Pour une dĆ©finition pertinente des foyers naturels de la mĆ©ningo-encĆ©phalite Ć  tiques ou verno-estivale (FSME), il faut considĆ©rer, Ć  part les cas enregistrĆ©s cliniquement, aussi les infections dā€™ā€Šanimaux provenant de zones où lā€™ā€Šagent pathogĆØne nā€™ā€Šest pas encore apparu chez lā€™ā€Šhomme. Les rĆ©sultats dā€™ā€ŠĆ©tudes sur le terrain (1), complĆ©tĆ©s par des donnĆ©es de cas cliniques, pourraient combler dā€™ā€Šimportantes lacunes dans les connaissances sur la propagation du virus FSME. Une approche interdisciplinaire (2) est nĆ©cessaire et devrait ĆŖtre mise en œuvre au-delĆ  des frontiĆØres dĆ©partementales et des disciplines scientifiques.

Cet article est consacré à la répartition géographique des zones endémiques de la FSME. Un autre article paru dans le numéro 04_2019 de « der informierte arzt » informe au sujet des pathogènes à tiques fréquents et moins fréquents (3).

Virus de lā€™ā€ŠencĆ©phalite Ć  tiques et zones dā€™ā€ŠendĆ©mie

Le virus FSME a Ć©tĆ© dĆ©tectĆ© et isolĆ© pour la premiĆØre fois en SibĆ©rie orientale en 1937. DĆ©jĆ  en 1931, le mĆ©decin Hans Schneider a dĆ©crit, dans sa publication Ā«ā€ŠEpidemische akute < Meningitis serosa >ā€ŠĀ», une accumulation de foyers de FSME en Basse Autriche (4). Le virus FSME circule dans un systĆØme complexe. Il est maintenu en cycle avec les tiques et les vertĆ©brĆ©s dans des foyers dits naturels. La circulation du virus dĆ©pend de la coĆÆncidence de certaines conditions botaniques, zoologiques, climatiques et Ć©co-gĆ©ologiques (4). La tique (Ixodes ricinus) joue un rĆ“le central dans le cycle naturel du virus FSME. Toutes les espĆØces animales ne sont pas des hĆ“tes sanguins appropriĆ©s pour les tiques (chevreuils, cerfs, sangliers) et seule une sĆ©lection de ces espĆØces (rongeurs, insectivores) est capable de servir de rĆ©servoir au virus FSME. Le rapport Ā«ā€ŠhĆ“te sanguinā€ŠĀ» sur Ā«ā€ŠhĆ“te rĆ©servoirā€ŠĀ» dĆ©termine si le virus FSME circule ou non Ć  un endroit donnĆ© (5).

Expansion de la FSME en Suisse

La premiĆØre dĆ©tection dā€™ā€Šanticorps anti-FSME a Ć©tĆ© rĆ©alisĆ©e en Suisse en 1969 dans le sĆ©rum de deux personnes malades. Ceci est dĆ©crit par Thomas Krech dans sa thĆØse de doctorat de 1980 (6). Lā€™ā€ŠOffice fĆ©dĆ©ral de la santĆ© publique (OFSP) enregistre lā€™ā€Šincidence des infections Ć  FSME depuis 1984.
Les zones Ć  risque ont Ć©tĆ© identifiĆ©es sur la base des cas cliniques de FSME en 2011 qui se situaient dans le nord-est de la Suisse (cantons TG, SH, SG, ZH), le Mittelland, lā€™ā€ŠOberland bernois et lā€™ā€ŠAlpenrheintalā€Š/ā€ŠFL (cf.ā€Šfig.ā€Š1). Dans le cadre de la plus grande campagne suisse de surveillance de la FSME, lā€™ā€ŠarmĆ©e a collectĆ© plus de 65ā€Š000 tiques en 2009. Le laboratoire de Spiez a analysĆ© les tiques pour dĆ©tecter la prĆ©sence du virus FSME. Les rĆ©sultats uniques de cette Ć©tude sur le terrain (9) ont Ć©tĆ© intĆ©grĆ©s dans la carte actualisĆ©e des zones prĆ©sentant un risque accru de FSME en 2013 (cf.ā€Šfig.ā€Š2) afin dā€™ā€ŠamĆ©liorer lā€™ā€ŠĆ©valuation de ce risque. ParallĆØlement, lā€™ā€ŠOFSP et la Commission fĆ©dĆ©rale pour les questions de vaccination (CFV) ont dĆ©cidĆ© de ne plus considĆ©rer Ā«ā€Šla seule dĆ©tection des tiques infectĆ©esā€ŠĀ» dans leur prĆ©sentation des zones Ć  risque de FSME et de publier deux cartes, lā€™ā€Šune visualisant les zones dā€™ā€Šaccumulation locale de la FSME, lā€™ā€Šautre montrant les zones pour lesquelles la vaccination contre la FSME est recommandĆ©e (8).

Recommandation de vaccination contre la FSME 2019 – extension spatiale

La figure 3 montre lā€™ā€Šexpansion spatiale des zones Ć  risque de FSME entre 2009 et 2018 avec les sites où lā€™ā€Šon soupƧonne des piqĆ»res de tiques (rouge) et, si cette information fait dĆ©faut, la commune de rĆ©sidence (rose) des personnes atteintes de FSME. La figure 4 prĆ©sente les zones pour lesquelles la recommandation de vaccination contre la FSME est en vigueur depuis fĆ©vrier 2019 (10) comme rĆ©sultat de la gestion pragmatique, par la politique de santĆ©, du nombre croissant des cas de FSME. La vaccination protĆØge contre lā€™ā€Šinfection Ć  FSME, mais pas contre la maladie de Lyme. Lā€™ā€ŠexpĆ©rience de plus de 40 exposĆ©s sur la prĆ©vention montre que plus de la moitiĆ© du public intĆ©ressĆ© ne connaĆ®t pas cette distinction (11). La conclusion inverse signifie quā€™ā€Šune grande partie de la population interprĆØte mal la carte des zones Ć  risque de FSME et estime quā€™ā€Šil nā€™ā€Šy a aucun risque de tiques en dehors des zones rouges. Lā€™ā€Šune des raisons pourrait ĆŖtre lā€™ā€Šutilisation imprĆ©cise du terme Ā« vaccination contre les tiques Ā» pour dĆ©signer la protection vaccinale contre la FSME.

Zones avec recommandation dā€™ā€Šimmunisation contre la FSME ā‰ ā€Š Foyers naturels

Les zones cartographiĆ©es où la vaccination contre la FSME est recommandĆ©e ne prennent en compte que les cas cliniques. Cette approche mĆ©dicale prĆ©sente deux lacunes majeures. PremiĆØrement, la mĆ©thode de prendre les cantons comme entitĆ© la plus petite pour identifier des foyers naturels de trĆØs petite taille est insuffisante. Les foyers naturels sont aussi grands quā€™ā€Šun demi-terrain de football et ne peuvent ĆŖtre identifiĆ©s quā€™ā€ŠĆ  lā€™ā€Šissue de recherches approfondies sur le terrain (12) (13). DeuxiĆØmement, pour le virus FSME, lā€™ā€Šhomme est un hĆ“te sans issue qui ne joue aucun rĆ“le dans la propagation du virus. Lā€™ā€Šenregistrement des seuls cas humains de FSME donne une image dĆ©formĆ©e de la propagation spatiale de la FSME (2).

RƩsultats de la recherche sur la FSME datant de septembre 2019

Le collĆØgue allemand Dobler est internationalement considĆ©rĆ© comme une rĆ©fĆ©rence dans la recherche sur les tiques (4). Au bout de quarante ans, il a Ć©tĆ© en mesure dā€™ā€Šidentifier des sous-types identiques de FMSE dans les foyers naturels en balisant les sites connus. Ceci est une indication claire de la stabilitĆ© du cycle naturel de lā€™ā€ŠencĆ©phalite Ć  tiques. Dā€™ā€Šautre part, lā€™ā€ŠĆ©tendue spatiale prouve que les zones endĆ©miques Ā«ā€ŠlocalisĆ©esā€ŠĀ» de la FSME rĆ©agissent aux influences de la nature et de lā€™ā€Šhomme.

Paysage, environnement et hƓtes

Lā€™ā€Šinclusion du paysage dans lā€™ā€ŠĆ©pidĆ©miologie de la FSME est plus marquĆ©e en Europe de lā€™ā€ŠEst quā€™ā€Šen Europe occidentale. La mĆ©thode dā€™ā€Šobservation de Pavlovsky pour dĆ©crire les foyers naturels de FSME (Nidus) nā€™ā€Šest pas moins pertinente aujourdā€™ā€Šhui quā€™ā€Šen 1939 (14). Les Ć©lĆ©ments du paysage tels que les vallĆ©es fluviales ont une influence sur la propagation du virus (Dobler, donnĆ©es non publiĆ©es). Des Ć©tudes sur des animaux sauvages et domestiques montrent que le virus de lā€™ā€ŠencĆ©phalite Ć  tiques est plus rĆ©pandu quā€™ā€Šon ne le pensait auparavant et quā€™ā€Šil est prĆ©sent dans les rĆ©gions où aucune maladie humaine nā€™ā€Šest apparue (2). Au Kazakhstan et au Kirghizistan, on connaĆ®t des rĆ©gions endĆ©miques situĆ©es entre 1 000 et 2 100 mĆØtres dā€™ā€Šaltitude (15). Des Ć©tudes menĆ©es en RĆ©publique tchĆØque (16) et en Autriche (17) indiquent que la distribution du vecteur Ā« tique Ā» – parfois infectĆ© par le virus FSME – augmente Ć  des altitudes supĆ©rieures Ć  1000 m. Le changement climatique avec des tempĆ©ratures annuelles moyennes plus Ć©levĆ©es affecte les tiques et les agents pathogĆØnes. La tendance du taux dā€™ā€Šinfection Ć  FSME sous lā€™ā€Šinfluence du changement climatique est Ć  la hausse (18).

ActivitƩs de plein air et de voyage

La FSME est importante dans la mĆ©decine de voyage car de plus en plus de cas cliniques surviennent dans des rĆ©gions non endĆ©miques (ex-Benelux, actuellement Etats-Unis) (4). Plusieurs vaccins bien tolĆ©rĆ©s sont recommandĆ©s pour la protection des voyageurs contre les infections dans les destinations hautement endĆ©miques en Europe, en Russie et en Asie (19). Les destinations touristiques alpines seraient bien avisĆ©es de sā€™ā€Šattaquer (pro-)activement au problĆØme des tiques. Lā€™ā€Šinformation sur lā€™ā€ŠĆ©volution de la situation de la FSME Ć  haute altitude devrait ĆŖtre inclue dans les informations aux clients. Lā€™ā€ŠhĆ“te prudent doit fournir des informations sur les risques potentiels existants et les mesures de protection prĆ©ventive qui contribueront Ć  des vacances actives sans soucis en montagne.

PrƩsentation alternative du risque potentiel associƩ aux tiques

Les informations actuelles sur la distribution des piqĆ»res de tiques sont publiĆ©es sur le gĆ©oportail fĆ©dĆ©ral sous le nom de Ā«ā€ŠModĆØle de piqĆ»res de tique 2018ā€ŠĀ» (20). Le modĆØle reprĆ©sente le risque dā€™ā€Šattraper une piqĆ»re de tique par temps doux et humide au dĆ©but de lā€™ā€ŠĆ©tĆ©ā€Š: zones Ć  forte, moyenne et faible activitĆ© des tiques (zones rouges, jaunes et bleues respectives). Il nā€™ā€Šest pas possible de dĆ©terminer si les tiques des zones indiquĆ©es sont vecteurs dā€™ā€Šagents pathogĆØnes. Les donnĆ©es anonymes relevĆ©es de piqĆ»res de tiques (cf.ā€Šfig.ā€Š5, points noirs) de lā€™ā€ŠApp de prĆ©vention Ā«ā€ŠZecke – Tique – Tickā€ŠĀ» (21) servent Ć  valider le modĆØle.
Le projet de recherche de la ZHAW, Ā« Fighting bites with bytes Ā», utilise ces points de donnĆ©es pour dĆ©velopper un modĆØle dynamique du risque potentiel associĆ© aux tiques (22). Les premiers rĆ©sultats sont attendus au dĆ©but de lā€™ā€ŠĆ©tĆ© 2020.

La FSME en Autriche / en Suisse

La population autrichienne est vaccinĆ©e entre 82ā€Š% et 90ā€Š% (23). En Suisse, le taux de vaccination contre lā€™ā€ŠencĆ©phalite Ć  tiques chez les enfants de 2, 8 et 16 ans se situe entre 22ā€Š% et 75ā€Š% (24). La moyenne suisse pour les adultes est de 32,9ā€Š% (25).
Entre 2010 et 2017, de nouvelles infections Ć  FSME ont Ć©tĆ© enregistrĆ©es en Autriche, principalement dans lā€™ā€ŠOuest (Tyrol et Vorarlberg) et en partie Ć  des altitudes supĆ©rieures Ć  1000 m. En Suisse, les cas cliniques se sont Ć©galement propagĆ©s dans le sens est-ouest. On peut supposer que le virus FSME circule en Suisse Ć  plus de 1000 m dā€™ā€Šaltitude. La dĆ©tection est une question de temps.

Werner Tischhauser

Umweltingenieur FH ZHAW
A&K Strategy GmbH
ZHAW WƤdenswil
Grüental
8820 WƤdenswil

tischhauser@ak-strategy.ch

Dr. Rahel Ackermann-GƤumann

Co-Leiterin Molekulare Analytik
Institut für Infektionskrankheiten der Universität Bern
Friedbühlstrasse 51
3010 Bern

En tant que co-fondateur et directeur de la spin-off de la ZHAW Ā« A&K Strategy GmbH Ā», Werner Tischhauser est responsable avec Jürg Grunder de lā€™ā€Šexploitation et du dĆ©veloppement de lā€™ā€ŠApp de prĆ©vention Ā«ā€ŠZeckeā€Šā€“ā€ŠTique – Tick Preventionā€ŠĀ», qui est soutenue financiĆØrement par lā€™ā€ŠOFSP. Lā€™ā€Šauteur est impliquĆ© dans le projet de la ZHAW Ā«ā€ŠFighting bites with bytes – promoting public health with crowdsourced tick preventionā€ŠĀ». La Dre Rahel Ackermann nā€™ā€Ša dĆ©clarĆ© aucun conflit dā€™ā€ŠintĆ©rĆŖts en rapport avec cet article.

  • Lā€™ā€Šextension des zones Ć  risque de FSME, qui a eu lieu lors de la rĆ©vision de la recommandation de lā€™ā€Šimmunisation contre la FSME, est une mise en œuvre pragmatique de la politique sanitaire par les autoritĆ©s pour attirer lā€™ā€Šattention sur le risque accru dā€™ā€Šinfection Ć  FSME et pour inciter davantage de personnes Ć  se faire vacciner contre cette maladie.
  • La dissĆ©mination effective des foyers naturels de la FSME – cā€™ā€Šest-Ć -dire des trĆØs petites zones dans lesquelles le virus FSME circule – nā€™ā€Šest pas connue. Jusquā€™ā€ŠĆ  prĆ©sent, seuls des sites individuels ont Ć©tĆ© identifiĆ©s et dĆ©crits de maniĆØre alĆ©atoire (9).
  • Dans les zones dā€™ā€ŠendĆ©mie de la FSME en Suisse, environ 1% (0,5% – 5,5% selon le foyer naturel) des tiques sont infectĆ©es et vecteurs du virus FSME (26). Le risque de contracter une infection Ć  FSME aprĆØs une piqĆ»re de tique est faible. NĆ©anmoins, il convient de se souvenir que chaque annĆ©e, environ 300 personnes sont atteintes dā€™ā€Šune mĆ©ningo-encĆ©phalite Ć  tiques accompagnĆ©e de symptĆ“mes cliniques et que, chaque annĆ©e, quelques infections Ć  FSME se soldent par un dĆ©cĆØs. Cela pourrait ĆŖtre Ć©vitĆ© grĆ¢ce Ć  la vaccination anti-FSME.
  • Les chiffres montrent que des efforts supplĆ©mentaires sont nĆ©cessaires pour garantir que les personnes exposĆ©es prennent des mesures prĆ©ventives et soient vaccinĆ©es. Le rĆ“le des mĆ©decins en tant que mĆ©diateurs des connaissances de base est trĆØs important dans ce contexte.

1. C. Bregnard, O. Rais, L. Gern, und M. J. Voordouw, «Increase of tick density over a 15-year period on Chaumont Mountain in Switzerland», University of Neuchâtel, Laboratory of Ecology and Evolution of Parasites, Neuchâtel, 2019.
2. G. Dobler, D. Gniel, R. Petermann, und M. Pfeffer, Ā«Epidemiology and distribution of tick-borne encephalitisĀ», Wien. Med. Wochenschr., Bd. 162, Nr. 11–12, S. 230-238, Juni 2012.
3. R. Ackermann-Gäumann und G. Greub, «Der informierte Arzt», Medinfo Arztverlag, 04.2019, Apr. 2019.
4. G. Dobler, W. Erber, und H.-J. Schmitt, The TBE book, Bd. 2nd Edition. 2019.
5. G. T. Stewart, Ā«Natural Nidality of Transmissible Diseases: by Evegeny N. Pavlovsky, edited by Norman D. Levine, translated by Frederick K. Plous. University of Illinois Press, Urbana and London, 1966. x + 227 pages with index, glossary, references and 126 figures or photographs. $8.00Ā», Am. J. Trop. Med. Hyg., Bd. 16, Nr. 1, S. 120–121, Jan. 1967.
6. T. Krech, «Die Frühsommer-Meningoenzephalitis (FSME) in der Schweiz», Institut für Medizinische Mikrobiologie des Kantons St.Gallen, Arbeit unter der Leitung von prof. Dr. u. Krech, 1980.
7. Ā«Zecken: Neue Gefahr – BeobachterĀ», 2011. (Online). Disponible Ć : https://www.beobachter.ch/gesundheit/medizin-krankheit/zecken-neue-gefahr. (ConsultĆ© le 25-Sep-2019).
8. BAG Bulletin, «Aktualisierung und neue Darstellung der Karte mit Impfempfehlung für Frühsommer-Meningoenzepahlitis per April 2013», 18/2013, Apr. 2013.
9. R. Ackermann-Gäumann, «Molecular epidemiology of tick-borne encephalitis viruses in Switzerland», Bern, 2010.
10. BAG, Ā«BAG Bulletin 06/19, Revision FSME-ImpfempfehlungĀ», S. 12–14, Feb. 2019.
11. Liga für Zeckenkranke Schweiz, Sandra Werth, «Liga für Zeckenkranke Schewiz, Kontakt». (Online). Verfügbar unter: http://www.zeckenliga.ch/kontakt.html. (Consulté le 04-Okt-2019).
12. G. Dobler u. a., Ā«Gefahren der Übertragung von Krankheitserregern durch Schildzecken in DeutschlandĀ», Bundesgesundheitsblatt Gesundheitsforschung Gesundheitsschutz, Bd. 57, Nr. 5, S. 541–548, 2014.
13. T. Krech, Ā«TBE foci in SwitzerlandĀ», Int. J. Med. Microbiol., Bd. 291, S. 30–33, Juni 2002.
14. E. N. Pavlovskij, On the natural focality of infectious and parasitic diseases, Bd. 10. Vestn. Akad. Nauk SSSR, 1939.
15. J. Hay u. a., «Biosurveillance in Central Asia: Successes and Challenges of Tick-Borne Disease Research in Kazakhstan and Kyrgyzstan», Front. Public Health, Bd. 4, Feb. 2016.
16. V. DanielovÔ, S. KliegrovÔ, D. Milan, und B. Čestmír, «Influence of Climate Warming on Tick-borne Encephalitis Expansion to Higher Altitudes during the Last Decade (1997-2006) in the Highland Region (Czech Republic)», S. 8.
17. F. X. Heinz u. a., «Emergence of tick-borne encephalitis in new endemic areas in Austria: 42 years of surveillance», Eurosurveillance, Bd. 20, Nr. 13, Apr. 2015.
18. M. Daniel, V. DanielovĆ”, A. FialovĆ”, M. Malý, B. Kříž, und P. A. Nuttall, Ā«Increased Relative Risk of Tick-Borne Encephalitis in Warmer WeatherĀ», Front. Cell. Infect. Microbiol., Bd. 8, MƤrz 2018.
19. R. Steffen, Ā«Tick-borne Encephalitis—Need to know for Professionals outside Endemic AreasĀ», Dr Sulaiman Al Habib Med. J., 2019.
20. Bundesamt für Gesundheit, BAG und A&K Strategy GmbH, Werner Tischhauser, Ā«Swiss Geoportal – Zeckenstichmodell 2018Ā», geo.admin.ch. (Online). Verfügbar unter: https://map.geo.admin.ch. (ConsultĆ© le 02-Okt-2019).
21. Ā«Startseite PrƤventions-App ā€™ā€ŠZecke – Tick Preventionā€™ā€ŠĀ», zecke-tique-tick.ch. .
22. «Fighting bites with bytes: Promoting public health with crowdsourced tick prevention», ZHAW Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften. (Online). Verfügbar unter: https://www.zhaw.ch/no_cache/de/forschung/forschungsdatenbank/projektdetail/projektid/2966/. (Consulté le 02-Okt-2019).
23. Ā«The Austrian Vaccination Paradox: Tick-borne Encephalitis Vaccination Versus Influenza VaccinationĀ», Cent. Eur. J. Public Health, Bd. 23, Nr. 3, S. 223–226, Sep. 2015.
24. BAG, «Kantonales Durchimpfungsmonitoring Schweiz». (Online). Disponible à: https://www.bag.admin.ch/bag/de/home/gesund-leben/gesundheitsfoerderung-und-praevention/impfungen-prophylaxe/informationen-fachleute-gesundheitspersonal/durchimpfung.html. (Consulté le 30-Okt-2019).
25. P. Sinniger, J. Fehr, und P. Lang, «Analysis of TBE vaccination coverage and compliance in adults in Switzerland, 2018», University of Zurich, Department of Public Health, Epidemiology, Biostatistics and Prevention Insitute, Vienna, 21st ISW-TBE Meeting, May 16-17, 2019.
26. R. Ackermann-Gäumann, «Zecken. Die Zecken in der Schweiz. Die durch Zecken übertragenen Krankheiten. Schutz vor Zecken.», Bundesamt für Bevölkerungsschutz BABS, Labor Spiez, Aug. 2019.

Un cas de diabète sucré

La clarification du diagnostic diffĆ©rentiel dā€™ā€Šun diabĆØte sucrĆ© nouvellement dĆ©couvert peut ĆŖtre pleine de piĆØges, comme le dĆ©montre le cas prĆ©sent. Comment auriez-vous procĆ©dé ?

PrƩsentation de cas

Une patiente de 79 ans se prĆ©sente dans votre cabinet en raison dā€™ā€Šā€‰une fatigue, une diminution de lā€™ā€ŠappĆ©tit, une sĆ©cheresse de la bouche et une soif accrue. La retraitĆ©e, sinon en bonne forme, se sent incapable de faire le mĆ©nage parce quā€™ā€Šelle est si faible sur ses pieds depuis environ une semaine. En raison de la soif, elle pense elle-mĆŖme quā€™ā€Šelle pourrait avoir un diabĆØte sucrĆ©, car elle connaĆ®t cela par sa grand-mĆØre et sa tante. Lors de votre enquĆŖte, vous apprenez quā€™ā€Š elle a involontairement perdu environ 10 kg de poids au cours des 10 derniĆØres annĆ©es. Comme elle ne vous contacte pratiquement jamais, cela est passĆ© inaperƧu jusquā€™ā€ŠĆ  prĆ©sent. Elle est toujours constipĆ©e et peut contrĆ“ler cela avec des Ā«ā€ŠremĆØdes maisonā€ŠĀ» et des suppositoires BulboĆÆd (Ć  la glycĆ©rine). Elle nā€™ā€Ša jamais dā€™ā€Šā€ŠĆ©pisodes de diarrhĆ©es, de selles grasses ou de douleurs abdominales supĆ©rieures. Elle boit rarement de lā€™ā€Šalcool, lors dā€™ā€Šoccasions spĆ©ciales.

AnamnĆØse personnelle

HystƩrectomie et appendicectomie il y a de nombreuses annƩes, autrement en bonne santƩ.

MƩdicaments

Suppositoires Bulboïd si nécessaire
Pommade Kytta contre les rhumatismes si nƩcessaire
Pommade Venostatin si nƩcessaire

Status

TA 140/68ā€Šmmā€ŠHg, pouls 92, rĆ©gulier, SO2 97%,
température 36.8°C,
poids 55 kg,
taille 153 cm, IMC 23 kg/m2
Examen cardiaque, pulmonaire et abdominal anodin.

Laboratoire

HHbA1c 12,3%, glucose plasmatique 17mmol/l, crĆ©atinine 58 µ mol/l,
eGFR CKD-EPI 96 ml/min
HDL-C 1,3 mM, TG : 1,1 mM, LDL-C 1,8 mM, TC 3,0 mM
Corps cĆ©toniques dans lā€™ā€Šurine : +ā€Š+
Saturation normale en ferritine et transferrine
Ɖlastase 1 pancrĆ©atique normale dans les selles.

Questions :

1. Quelle serait la meilleure option thƩrapeutique ?
A. Metformine
B. Inhibiteurs de la DPP4
C. Inhibiteurs du SGLT2
D. Insuline
E. Analogues du GLP1

RĆ©ponses correctes : C, D (lā€™ā€Šadministration dā€™ā€Šinsuline nā€™ā€Šest jamais erronĆ©e), E (les analogues du GLP-1 nĆ©cessitent un IMC > 28 kg/m2)

2. Lā€™ā€Šadministration dā€™ā€Šun inhibiteur du SGLT-2 est-elle vraiment la meilleure solution ?
A. Non, pour que les compagnies dā€™ā€Šassurance maladie paient, lā€™ā€Šinhibiteur du SGLT-2 doit ĆŖtre combinĆ© avec la metformine.
B. Avant de commencer la thĆ©rapie, la premiĆØre et la plus importante de vos questions est la suivante : Le patient a-t-il besoin dā€™ā€Šinsuline ?
C. Avec une fonction rĆ©nale aussi bonne, aucun inhibiteur du SGLT-2 nā€™ā€Šest nĆ©cessaire, un inhibiteur de la DPP-4 serait prĆ©fĆ©rable.
D. Traitement par la metformine pendant 3 Ć  6 mois. Seulement si lā€™ā€ŠHbA1c ne peut pas ĆŖtre rĆ©duite, ajouter un autre mĆ©dicament.

La meilleure rĆ©ponse B, A est cependant aussi correcte. Selon les recommandations les plus rĆ©centes, une combinaison prĆ©coce dā€™ā€Šinhibiteurs du SGLT2 et dā€™ā€Šun analogue du GLP1 associĆ© Ć  la metformine est conseillĆ©e.

3. Lesquelles des rĆ©ponses suivantes sā€™ā€Šappliquent ? (Plusieurs rĆ©ponses possibles)
A. Des anticorps anti-GAD normaux ne sont pas compatibles avec la prĆ©sence dā€™ā€Šun diabĆØte sucrĆ© de type 1.
B. Des taux Ć©levĆ©s de cĆ©tones urinaires sont rĆ©vĆ©lateurs dā€™ā€Šune acidocĆ©tose.
C. Lā€™ā€Šabsence de syndrome mĆ©tabolique avec absence dā€™ā€ŠobĆ©sitĆ© viscĆ©rale, des triglycĆ©rides normaux et un taux de cholestĆ©rol HDL-C normal et lā€™ā€Šabsence dā€™ā€Šhypertension artĆ©rielle sont des arguments contre le diabĆØte de type 2.
D. Une perte de poids et un taux dā€™ā€ŠHbA1c Ć©levĆ© sont typiques dā€™ā€Šune carence en insuline.
E. Un taux du peptide C de 250 pmol/l mesuré à jeun parle contre une carence absolue en insuline et contre le diabète de type 1.

RƩponses correctes : C et D

Discussion :

Lā€™ā€ŠanamnĆØse de perte de poids, de polyurie et de polydipsie est typique dā€™ā€Šune carence en insuline. Chez la patiente mince, cela indique un dĆ©ficit absolu de la sĆ©crĆ©tion dā€™ā€Šinsuline, car il ne faut pas sā€™ā€Šattendre Ć  une rĆ©sistance pĆ©riphĆ©rique Ć  lā€™ā€Šinsuline. Les corps cĆ©toniques Ć©levĆ©s dans lā€™ā€Šurine reprĆ©sentent lā€™ā€ŠĆ©tat catabolique. Ils ne sont pas spĆ©cifiques Ć  lā€™ā€ŠacidocĆ©tose et peuvent ĆŖtre Ć©levĆ©s dans toutes les situations de malnutrition, y compris le jeĆ»ne de courte durĆ©e, comme dans le cas prĆ©sent. Lā€™ā€Šabsence de syndrome mĆ©tabolique (lipides normaux, poids normal, tension artĆ©rielle normale), la perte de poids et le taux Ć©levĆ© dā€™ā€ŠHbA1c parlent en faveur dā€™ā€Šun diabĆØte de type 1. Lā€™ā€ŠinsulinothĆ©rapie est la seule option adĆ©quate dans cette situation. Dans ce cas, le traitement par un inhibiteur du SGLT2 peut entraĆ®ner une acidocĆ©tose, typiquement euglycĆ©mique.
En ce qui concerne le type de diabĆØte, il nā€™ā€Šy a pas de preuve dā€™ā€ŠhĆ©mochromatose Ć  la saturation normale en ferritine/transferrine. Sans dyslipidĆ©mie, lā€™ā€ŠinsulinorĆ©sistance pĆ©riphĆ©rique est peu probable dans le contexte du diabĆØte sucrĆ© de type 2. Sans symptĆ“mes gastro-intestinaux (diarrhĆ©e, selles grasses, etc.) et avec une Ć©lastase pancrĆ©atique 1 dans les selles de valeur normale, la prĆ©sence dā€™ā€Šun diabĆØte pancrĆ©atoprive est Ć©galement peu plausible.
Pour la dĆ©tection biochimique dā€™ā€Šune carence en insuline, un peptide C peut ĆŖtre mesurĆ© en mĆŖme temps que le glucose Ć  jeun. Pour des valeurs < 0.3 nmol/l une carence est probable et pour une valeur > 0.6 nmol/l elle est plutĆ“t exclue. Lorsque le taux dā€™ā€ŠHbA1c est supĆ©rieur Ć  7,5 %, le peptide C ne peut ĆŖtre Ć©valuĆ© quā€™ā€ŠaprĆØs une recompensation, car des valeurs Ć©levĆ©es de glucose plasmatique entraĆ®nent une inhibition glucotoxique de la sĆ©crĆ©tion dā€™ā€Šinsuline et on mesure alors des valeurs faussement basses du peptide C. Dans le cas dĆ©crit, un peptide C de < 0,1 nmol/l a Ć©tĆ© mesurĆ© aprĆØs 3 jours dā€™ā€ŠinsulinothĆ©rapie du type basal-bolus.
En rĆ©sumĆ©, tout plaide en faveur dā€™ā€Šun nouveau diagnostic de diabĆØte sucrĆ© de type 1, qui peut survenir Ć  tout Ć¢ge. Lā€™ā€Šaugmentation significative des anticorps anti-GAD au cours de la maladie prouve le diagnostic. Les anticorps anti-GAD dans la norme et les autres anticorps du diabĆØte sucrĆ© de type 1 (anti-IA2, anti-ZnT8) nā€™ā€Šexcluent pas le diabĆØte sucrĆ© de type 1, car il existe Ć©galement des cas de diabĆØte de type 1 qui ne prĆ©sentent pas dā€™ā€Šanticorps positifs (environ 10%).

Pr Roger Lehmann

Clinique d’endocrinologie, de diabĆ©tologie et nutrition clinique
HƓpital universitaire de Zurich
RƤmistrasse 100
8091 Zurich

Roger.Lehmann@usz.ch

Dr Matthias Ernst

UniversitätsSpital Zürich
RƤmistrasse 100
8091 Zurich

matthias.ernst@usz.ch

RL: Participation à des Advisory Boards et honoraires de conférencier de Novo Nordisk, Sanofi, MSD, Boehringer Ingelheim, Servier et Astra Zeneca. ME: Frais de voyage et de congrès de Novo Nordisk, Eli Lilly et Ipsen.

La premiĆØre question Ć  poser Ć  propos du traitement dā€™ā€Šun diabĆØte sucrĆ© nouvellement diagnostiquĆ© : le patient a-t-il besoin dā€™ā€Šinsuline ? Pour les patients minces ayant perdu du poids, souffrant de polyurie et de polydipsie et ayant un taux dā€™ā€ŠHbA1c >10%, lā€™ā€Šinsuline est la thĆ©rapie de choix. En rĆØgle gĆ©nĆ©rale, lā€™ā€Šinsuline comme premiĆØre Ć©tape thĆ©rapeutique nā€™ā€Šest jamais inappropriĆ©e. Ensuite, il reste suffisamment de temps pour clarifier le type de diabĆØte et la thĆ©rapie correspondante adaptĆ©e de maniĆØre optimale.

DĆ©part de la plate-forme commune de formation et dā€™ā€ŠĆ©change

Le Jeudi 29 novembre a eu lieu au CHUV à Lausanne dans le cadre de la formation continue pour les gérontologues une journée Romande de Gérontologie, organisée par le Service de Gériatrie et de réadaptation du CHUV et sous la direction du Pr Christophe Büla.

Les deux thĆØmes centraux au cours de cet aprĆØs-midi Ć©taient dā€™ā€Šā€Šune part les dĆ©fis que posent le nombre croissant de personnes Ć gĆ©es Ć  la sociĆ©tĆ© et au systĆØme de santĆ©, dā€™ā€Šautre part la prĆ©sentation de diffĆ©rents systĆØmes de soins et de dĆ©marches innovatrices en Suisse Romande.
Les Suisses deviennent de plus en plus Ć¢gĆ©s, en partie grĆ¢ce aux progrĆØs de la mĆ©decine, ce qui fait que le besoin en Ć©tablissements mĆ©dico-sociaux et dā€™ā€Šinfrastructures de soins va encore significativement augmenter. Mais, en plus dā€™ā€Šune augmentation du nombre de lits et, en consĆ©quence, en personnel soignant et mĆ©dical en EMS dā€™ā€Šenviron 40%, il faudra pour des raisons Ć©conomiques, humaines et Ć©thiques prendre des mesures pour Ć©viter la marginalisation des personnes Ć¢gĆ©es et un dĆ©clin fonctionnel partiellement Ć©vitable dĆ» au manque de mesures spĆ©cifiques chez ces patients.

MalgrĆ© le fait que la Vice-directrice et cheffe de lā€™ā€ŠUnitĆ© de Direction SantĆ© Publique Ć  lā€™ā€ŠOFSP, Madame Andrea Arz de Falco, dressait comme ouverture du meeting un tableau trĆØs optimiste des efforts de la ConfĆ©dĆ©ration dans le domaine des soins, les orateurs suivants, en particulier le Dr Bertrand Kiefer, directeur de la Revue MĆ©dicale Suisse, et le Dr Christophe Graf, MĆ©decin-Chef du dĆ©partement de la rĆ©adaptation et gĆ©riatrie aux HUG, se rejoignaient pour constater que lā€™ā€ŠĆ©volution aussi bien du systĆØme de santĆ© que de la politique tarifaire ne soutenaient pas une stratĆ©gie adĆ©quate chez ces patients trĆØs Ć¢gĆ©s et quā€™ā€Šil y a beaucoup dā€™ā€Šespace pour des amĆ©liorations.

Dr Christoph Graf

Le Dr Kiefer dĆ©fendait dans son exposĆ© fort Ć©loquent la thĆØse que le passage de lā€™ā€ŠĀ«ā€Šhospitalo-centrismeā€‰ā€ŠĀ» du 20ĆØme siĆØcle Ć  une mĆ©decine centrĆ©e sur les performances, mĆ©canisĆ©e et normative Ć©tait insuffisant pour subvenir de maniĆØre juste et spĆ©cifique aux besoins de patients Ć¢gĆ©s souffrant de problĆØmes complexes. Dā€™ā€Šoù, Ć  son avis, la nĆ©cessitĆ© dā€™ā€Šun changement de paradigme en mĆ©decine avec de nouvelles dĆ©finitions de la maladie et une maniĆØre innovatrice dā€™ā€Šimpliquer les patients dans leur maladie. Il faut selon lui Ć©viter que les patients Ć¢gĆ©s soient marginalisĆ©s et subissent un sentiment de distanciation devant le fantasme dā€™ā€Šun ĆŖtre humain parfait et super performant. Le Dr. Kiefer dĆ©crit une crise du sens – sens de la vie, de la maladie et de la mort – qui devient difficile Ć  cerner pour les gens Ć¢gĆ©s quand ils dĆ©vient de cette norme. Pour arriver Ć  corriger le tir, il faut aussi plus de rĆ©seaux intĆ©grĆ©s, plus de multidisciplinaritĆ©, plus de prĆ©vention et une vision nouvelle de la maladie et de la mort.

Le Dr Graf lui insistait particuliĆØrement sur le risque que, faute de compĆ©tences et de structures gĆ©riatriques spĆ©cifiques, des patients Ć¢gĆ©s perdent trĆØs vite leur compĆ©tence fonctionnelle et donc leur autonomie une fois happĆ©s dans la machinerie de lā€™ā€ŠhĆ“pital somatique, ce qui pĆØse lourdement aussi bien sur le plan humain que sur le plan Ć©conomique de la sociĆ©tĆ©. Il relevait surtout lā€™ā€ŠintĆ©rĆŖt de structures multidisciplinaires dĆ©diĆ©es, qui en intervenant tĆ“t et de maniĆØre organisĆ©e permettent dā€™ā€ŠĆ©viter ou au moins de diminuer ce dĆ©clin fonctionnel. Comme exemple il a Ć©voquĆ© lā€™ā€ŠUnitĆ© de Soins GĆ©riatriques de lā€™ā€ŠhĆ“pital universitaire de GenĆØve, qui intĆØgre systĆ©matiquement toute la chaine depuis les spĆ©cialistes impliquĆ©s jusquā€™ā€Šau personnel soignant.
Dans une vision plus pessimiste, le Dr Graf soulignait les consĆ©quences nĆ©gatives de lā€™ā€ŠĆ©volution actuelle des tarifs ; actuellement ni le systĆØme DRG, ni le tarif ambulatoire ne permettent une tarification adĆ©quate du travail gĆ©riatrique multidisciplinaire, ce qui entraĆ®ne que les efforts prĆ©ventifs chez ces patients Ć¢gĆ©s et multimorbides se voient menaƧƩs par la stratĆ©gie purement monĆ©taire et Ć  courte vue de la ConfĆ©dĆ©ration. Lā€™ā€Šorateur relevait en particulier le fossĆ© absurde entre les durĆ©es de sĆ©jour thĆ©oriques et lā€™ā€ŠexpĆ©rience dans le terrain avec des patients plus malades et plus complexes avec lā€™ā€ŠĆ¢ge.

Dr Martal Coutaz

Un autre commentaire soutenant la nĆ©cessitĆ© de structures multidisciplinaires venait du Dr Martial Coutaz, MĆ©decin-chef du PĆ“le de GĆ©riatrie au Centre hospitalier du Valais romand, qui dĆ©crivait les expĆ©riences faites dans une unitĆ© orthogĆ©riatrique, dans laquelle des patients Ć¢gĆ©s, victimes dā€™ā€Šune fracture, sont pris en charge par une Ć©quipe multidisciplinaire de chirurgiens et de gĆ©riatres traitants, ce qui permet de garder les patients dans le mĆŖme environnement tout en mettant en place tĆ“t des mesures prĆ©ventives. Le rĆ©sultat Ć©tait une diminution de la mortalitĆ© et de la morbiditĆ© ainsi quā€™ā€Šune diminution du nombre de patients perdant leur autonomie et finissant en situation de soins. Lā€™ā€Šorateur dĆ©crit plusieurs expĆ©riences similaires, entre autres en Grande Bretagne, où un processus de traitement standardisĆ© a Ć©tĆ© mis en place et documentĆ© dans un Ā«ā€Šā€ŠBlue Bookā€Šā€ŠĀ» dans le cadre du NHS dĆØs 2007. Il est intĆ©ressant de noter Ć  ce propos que les Anglais font un pas de plus, puisque ce systĆØme prĆ©voit quā€™ā€Šun chirurgien qui suit ces directives gagne plus dā€™ā€Šargent que si ce nā€™ā€Šest pas le cas. Peut-ĆŖtre serait-il aussi intĆ©ressant de discuter en Suisse dā€™ā€Šune relation entre la qualitĆ© dā€™ā€Šun geste et la valeur de sa rĆ©tribution.
Dans la deuxiĆØme partie de lā€™ā€ŠaprĆØs-midi plusieurs responsables dā€™ā€ŠunitĆ©s de gĆ©riatrie aussi bien stationnaires quā€™ā€Šambulatoires ainsi que des gĆ©riatres travaillant en cabinet prĆ©sentaient des aspects spĆ©cifiques de leur travail et montraient que le travail comme gĆ©riatre offre des aspects attractifs aux jeunes mĆ©decins, comme le montre lā€™ā€Šexemple dans le cadre du concept READOM : Il sā€™ā€Šagit du systĆØme de prĆ©vention et de soins gĆ©riatriques multidisciplinaire et intĆ©grĆ© du canton de Vaud, qui permet entre autre dā€™ā€Šintervenir prĆ©cocement en mettant en route une rĆ©habilitation ambulatoire.
En rĆ©sumĆ©, lā€™ā€ŠĆ©volution dĆ©mographique et lā€™ā€Šaugmentation du nombre de personnes Ć¢gĆ©es met notre sociĆ©tĆ© devant des dĆ©fis importants, si nous voulons Ć©viter que ces personnes Ć¢gĆ©es perdent leur autonomie et leur qualitĆ© de vie par manque de soins et de stratĆ©gie spĆ©cifique. Il faut plus de mĆ©decine Ā«ā€Š low-tech ā€ŠĀ», de rĆ©seaux, de multidisciplinaritĆ© avec des interventions plus prĆ©coces, plus de prĆ©vention et, pour y arriver, une correction par la politique dā€™ā€Šun dĆ©veloppement tarifaire insensĆ©. Et en fin de compte il reste Ć  citer Sir William Osler, qui a dit, il y a dĆ©jĆ  bien quelques annĆ©es : Ā«ā€Š The good physician treats the disease. The very good physician treats the patient suffering from that disease. »

Dr Urs Kaufmann

Source: JournƩe Romande de GƩriatrie, 28.11.2019, CHUV, Lausanne

Experteninterviews ASCO 2020

Im GesprƤch mit PD Dr. med. Richard Cathomas, Chur

Welches waren für Sie die Highlights am diesjährigen ASCO?

Im Bereich der urogenitalen Tumore wurden erneut sehr viele interessante und relevante Daten präsentiert. Der Fokus lag dieses Jahr auf dem metastasierten Urothelkarzinom (mUC), wobei erstmals eine signifikante und klinisch relevante Verlängerung des Gesamtüberlebens in der Erstlinientherapie erzielt werden konnte. Die Studie Javelin 100 wurde von Tom Powles an der Plenary session vorgestellt (LBA1). Dabei wurden Patienten mit mUC, die nach 4-6 Zyklen einer Platin-haltigen Erstlinienchemotherapie eine Stabilisierung erreicht hatten (CR, PR oder SD), randomisiert in eine Therapie mit dem PD-L1 Antikörper Avelumab oder best supportive care. Mittels Erhaltungstherapie mit Avelumab konnte eine Verlängerung des Gesamtüberlebens um 7.1 Monate erzielt werden (21.4 vs 14.3 Monate, HR 0.69, p= <0.001). Am ESMO 2020 werden weitere Resultate dieser Studie erwartet, aber man darf schon jetzt sagen, dass die Erhaltungstherapie mit Avelumab wohl ein neuer Therapiestandard nach erfolgter platinhaltiger Erstlinienchemotherapie darstellen wird.

Welche Resultate/Erkenntnisse haben Sie überrascht? Positiv oder negativ?

Im Bereich des Prostatakarzinoms wurde die erste randomisierte Studie mit dem Radioliganden Lutetium-PSMA (Lu-PSMA; der Beta-Strahler Lutetium ist dabei an einen PSMA Antikƶrper gebunden) prƤsentiert (abs 5500). Es handelt sich um eine randomisierte Phase 2 Studie mit 200 Patienten wobei Lu-PSMA gegen Cabazitaxel in der Drittlinientherapie verglichen wurde. Der primƤre Endpunkt eines verbesserten PSA Ansprechens wurde erreicht, jedoch stehen die Ergebnisse der klinisch relevanten Endpunkte wie PFS und OS noch aus. Die PSMA-gerichtete Therapie (mittels Radioligandentherapie oder mit anderen Methoden) ist sicher sehr zukunftstrƤchtig und wird in den kommenden Jahren weiter intensiv erforscht werden.
Ein negatives Resulat lieferte die Phase 3 Studie mit adjuvanter Immuntherapie mit Atezolizumab nach radikaler Zystektomie bei Patienten mit muskelinvasivem Blasenkarzinom: die Studie IMvigor 010 (abs 5000) zeigte keinen Vorteil des krankheitsfreien Überlebens (DFS) durch Therapie mit Atezolizumab während eines Jahres im Vergleich mit Placebo (HR 0.89, p=0.2446). Es werden im gleichen Setting und mit praktisch gleichem Design noch die Resultate von 2 weiteren Studien mit Checkpoint Inhibitoren erwartet (Pembrolizumab, Nivolumab), vorerst jedoch ist von einer adjuvanten Immuntherapie für Patienten nach radikaler Zystektomie sicher abzusehen.

Welche Erkenntnisse haben für Ihre tägliche Praxis die grösste Bedeutung?

Am ASCO 2020 wurden wiederum Biomarker-Analysen von verschiedenen grossen Phase 3 Studien sowohl beim Nierenzellkkarzinom wie auch beim Blasenkarzinom gezeigt. Noch finden diese Resultate keinen Eingang in die reguläre tägliche Arbeit, die vielen kleinen Fortschritte sind jedoch interessant und werden wahrscheinlich bald zu einer verbesserten individualisierten Therapie führen. Es wird auch bei den urogentialen Tumoren zunehmend kleine spezfische Patientenpopulationen mit besonders gutem Benefit von ausgewählten Therapien geben und es wird wichtig sein, diese Erkenntnisse anzuwenden sobald sie validiert sind.

In welchen Bereichen sehen Sie noch grƶsseren Forschungsbedarf?

Wie schon angetönt ist das «one size fits all» Prinzip, das weiterhin in den meisten randomisierten Studien angewandt wird, bald obsolet. Leider führt dieser Ansatz zudem auch zu negativen Resultaten mit Therapiekombinationen von denen ausgewählte Subgruppen allenfalls profitieren könnten. Es muss daher darum gehen, den individualisierten Ansatz auch in randomisierten Studien vertieft zu prüfen, dies gilt für alle urogenitale Tumore.

Haben Sie noch einen anderen bemerkenswerten Punkt aus Ihrer persƶnlichen Sicht?

Die ausschliesslich virtuelle Durchführung des Meetings hat durch das Wegfallen der Reise einen grossen Zeitgewinn gebracht und ist natürlich auch klimapolitisch zu begrüssen. Die Sessions konnten dank der guten Umsetzung durch ASCO problemlos verfolgt werden. Zudem wurden die Resultate der Studien auf verschiedenen Kanälen rasch und intensiv gestreut. Der Informationsfluss war somit sehr gut. Deutlich zu kurz gekommen ist jedoch eine kritische Auseinandersetzung mit den neuen Daten durch den fehlenden persönlichen Austausch mit nationalen und internationalen Kollegen. Dies ist meines Erachtens ein grosser Nachteil des virtuellen Meetings und müsste in Zukunft mit verbesserten interaktiven Foren angegangen werden.

Wie beurteilen Sie die virtuelle Form der Berichterstattung – Zukunft?

WƤhrend mehreren Tagen herrschte fast eine virtuelle Überflutung mit sehr vielen verschiedenen Angeboten online und per email. In Zukunft ist meines Erachtens eine Kanalisierung wünschenswert mit Fokus auf die QualitƤt sowohl der Auswahl als insbesondere auch der Interpretation der Studien. Eine derartige Aufarbeitung bedingt jedoch Zeitaufwand auf allen Seiten und ist in schnelllebigen Zeiten nicht immer einfach – jedoch zwingend notwendig.

Eleonore E. Droux

Im Gespräch mit Prof. Dr. med. Christoph Renner, Zürich

Welches waren für Sie die Highlights am diesjährigen ASCO?

Sicherlich die weiteren Entwicklungen auf dem Gebiet der Immuntherapie aber auch zielgerichteten Therapie und ich mƶchte 3 Studien hervorheben:

a) Neuer Standard auf dem Gebiet der Immuntherapie ist der Einsatz des PD-L1-Antikörpers Avelumab bei Patienten mit fortgeschrittenem Blasenkarzinom nach Chemotherapie, da die Erhaltungstherapie das mediane Gesamtüberleben um median 7 Monate gegenüber Best Supportive Care verlängert.
b) Ein weiterer Immuntherapiestandard wird der Einsatz von Pembrolizumab bei Patienten mit sog. MSI-H metastasiertem Kolorektalkarzinom in der Erstlinientherapie sein. Die Zwischenanalyse der KEYNOTE-177-Studie zeigte für Pembrolizumab ein medianes PFS von 16,5 Monaten gegenüber 8,2 Monaten mit Chemotherapie (P = 0,0002).
c) Patienten mit nicht-kleinzelligem, EGFR mutiertem Lungenkrebs im Stadium IB-IIIA (NSCLC) profitieren von einer adjuvanten Behandlung mit Osimertinib und weisen eine signifikante Verlängerung des krankheitsfreien Überlebens (DFS) auf (ADAURA-Studie).

Welche Resultate/Erkenntnisse haben Sie überrascht? Positiv oder negativ?

Wie bereits ausgeführt: Toll zu sehen, dass die Immuntherapie und «targeted therapies» klassische Behandlungen ergänzen bzw. sogar ersetzen kann. Etwas enttäuschend war die Datenlage zu Phase III Studien auf dem Gebiet der Hämatologie. So zeigte z.B. die mit Spannung erwartete ENDURANCE Studie keinen Vorteil für Carfilzomib im Vergleich zu Bortezomib in Kombination mit Revlimid + Dexamethason in der Erstlinientherapie von Myelompatienten.

Welche Erkenntnisse haben für Ihre tägliche Arbeit die grösste Bedeutung?

Auf dem Gebiet der Hämato-Onkologie werden leider diesmal keine «practice-changing» Studien präsentiert.

In welchen Bereichen sehen Sie noch grƶsseren Forschungsbedarf?

Weiterhin gezielt individuell Tumorzellen selektiv zu zerstören bzw. das Immunsystem so zu aktivieren, dass es die Krankheit kontrollieren kann. Bei vielen Erkrankungen kann die bisherige Immuntherapie jedoch nur bei einem kleinen Patientenanteil eine Krankheitskontrolle erzielen und daher besteht noch grosser Verbesserungsbedarf. Für zielgerichtete Therapien ist die weitere Entschlüsselung der molekularen intrazellulären Prozesse und ihre Fehlstellung im Rahmen der Krebsentstehung von entscheidender Bedeutung.

Haben Sie noch einen anderen bemerkenswerten Punkt aus Ihrer persƶnlichen Sicht?

Nein

Wie beurteilen Sie die virtuelle Form der Berichterstattung – Zukunft?

Mit gemischten Gefühlen. Das Wegfallen der Anreise als auch der Zeitumstellung und die hohe Flexibilität, Beiträge dann anzuschauen, wenn man persönlich Zeit hat, war eine neue Erfahrung und zeigte, dass man wirklich nicht mehr vor Ort sein muss. Damit war es für einen als Teilnehmer entspannter und für die Umwelt sicherlich verträglicher. Es fehlte jedoch die intensive Diskussion und der mögliche fachliche Austausch mit Kolleginnen und Kollegen vor Ort.

Eleonore E. Droux

Im GesprƤch mit Prof. Dr. med. Roger von Moos, Chur

Welches waren für Sie die Highlights am diesjährigen ASCO?

Das erste Mal in der Geschichte des ASCO Kongresses fand dieser virtuell statt. Ich war überrascht, wie das Programm Komitee es geschafft hat diesen Kongress in der kurzen Zeit auf virtuell umzustellen. Mit Stolz erfüllt es mich auch zu sehen, wie das Programm Komitee von ASCO in the Cloudy Mountains es schaffte das vor Ort Programm das normalerweise in Flüeliranft stattfindet auf ein virtuelles interaktives Programm mit Sendezentrale am SAKK Koordinationszentrum in Bern umzustellen. Es zeigt, dass die Onkologie Welt rasch auf veränderte Bedingungen reagieren kann und dass die Weiterbildung so in hoher Qualität gewährleistet ist.

Welche Resultate haben Sie überrascht? Positiv oder negativ?

Im Bereich der Behandlung des Melanoms wurden verschiedene Studien vorgestellt, welche mit reduzierten Dosen Ipililumab arbeiten in Kombination mit voller PD1 Dosierung. Zuerst war da die PRADO Studie (10002) welche Patienten mit Stadium IIIb/c neoadjuvant behandelt hat. Dabei erreichten 61% eine CR oder near CR. Diesen Patienten wurde dann eine primäre Lymphadenektomie erspart, was sich auch in der Lebensqualität auszeichnete. Mit dieser relativ kleinen Studie konnte gezeigt werden, dass ein solches Vorgehen möglich ist und die Wirksamkeit hoch ist. Natürlich ist das noch nicht für die klinische Routine zu empfehlen, aber die Forschung sollte unbedingt weiter in diese Richtung gehen.
Olson et al (10004) stellten eine Studie mit Ipililumab low dose (1mg/kg) in Kombination mit Pembrolizumab (200mg flat rate dose) nach vorgängiger First line Therapie mit einem PD1 AK vor. Dabei konnte eine erstaunliche Response Rate von 27% erreicht werden, was deutlich besser ist als bei früheren Studien mit Ipililumab full dose alleine. Auch positiv zu erwähnen ist die deutlich geringere Toxizität.

Welche Erkenntnisse haben für Ihre tägliche Arbeit die grösste Bedeutung?

Bei zwei grossen Studien (EORTC 1325-MG/Keynote 054) (10000) und der COMBI-AD Studie (10001) wurden Langzeitergebnisse bei adjuvanter Behandlung von Melanomen präsentiert. Dabei konnte gezeigt werden, dass Pembrolizumab gegenüber Placebo das Relapse Free Survival auch nach 3 Jahren als auch die kummulative Inzidenz von Fernmetastasen klinisch sinnvoll verbessern kann. Gleiches kann auch für Patienten mit BRAF mutiertem Melanom und Therapie mit Dabrafenib und Trametinib postuliert werden. Hier zeigt sich auch nach 5 Jahren ein deutlich verbessertes Metastasen freies Ueberleben für Patienten mit Therapie gegenüber Placebo. Im Gegensatz zu den Immuntherapien ist es hier so, dass die Nebenwirkungen nach Ende der Therapie vollständig regredient sind.
Wir haben somit Gewissheit, dass adjuvante Therapien beim Melanom einen Langzeiteffekt haben und allen Patienten in diesen Tumorstadien angeboten werden sollten.

In welchen Bereichen sehen Sie noch grƶsseren Forschungsbedarf?

Beim metastasierten Melanom ist nach wie vor unklar, wer von Anfang an eine intensive Kombinationstherapie braucht und davon profitiert und wer nicht. Somit können wir nach wie vor keine Patientengruppe identifizieren bei denen der approach «start low go slow» genügend wäre.
Auch bezüglich Dosierung von Ipililumab in Kombination mit einem Checkpoint Inhibitor herrscht nach wie vor Unklarheit. Des weiteren ist auch die Therapie Länge mit einem PD1 AK bei Patienten mit CR unklar.
Patienten mit LDH über der Norm haben darüber hinaus trotz intensiver Kombinationsbehandlungen nach wie vor sehr schlechte Karten. In diesem Bereich sind weitere Studien notwendig, die SAKK hat dies erkannt und wird hier in den nächsten Monaten aktiv werden.

Haben Sie noch einen anderen bemerkenswerten Punkt aus Ihrer persƶnlichen Sicht?

Nein

Wie beurteilen Sie die virtuelle Form der Berichterstattung – Zukunft?

Rein virtuelle Kongresse sind wie Fussballspiele ohne Zuschauer. Es fehlt das entscheidende Etwas. Allem voran der kritische Austausch mit den Kollegen vor Ort, das Zusammensitzen und Austauschen von Ideen für neue Studien, die internationale Vernetzung und letztlich auch Hintergrundinformationen zu den Studienresulaten die in einer 7-15 minütigen Präsentation schlicht keinen Platz finden. Ich denke man sollte in Zunkunft das Beste aus den zwei Welten vereinen und zu Hybridformen übergehen, um beim Beispiel Fussball zu bleiben. Zuschauer im Stadium mit Liveübertragung in Pubs (Chicago in the mountains) und der Möglichkeit die Präsentationen auch zu Hause allein geniessen zu können.

Eleonore E. Droux

Sonderheft – Bauchweh & Co.

Es vergeht wohl kein Tag in einer Grundversorgerpraxis, ohne dass ein oder mehrere Patienten mit Bauchbeschwerden oder breiter gesagt Symptomen im Zusammenhang mit den Verdauungsorganen zu untersuchen, beraten und behandeln sind.

Die Fortschritte in den letzten 10 Jahren sind sowohl was die Diagnostik wie auch die Therapiemƶglichkeiten anbelangt gewaltig. Moderne bildgebende Verfahren erzeugen innert Minuten Dutzende wenn nicht mehr Bilder, was unsere Patienten beeindruckt und für kurze Zeit zu beruhigen vermag, mindestens bis sie dafür die Rechnung erhalten und ihre Ƅngste doch wieder aufflackern. Die behandelnde Ƅrzteschaft ist hingegen oft eher beunruhigt, wissend, dass selbst die besten Radiologen kaum in der Lage sind, alle Bilder eingehend zu beurteilen, sowie durch zahlreiche klinisch irrelevante Zufalls- und Nebenbefunde.
Die Verwirrung im therapeutischen Armamentarium ist nicht kleiner, möglicherweise ist nicht einmal allen Fachspezialisten immer ganz klar, wann welche neueste Antikörper-, Small-molecule- und alle möglichen anderen Therapien bei wem mit Vorteil eingesetzt werden können und sollen und bei wem nicht. Das vor dem Hintergrund, dass ähnlich wie für Erkältungskrankheiten gerade für die häufigsten GI-Patienten in der Hausarztpraxis, den Patienten mit Reizdarmsyndrom, eine einfache und wirksame Behandlung immer noch fehlt.
Umso wichtiger scheint uns, dass in der Grundversorgung beim Erstkontakt mit GI-Patienten ein übersichtliches Instrumentarium zu einer zeitgerechten und adƤquaten Beurteilung zur Verfügung steht. Aus dieser Überlegung heraus haben wir auf eine hiermit herzlich verdankte Anregung von Herrn Prof. Stephan Vavricka hin über das vergangene Jahr verteilt eine Reihe von praxisrelevanten Artikeln über die hƤufigsten gastrointestinalen Symptome publiziert, die den Ƅrztinnen und Ƅrzten an der Front erlauben, sich in kürzester Zeit Klarheit zu verschaffen über die wichtigsten Punkte der Anamnese und sinnvollen klinischen Untersuchung. Zahlreiche Gastroenterologen aus dem Raum Zürich haben sie in verdankenswerter Weise verfasst.
Damit alle diese Artikel stets greifbar sind, hat sich der Verlag entschlossen, diese Artikel in einem Sonderheft «Gastroenterologie» zusammenzustellen, dem wir wünschen, dass es physisch und online rege benutzt werde und helfe, den Umgang mit akuten und schwierigen chronischen gastrointestinalen Problemen zu strukturieren und zu vereinfachen.
Ich hoffe, die Lektüre dieses praxisnahen, symptomfokussierten Sonderheftes mache Ihnen genauso viel Freude, wie wir alle an der Erstellung der Manuskripte hatten. Ich danke an dieser Stelle allen Autoren nochmals für ihre Beiträge und allen Leserinnen und Lesern für das Interesse.

Dr. med. Hans Kaspar Schulthess

Hier finden Sie das PDF zum Gastro-Sonderheft

IschƤmische Herz-Kreislauf- Erkrankungen bei Frauen

Bei Frauen sind Herz-Kreislauf-Erkrankungen die Haupttodesursache. Allerdings wird die Atherosklerose noch zu oft als eine reine Männerkrankheit angesehen. Jüngste Daten haben die Unterschiede zwischen Männern und Frauen insbesondere in Bezug auf Epidemiologie, Management und Prognose der koronaren Herzkrankheit aufgezeigt. Der Zweck dieses Artikels ist es, die geschlechtsspezifischen Unterschiede bei ischämischen Herz-Kreislauf-Erkrankungen zu untersuchen.

Der Myokardinfarkt (MI) gilt seit Jahren als «Männerkrankheit», eine Überzeugung, die die medizinischen Managementprozesse beeinflusst hat (2). In der Realität ist die Prävalenz ischämischer Herz-Kreislauf-Erkrankungen (CVD) zwar bei Männern höher, die kardiovaskuläre Mortalität ist jedoch bei Frauen höher (3, 4). Dies hängt insbesondere damit zusammen, dass Frauen zum Zeitpunkt des ischämischen Ereignisses älter sind und mehr Komorbiditäten aufweisen. Ausserdem weisen sie häufiger atypische Symptome auf (5, 6), die manchmal für eine Trivialisierung der Situation und Fehl- oder Spätdiagnosen verantwortlich sind. Das Vorhandensein von Geschlechterstereotypen im Management von kardiovaskulären Risikofaktoren (CVRFs) trägt ebenfalls dazu bei, die Unterschiede in der Prognose zwischen Männern und Frauen zu erklären.

GeschlechtsspezifitƤt bei kardiovaskulƤren Risikofaktoren

Pathophysiologische Mechanismen

Epidemiologische Studien deuten darauf hin, dass die Inzidenz von CVD bei prƤmenopausalen Frauen mindestens teilweise aus hormonellen Gründen geringer ist als bei gleichaltrigen MƤnnern und zusammen mit dem Schweregrad nach der Menopause zunimmt (7). Postmenopausale Frauen verlieren die relative Schutzwirkung des Ɩstrogens, was zu einer raschen AnhƤufung von CVRFs, wie Bluthochdruck (8), DyslipidƤmie (9), gestƶrter Glukosehomƶostase (10) und viszeraler Adipositas (11) führt. Ɩstrogenmangel schafft ein pro-inflammatorisches Milieu (12), Stƶrung der koronaren VasoreaktivitƤt (13), mikrovaskulƤre und endotheliale Dysfunktion (14) und koronares Remodelling. In fortgeschrittenen Stadien beschleunigt Ɩstrogenmangel die Entwicklung atheromatƶser Plaques bei der obstruktiven Koronararterienerkrankung (15).
Besorgniserregend ist jedoch, dass in den letzten zwei Jahrzehnten sowohl in Frankreich als auch in den Vereinigten Staaten ein Trend zur Zunahme ischƤmischer Erkrankungen bei jungen Frauen zu beobachten ist (16, 17).

Auswirkungen von Risikofaktoren nach Geschlecht

Die geschlechtsspezifischen Auswirkungen der CVRFs sind in Tabelle 1 dargestellt. Bei Frauen sind Bluthochdruck, Rauchen, Hypertriglyceridämie und Typ-2-Diabetes (DM2) im Vergleich zu Männern mit einem höheren Risiko für einen MI verbunden (18).
Ein höherer Taille-Hüft-Quotient ist ein kardiovaskulärer Risikofaktor bei beiden Geschlechtern, aber das Risiko ist bei Frauen grösser (20).
Frauen mit DM2 haben ein hƶheres Risiko, eine tƶdliche koronare Herzkrankheit zu entwickeln, als MƤnner mit DM2 (21).
Obwohl es gemäss Statistik 2016 (22) unter der erwachsenen Bevölkerung (15 Jahre und älter) in der Schweiz mit 21,1 % der Frauen gegenüber 29,5 % der Männer weniger Raucherinnen gab, war das Risiko einer koronaren Herzkrankheit bei Raucherinnen gemäss einer 2011 veröffentlichten Meta-Analyse um 25% höher als bei Rauchern (23).
In der Schweiz sind 42% der Bevölkerung übergewichtig oder fettleibig, 51% der Männer und 33% der Frauen laut Statistik ab 2017 (24). Der Unterschied zwischen Männern und Frauen ist viel weniger ausgeprägt, wenn man nur die Adipositas betrachtet (12,3 % der Männer gegenüber 10,2 % der Frauen) (24). Die Auswirkungen der Fettleibigkeit auf Herz-Kreislauf-Erkrankungen scheinen bei Frauen grösser zu sein. In der Framingham-Herz-Studie erhöhte die Adipositas das relative Risiko für koronare Herzkrankheiten bei Frauen um 64 % gegenüber 46 % bei Männern (8).
Frauen entwickeln etwa ein Jahrzehnt nach den Männern eine Hypertonie, aber die Hypertonie ist bei älteren Frauen häufiger als bei älteren Männern (8). In der Framingham-Studie hatten Frauen mit hohem Blutdruck unter den 65- bis 74-jährigen Probanden ein höheres Risiko für koronare Herzkrankheiten als Männer mit hohem Blutdruck (8).
Nicht menopausale Frauen haben ein günstigeres Lipidprofil als Männer. Allerdings neigen Frauen nach dem Alter von 50 Jahren dazu, den Triglycerid- und LDL-Cholesterinspiegel zu erhöhen und den HDL-Cholesterinspiegel zu senken. Hypertriglyceridämie und niedriges HDL-Cholesterin sind für Frauen wichtiger als für Männer (19, 25).
Daraus lƤsst sich schliessen, dass die meisten CVRFs bei Frauen mit einem hƶheren relativen MI-Risiko verbunden sind als bei MƤnnern.

Frauenspezifische Risikofaktoren

Schwangerschaftsdiabetes

Frauen mit Schwangerschaftsdiabetes haben ein doppelt so hohes Risiko für kardiovaskuläre Ereignisse nach der Geburt im Vergleich zu Frauen ohne. Dieses Risiko besteht unabhängig von einem interkurrenten DM2 und manifestiert sich in den ersten zehn Jahren nach der Schwangerschaft. So bleiben Frauen mit Schwangerschaftsdiabetes auch ohne Fortschreiten zum definitiven DM2 eine Risikopopulation für CVD. Dieses erhöhte kardiovaskuläre Risiko erfordert eine Überwachung und möglicherweise eine frühzeitige Behandlung weiterer Risikofaktoren (26).

PrƤeklampsie

Präeklampsie ist eine hypertensive Komplikation der Schwangerschaft, die von einer Proteinurie begleitet wird. Es ist nicht nur ein geburtshilflicher Zustand, der sich nach der Entbindung auflöst. Präeklampsie ist derzeit als ein Marker für das langfristige kardiovaskuläre Risiko anerkannt. Dieses erhöhte Risiko kann bereits in der Prämenopause vorhanden sein, aber der Mechanismus ist immer noch schlecht verstanden (27).

Frühe oder chirurgische Menopause

Frühe Wechseljahre und bilaterale Oophorektomie bei jungen Frauen sind mit einer erhƶhten Inzidenz von CVD, MI und der allgemeinen Sterblichkeit verbunden (28). Frauen, die sich einer chirurgischen Menopause durch eine bilaterale Oophorektomie ohne Ɩstrogenersatz unterzogen haben, haben ein doppelt so hohes Risiko, spƤter im Leben eine koronare Herzkrankheit zu entwickeln, wie Frauen, die einen Ɩstrogenersatz erhalten haben (29).

Polyzystisches Ovarial-Syndrom (PCOS)

Zahlreiche klinische Studien haben einen Zusammenhang zwischen PCOS und dem CV-Risikoprofil der betroffenen Patientinnen aufgrund von beeinträchtigtem Lipid- und Glukosestoffwechsel, Bluthochdruck, systemischen Entzündungserkrankungen und Gefässverletzungen nachgewiesen. Angesichts des frühen Ausbruchs der Krankheit könnte ein PCOS als echten CVRF angesehen werden (30).

Brustkrebs

Frauen mit Brustkrebs haben eine 1,44 Mal hƶhere Wahrscheinlichkeit (95% CI 1,00-2,06), eine CVD zu haben, als Frauen ohne Brustkrebs. CVD kann mit kardiotoxischen oder metabolischen Auswirkungen bestimmter Brustkrebsbehandlungen wie Trastuzumab, anthrazyklinbasierten Behandlungen und Strahlentherapie in Zusammenhang stehen (31).

Rheumatoide Arthritis

Rheumatoide Arthritis (RA) hat eine Prävalenz von etwa 0,5-1% in der europäischen Bevölkerung, wobei die Morbidität bei Frauen doppelt so hoch ist wie bei Männern. RA ist mit einer erhöhten CV-Morbidität und -Mortalität assoziiert, was vermutlich mit der kumulativen Entzündungsbelastung und der Kardiotoxizität von Anti-Rheumatika zusammenhängt (32).

Systemischer Lupus erythematodes

Patienten mit systemischem Lupus erythematodes haben ein erhöhtes Risiko für CV-Ereignisse. Jüngste Hinweise deuten darauf hin, dass Entzündungen und eine aktive Immunantwort weitgehend für die atherosklerotische Plaque verantwortlich sind (33).

Im Hinblick auf die oben aufgeführten frauenspezifischen Risikofaktoren unterschätzt die Berechnung des Koronarrisikos mit Algorithmen, die traditionelle Risikofaktoren verwenden, das Risiko bei Frauen, wenn einer dieser Risikofaktoren vorhanden ist. In der Praxis würden wir empfehlen, Frauen in eine höhere Risikokategorie als die des AGLA-Risiko-Scores einzuordnen, wenn einer oder mehrere dieser spezifischen Risikofaktoren vorhanden sind.

GeschlechtsspezifitƤt bei der PrƤsentation und Therapie ischƤmischer Herzerkrankungen

Management einer stabilen Koronararterienerkrankung

Frauen mit rezidivierender Angina pectoris ohne obstruktive koronare Herzkrankheit müssen abgeklärt und behandelt werden, da sie ein doppelt so hohes Risiko haben, innerhalb der nächsten 5 bis 8 Jahre eine signifikante koronare Herzkrankheit zu entwickeln (4). Die Abklärung stellt jedoch eine Herausforderung dar, da laut einer schwedischen Studie bis zu 80% der Frauen mit stabiler Angina pectoris bei der Koronarangiographie keine obstruktiven Läsionen aufweisen (34).
Was die ambulante Behandlung betrifft, so haben laut den Daten einer Kohortenstudie in der Westschweiz zwar der gleiche Anteil von Frauen und Männern Brustschmerzen kardiovaskulären Ursprungs, aber Männer werden in den 12 Monaten nach einer Erstversorgungsberatung 2,5-mal häufiger wegen Brustschmerzen an einen Kardiologen überwiesen als Frauen (35). Diese Daten legen nahe, dass Anstrengungen unternommen werden müssen, um die Gleichstellung der Geschlechter in der medizinischen Versorgung zu gewährleisten.
Bis heute gibt es keinen spezifischen klinischen Score für Frauen, der Anzeichen und Symptome bei Patientinnen mit der vermutlichen Diagnose einer ischƤmischen Koronararterienerkrankung berücksichtigt. Seit 2014 schlagen die Richtlinien der American Heart Association jedoch einen anderen diagnostischen Algorithmus für Frauen als für MƤnner vor, um deren klinischen Besonderheiten Rechnung zu tragen (1) (Abb. 1).
PrƤmenopausale Frauen gelten als risikoarm (ausser im Falle von Diabetes und den oben erwƤhnten frauenspezifischen Risikofaktoren). Eine diagnostische Beurteilung ist für sie nicht angezeigt. Im Falle klinischer Bedenken bleibt das Belastungs-EKG der am besten geeignete Test. Frauen in den Fünfzigern gelten als geringes oder mittleres Risiko, je nach ihrer funktionellen EinschrƤnkung für AktivitƤten des tƤglichen Lebens. Wenn sie eine FunktionseinschrƤnkung haben, sollten sie als intermediƤr gefƤhrdet angesehen werden. Frauen in den 60er Jahren gelten als mittleres Risiko. Wenn sie keine EinschrƤnkung der kƶrperlichen AktivitƤt haben und ein Ruhe-EKG innerhalb der Grenzen der Norm haben, wird ein Belastungs-EKG empfohlen. Wenn sie eine kƶrperliche EinschrƤnkung haben, sollten sie wie bei einem hohen Risiko getestet werden. Frauen in den Siebzigern oder mit bestimmten KomorbiditƤten (z.B. schlecht eingestellter Diabetes, periphere arterielle Verschlusskrankheit, etc.) gelten als stark gefƤhrdet, ebenso wie Patienten mit einem abnormalen Ruhe-EKG (z.B. ST-Strecken-Hebung) und sollten eine funktionelle Bildgebung oder eine koronare CT-Untersuchung haben, deren Wahl mit einem Kardiologen besprochen werden sollte (1, 34, 36).

Management des akuten Koronarsyndroms

Mehrere Studien haben mƤnnlich-weibliche Unterschiede in den klinischen Symptomen beim akuten Koronarsyndrom (ACS) gezeigt. Beispielsweise prƤsentieren sich Frauen hƤufiger mit einer instabilen Angina pectoris oder einem nicht ST-Strecken-Hebungs-MI (NSTEMI) ohne Brustschmerzen (39). Schmerzen sind jedoch nach wie vor das Hauptsymptom bei ACS, aber Frauen haben hƤufiger als MƤnner atypische Schmerzen und unspezifische Symptome (40) (Abb. 2). Dies führt zu Fehlinterpretationen von Beschwerden und zu einer verzƶgerten PrƤsentation auf der Notstation (39).

Frauen profitieren weniger als MƤnner von zusƤtzlichen Untersuchungen āˆ’ invasiv oder nicht invasiv āˆ’ wƤhrend eines ACS (41, 42). Trotz der zunehmend hƤufigen Anwendung invasiver kardialer Verfahren werden Frauen mit ACS immer noch hƤufiger konservativ behandelt, mƶglicherweise aufgrund einer UnterschƤtzung des Risikos (43). MƤnner profitieren daher hƤufiger als Frauen von Koronarangiographie und Revaskularisationsverfahren wƤhrend eines Krankenhausaufenthaltes bei bekannter oder vermuteter koronarer Herzkrankheit (44).
GemƤss einer kürzlich in der Schweiz durchgeführten Studie war die IschƤmiezeit āˆ’ berechnet als Zeit zwischen dem Auftreten der Symptome und der Behandlung im Katheterisierungsraum āˆ’ bei Frauen 41 Minuten lƤnger als bei MƤnnern (45). Diese Verzƶgerung hing vor allem damit zusammen, dass Frauen lƤnger warteten, bevor sie medizinische Hilfe suchten.
Eine unterdiagnostizierte Ursache des ACS ist die spontane Dissektion der HerzkranzgefƤsse, die vor allem bei Frauen, hƤufiger im Alter zwischen 45 und 60 Jahren, vorzugsweise wƤhrend der Schwangerschaft oder unmittelbar nach der Entbindung, auftritt und durch hormonelle VerƤnderungen verursacht werden kann (46). Dieser Zustand stellt erhebliche diagnostische Herausforderungen und therapeutische Dilemmata dar, da es an Forschung fehlt, um die Behandlung zu steuern.
Es wird geschätzt, dass 8% der ACS bei Frauen, aber weniger als 1% bei Männern mit dem Takotsubo-Syndrom assoziiert sind. Es tritt häufiger bei älteren und postmenopausalen Frauen auf, ist durch eine manchmal ausgeprägte Hypokinesie, vor allem der Spitze der linken Herzkammer, gekennzeichnet und mit emotionalem oder körperlichem Stress verbunden. Apikal-segmentale kinetische Störungen sind in der Regel vorübergehend und verschwinden innert weniger Tage. Sie können jedoch auch mehrere Wochen dauern. Die Prognose ist generell gut (47).

Prognose

In einer retrospektiven Kohortenstudie zwischen 1992 und 1993 wiesen Frauen unter 75 Jahren eine doppelt so hohe MortalitƤt auf wie MƤnner in der gleichen Altersgruppe nach MI (48). Eine kürzlich durchgeführte Studie untersuchte eine internationale europƤische Bevƶlkerung zwischen 2010 und 2016 (49). Die Ergebnisse waren Ƥhnlich; die MortalitƤt war bei Frauen unter 60 Jahren 30 Tage nach MI mit ST-Strecken-Hebung (STEMI) hƶher. Bei Ƥlteren Patienten war der Unterschied nicht mehr signifikant. Mit STEMI ging die MortalitƤt nach einer Koronarangioplastie bei beiden Geschlechtern zurück, blieb aber mit 30% mehr TodesfƤllen bei Frauen immer noch hƶher (49) (Abb. 3).
In der Schweiz wurde zwischen 1997 und 2016 die Mortalität von hospitalisierten MI-Patienten halbiert und auch die geschlechtsspezifische Mortalitätsdifferenz reduziert. Der Rückgang der Mortalität war bei Frauen tatsächlich stärker ausgeprägt als bei Männern, insbesondere bei den unter 60-Jährigen. Ein Grossteil dieses Rückgangs der Mortalität könnte durch den verstärkten Einsatz der Reperfusionsbehandlung, insbesondere der perkutanen interventionellen Verfahren (PCI), erklärt werden (50). Eine Studie berichtete jedoch über eine höhere Komplikationsrate bei Frauen mit ACS, die einer frühzeitigen invasiven Strategie und koronarer Revaskularisation zugeführt wurden, im Vergleich zu Männern (51).

Frauen haben eine höhere Mortalität und auch eine schlechtere gesundheitsbezogene Lebensqualität nach einer elektiven koronaren Bypass-Operation, was zum Teil auf eine höhere altersbedingte Häufung von Komorbiditäten zurückzuführen ist (40). Ein weiterer zu berücksichtigender Faktor ist die Depression, die bei Frauen häufiger vorkommt. Der Diagnose und Behandlung von Depressionen bei Patienten, die sich einem ACBP unterziehen, sollte vermehrte Aufmerksamkeit gewidmet werden (52).

Eszter Simon, dipl. Ƅrztin
PD Dr. med. Judith Bouchardy
PD Dr. med. David Nanchen
PD Dr. med. Carole Clair

PD, MER Dre Carole Clair

UnisantƩ, Centre Universitaire de mƩdecine gƩnƩrale et santƩ publique
Rue du Bugnon 44
1011 Lausanne

carole.clair@hospvd.ch

Die Autoren haben in Zusammenhang mit diesem Artikel keine Interessenskonflikte deklariert.

  • Die meisten kardiovaskulƤren Risikofaktoren sind bei Frauen mit einem hƶheren relativen Risiko für einen MI verbunden im Vergleich zu MƤnnern
  • Stabile Angina pectoris und ACS Ƥussern sich hƤufiger durch atypische Symptome und atypische Brustschmerzen bei Frauen
  • Der Kampf zur Verbesserung des Managements und der Überlebensrate von Frauen mit Herz-Kreislauf-Erkrankungen muss prioritƤr bleiben, um die geschlechtsspezifischen Unterschiede im Gesundheitsbereich zu beseitigen.

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