HƩpatite C

Lā€™ā€ŠOrganisation mondiale de la santĆ© (OMS) estime que 1,34 million de personnes sont dĆ©cĆ©dĆ©es dā€™ā€Šune hĆ©patite virale en 2015 et que 1,75 million ont Ć©tĆ© nouvellement infectĆ©es par le VHC (1). De plus, 71 millions de patients sont infectĆ©s par le VHC dans le monde selon lā€™ā€ŠOMS. En Suisse, le nombre de personnes chroniquement infectĆ©es est estimĆ© actuellement Ć  36 000-43 000 personnes, ce qui correspond Ć  une prĆ©valence de 0,7ā€Š%. Cependant, seul un peu plus de la moitiĆ© des porteurs du virus ont Ć©tĆ© testĆ©s. Il faut donc supposer quā€™ā€Šun grand nombre de patients nā€™ā€Šaient pas encore Ć©tĆ© diagnostiquĆ©s. La morbiditĆ© et la mortalitĆ© de lā€™ā€ŠhĆ©patite C chronique ont dĆ©passĆ© celles du VIH depuis le tournant du millĆ©naire (2). Cet article prĆ©sente, Ć  travers une perspective historique, les recommandations pour le diagnostic et pour le traitement de lā€™ā€ŠhĆ©patite C.

Bien que la prĆ©valence de lā€™ā€ŠhĆ©patite C virĆ©mique soit en baisse depuis 2000, le pic de morbiditĆ© et de mortalitĆ© ne sera atteint quā€™ā€Šā€Šen 2030 (3) en raison de lā€™ā€ŠĆ©volution naturelle de la maladie et de sa possibilitĆ© de sĆ©quelles tardives (cirrhose et ses complications, ainsi que carcinome hĆ©patocellulaire). Jusquā€™ā€ŠĆ  lā€™ā€Šintroduction des nouveaux traitements appelĆ©s antiviraux Ć  action directe (directly acting antivirals, DAA) en 2011 resp. 2014, nous nā€™ā€ŠĆ©tions pas en mesure de faire face Ć  ce scĆ©nario. Toutefois, en 2014, seuls les patients atteints de fibrose avancĆ©e (F3) ou de cirrhose (F4) ont pu ĆŖtre traitĆ©s. GrĆ¢ce Ć  la collaboration entre le Groupe dā€™ā€Šexperts suisse sur lā€™ā€ŠhĆ©patite virale (SEVHep), lā€™ā€ŠOffice fĆ©dĆ©ral de la santĆ© publique, les associations mĆ©dicales et les personnes concernĆ©es ainsi que les ajustements de prix, une nouvelle ĆØre a pu dĆ©buter en octobre 2017. En effet, tous les patients peuvent dĆ©sormais ĆŖtre traitĆ©s quel que soit le degrĆ© de fibrose. Ainsi, il sera maintenant possible dā€™ā€Šavoir une influence efficace sur les nouvelles infections et les maladies secondaires de lā€™ā€ŠhĆ©patite C. La coopĆ©ration des diffĆ©rents acteurs a conduit Ć  la mise en place de la Ā«ā€ŠStratĆ©gie suisse contre lā€™ā€ŠhĆ©patiteā€ŠĀ» visant Ć  rĆ©duire Ć  0ā€Š% dā€™ā€Šici 2030 les nouvelles infections par lā€™ā€ŠhĆ©patite C, les carcinomes hĆ©patocellulaires ainsi que les transplantations liĆ©es Ć  lā€™ā€ŠhĆ©patite C.

Historique de la thĆ©rapie de lā€™ā€ŠhĆ©patite C

Au dĆ©but des annĆ©es 1990, le traitement de lā€™ā€ŠhĆ©patite C consistait en une monothĆ©rapie Ć  lā€™ā€ŠinterfĆ©ron alpha (3 injections par semaine pendant 24-48 semaines), avec des effets secondaires prononcĆ©s dans certains cas et un faible taux de guĆ©rison (10ā€Š%) (4). Depuis la combinaison avec la ribavirine en 1998, le taux de guĆ©rison est passĆ© Ć  30-40ā€Š%. La pĆ©gylation de lā€™ā€ŠinterfĆ©ron en 2001 a prolongĆ© la demi-vie de la substance, facilitant ainsi le traitement et augmentant Ć  nouveau le taux de guĆ©rison (45ā€Š%). En 2011, les inhibiteurs de la protĆ©ase de premiĆØre gĆ©nĆ©ration (bocĆ©prĆ©vir et tĆ©laprĆ©vir) ont Ć©tĆ© lancĆ©s. Ceux-ci inhibent certaines protĆ©ines virales du virus de lā€™ā€ŠhĆ©patite C (protĆ©ase virale NS3-4A) Ć©tant importantes pour sa rĆ©plication. Il a donc fallu combiner les inhibiteurs de la protĆ©ase de premiĆØre gĆ©nĆ©ration avec lā€™ā€ŠinterfĆ©ron pĆ©gylĆ© et la ribavirine. Ceux-ci ont Ć©tĆ© limitĆ©s au gĆ©notype 1 et ont parfois entraĆ®nĆ© des effets secondaires cutanĆ©s graves. Toutefois, le taux de guĆ©rison a Ć©tĆ© amĆ©liorĆ© (65 à 75ā€Š%). Lā€™ā€Šapprobation dā€™ā€Šautres substances (inhibiteurs de la polymĆ©rase virale NS5B et de la protĆ©ine NS5A) a finalement marquĆ© la percĆ©e dans le traitement du VHC. En effet, pour la premiĆØre fois, des thĆ©rapies sans interfĆ©ron pouvaient ĆŖtre appliquĆ©es en combinant 2 à 3 agents du type DAA (5). En comparaison avec les thĆ©rapies Ć  base dā€™ā€ŠinterfĆ©ron, ces thĆ©rapies permettent une durĆ©e de traitement nettement plus courte (12-24 semaines), avec des taux de guĆ©rison considĆ©rablement amĆ©liorĆ©s de 90-100ā€Š% et un profil dā€™ā€Šeffets secondaires faible.

Diagnostic de lā€™ā€ŠhĆ©patite C

Avec la dĆ©couverte du virus de lā€™ā€ŠhĆ©patite C par Qui-Lim Choo, George C. Kuo et Michael Houghton en 1989, le premier test de dĆ©tection des anticorps a Ć©tĆ© mis au point et, en 1990, le test de dĆ©pistage du virus de lā€™ā€ŠhĆ©patite C a Ć©galement Ć©tĆ© introduit en Suisse (6). Cela a permis de tester les produits sanguins et de les rendre plus sĆ»rs. Lā€™ā€ŠhĆ©patite C, tout comme lā€™ā€ŠhĆ©patite B et lā€™ā€Šinfection par le VIH, est une maladie Ć  dĆ©claration obligatoire en vertu de la Loi sur les Ć©pidĆ©mies (rapport de laboratoire). Le diagnostic dā€™ā€Šune infection active par le virus de lā€™ā€ŠhĆ©patite C est basĆ© sur le test de dĆ©pistage des anticorps anti-VHC ainsi que la dĆ©tection de lā€™ā€ŠARN du VHC dans le sĆ©rum par lā€™ā€Šamplification en chaĆ®ne par polymĆ©rase (Ā«ā€Špolymerase chain reactionā€ŠĀ», PCR). La dĆ©tection des anticorps seule ne suffit pas pour diagnostiquer lā€™ā€ŠhĆ©patite C chronique. En effet, environ 20ā€Š% des personnes infectĆ©es Ć©liminent le virus aprĆØs la phase aiguĆ« de lā€™ā€Šinfectionā€Š: il sā€™ā€Šagit de lā€™ā€ŠhĆ©patite C vĆ©cue. Au cours de lā€™ā€Šinfection initiale, les anticorps anti-VHC deviennent dĆ©tectables aprĆØs sept Ć  huit semaines en moyenne. Le test de dĆ©tection des anticorps de lā€™ā€ŠhĆ©patite C devrait ĆŖtre effectuĆ© chez les personnes Ć  risque accru. Il sā€™ā€Šagit notamment des personnes ayant un taux Ć©levĆ© de transaminases ou dā€™ā€Šautres maladies du foie, ayant dĆ©jĆ  consommĆ© ou continuant Ć  consommer des drogues par voie intraveineuse ou intranasale, des personnes en hĆ©modialyse, des personnes ayant reƧu des produits sanguins ou des transfusions avant juillet 1992, des personnes tatouĆ©es, ayant des piercings ou ayant Ć©tĆ© soumises Ć  des procĆ©dures invasives dans des conditions dā€™ā€ŠhygiĆØne prĆ©caires ainsi que des personnes atteintes du VIH ou de lā€™ā€ŠhĆ©patite B. Cela inclut Ć©galement les partenaires de patients infectĆ©s par le VHC, les enfants de mĆØres positives au VHC, les hĆ©tĆ©rosexuels avec plusieurs partenaires sexuels, les hommes ayant des rapports sexuels avec dā€™ā€Šautres hommes (HSH) ainsi que les personnes ayant des contacts professionnels Ć©troits avec le sang humain. La stratĆ©gie suisse de dĆ©pistage des hĆ©patites B et C a Ć©tĆ© rĆ©visĆ©e en 2013 (7).
Une fois le diagnostic du VHC posĆ©, le patient devrait ĆŖtre dirigĆ© vers un spĆ©cialiste pour obtenir des Ć©claircissements. Les examens complĆ©mentaires comprennent des examens de laboratoire, une Ć©chographie du foie, une Ć©lastographie du foie et Ć©ventuellement une biopsie du foie. Ces examens servent Ć  la dĆ©termination de la fibrose hĆ©patique (stadification de la fibrose avec F0 Ć  F4) et de la fonction hĆ©patique qui dĆ©cident de lā€™ā€Šurgence du traitement du VHC. En outre, les patients seront examinĆ©s pour dĆ©tecter la prĆ©sence de manifestations dites extrahĆ©patiques de lā€™ā€ŠhĆ©patite C (p.ex. fatigue prononcĆ©e, douleurs articulaires, cryoglobulinĆ©mie mixte et vasculite leucocytoclastique, maladies lymphoprolifĆ©ratives associĆ©es au VHC et maladies rĆ©nales, etc.), pouvant survenir indĆ©pendamment du stade de la fibrose et influencer la dĆ©cision thĆ©rapeutique.

Traitement de lā€™ā€ŠhĆ©patite C

Dans le cas de lā€™ā€ŠhĆ©patite C, contrairement au VIH et au VHB (objectif thĆ©rapeutique : suppression de la virĆ©mie), lā€™ā€ŠĆ©limination du virus peut ĆŖtre visĆ©e. Lā€™ā€ŠARN nĆ©gatif du VHC, 12 semaines aprĆØs la fin du traitement, est appelĆ© Ā«ā€ŠrĆ©ponse virologique soutenueā€ŠĀ», SVR12 (Ā«ā€Šsustained virologic responseā€ŠĀ»). 99ā€Š% des patients ayant atteint le rĆ©sultat SVR12 restent guĆ©ris mĆŖme 5 ans aprĆØs. Cā€™ā€Šest pour cette raison que le SVR12 a Ć©tĆ© acceptĆ© comme marqueur de substitution pour la guĆ©rison de lā€™ā€ŠhĆ©patite C par les autoritĆ©s dā€™ā€Šenregistrement. Avant le traitement du VHC, il faut toujours exclure la prĆ©sence dā€™ā€Šune co-infection par le VHB ou le VIH. Tout abus dā€™ā€Šalcool et tout syndrome mĆ©tabolique doivent ĆŖtre recherchĆ©s et traitĆ©s. Au cours du traitement de lā€™ā€ŠhĆ©patite C chez des patients co-infectĆ©s par le VHC et le VHB, des rĆ©activations de lā€™ā€ŠhĆ©patite B en partie fatales ont parfois Ć©tĆ© rapportĆ©es. Un patient positif Ć  lā€™ā€ŠAgHBs doit donc aussi ĆŖtre accompagnĆ© par un spĆ©cialiste expĆ©rimentĆ© durant le traitement de lā€™ā€ŠhĆ©patite C. En effet, le traitement de lā€™ā€Šinfection Ć  VHB est en gĆ©nĆ©ral nĆ©cessaire. Les patients qui ne sont que des anti-HBc positifs (constellation Ā«ā€Šanti-HBc-onlyā€ŠĀ») doivent ĆŖtre strictement surveillĆ©s, puisque que la rĆ©activation du VHB est Ć©galement possible dans cette situation. Tous les patients nā€™ā€ŠĆ©tant pas immunisĆ©s contre le VHAā€Š/ā€ŠVHB doivent ĆŖtre vaccinĆ©s (8). Des recommandations thĆ©rapeutiques actualisĆ©es peuvent ĆŖtre trouvĆ©es auprĆØs des sociĆ©tĆ©s spĆ©cialisĆ©es en hĆ©patologie et infectiologie (SASLā€Š/ā€ŠSSI) sous forme de recommandations dā€™ā€Šexperts (9). Une application (sous forme dā€™ā€ŠApp) trĆØs pratique pour la recherche rapide dā€™ā€Šoptions thĆ©rapeutiques se trouve sur le site www.hcv-advisor.com. Les interactions mĆ©dicamenteuses peuvent ĆŖtre facilement extraites du Liverpool Interaction Checker Ć  lā€™ā€Šadresse www.hep-druginteractions.org. Le tableau 1 montre les mĆ©dicaments antiviraux directs actuellement homologuĆ©s en Suisse pour lā€™ā€ŠhĆ©patite C (DAA).
La combinaison choisie pour la durĆ©e du traitement dĆ©pend du gĆ©notype, de la rĆ©sistance virale, de la fonction rĆ©nale, de lā€™ā€ŠĆ©tendue de la fibrose hĆ©patique, du score de CHILD dans la cirrhose hĆ©patique et de toute tentative de traitement antĆ©rieure. Le gĆ©notype doit ĆŖtre rƩƩvaluĆ© si lā€™ā€ŠĆ©valuation date depuis longtemps, car lā€™ā€Šanticorps contre lā€™ā€ŠhĆ©patite C ne protĆØge pas contre de nouvelles infections.
Les patients atteints dā€™ā€Šinsuffisance rĆ©nale importante peuvent ĆŖtre traitĆ©s avec du grazoprevirā€Š/ā€Šelbasvir ou paritaprevirā€Š/ā€Šombitasvirā€Š/ā€Šdasabuvir (tous Ć©liminĆ©s principalement par voie hĆ©patique). Les patients atteints de cirrhose hĆ©patique dĆ©compensĆ©e (CHILD Bā€Š/ā€ŠC) peuvent ĆŖtre traitĆ©s sans inhibiteurs de protĆ©ase (9).

Avènement de nouvelles thérapies

Dā€™ā€Šautres nouvelles thĆ©rapies seront enregistrĆ©es dans les mois qui suivent et permettront de guĆ©rir les personnes nā€™ā€Šayant pas pu ĆŖtre guĆ©ries du fait de leur rĆ©sistance aux DAA existants. Les mĆ©dicaments disponibles en Suisse et les indications actuelles sont continuellement Ć©valuĆ©s par des experts de SSI, SGG et SASL et sont mis Ć  jour ainsi que publiĆ©s sur le site www.sasl.ch

Suivi aprĆØs un traitement efficace contre lā€™ā€ŠhĆ©patite C

La prĆ©sence dā€™ā€Šanticorps contre le virus de lā€™ā€ŠhĆ©patite C ne protĆØge pas contre la rĆ©infection. En effet, les rĆ©infections aprĆØs une thĆ©rapie rĆ©ussie peuvent ĆŖtre observĆ©es en particulier chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et chez les personnes consommant des drogues injectables. Elles peuvent ĆŖtre Ć©vitĆ©es par une information et une prĆ©vention appropriĆ©es. Les personnes atteintes dā€™ā€ŠhĆ©patite C souffrent souvent dā€™ā€Šautres maladies du foie, telles que la consommation excessive dā€™ā€Šalcool et leurs maladies du foie associĆ©es ou la stĆ©atohĆ©patite non alcoolique, doivent ĆŖtre correctement examinĆ©es et traitĆ©es. Les patients atteints de fibrose avancĆ©e ou mĆŖme de cirrhose avant le traitement doivent probablement ĆŖtre suivis par Ć©chographie ou autre imagerie appropriĆ©e tous les 6 mois pour le reste de leur vie, car le risque de carcinome hĆ©patocellulaire demeure mĆŖme aprĆØs lā€™ā€ŠĆ©limination du virus de lā€™ā€ŠhĆ©patite C dans cette population (10, 11).

Dr Daniel Hagara

Fondazione Epatocentro Ticino
Via Soldino 5
6900 Lugano

daniel.hagara@hin.ch

Prof. em. Dr. med.Thomas Cerny

Rosengartenstrasse 1d
9000 St. Gallen

thomas.cerny@kssg.ch

Les auteurs ont dĆ©clarĆ© avoir aucun conflit dā€™ā€ŠintĆ©rĆŖts en relation avec cet article.

  • PrĆØs de 30 ans aprĆØs la dĆ©couverte du virus de lā€™ā€ŠhĆ©patite C, lā€™ā€ŠhĆ©patite C chronique est aujourdā€™ā€Šhui quasiment guĆ©rissable Ć  100ā€Š% grĆ¢ce Ć  une thĆ©rapie orale, dont la durĆ©e habituelle est de 12 semaines et gĆ©nĆ©ralement exempte dā€™ā€Šeffets secondaires.
  • Avec cette thĆ©rapie, la progression de la maladie peut ĆŖtre Ć©vitĆ©e chez de nombreux individus.
  • Il reste le dĆ©fi de repĆ©rer et de traiter en temps opportun les cas pas encore diagnostiquĆ©s. La StratĆ©gie suisse contre lā€™ā€ŠhĆ©patite (www.hepatitis-schweiz.ch), soutenue par la ConfĆ©dĆ©ration suisse, tente de sā€™ā€Šattaquer Ć  ce problĆØme avec lā€™ā€Šobjectif Ć  long terme dā€™ā€ŠĆ©liminer complĆØtement les hĆ©patites B et C chroniques.
  • Le mĆ©decin de famille est en charge de la mise en œuvre de la stratĆ©gie de dĆ©pistage existante, du diagnostic et du traitement des patients avec le spĆ©cialiste ainsi que de lā€™ā€ŠĆ©limination du virus de lā€™ā€ŠhĆ©patite C.
  • Il est important dā€™ā€Šassurer un suivi adĆ©quat commenƧant par des informations individualisĆ©es au patient et surveillant en particulier le risque de rĆ©infection, le dĆ©veloppement de carcinomes hĆ©patocellulaires et les pathologies hĆ©patiques existantes.

RĆ©rĆ©rences :
1. WHO | Global hepatitis report, 2017. Available from: http://www.who.intā€Š/ā€Šhepatitisā€Š/ā€Špublicationsā€Š/ā€Šglobal-hepatitis-report2017ā€Š/ā€Šenā€Š/
2. Situationsanalyse zu Hepatitis B und C in der Schweiz. 2017. Available from: https://www.bag.admin.chā€Š/ā€Šbagā€Š/ā€Šdeā€Š/ā€Šhomeā€Š/ā€Šserviceā€Š/ā€Špublikationenā€Š/ā€Šforschungsberichteā€Š/ā€Šforschungsberichte-uebertragbare-krankheitenā€Š/ā€Šsituationsanalyse-hepatitis.html
3. Müllhaupt B et al. Modeling the Haelth and Economic Burden of Hepatitis C Virus in Switzerland. PLoS ONE 10(6): e0125214. https://doi.orgā€Š/ā€Š10.1371ā€Š/ā€Šjournal.pone.0125214
4. Davis G L et al. Treatment of chronic hepatitis C with recombinant interferon α. A multicenter randomized, controlled trial. Hepatitis Interventional Therapy Group. N Engl J Med 1989; 321(22):1501-6
5. Solbach P, Wedemeyer H The New Era of Interferon-Free Treatment of Chronic Hepatitis C Viszeralmedizin 2015; 31(4):290-6
6. Choo QL, et al. Isolation of a cDNA Clone Derived from a Blood-borne Non-A, Non-B Viral Hepatitis Genome, Science 1989; 244: 359–362
7. Fretz R et al. Hepatitis B and C in Switzerland – healthcare provider initiated testing for chronic hepatitis B and C infection. Swiss Med Wkly. 2013; 143:w13793.
8. David Semela. Hepatitis C – Diagnostik und Therapie. Therapeutische Umschau (2017), 74(3), 101-108
9. Müllhaupt B et al. Treatment of Chronic Hepatitis C – November 2017 Update, SASL-SSI Expert Opinion Statement. Available from:
https://sasl.unibas.chā€Š/ā€Šguidelinesā€Š/ā€ŠSASL-SSI_HepC_EOS20.Nov17.pdf
10. Baumert TF et al. Hepatitis C-related hepatocellular carcinoma in the era of new generation antivirals. BMC Med. 2017; 15: 52-62
11. Cerny A. Screening for liver cancer in high risk patients in Switzerland: Yes, it works, but No, we do not do it systematically! Swiss Med Wkly. 2015;145:w14231
https://doi.orgā€Š/ā€Š10.23785ā€Š/ā€ŠGazette.2019.01.00X

Refraktive Chirurgie

Unter refraktiver Chirurgie versteht man alle Augenoperationen, welche die Gesamtbrechkraft des Auges verändern und das Ziel haben, konventionelle Korrekturen wie Brillen oder Kontaktlinsen möglichst überflüssig zu machen. Die Fehlsichtigkeiten (Ametropien) können durch verschiedene Methoden therapiert werden. Es kommen Lasereingriffe an der Hornhaut oder Implantationen von Intraokularlinsen zum Einsatz. Welche Technik bei einem bestimmten Patienten gewählt wird hängt von verschiedenen Faktoren ab. Dieser Artikel ist der Laserbehandlung der Kurzsichtigkeit gewidmet.

Der wichtigste Punkt ist die Art der zu behandelnden Ametropie, aber auch Alter und die Ausmessungen des Auges jenseits der Fehlsichtigkeit spielen eine Rolle. Grundsätzlich ist mit zunehmendem Alter und Weitsichtigkeit eher eine Linsenoperation indiziert und bei jüngeren, kurzsichtigen Patienten eher eine Laserbehandlung erste Wahl. Die Excimertechnologie steht den Ophthalmochirurgen seit anfangs 90er-Jahre zur Verfügung.

Anatomische Grundlagen

Ein kurzsichtiges Auge ist im VerhƤltnis zur optischen Brechkraft der Hornhaut und der Linse zu lang. Die Myopie entsteht in der Jugend durch ein zu starkes LƤngenwachstum des Augenbulbus. Dadurch liegt der Fokus der gebrochenen Strahlen nicht auf der Netzhaut, sondern im Glaskƶrper des Auges und es entsteht ein unscharfes Bild auf der Retina. Ein weitsichtiges Auge ist zu kurz und die gebrochenen Strahlen treffen sich hinter der Netzhaut, es entsteht auch ein unscharfes Bild.
Die Hornhautverkrümmung (Astigmatismus) ist bedingt durch verschiedene Krümmungen in verschiedenen Meridianen. Das Auge sieht quasi nicht wie ein Fussball, sondern wie ein Rugbyball aus. Diese Patienten sehen ohne optische Korrektur in keiner Distanz scharf.

Refraktive Laserbehandlung der Myopie

Bei der Myopie muss man aus den oben beschriebenen Gründen die Brechkraft des Auges reduzieren, um den Fokus der einfallenden Strahlen auf die Netzhaut zu bringen. Dies kann auf verschiedene Weise geschehen. Wenn der Patient noch jung ist und die Akkommodation noch vollständig funktioniert, ist die Behandlung mit dem Excimerlaser die am weitesten verbreitete Methode. Dabei trägt der Laser Gewebe von der Hornhaut ab und flacht diese zentral ab, wobei die Brechkraft in gewünschtem Ausmass abnimmt. Es gibt zwei verschiedene Excimerlaserbehandlungstypen. Die eine trägt das Gewebe direkt auf der Oberfläche ab, die andere in tieferen Schichten.

OberflƤchenbehandlung

Diese wird heute vorwiegend als C-Ten (Customized transepithelial no touch Ablation) oder Trans-PRK (transepitheliale Photorefraktive Keratektomie) durchgeführt. Dabei sind die Topographie der Hornhaut und die klinischen Daten, die prƤoperativ erhoben wurden die Basis für die Berechnung des Abtragungsprofils (siehe Fig 1). Ƅltere Behandlungen sind die PRK (Photorefraktive Keratektomie) bei der das Epithel manuell entfernt wird, Lasek (Laser epitheliale Keratomileusis), hier wird das Epithel mit verdünntem Alkohol weggelƶst. Zu guter Letzt gibt es auch noch die Epi-Lasik (Epitheliale Laser-in-situ-Keratomileusis) bei der das Epithel mittels eines Keratoms abgetragen wird.

Tiefe Excimerlaserbehandlung

Diese Methode ist die Lasik (Laser-in–situ-Keratomileusis). Hierbei muss zuerst mit dem Femtolaser ein oberflƤchenparalleler Lappen geschnitten werden, um die tieferen Hornhautschichten freizulegen. Früher musste dieser Schnitt mit einem Messer (Keratom) durchgeführt werden. Anschliessend wird mit dem Excimerlaser die nƶtige Korrektur abgetragen und der Lappen wieder zurückgelegt. Der Femtolaser ist ein Laser, welcher mit ultrakurzen Impulsen hohe Energien freisetzt, die zum Trennen von Gewebe genutzt werden kƶnnen und auf diese Weise einen sehr genauen Schnitt gewƤhrleistet (siehe Abb. 2).
Eine neuere Behandlung ist SMILE (Small Incision Lenticule Extraction). Hier wird mit dem Femtolaser im Inneren der Cornea ein Scheibchen ausgeschnitten, welches dann durch einen kleinen «Tunnel» aus dem Gewebe entfernt werden kann. Dies führt zu einer Abflachung der Oberfläche mit gleichem Resultat wie oben beschrieben. Es soll die Vorteile der Lasik und der Oberflächenbehandlung vereinen, ist aber eine neuere Technik bei welcher Langzeiterfahrungen noch fehlen (Abb. 3).

Vor- und Nachteile der Methoden

Die Oberflächentechnik hat den Nachteil, dass nach der Operation für 2-3 Tage leichte bis mittelstarke Schmerzen auftreten können, danach ist das Epithel zugewachsen und der Patient schmerzfrei. Der Visusanstieg ist langsamer und erreicht üblicherweise nach 1 Woche zirka 80% vom Maximum. In der Zeit nach der Lasertherapie muss noch für 1-2 Monate mit Antibiotika-Steroid-Tropfen behandelt werden, um eine möglichst reibungslose Heilung zu garantieren. Nach 1 Monat ist das Resultat bereits ziemlich stabil und die Korrektur ändert sich nicht mehr wesentlich. Es können bei dieser Art der Behandlung Hornhauttrübungen auftreten. Mit den richtigen Medikamenten und entsprechender Operationstechnik können störende Trübungen aber in den meisten Fällen verhindert werden.
Bei der tiefen Methode (Lasik) entstehen keine Schmerzen und der Visus ist sofort gut (intaktes Epithel). Leider hat diese Methode auch Nachteile gegenüber der Oberflächenbehandlung. Durch den Schnitt verliert die Hornhaut zirka einen Viertel der Stabilität und der Lappen wächst nicht mehr so gut an, wie präoperativ, stellt also bei Verletzungen immer ein Restrisiko für Ablösung dar. Ausserdem leiden die Patienten viel länger an trockenen Augen und die Augendruckmessung im späteren Leben ist deutlich verfälscht. Letzteres ist zwar auch bei Oberflächenlaserbehandlungen ein Problem, aber weniger ausgeprägt. Die maximal behandelbare Kurzsichtigkeit ist mit der Lasik kleiner als bei der Oberflächenbehandlung, da die Hornhautstabilität bereits durch den Schnitt deutlich leidet.
SMILE ist eine neuere Methode, welche Vorteile der OberflƤchenbehandlung und der Lasik aufweist. So sollen die biomechanische StabilitƤt besser sein und weniger Siccaprobleme auftreten. Die Chirurgie an sich ist aber schwieriger und komplizierter und damit auch stƶranfƤlliger. Nachkorrekturen sind problematischer als bei der Lasik und OberflƤchenbehandlungen.

Resultate:

Wie viele Dioptrien mit welcher Methode behandelt werden können hängt von vielen Faktoren ab. Mit der Lasik ist die maximal mögliche Korrektur, wie bereits erwähnt, kleiner. Meistens kann man nicht mehr als 6 Dioptrien behandeln. Bei Trans-PRK oder C-Ten können im Extremfall Kurzsichtigkeiten über 10 Dioptrie behandelt werden. SMILE liegt dazwischen.
Grundsätzlich gilt: je dünner die Hornhaut und je grösser die Pupille in schlechten Lichtverhältnissen ist, desto kleiner wird die maximal mögliche Korrektur. Der Grund dafür liegt darin, dass nur Lichtstrahlen auf die Netzhaut einfallen sollten, die durch behandelte Corneaoberfläche gebrochen werden. Ist dies nicht erfüllt, entstehen in schlechten Lichtverhältnissen optische Störphänomene. Die optische Zone des Abtragungsprofils muss diesem Umstand Rechnung tragen und entsprechend angepasst werden. Nur wenige Lasersysteme haben ein Programm dazu die Pupillenmotorik exakt zu dokumentieren und die optische Zone entsprechend anzupassen.
Die Resultate der Excimer Laserbehandlung sind sehr zielgenau und über Jahre hinweg stabil. Wenn man sich an die Vorgaben in der Literatur hält sind kaum Langzeitprobleme bekannt. Man sollte allerdings die Hornhauttopographie genau studieren, damit keine Auffälligkeiten übersehen werden. Eine nicht ganz seltene Konstellation ist ein abortiver Keratoconus, den man in der Topographie meist erkennen kann. Hier muss unbedingt von jeder Laserbehandlung abgesehen werden.
Trotzdem sind die Resultate nie 100% genau, denn das Gewebe regeneriert und diese Heilung kann Restkorrekturen zur Folge haben. Je nach Studie müssen 2-10% der Patienten noch eine Restkorrektur nachbehandeln. Bei Patienten über 45 Jahren muss daran gedacht werden, dass diese nach einer Laserbehandlung auf beidseits Normalsichtigkeit eine Lesebrille benötigen. Es empfiehlt sich daher in diesen Situation ein Auge leicht in der Myopie zu belassen. Man nennt dies Monovision. Dies verbessert die Zufriedenheit häufig, da weiterhin noch eine gewisse Zeit ohne Sehhilfe gelesen werden kann.

Dr. med. Urs Thomann

Augenzentrum Willisau-Huttwil
Ettiswilerstrasse 12/14
6130 Willisau

u.thomann@gmx.ch

Der Autor hat keine Interessenskonflikte im Zusammenhang mit diesem Beitrag deklariert.

  • Myopie ist mittels Excimerlaser sehr gut behandelbar. Je nach Ausmessungen des Auges sind Korrekturen über 10 Dioptrien mƶglich. Die Resultate sind stabil, das Restrisiko für gravierende Komplikationen ist minim.
  • Man unterscheidet OberflƤchenbehandlungen und Behandlungen in der Tiefe, bei denen zuerst ein Lappen geschnitten werden muss. Die neueste Technik ist SMILE, bei dem in der Hornhaut ein Scheibchen mittels eines Femtolasers heraus-geschnitten wird, welches durch eine kleine Ɩffnung entfernt werden kann.
  • Die Excimer Laserbehandlungen sollten am besten nur bei Myopie angewendet werden, da hier die besten Resultate erreicht werden. SMILE kƶnnte sich auch im unteren Hyperopiebereich etablieren. Die Studien dazu laufen noch.

33. Jahrestagung für Phytotherapie

Die 33. Schweizerische Jahrestagung für Phytotherapie vom 22.11.18 in Baden wurde von der Schweizerischen Medizinischen Gesellschaft für Phytotherapie (SMGP) in Zusammenarbeit mit der Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften (ZHAW) WƤdenswil, dem Institut für komplementƤre und integrative Medizin des UniversitƤtsSpitals Zürich sowie dem Forschungsinstitut für Biologischen Landbau FibL in Frick durchgeführt. Die grosse Beteiligung von interessierten Ƅrzten, TierƤrzten, Apothekern und weiteren Fachpersonen aus In- und Ausland (total etwa 420 Teilnehmende) zeigten es deutlich: Die Phytotherapie hat in der Human- und VeterinƤrmedizin einen hohen komplementƤren Stellenwert, und dies ist auch durch wissenschaftliche Studien belegt.

Die zahlreichen prämierten Zertifikats-Arbeiten für die Erlangung des Fähigkeitsausweises für Phytotherapie beweisen den hohen Anspruch an die kompetente Anwendung dieser Therapieform.
Die Tagung stand unter dem Motto «Ätherische Ɩle und ihr therapeutisches PotentialĀ» und war deshalb vor allem der oftmals belƤchelten Aromatherapie gewidmet. Natürlich fanden die Besucher in der begleitenden Ausstellung ein sehr grosses Angebot an Substanzen in verschiedenster galenischer Form und Anwendungshilfen.
Der erste Hauptvortrag von Prof. Dr. mult. H. Hatt (Bochum) wies schon im Titel Ā«Das Potential der Aromatherapie – Riechrezeptoren nicht nur in der NaseĀ» darauf hin: die Riechrezeptoren wirken nicht nur in der Nase, und das Potential der Aromatherapie ist offenbar viel grƶsser als vom Laien angenommen. Im hochwissenschaftlichen und doch praxisnahen Referat konnte man erfahren, dass der Mensch ca. 350 verschiedene Riechrezeptor-Proteine besitzt, und zwar in jeder Kƶrperzelle; ca. 10% davon sind schon genau aufgeschlüsselt und kƶnnen entweder potenziert oder blockiert werden, was therapeutisch und bald auch diagnostisch immer mehr genutzt wird. Diese extranasalen olfaktorischen Rezeptoren finden sich auch in grƶsserer Menge in vielen Tumorzellen (so Blasen-, Mamma- und Prostata-Karzinom). Interessanterweise nimmt der Ā«chemische SinnĀ» mit zunehmendem Alter deutlich ab.
Der zweite Referent, Prof. Dr. M. Melzig (Berlin) betonte unter dem Motto Ā«Zusammen geht es besserĀ» überzeugend die Bedeutung der Ƅtherischen Ɩle und anderer pflanzlicher Naturstoffe (allein und kombiniert mit Antibiotika) in der antimikrobiellen Therapie und in der Desinfektion, ganz besonders im Hinblick auf das stets wachsende Resistenzproblem. Die additive und synergistische Wirkung von Ƅtherischen Ɩlen gegen bakterielle und auch pilzverursachte Biofilmbildung ist erwiesen; eine Resistenzbildung wurde nicht gefunden, die Bioverfügbarkeit ist sogar in Kƶrperhƶhlen nachweisbar und eine Negativwirkung auf das Mikrobiom des Darmes besteht nicht. Allergische Reaktionen kommen nur bei sehr hoher Konzentration vor. Die therapeutische Dosierung liegt aber bei einer Konzentration von 0,5–3%.
Die Fachärztin für Labor- und Zytodiagnostik, Dr. med. univ. G. Dorfinger (Wien) verstand es, die mikrobiologische Diagnostik mittels Aromatogramm und Reihenverdünnungstest (beide mit Vor- und Nachteilen) auch für die Testung von Naturstoffen plausibel darzulegen und dies mit instruktiven Fällen aus der Urologie («therapieresistente» rezidivierende Harnwegsinfekte) zu dokumentieren.
In der ersten Nachmittags-PrƤsentation wurde von Frau R. Rudolf von Rohr (Psychiatrische Kliniken Basel UPK) as Augenmerk vor allem auf die Ƅtherischen Ɩle in der Psychiatrie gelegt. Die Referentin hat die Aromatherapie bereits 1996 in den UPK eingeführt und seither mit Erfolg weiterentwickelt. Duftstoffe unterstützen die Patienten im Umgang mit den Folgen psychiatrischer Erkrankungen. Die Indikation und Auswahl der Ƅtherischen Ɩle muss individuell erfolgen.
Prof. Dr. R. Saller (SMGP Zürich) eferierte in einem sehr engagierten Vortrag über die Anwendung der Ƅtherischen Ɩle in der Schmerzbehandlung. Viele davon wƤren mƶglich, aber nur wenige werden hƤufig gebraucht (so vor allem das Rosen-, Lavendel- und das Ā«WildkrƤuterĀ»-Ɩl). Eine speziell gute Wirkung (z. B. bei Spannungs-Kopfschmerzen, mehr als bei MigrƤne) haben sie bei der Applikation auf den myofaszialen Triggerpunkten. Sie bewƤhren sich zudem als Koanalgetika, um den Teufelskreis von chronischen Schmerzen und seinen Folgen zu durchbrechen (olfaktorisch bedingte Beruhigung, Angstlinderung, Entspannung).
Später lobte Prof. Dr. Ch. Schempp (Freiburg i.Br.) das Potential des Korianderöls als natürliches Antiseptikum und damit breit angewendetes Mittel in der Dermatologie (muss als 1%-Zusatz in Unguentum leniens rezeptiert werden).
Dr. med. Ch. Imboden, EMBA (Münchenbuchsee) propagierte Lavendelöl (Lasea®, Dosis 80 mg/die, ev. 160 mg) als wirksame Therapie bei generalisierter Angststörung und gehäuften Panikattacken. Der Wirkungseintritt ist nicht vor 4 Wochen zu erwarten, kann dann aber verblüffend sein. Sowohl Korianderöl als auch Lavendelöl sind sehr gut verträglich und zeigen keine Interaktionen und auch kein Suchtpotential.
Schliesslich stellte die Apothekerin K. Fotinos-Graf (Bern) ihr Referat unter den humoristischen Titel Ā«Schmieren und Salben hilft allenthalben āˆ’ oder doch nicht?Ā» und sprach dabei über die mannigfaltigen Applikationsformen der Ƅtherischen Ɩle. Das Referat richtete sich vorab an die Apotheker, gab aber auch interessierten Ƅrzten wertvolle Hinweise. Je nach Pathologie kommen unterschiedliche Wirkstoffe und galenische Formen zum Einsatz.
Die Diskussionen nach jeder Präsentation und die Zusammenfassung am Schluss ergab eine sehr positive Bilanz der Tagung. Auch ein kritischer Teilnehmer musste zugeben: Allfällige Vorbehalte und Zweifel gegen die Phytotherapie müssen hinterfragt werden. Ihre Wirksamkeit bei richtiger Indikation und korrekter Anwendung scheint erwiesen und wird auch wissenschaftlich unterstützt. Die gut organisierte Tagung, die interessanten Vorträge und Diskussionsbeiträge liessen es erkennen: der Wert dieser komplementären Therapieformen ist unbestritten.

Dr. med. Hans-Ulrich Kull

Küsnacht

Aktuelle Diagnostik und Behandlung von Varizen

Insuffiziente, auch geradlinig verlaufende tubulƤre Venen mit einem Durchmesser von > 3 mm werden als Varizen bezeichnet. Dieser Artikel beschreibt das Krankheitsbild unter besonderer Berücksichtigung von Diagnostik und Therapie.

Varikose wurde als Begriff erstmals von Arnoldi im Jahre 1957 definiert als Ā«jegliche dilatierte, geschlƤngelte und elongierte subkutane Vene der unteren ExtremitƤtenĀ». Die Definition wurde im Rahmen der CEAP Klassifikation (Clinic Etiology Anatomy Pathophysiology) weiterentwickelt, indem nun auch geradlinig verlaufende tubulƤre Venen mit einem Durchmesser von > 3 mm als Varizen gelten. Neu ist auch, dass die Varizen insuffizient sein müssen (siehe Diagnostik). In Tabelle 1 sind die verschiedenen Varizenformen zusammengefasst. Unterschieden wird zwischen der leichteren Form mit Besenreiser- und retikulƤren Varizen (Abb. 1) und der schwereren Form (der eigentlichen Krankheit) mit Befall der Stammvenen (V.saphena magna und V.saphena parva) (Abb. 2).

Epidemiologie

Die Varikose ist ein in der westlichen Zivilisation sehr verbreitetes Leiden, in der Literatur findet man je nach Land und Definition der Varikose PrƤvalenzen zwischen 10 und 50% (1, 2) (Tab. 2). Frauen sind je nach Literaturangabe gleich hƤufig wie MƤnner (Basler, Edinburgh Studie) oder etwas hƤufiger betroffen. Die HƤufigkeit der Erkrankung nimmt mit dem Alter zu.

Klinik und Klassifikation

Die Beschwerden der Patienten sind wenig spezifisch, mit Ausnahme des Pruritus (siehe auch Tab. 3 (3)). Frauen klagen hƤufiger über Beinbeschwerden als MƤnner. Die klinisch fassbaren Folgeerscheinungen werden als venƶse Insuffizienz bezeichnet. Die CEAP Klassifikation zieht die Beschwerden der Patienten ebenso wie die objektiven Befunde, die Ƅtiologie, die Lokalisation und die Pathophysiologie in die Beurteilung mit ein (C = Clinic, E = Etiology, A = Anatomy, P = Pathophysiology). Die venƶse Insuffizienz wird so umfassender und genauer definiert, was Quervergleiche zwischen verschiedenen Studien erlaubt (4). Die CEAP Klassifikation ist für den tƤglichen klinischen Gebrauch in vereinfachter Weise anwendbar, indem nur die C 1–6 Einteilung (Tab. 4) (5) angegeben wird.

Anatomie

Die oberflƤchlichen Venen werden in Stammvenen (V. saphena magna, V. saphena parva) und Astvenen (V. saphena accessoria anterior und posterior am Oberschenkel, V. arcuata anterior und posterior am Unterschenkel) eingeteilt. Multiple Perforansvenen verbinden die oberflƤchlichen Venen mit den tiefen Beinvenen. Wichtig ist festzuhalten, dass die V. saphena magna am Oberschenkel meist intrafaszial verlƤuft und dadurch hƤufig nicht sichtbar oder palpierbar ist. Die neueste heute angewandte Nomenklatur der Venen wird in der Publikation von Caggiati et al zusammengefasst (6).

Pathogenese

Pathophysiologisch erklƤrt man sich die Entstehung der Varikose als Folge des erhƶhten hydrostatischen Drucks, welcher durch die stillstehende BlutsƤule bei nicht optimal schliessenden Klappen oder bei zu dehnbaren VenenwƤnden zustande kommt. Der unter anderem für den herzwƤrts gerichteten Rücktransport des Venenblutes zustƤndige Klappenapparat wird überlastet, zusƤtzliche Transportmechanismen wie die Wadenmuskelpumpe und die thoraco-abdominale Saug-Druckpumpe genügen nicht mehr, um den vollstƤndigen kardialen Rücktransport des Venenblutes zu gewƤhrleisten. Die erste Folgeerscheinung ist das bei Stehbelastung auftretende perimalleolƤre Ɩdem. Im weiteren Verlauf kommt es zum Austritt von Erythrocyten, was zur Bildung von Pigment, also zu Zeichen der chronisch venƶsen Insuffizienz Klasse C4 nach CEAP führt (Abb. 3). Die nutritive Versorgung der am stƤrksten belasteten Region, medial perimalleolƤr, ist vermindert. Bereits kleinste Verletzungen kƶnnen dann zu hartnƤckigen schlecht heilenden Ulzera führen (Chronisch venƶse Insuffizienz C6, Abb. 4).

Aktuelle Diagnostik der Varikose

Mit der Duplexsonographie haben wir eine treffsichere (7) und nicht invasive Methode zur Hand, welche uns zusätzlich zur Lokalisation des Befundes auch Auskunft über die funktionelle Bedeutung der einzelnen Venensegmente gibt.
Die duplexsonographische AbklƤrung der Varikose ersetzt, falls vom entsprechend Ausgebildeten durchgeführt, die prƤoperative Phlebographie. Die funktionelle Prüfung der Klappenfunktion mit Bestimmung des venƶsen Refluxes ist ein wichtiger Parameter für die Operationsplanung. GrundsƤtzlich muss jeder Venenpatient im Stehen untersucht werden. Es stehen uns zwei Messmethoden zur Bestimmung des venƶsen Refluxes zur Verfügung: die Valsalva- und die Kompressionsmethode. Mittels Valsalva Pressmanƶver werden die proximalen Venenklappen (Krosse, V. saphena magna, V. femoralis communis, V. femoralis superficialis) getestet. Der Patient blƤst in ein eigens dafür konstruiertes, mit einem Manometer versehenes, geschlossenes Rohr (Abb. 5).
Bei Klappeninsuffizienz fliesst das Blut wƤhrend des Valsalvamanƶvers retrograd weiter und kann duplexsonographisch im Dopplerspektrum erfasst werden (siehe Abbildung 5c) (8)). Die distalen Beinvenen werden mit der Kompressionsmethode geprüft. Distal der zu untersuchenden Klappe wird die Vene für einige Sekunden mittels Manschette oder von einer Zweitperson manuell komprimiert. Nach Druckentlastung wird das zurückfliessende Blutvolumen erfasst und die Refluxzeit gemessen. Der allgemein anerkannte Normwert betrƤgt 0.5 s (9). Die Stammveneninsuffizienz wird nach Hach eingeteilt, in der V.saphena magna in Hach Stadium I–IV und in der V.saphena parva in Hach Stadien I–III (Abb. 6). Die Diagnostik der Perforansvenen ist schwieriger und erfordert Übung. Die Refluxbestimmung hilft uns dort wenig, da der Reflux oft nicht adƤquat induzierbar ist (Kniekehlenbereich, Oberschenkel). In der Literatur finden wir Angaben über die Durchmesser bei Fasziendurchtritt, ein Wert von > 3.5 mm wird als pathologisch erachtet (10).

Aktuelle Therapie der Varikose

Die konservative Therapie mit konsequent getragenen Kompressionstrümpfen entspricht einer symptomatischen Therapie, behandelt aber nicht die Ursache der venösen Insuffizienz. Aktuell wird mit der Indikation «venöse Insuffizienz» sowie bei hervorstehenden Varizen, welche bluten könnten, eine interventionelle Therapie empfohlen. Die Indikation «oberflächliche Venenthrombose» wird ebenfalls häufig als Interventionsgrund angegeben, die operative Varizenentfernung verhindert aber leider Rezidivthrombosen nicht. Heutzutage werden die neuen endovenösen thermischen Verfahren wie Laser- und Radiofrequenzablation (11) kombiniert mit Phlebeketomie oder Sklerotherapie mit oder ohne Schaumverödung. Die operative Therapie wird in ausgewählten Fällen z.Bsp. bei aneurysmatisch erweiterter Krosse durchgeführt. Bezüglich spezifischer Lebensqualität nach Varizentherapie konnte bei einem 6-monatigen Follow-up im Rahmen einer randomisierten kontrollierten Studie kein Unterschied zwischen den operativen und endovenösen Methoden gefunden wertden, die Resultate nach Sklerotherapie waren etwas schlechter. Komplikationen wurden in der Gruppe mit Sklerotherapie in 6%, in der Gruppe nach Operation in 7% und nach Laserintervention signifikant weniger häufig mit 1% (12) festgestellt. Eine Metaanlayse zeigte nach 3 Jahren für die einzelnen Therapieformen folgende Erfolgsraten: Krossektomie, Stripping 78%, Schaumsklerotherapie 77%, Radiofrequenzablation 84% und Lasertherapie 94%, wobei für die Lasertherapie lediglich eine Zwei-Jahres-Follow-up Phase beurteilt wurde (13).
Leider muss trotz gut durchgeführter Diagnostik und adäquater operativer Technik mit Rezidiven gerechnet werden. Auch die neueren Verfahren werden mit einem längeren Follow-up höhere Rezidivraten zeigen. Nach der operativen Therapie kennen wir die hohen Rezididvraten an der Krosse, nach 6 Jahren beträgt diese 23% (14).

Prof. Dr. med. Christina Jeanneret-Gris

Angiologie
Med.UniversitƤtsklinik KSBL
4101 Bruderholz

christina.jeanneret@ksbl.ch

Die Autorin hat in Zusammenhang mit diesem Artikel keine Interessenskonflikte deklariert.

  • Die venƶse Insuffizienz soll mit der CEAP Klassifikation auch bezüglich Venenfunktion und Pathophysiologie eingeteilt werden. In vereinfachter Form ist sie auch im Klinikalltag anzuwenden.
  • Die Diagnostik der Varikose wird āˆ’ falls eine Operationsindikation besteht āˆ’ mittels Duplexsonographie durchgeführt.
  • Die Therapie der Wahl bei Stamm- und Astvarikose mit Symptomen oder Komplikationen ist die endovenƶse thermische Ablation, alternativ kann eine Schaum-Sklerotherapie oder in ausgewƤhlten FƤllen eine Krossektomie und Strippingoperation erfolgen.
  • Rezidive kommen leider bei allen Therapieformen vor.
  • Die Kompressionstherapie kann Rezidivvarizen nicht verhindern, wird jedoch bei Ulkustherapie und Behandlung von Ɩdemen angewandt.

Literatur
1. Widmer L. Venenkrankheiten, HƤufigkeiten und sozialmedizinische Bedeutung: Basler Studie III. Bern: Huber; 1982.
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3. Evans C, Fowkes F, Hajivassiliou C, Harper D, Ruckley C. Epidemiology of varicose veins. A review. Int Angiol 1994;13:263-70.
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8. Jeanneret C, Aschwanden M, Labs K, JƤger K. Assessment of venous reflux with duplexultrasound. In: Hafner J, ed. Current Problems in Dermatology: Karger; 1999.
9. Van Bemmelen P, Bedford G, Beach K, Strandness D. Quantitative segmental evaluation of venous valvular reflux with duplex ultrasound scanning. J Vasc Surg 1989;10:425-31.
10. Hanrahan L, Araki C, Fisher J, et al. Evaluation of the perforating veins of the lower extremity using high resolution duplex imaging. J Cardiovasc Surg 1990;32:87-97.
11. Chandler J, Pichot O, Sessa C, Schuller-Petrovic S, Osse F, JJ. B. Defining the role of extended saphenofemoral junction ligation: a prospective comparative study. J Vasc Surg 2000;32:941-53.
12. Brittenden J, Cotton S, Elders A, et al. A Randomized Trial Comparing Treatments for Varicose Veins. N Engl J Med 2014;317:1218-27.
13. Van den Bos R, Arends L, Kockaert M, Neumann M, Nijsten T. Endovenous therapies of lower extremity varicosities: A meta-analysis. J Vasc Surg 2009;49:230-9.
14. Jeanneret C, Fischer R, Chandler J, Galeazzi R, JƤger K. Great Saphenous Vein Stripping with Liberal Use of Subfascial Endoscopic Perforator Vein Surgery (SEPS). Ann Vasc Surg 2003;17:539-49.

Nebenwirkungen von somatischen Medikamenten auf die Psyche

Psychiatrische Symptome können als Nebenwirkungen von Medikamenten auftreten, welche zur Behandlung somatischer Erkrankungen eingesetzt werden; sie bringen teils erhebliche Beeinträchtigungen und Folgen für die Patienten und deren Behandlung mit sich. Dieser Artikel beleuchtet, wie psychiatrische Nebenwirkungen unter somatischer pharmakologischer Therapie auftreten können, wie sie zu diagnostizieren sind und wie hiermit therapeutisch umgegangen werden sollte.

Psychiatrische Symptome können als Nebenwirkungen von Medikamenten auftreten, welche zur Behandlung somatischer Erkrankungen eingesetzt werden. Diese sind klinisch kaum zu unterscheiden von psychiatrischen Symptomen als Ausdruck von psychiatrischen Erkrankungen im engeren Sinne und stellen eine grosse diagnostische und therapeutische Herausforderung für den Behandler dar.
Zahlreiche Veröffentlichungen befassen sich mit dem «umgekehrten» Fall, dem Nebenwirkungsmanagement von somatischen Nebenwirkungen unter psychopharmakologischer Therapie; beispielsweise dem erhöhten Risiko von Gewichtszunahme unter Neuroleptika oder der QTc-Zeit-Verlängerung unter zahlreichen Psychopharmaka (1).
Wie psychiatrische Nebenwirkungen unter somatischer pharmakologischer Therapie auftreten, wie sie zu diagnostizieren sind und wie therapeutisch hiermit umgegangen werden soll, ist jedoch ein in der Literatur eher vernachlƤssigtes Thema.

Folgen von psychiatrischen Nebenwirkungen somatischer Medikamente

Das Auftreten psychiatrischer Nebenwirkungen von primär nicht-psychotropen Medikamenten kann bedeutsame schädliche Folgen haben: Zunächst einmal können diese erhebliches Leid für den Patienten verursachen. Das Auftreten von psychiatrischen Nebenwirkungen erhöht zudem das Risiko für Morbidität und Mortalität (2). In ausgeprägten Fällen können auch Selbst- oder Fremdgefährdung resultieren, wenn beispielsweise Suizidalität aus einem depressiven Syndrom oder eine reduzierte Impulskontrolle als Nebenwirkung auftreten. Darüber hinaus sind psychiatrische Symptome langfristig korreliert mit reduzierter Therapieadhärenz (3). Versorgungsrelevant ist zudem, dass stationäre Patienten mit relevanten psychiatrischen Nebenwirkungen länger hospitalisiert sind und ambulante Patienten mit psychiatrischen Nebenwirkungen häufiger das Gesundheitssystem in Anspruch nehmen (4).

Praktische Herausforderung: Wie identifiziert man psychiatrische Nebenwirkungen?

Das Identifizieren von psychiatrischen Nebenwirkungen stellt in der Praxis eine grosse Herausforderung für den Arzt dar: Klinisch zeigt sich nämlich eine sehr heterogene Gruppe von Symptomen, welche von affektiver Symptomatik mit einem depressiven oder manischen Syndrom bis zu kognitiver Beeinträchtigung oder Agitation reichen können.
Die psychiatrischen Nebenwirkungen sind aus den klinischen Zulassungsstudien der Medikamente zudem oft nicht ableitbar, da sie insgesamt seltene Ereignisse darstellen, sich oft erst in der lƤngeren Anwendung zeigen und zudem noch methodologisch schwer zu erfassen sind. Meist werden sie erst nach der Zulassung in der klinischen Anwendung identifiziert (5).

Wie etabliert man den kausalen Zusammenhang zwischen psychiatrischer Symptomatik und dem potenziellen pharmakologischen Agens?

Es stellt sich das Problem, dass das Etablieren eines Zusammenhangs zwischen der psychiatrischen Symptomatik und der Medikamentengabe herausfordernd und komplex ist. Wenn ein Patient, welcher medikamentös für ein metabolisches Syndrom mit drei verschiedenen Medikamenten behandelt wird, klinisch depressive Symptome entwickelt, sind mehrere Zusammenhänge denkbar: z.B. könnte es sich um ein rein zufälliges gemeinsames Auftreten von depressiven Symptomen und der Grunderkrankung und deren Therapie handeln. Es könnte sein, dass sich ein zunächst nicht klinisch entdecktes, «unterschwellig» vorhandenes depressives Syndrom unter der Therapie verstärkt hat. Es ist weiterhin denkbar, dass eine neue somatische Erkrankung aufgetreten ist, welche die psychiatrischen Symptome bedingt, zum Beispiel eine Hypothyreose. Oder aber es besteht ein kausaler Zusammenhang zwischen der pharmakologischen Therapie und der depressiven Symptomatik.
Ein kausaler Zusammenhang zwischen einer somatischen pharmakologischen Therapie und psychiatrischen Nebenwirkungen ist sehr wahrscheinlich (6), wenn:

  • es einen zeitlichen Zusammenhang zwischen der Medikamenteneinnahme und dem Auftreten des psychiatrischen Symptoms gibt.
  • es bereits Evidenz zum Zusammenhang zwischen dem angewandten Medikament und dem psychiatrischen Symptom gibt.
  • es keine / wenig alternative ErklƤrungen für das Auftreten der psychiatrischen Symptome gibt.
  • die psychiatrischen Symptome nach Absetzen des Medikamentes deutlich rücklƤufig sind (die sogenannte Ā«DechallengeĀ»).
  • die psychiatrischen Symptome nach Wiederansetzen erneut auftreten (die sogenannte Ā«RechallengeĀ»).

Wie verursachen Medikamente psychiatrische und behaviorale Symptome?

Zum VerstƤndnis dieser ZusammenhƤnge ist es bedeutsam, wie primƤr nicht-psychotrope Medikamente psychiatrische Nebenwirkungen verursachen. Wie bei allen Nebenwirkungen kann man hierbei pharmakologisch zwischen pharmakodynamischen und pharmakokinetischen Mechanismen unterscheiden:

Pharmakodynamische Mechanismen: Pharmakotherapeutika zur Behandlung somatischer Erkrankungen können ZNS-gängig sein und Neurotransmittersysteme direkt beeinflussen (7). Ein gutes Beispiel hierfür sind dopaminerge Substanzen wie Levodopa, welche in der Behandlung vom Morbus Parkinson eingesetzt werden. Analog der Dopamin-Hypothese der Schizophrenie können Medikamente, welche dopaminerg wirken, zu produktiv-psychotischen Symptomen wie Halluzinationen oder Wahnerleben führen, während die antagonistische Wirkung an Dopaminrezeptoren ein wichtiger Wirkmechanismus bei Antipsychotika darstellt. Etwas komplexer ist der Mechanismus bei der Interferon-Therapie, wo psychiatrische Nebenwirkungen über zentrale proinflammatorische Zytokine vermittelt werden.

– Pharmakokinetische Mechanismen sind dann relevant, wenn die psychiatrische Nebenwirkung einer Dosis-Wirkungs-Beziehung folgt. Eine reduzierte Medikamenten-Clearance, verursacht durch eingeschrƤnkte Organfunktionen wie eine hepatische Insuffizienz, einen Enzym-Polymorphismus im hepatischen CYP-Enzymsystem oder Medikamenten-Interaktionen, ist hierbei der bedeutendste Mechanismus (7). Mefloquin beispielsweise führt im Dosisbereich der prophylaktischen Anwendung nur sehr selten zu psychiatrischen Nebenwirkungen. Wird dieses nun aber kombiniert mit einem CYP3A4-Inhibitor wie einem Makrolid, kann es aufgrund der reduzierten Mefloquin-Clearance zu einem Dosisanstieg und konsekutiv zu erheblichen neuro-psychiatrischen Nebenwirkungen kommen.

Risikofaktoren

Die Wahrscheinlichkeit, dass psychiatrische Nebenwirkungen auftauchen, hängt wesentlich auch von der Vulnerabilität der Patienten ab. Die Risikofaktoren für das Auftreten psychiatrischer Nebenwirkungen lassen sich in therapiebezogene und patientenbezogene Risikofaktoren unterteilen (7):
– Therapiebezogene Risikofaktoren:
• Polypharmazie
• hohe Medikamentendosen
• Applikationsform (beispielsweise intravenƶs oder subkutan)
• schnelle Medikamentengabe (beispielsweise intravenƶs)
• niedriger therapeutischer Index der Wirksubstanz

– Patientenbezogene Risikofaktoren:
• Psychische Erkrankung (aktuell oder in der Vorgeschichte)
• Schlechte Stoffwechsellage (beispielsweise Kachexie)
• Erhƶhte PermeabilitƤt der Blut-Hirn-Schranke (beispielsweise bei Meningitis)
• Sehr junge oder sehr alte Patienten
• Postpartale Patientinnen
• Stressvolle Umgebung (beispielsweise auf der Intensivstation)

Hieraus wird auch ersichtlich, dass es unveränderliche und modifizierbare Risikofaktoren gibt, was für das klinische Management eine bedeutsame Rolle spielt.

Kortikosteroide als Beispiel für Medikamente mit psychiatrischen Nebenwirkungen

Kortikosteroide sind die in der klinischen Praxis am häufigsten eingesetzten Immunmodulatoren, welche bei zahlreichen Indikationen Anwendung finden. Sie sind ein eindrückliches Beispiel dafür, wie vielfältig psychiatrische Nebenwirkungen sein können: Diese reichen von Angstsymptomen, Insomnie, emotionaler Labilität, Reizbarkeit und kognitiver Beeinträchtigung bis hin zu schweren affektiven Syndromen wie Depression oder Manie, psychotischen Symptomen und reversiblen dementiellen Syndromen (8). Transiente und mildere psychiatrische Nebenwirkungen treten bei 13-62 Prozent der behandelten Patienten auf, schwere psychiatrische Nebenwirkungen bei ca. 5-10 Prozent (9) Die psychiatrischen Nebenwirkungen treten meist relativ rasch nach Kortikosteroidgabe auf und folgen einer Dosis-Nebenwirkungskurve: je höher die applizierte Dosis, desto wahrscheinlicher das Auftreten psychiatrischer Nebenwirkungen. Bei akuter Anwendung treten insbesondere Manien häufig auf, während bei langfristiger Anwendung häufiger Depressionen auftreten. Interessanterweise ist das Auftreten psychiatrischer Nebenwirkungen unter Kortikosteroidtherapie nicht assoziiert mit psychiatrischen Vorerkrankungen (10).

Diagnostisches und therapeutisches Vorgehen

Zusammenfassend sind folgende Prinzipien für das Management bei psychiatrischen Nebenwirkungen zu empfehlen (adaptiert und ergänzt gemäss 4)
– Dem Eruieren des Zusammenhangs zwischen psychiatrischem Symptom und der auslƶsenden Medikation kommt eine wichtige Bedeutung zu.
– Das Erheben einer gründlichen psychiatrischen und somatischen Anamnese zum Erfassen von Risikofaktoren für das Auftreten von psychiatrischen Nebenwirkungen ist essentiell, um vulnerable Patienten frühzeitig zu identifizieren. Beeinflussbare Risikofaktoren sollten kontrolliert und, wenn mƶglich, reduziert werden.
– Um pharmakokinetische Interaktionen zu identifizieren, welche das Auftreten von psychiatrischen Nebenwirkungen bedingen, ist es hilfreich und empfehlenswert, einen Medikamenten-Interaktionscheck durchzuführen. Hierbei kƶnnen Datenbanken wie die Open Drug Database (ch.ODDB.org) oder MediQ (www.mediq.ch) hilfreich sein.
– PrimƤr sollte die Pharmakotherapie der somatischen Grunderkrankung optimiert und Ā«wenn mƶglich reduziertĀ» werden, bevor weitreichendere Massnahmen wie eine psychopharmakologische Therapie der Symptome in Betracht gezogen werden.
– Der Wechsel oder das Absetzen des auslƶsenden Medikamentes sollte erst nach sorgfƤltiger Risiko-Nutzen-AbwƤgung erfolgen.
– Der Einsatz von Psychopharmaka zur Behandlung der Nebenwirkungen sollte kritisch geprüft werden und stellt nicht das therapeutische Vorgehen der Wahl dar.
– Patienten und gegebenenfalls deren Angehƶrige sollten über die Mƶglichkeit des Auftretens von psychiatrischen Nebenwirkungen und allfƤllig über die Ƅtiologie der psychiatrischen Symptomatik und das geplante therapeutische Vorgehen aufgeklƤrt werden, um die TherapieadhƤrenz zu stƤrken.
– Eine enge Zusammenarbeit zwischen Grundversorger und Psychiater ist vor dem Hintergrund der KomplexitƤt der Problematik sinnvoll. Im klinischen Setting ist das niederschwellige Hinzuziehen eines Konsiliar- und Liaisonpsychiaters empfehlenswert.

dipl. Arzt Oliver Matthes

Klinik für Konsiliarpsychiatrie und Psychosomatik
Culmannstrasse 8
8091 Zürich

oliver.matthes@usz.ch

Dr. med. Sebastian Euler

Klinik für Konsiliarpsychiatrie und Psychosomatik
Culmannstrasse 8
8091 Zürich

Die Autoren haben keine Interessenskonflikte in Zusammenhang mit diesem Beitrag.

  • Einige in der somatischen Medizin eingesetzte Medikamente führen zu psychiatrischen Nebenwirkungen, die erhebliche BeeintrƤchtigungen und Folgen für den Patienten und dessen Behandlung mit sich bringen kƶnnen. Der frühen Erkennung dieser Nebenwirkungen kommt daher eine zentrale Bedeutung zu.
  • Die Kenntnis der Risikofaktoren für das Auftreten psychiatrischer Nebenwirkungen ist entscheidend, um vulnerable Patienten zu identifizieren.
  • Die Herstellung des Zusammenhangs einer psychiatrischen Symptomatik mit einer Medikation im Sinne einer Nebenwirkung ist oft herausfordernd.
  • Die wichtigsten Behandlungsstrategien beim Auftreten von psychiatrischen Nebenwirkungen umfassen vor allem die Modifikation von verƤnderbaren Risikofaktoren sowie die Optimierung der Pharmako-
    therapie. Ein Wechsel oder Absetzen des auslƶsenden Medikamentes oder eine begleitende psychopharmakologische Therapie kƶnnen bei ausgeprƤgten refraktƤren Nebenwirkungen notwendig werden.

Literatur:
1. Vandael E, et al. Risk Factors for QTc-Prolongation: systematic review of the evidence. Int J Clin Pharm 2017, 39: 16-25.
2 Desai AK. Psychotropic side effects of commonly prescribed medications in the elderly. Primary Psychiatry 2004, 11: 27-34.
3 Pachi A, Bratis D, Moussas G, et al. Psychiatric morbidity and other factors affecting treatment adhearence in pulmonary tuberculosis treatment. Tuberculosis Research and Treatment 2013, 2013: 1-37.
4 Gupta A, Chadda RK. Adverse psychiatric effects of non-psychotropic medications. BJ Psych Advances 2016, 22: 325-334.
5 Holvey C, Connolly A, Taylor D. Psychiatric side effects of non-psychiatric drugs. British Journal of Hospital Medicine 2010, 71: 432-6.
6 Turjanski N, Lloyd GG. Psychiatric side effects of medications: recent developments. Advances in Psychiatric Treatment 2005, 11: 58-70.
7 Tango RC. Psychiatry side effects of medications prescribed in internal medicine. Dialogues in Clinical Neuroscience 2003, 5: 155-65.
8 Judd LL, Schettler PJ, Brown ES, et al. Adverse consequences of glucocorticoid medication: psychological, cognitive, and behavioral effects. American Journal of Psychiatry 2014, 171: 1045-51.
9 Warrington TP, Bostwick JM. Psychiatric adverse effects of corticosteroids. Mayo Clinic Proceedings 2006, 81: 1361-7.
10 Kenna H, Poon AW, De Los Angeles CP, et al. Psychiatric complications of treatment with corticosteroids: review with case report. Psychiatry and Clinical Neurosciences 2011, 65: 549-60.

Neurogene Gesichtsschmerzen

Gesichtsschmerzen sind meist auf Traumata oder Infektionen viraler bzw. bakterieller Art zurückzuführen. Häufig sind Reaktivierungen des Herpes simplex Virus mit charakteristischen Haut- bzw. Schleimhautläsionen. Dentale Infektionen sind die typische Ursache von Zahnschmerzen. Sie sind i.d.R. klinisch oder mittels Zahnröntgenbild einfach zu diagnostizieren. Kauabhängige Schmerzen im Bereich der Kiefergelenke sind akuten Lageveränderungen des Diskus artikularis oder Gelenksentzündungen zuzuordnen. Schmerzen der Kaumuskel sind typischerweise  diffus, oft mit Kopfschmerzen assoziiert und treten häufig im Rahmen erhöhter emotionaler Belastungen auf. Selten, aber bei Betagten und Hochbetagten klinisch bedeutsam, kann eine Kauclaudicatio auf eine Riesenzellartriitis hinweisen. Interessanterweise verursachen Entzündungen der Nasennebenhöhlen nur selten Schmerzen, was die meisten Pollenallergiker bestätigen können und was fehlende Korrelationen von Schmerzen mit computertomographischen Befunden bestätigen (12). Diagnostisch knifflig sind letztlich lokalisierte Schmerzen, bei denen eine dentale Schmerzgenese ausgeschlossen oder zumindest unwahrscheinlich ist. In diesen Fällen sollten neurogene Gesichtsschmerzen in die Differenzdiagnose eingeschlossen werden.

Schmerzphysiologische Aspekte

Generell werden intensive mechanische, thermische oder chemische Reize durch spezialisierte Rezeptoren an peripheren Endigungen von myelinfreien oder -armen Nervenfasern (Nozizeptoren) in sog. Rezeptorpotenziale umgewandelt. Thermische Reize werden z.B. von TRP-KanƤlen (transient receptor potential channels) in neurale Signale umkodiert, chemische Reize von ASI-KanƤlen (Acid-sensing ion channels), etc. (3). Die Ionenstrƶme durch diese RezeptorkanƤle resultieren in einer Ƅnderung des neuronalen Ruhepotenzials. Dies wiederum führt zur Aktivierung von membranstƤndigen Na+- KanƤlen. Im Gesichtsbereich erfolgt dies entlang der trigeminalen HauptƤste (N. ophthalmicus V1; N. maxillaris V2; N. mandibularis V3). Je nach Nervenfasertyp verlƤuft die Ā«SignalwelleĀ» unterschiedlich schnell Richtung Hirnstamm, was mit der Verteilung der Na+-KanƤle zu tun hat. Diese sind bei unmyelinisierten Nervenfasern sequentiell (entlang der Nervenmembran) eingelagert, was mit einer relativ langsamen Reizleitung einhergeht. Bei den viel schneller leitenden berührungs- und vibrationsvermittelnden Fasern mit isolierender Myelinschicht sind die Na+- KanƤle an den Ranvierschen Schnürringen konzentriert. Dies hat zur Folge, dass die Reizleitung via Schnürringe Ā«springtĀ» und daher viel schneller erfolgt. Die dicke Myelinscheide trennt demzufolge berührungsvermittelnde Nervenfasern von Nozizeptoren.

Trigeminus-Neuropathie

Die physiologischen Kenntnisse sind Voraussetzung zum Verständnis des unterschiedlichen Empfindungscharakters und zeitlichen Schmerzmusters bei selektiven Myelinschäden (neuralgiformer Schmerz) gegenüber Nervenverletzungen (neuropathischer Schmerz).
Bei peripheren Nervenverletzungen imponieren überwiegend persistierende Schmerzen von brennender Qualität (Abb. 1) (18). Dieser neuropathische Schmerzcharakter ist zumindest teilweise dadurch erklärlich, dass bei fehlerhafter Heilung Neurome entstehen (desorganisierte Aussprossungen von Nervenfasern). Dabei kommt es zu vermehrter Einlagerung von Thermorezeptoren (TRP-Kanäle) in verletzte wie auch benachbarte unverletzte Nervenfasern (10, 19). Das Anhalten der Schmerzen wird durch eine Akkumulation von dysfunktionalen Na+-Kanälen begünstigt und führt zusätzlich zu erhöhter Gewebeempfindlichkeit (Allodynie), häufig auch von benachbarten Regionen (1, 22).

Anhaltenden neuropathischen Mund- und Gesichtsschmerzen geht fast immer ein Trauma voran. GemƤss einer prospektiven klinischen Studie leiden ca. 10% der Personen, die eine Zahnwurzelbehandlung benƶtigten – also einen auf den Zahnnerv beschrƤnkten Eingriff – noch nach 6 Monaten an persistierenden Schmerzen (15). Das zur Zahnabdichtung notwendige Füllmaterial verhindert die normale Nervenregeneration und fƶrdert dadurch die Entstehung von Mikroneuromen (9). Der Schmerzcharakter hat gemƤss den oben beschriebenen molekularen Mechanismen meist einen brennenden Anteil.
Ein Hauptproblem bei anhaltenden Zahn- bzw. Gesichtsschmerzen ist das mangelnde Verständnis dieser Schmerzmechanismen, was Patienten, deren Angehörige und gelegentlich auch Behandelnde zu «Verzweiflungstaten» bewegt. Der unnötige Austausch von Füllmaterialien, weitere Wurzelbehandlungen oder gar Zahnextraktionen ziehen aber letztlich nur zusätzlichen biologischen, emotionalen und finanziellen Schaden nach sich. Zentral für die Therapie ist vielmehr das empathische aufklärende Gespräch mit der Information, dass operative Eingriffe an Zähnen, Kiefer und Gesicht die persistierenden Schmerzen nicht lindern können, sondern dass im Gegenteil ein Risiko zur Verstärkung besteht. Zur systematischen Befragung der somatischen Symptomatik und psychologischen Belastung sind web-basierte Instrumente entwickelt worden (Zugang auf Anfrage beim korrespondierenden Autor erhältlich) (7). Auch wenn keine psychische Störung mit Krankheitswert vorliegt, sollte je nach Ausmass des Leidensdrucks von Anfang an die Wichtigkeit einer unterstützenden schmerzpsychologischen Begleitung angesprochen werden.
Die Pharmakotherapie bei anhaltenden Gesichtsschmerzen orientiert sich an den Empfehlungen für andere neuropathische Schmerzen (8). Bei intraoralen Schmerzen im dento-alveolaren Bereich bietet sich eine lokale Therapie mittels MedikamententrƤgern in Form weicher Zahnschienen mit Deckung der Schleimhaut an (2). Mit der Kombination von Amitriptylin und Ketamin in Gelform haben die Autoren gute Erfahrungen gemacht, allerdings sind keine FertigprƤparate verfügbar (14). Bei systemischer Applikation zeigen trizyklische Antidepressiva die hƶchste Wirksamkeit, wobei der analgetische Effekt vor der antidepressiven Wirkung einsetzt und die Dosis meist niedrig gehalten werden kann (unter 50 mg) (16). An zweiter Stelle sind Ca++-Kanal-Hemmer wie Gabapentin und Pregabalin empfehlenswert. EnttƤuschenderweise haben sich modernere Antidepressiva (SSRI, SNRI) bei neuropathischen Schmerzen als weniger erfolgreich erwiesen. Ihr Einsatz kann aber indiziert sein, wenn psychische Begleitkrankheiten das Beschwerdebild prominent mitprƤgen. Konventionelle Schmerzmedikamente (nicht-steroidale Antirheumatika) sind i.d.R. nutzlos.

Trigeminus-Neuralgie

Die Trigeminusneuralgie kann in jedem Alter auftreten, betrifft aber überwiegend Personen Ƥlter als 60 Jahre. Die Inzidenz betrƤgt ca.  3-5/100 000 Einwohner. Der charakteristische Schmerz der Trigeminus-Neuralgie ist dem lokalen Verlust von Myelin zuzuschreiben, welches normalerweise die rasche Signalleitung auf taktile Fasern beschrƤnkt. Wenn das schnelle neurale Signal am Ort des Myelinschadens (meist nahe dem Hirnstamm) vom taktilen aufs schmerzleitende System überspringen kann, entstehen neuralgiforme Schmerzen (5). Die Krankheit ist charakterisiert durch kurzzeitige (Sekunden bis max. 2 min) attackenartige Gesichtsschmerzen von hoher bis hƶchster IntensitƤt, welche als elektrisierend, blitzartig und einschiessend beschrieben werden. Typische Schmerzauslƶser sind leichte Berührungsreize wie Windzug, Schminken, ZƤhneputzen, Rasieren, aber auch AlltagsaktivitƤten wie Sprechen und Schlucken. Spontane Attacken sind mƶglich, aber eher selten. Dazwischen bestehen schmerzfreie Phasen von variabler Dauer (Abb. 2). Die Schmerzen sind strikt im Innervationsgebiet eines (selten mehrerer) TrigeminusƤste lokalisiert (V3 > V2 > V1).
Sie sind gelegentlich mit Tränenfluss und Rötung des ipsilateralen Auges vergesellschaftet (autonome Symptome), was eine Abgrenzung zu selteneren Diagnosen mit kurzdauernden Schmerzparoxysmen und ausgeprägten autonomen Zeichen erschweren kann, darunter «Short-lasting unilateral neuralgiform headache attacks with conjunctival injection and tearing» (SUNCT) oder «Short-lasting unilateral neuralgiform headache attacks with cranial autonomic symptoms» (SUNA). Weil neuralgiforme Gesichtsschmerzen oft Kontraktionen der Gesichtsmuskulatur evozieren, ist die Trigeminus-Neuralgie besonders in französischen Sprachgebieten auch als «Tic douloureux» bekannt. Nebst der einzigartig kurzen Schmerzdauer und der interiktalen Schmerzfreiheit ist bemerkenswert, dass Trigeminus-Neuralgien über mehrere Monate oder Jahre remittieren, was bei anderen neuropathischen Schmerzformen unüblich ist (17). Zum anfänglich neuralgiformen Schmerzbild kann sich im Verlauf ein persistierender, oft als brennend beschriebener Dauerschmerz gesellen, was nebst dem Myelinschaden auf eine zusätzliche Schädigung der Neurone selbst hinweist (13).
SchƤden des Myelins erfolgen meist im Bereich des Kleinhirn-Brückenwinkels. Sie kƶnnen durch Tumoren, demyelinisierende Krankheiten (allen voran die multiple Sklerose), GefƤssmissbildungen, Aneurysmen und andere schƤdigende GefƤsskontakte entstehen. Eine verlƤssliche Ƥtiologische Differenzierung ist aufgrund klinischer Charakteristika nicht mƶglich, sondern bedarf einer Magnetresonanz-Bildgebung. Aufgrund der Bildgebung wird in der aktuellen Klassifikation (ICHD-3) der Internationalen Kopfschmerzgesellschaft (IHS) die hƤufigste Ā«klassischeĀ» Form (mit kennzeichnendem nervenschƤdigendem GefƤsskontakt am Nervenstamm) von Ā«sekundƤrenĀ» Formen mit anderen zugrundeliegenden Pathologien abgegrenzt. Hierbei sind am hƤufigsten Meningeome zu finden, gefolgt von Schwannomen und seltenen Tumoren wie Epidermoide, Lymphome, Metastasen. Aber auch infiltrative Prozesse (Meningeosis carcinomatosa, Amyloidome) oder nicht-tumorƶse Prozesse (u. a. Arachnoidalzyste, fibrƶse Dysplasie) kƶnnen einer Trigeminus-Neuralgie zugrunde liegen (6). Zeigt die Bildgebung keinen erklƤrenden Befund, liegt eine Ā«idiopathischeĀ» Form vor (11).
GrundsƤtzlich werden die klassische und idiopathische Trigeminusneuralgie medikamentƶs behandelt. Ziel ist die Hinderung der neuralen Signalweiterleitung, worauf Na+-Kanalblocker wie Carbamazepin, Oxcarbazepin und Lamotrigin abzielen. Auf Carbamazepin bzw. Oxcarbazepin spricht die Mehrzahl der Betroffenen initial an, wobei je nach Kƶrpergewicht mit 100 bis 200 mg tƤglich begonnen und dann durch langsame Dosissteigerung (100 mg zusƤtzlich alle 2-3 Tage) die optimale Dosierung individuell eruiert wird. Retard-PrƤparate sind zu bevorzugen. Dosislimitierend sind meist die zentralnervƶsen Nebenwirkungen (Müdigkeit, Schwindel, Doppelbilder, Übelkeit, Ataxie, Benommenheit), deren Auftreten u.U. durch langsames Eintitrieren abgeschwƤcht werden kann. Aufgrund der HepatotoxizitƤt und mƶglicher VerƤnderungen der Elektrolyte (HyponatriƤmie) und des Blutbildes sind vorab die entsprechenden Ausgangswerte zu bestimmen und spƤter zu monitorisieren, initial in engmaschigen AbstƤnden. Zu beachten sind allfƤllige pharmakologische Interaktionen (z. B. verminderte Wirkung oraler Antikoagulanzien) und die mƶgliche verminderte Wirksamkeit infolge Enzyminduktionen, welche einen rascheren Abbau der Na+-Kanalblocker bewirkt. Betroffene sind zu informieren, dass allergische Hautreaktionen nach mehreren Tagen auftreten kƶnnen. In Medikamenten-Fachinformationen wird zudem auf mƶgliche schwerwiegende epidermolytische Hautreaktionen bei TrƤgern des HLA-A*3101 Allels hingewiesen (4). Phenytoin hat eine deutlich geringere Wirksamkeit als Carbamazepin, kann aber bei akuter Schmerzexazerbation intravenƶs verabreicht (15 mg/kg) wirksam sein (20). Ein neu entwickelter Na+-Kanalblocker zeigte in einer kleinen Studienpopulation eine vielversprechende Wirkung und vor allem ein verbessertes Nebenwirkungsprofil (21). Vor einer Marktzulassung sind aber weitere klinische Studien notwendig. Bei UnvertrƤglichkeit von Na+-Kanalblockern oder in ErgƤnzung dazu kann durch Hemmung prƤsynaptischer Ca++-KanƤle die Weiterleitung neuraler Schmerzsignale durch Gabapentin und Pregabalin herabgesetzt werden. Vorteile dieser Medikamentengruppe sind die Mƶglichkeit der relativ raschen Aufdosierung und das Ausbleiben relevanter Arzneimittelinteraktionen. Trizyklische Antidepressiva haben abweichend von ihrer guten Wirkung bei vielen neuropathischen Schmerzsyndromen nur eine geringe Wirksamkeit bei der Trigeminus-Neuralgie. Bei medikamentƶsem Therapieversagen und hohem Leidensdruck ist ein neurochirurgisches Konsilium angezeigt.

PD Dr. med. Dr. med. dent. Dominik A. Ettlin

Universität Zürich, Zentrum für Zahnmedizin
Klinik für Kaufunktions­störungen, Interdisziplinäre Schmerzsprechstunde
Plattenstrasse 11
8032 Zürich

Die Autoren haben keine Interessenskonflikte im Zusammenhang mit diesem Beitrag deklariert.

  • Zur Einordnung von Schmerzbeschwerden im Gesicht ist ein VerstƤndnis beteiligter neurophysiologischer Mechanismen hilfreich.
  • Bei SchƤden des Gesichtsnervs kƶnnen überwiegend die Myelinscheide (Trigeminus-Neuralgie) oder der ganze Nerv (Trigeminus-Neuropathie) beteiligt sein.
  • WƤhrend die Trigeminus-Neuralgie durch blitzartig einschiessende, elektrisierende Schmerzattacken von sehr hoher IntensitƤt mit interiktaler Schmerzfreiheit charakterisiert ist, steht bei der Neuropathie meist ein konstant vorhandener Brennschmerz im Vordergrund.

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