Lien entre les vaccins contre lā€™ā€ŠherpĆØs-zona et la grippe et le risque de dĆ©mence

Selon les estimations, le nombre de personnes atteintes de dĆ©mence dans le monde passera de 57.4 millions en 2019 Ć  152.8 (130.8–175.9) millions en 2050 (1). En Grande-Bretagne, 850 000 personnes sont atteintes de dĆ©mence. Selon les estimations, ce nombre devrait atteindre un million dā€™ā€Šici 2025. Les coĆ»ts du National Health Service pour le traitement de la dĆ©mence devraient Ć©galement doubler dā€™ā€Šici 2050 (2).

Outre le mode de vie et les facteurs gĆ©nĆ©tiques, des Ć©tudes Ć©pidĆ©miologiques ont dĆ©montrĆ© un lien entre les infections par diffĆ©rents types de virus et la dĆ©mence (3–7). Ces derniĆØres annĆ©es, plusieurs Ć©tudes ont examinĆ© lā€™ā€Šinfluence de lā€™ā€ŠherpĆØs zoster sur le risque de dĆ©mence (8–14) et, en 2021, les donnĆ©es de lā€™ā€ŠĆ©tude UK Biobank ont montrĆ© une rĆ©duction du risque de dĆ©mence grĆ¢ce Ć  la vaccination contre le zona (OR: 0.81 avec IC Ć  95 %: 0.66 Ć  0.99) (12). Toujours en 2021, une Ć©tude a analysĆ© les donnĆ©es mĆ©dicales dā€™ā€Šune grande cohorte de Veterans Health Affairs (VHA) et a rĆ©pĆ©tĆ© lā€™ā€Šanalyse dans une autre cohorte comprenant des demandes commerciales et Medicare de MarketScanĀ®. Les auteurs ont rapportĆ© une association significative avec un risque de dĆ©mence plus faible dans les deux cohortes (VHA HR = 0.69; IC Ć  95 %: 0.67–0.72; MarketScanĀ® HR = 0.65; IC Ć  95 %: 0.5–0.74) (14).

Lā€™ā€Šobjectif dā€™ā€Šune Ć©tude rĆ©cemment publiĆ©e Ć©tait dā€™ā€Šexaminer le lien entre la vaccination contre le zona et la grippe et le risque de dĆ©mence.

MƩthodes

Les auteurs ont menĆ© une Ć©tude de cohorte rĆ©trospective basĆ©e sur la population, en associant les donnĆ©es de santĆ© Ć©lectroniques de 1469 cabinets de mĆ©decins gĆ©nĆ©ralistes participant Ć  la base de donnĆ©es Aurum du Clinical Practice Research Datalink aux statistiques dā€™ā€ŠĆ©pisodes hospitaliers (HES) et aux donnĆ©es de mortalitĆ© de lā€™ā€ŠOffice for National Statistics. Deux Ā«cohortes appariĆ©esĀ» ont Ć©tĆ© constituĆ©es: Vaccination contre le zona (854 745 personnes exposĆ©es), qui ont Ć©tĆ© appariĆ©es avec 8.8 millions de personnes de rĆ©fĆ©rence non vaccinĆ©es contre le zona dans le passĆ©, et Vaccination contre la grippe (742 487 personnes exposĆ©es), qui ont Ć©tĆ© appariĆ©es avec 7.12 millions de personnes de rĆ©fĆ©rence non vaccinĆ©es dans le passĆ©, comme autre groupe de comparaison. Les cohortes ont Ć©tĆ© suivies afin dā€™ā€ŠĆ©valuer le lien entre lā€™ā€Šexposition (vaccination) et le rĆ©sultat (diagnostic de dĆ©mence).

RƩsultats

La vaccination contre le zona Ć©tait associĆ©e Ć  un risque plus faible de diagnostic de dĆ©mence (ratio de risque ajustĆ© (HR) 0.78 avec IC Ć  95 %: 0.77–0.79), de maladie dā€™ā€ŠAlzheimer (HR ajustĆ© 0.91 avec IC Ć  95 %: 0.89–0.92) et dā€™ā€Šautres types de dĆ©mence (HR ajustĆ© 0.71 avec IC Ć  95 %: 0.69–0.72). La vaccination contre la grippe Ć©tait Ć©galement associĆ©e Ć  une lĆ©gĆØre rĆ©duction du risque de dĆ©mence (HR ajustĆ© 0.96 avec IC Ć  95 %: 0.94–0.97).

Conclusion

La vaccination contre le zona pour prĆ©venir lā€™ā€ŠherpĆØs zoster et la vaccination contre la grippe pour prĆ©venir la grippe Ć©taient toutes deux associĆ©es Ć  une rĆ©duction du risque de dĆ©mence, lā€™ā€Šassociation semblant plus marquĆ©e pour le zona.

Source
Lophatananon A et al. The association of herpes zoster and influenza Ā­vaccinations with the risk of developing dementia: a population-based cohort study within the UK Clinical Practice Research Datalink. BMC Public Health 2023 Oct 2;23:1903. doi: 10.1186/s12889-023-16768-4

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

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Vaccins contre le rhume

Le rhume est une infection spontanĆ©e et rĆ©currente des voies respiratoires supĆ©rieures qui se caractĆ©rise par un Ć©coulement nasal et une congestion, des Ć©ternuements, de la toux, une sensation de malaise, des maux de gorge et de la fiĆØvre (gĆ©nĆ©ralement < 37.8 ºC). Bien que les rhumes soient gĆ©nĆ©ralement bĆ©nins, ils causent des dommages Ć©conomiques en raison de lā€™ā€ŠabsentĆ©isme Ć  lā€™ā€ŠĆ©cole et au travail.

Aux Ɖtats-Unis, les dommages Ć©conomiques causĆ©s par le rhume sont estimĆ©s Ć  plus de 40 milliards de dollars par an, dont 70 millions de journĆ©es de travail manquĆ©es par les travailleurs, 189 millions de journĆ©es dā€™ā€ŠĆ©cole manquĆ©es par les enfants et 126 millions de journĆ©es de travail manquĆ©es par les parents qui sā€™ā€Šoccupent dā€™ā€Šenfants enrhumĆ©s. En outre, des donnĆ©es provenant dā€™ā€ŠEurope montrent que le coĆ»t total par Ć©pisode peut atteindre 1102 euros. La prescription inappropriĆ©e dā€™ā€Šantimicrobiens entraĆ®ne Ć©galement des coĆ»ts Ć©levĆ©s. Le dĆ©veloppement de vaccins contre le rhume est difficile en raison de la variabilitĆ© antigĆ©nique des virus du rhume; les bactĆ©ries peuvent Ć©galement agir comme agents infectieux. Lā€™ā€ŠefficacitĆ© et la sĆ©curitĆ© des mesures de prĆ©vention du rhume chez les personnes en bonne santĆ© restent incertaines. Cā€™ā€Šest pourquoi une mise Ć  jour de la revue Cochrane, publiĆ©e pour la premiĆØre fois en 2011 et actualisĆ©e en 2013 et 2017, a Ć©tĆ© effectuĆ©e.

Lā€™ā€Šobjectif Ć©tait dā€™ā€ŠĆ©valuer lā€™ā€ŠefficacitĆ© clinique et la sĆ©curitĆ© des vaccins pour la prĆ©vention du rhume chez les personnes en bonne santĆ©.

MƩthodologie

Les auteurs ont effectuĆ© une recherche dans le Cochrane Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) (avril 2022), MEDLINE (1948 Ć  avril 2022), Embase (1974 Ć  avril 2022), CINAHL (1981 Ć  avril 2022) et LILACS (1982 Ć  avril 2022). En outre, nous avons recherchĆ© des Ć©tudes encore en cours dans trois registres dā€™ā€ŠĆ©tudes et dā€™ā€Šautres Ć©tudes sur quatre sites web (avril 2022). Il nā€™ā€Šy avait aucune restriction concernant la langue ou la date.

Essais contrĆ“lĆ©s randomisĆ©s (ECR) portant sur nā€™ā€Šimporte quel vaccin viral comparĆ© Ć  un placebo pour la prĆ©vention du rhume chez les personnes en bonne santĆ©. CritĆØres de sĆ©lection Ć©taient des essais contrĆ“lĆ©s randomisĆ©s (ECR) portant sur nā€™ā€Šimporte quel vaccin viral comparĆ© Ć  un placebo pour la prĆ©vention du rhume chez les personnes en bonne santĆ©.

Collecte et analyse des donnƩes

Le workflow Screen4Me de Cochrane a Ć©tĆ© utilisĆ© pour lā€™ā€ŠĆ©valuation des premiers rĆ©sultats de recherche. Quatre auteurs ont effectuĆ© indĆ©pendamment un screening des titres et des rĆ©sumĆ©s afin dā€™ā€Šidentifier les Ć©tudes potentiellement pertinentes. Les textes complets des Ć©tudes considĆ©rĆ©es comme potentiellement pertinentes ont Ć©tĆ© examinĆ©s indĆ©pendamment par les auteurs de la revue pour lā€™ā€Šinclusion dans la revue et les raisons pour lesquelles les Ć©tudes ont Ć©tĆ© exclues ont Ć©tĆ© notĆ©es. Les Ć©ventuelles incohĆ©rences ont Ć©tĆ© rĆ©solues par discussion ou, le cas Ć©chĆ©ant, en consultant un troisiĆØme auteur. Deux auteurs de la revue ont saisi les donnĆ©es indĆ©pendamment dans un formulaire dā€™ā€Šextraction de donnĆ©es et ont rĆ©solu les dĆ©saccords par consensus ou en faisant appel Ć  un troisiĆØme auteur de la revue.

Principaux rƩsultats

Nous nā€™ā€Šavons pas identifiĆ© de nouveaux ECR qui devraient ĆŖtre inclus dans cette mise Ć  jour. Cette rĆ©vision inclut un ECR rĆ©alisĆ© en 1965 et prĆ©sentant un risque global de biais Ć©levĆ© . Lā€™ā€ŠECR a portĆ© sur 2307 jeunes hommes en bonne santĆ© dans un Ć©tablissement militaire, tous inclus dans les analyses, et a comparĆ© lā€™ā€Šeffet de trois vaccins contre les adĆ©novirus (vaccin vivant, vaccin inactivĆ© de type 4 et vaccins inactivĆ©s de type 4 et 7) Ć  un placebo (injection de solution saline physiologique ou capsule de gĆ©latine). Dans le groupe vaccin, 13 Ć©vĆ©nements (1.14 %)) se sont produits chez 1139 participants, contre 14 (1.19 %)) dans le groupe placebo chez 1168 participants. Dans lā€™ā€Šensemble, nous ne savons pas sā€™ā€Šil existe une diffĆ©rence entre le vaccin contre les adĆ©novirus et le placebo en termes de rĆ©duction de la frĆ©quence des rhumes (rapport de risque de 0.95, intervalle de confiance Ć  95 %) de 0.45 Ć  2.02; preuves avec un degrĆ© de certitude trĆØs faible). En outre, aucune diffĆ©rence nā€™ā€Ša Ć©tĆ© constatĆ©e en termes dā€™ā€ŠĆ©vĆ©nements indĆ©sirables lors de la comparaison de la prĆ©paration de vaccin vivant avec le placebo. Nous avons rĆ©duit la certitude des donnĆ©es probantes Ć  trĆØs faible, car le risque de biais nā€™ā€Šest pas clair, parce que la population de cette Ć©tude Ć©tait composĆ©e uniquement de jeunes hommes et parce que les intervalles de confiance Ć©taient larges et le nombre dā€™ā€ŠĆ©vĆ©nements Ć©tait faible. Lā€™ā€ŠĆ©tude incluse nā€™ā€Ša pas examinĆ© la mortalitĆ© liĆ©e au vaccin ou la mortalitĆ© totale.

Conclusions des auteurs

Cette revue Cochrane Ć©tait basĆ©e sur une Ć©tude de trĆØs faible niveau de preuve, qui a montrĆ© quā€™ā€Šil nā€™ā€Šy avait peut-ĆŖtre pas de diffĆ©rence entre le vaccin adĆ©novirus et le placebo en termes de rĆ©duction de la frĆ©quence des rhumes. Nous avons constatĆ© quā€™ā€Šil y a un besoin dā€™ā€ŠECR bien conƧus et suffisamment probants pour Ć©tudier les vaccins contre le rhume chez les personnes en bonne santĆ©. Les futures Ć©tudes sur la prĆ©vention du rhume devraient Ć©tudier une sĆ©rie de vaccins viraux contre cette maladie et mesurer des rĆ©sultats tels que la frĆ©quence des rhumes, lā€™ā€ŠinnocuitĆ© du vaccin et la mortalitĆ© (toutes causes confondues et en rapport avec le vaccin).

Source
Montesinos-Guevara C et al. Vaccins pour le froid commun. Cochrane Acute Respiratory Infections Group PMCID: PMC9749450 PMID: 36515550.
Cet article est une mise à jour de «Vaccines for the common cold» dans le volume 2017, CD002190.

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

Das kardiovaskulƤre-renale-metabolische Syndrom (CKM)

Herz-Kreislauf-Erkrankungen sind weltweit die häufigste Todesursache. Unter den kardiovaskulären (cv) Risikofaktoren nimmt Diabetes mellitus Typ II (T2DM) aufgrund der steigenden Prävalenz eine besondere Stellung ein. Koronare Herzkrankheit (KHK), Herzinsuffizienz (HI) und chronische Niereninsuffizienz (CKD) sind deutlich erhöht. Der Begriff CKM bezeichnet ein komplexes Gesundheitsproblem, das auf den Wechselwirkungen zwischen Herzerkrankungen, Nierenerkrankungen, Diabetes und Adipositas beruht. Das Syndrom erhöht das Risiko für die Entwicklung und das Fortschreiten von Herz-Kreislauf-Erkrankungen und betrifft sowohl Risikopersonen als auch Personen mit bestehenden cv-Erkrankungen. Das Stadium zum Zeitpunkt der Diagnose kann Aufschluss über den Schweregrad der Erkrankung geben.

Cardiovascular disease (CVD) is the leading cause of death worldwide. Among the cardiovascular (CV) risk factors, diabetes mellitus type II (T2DM) occupies a special position due to its increasing prevalence. Coronary heart disease (CHD), heart failure (HF) and chronic kidney disease (CKD) are significantly increased. The term CKM describes a complex health problem resulting from the interaction between heart disease, kidney disease, diabetes and obesity. The syndrome increases the risk of developing and progressing cardiovascular disease and affects both those at risk and those with existing cardiovascular disease. The stage of the disease at the time of diagnosis may indicate the severity of the disease.
Key words: heart disease, kidney disease, diabetes and obesity, CKM-syndrome

Fallbeschreibung

Wir mƶchten einen 63-jƤhrigen Hochrisiko-Patienten mit einer neuen moderaten Anstrengungsdyspnoe vorstellen. Er hat seit ca. 8 Jahren einen T2DM und eine CKD: G3aA3; Erstdiagnose vor 2 Jahren. Seit kurzem eine HI mit einer LV-EF von 53 % (HFpEF). Negative FA bez. koronarer Herzkrankheit, kein Nikotin. Die Details zum Fall vermittelt Abb. 1. Der Fall aus der Praxis soll auch die aktuellen Leitlinien zu den vorhandenen Krankheiten beleuchten. Der Patient hat mit drei kardiovaskulƤren Risikofaktoren und der Anstrengungsdyspnoe, nach den neuen ESC-Guidelines 2024 des CCS, ein moderates Risiko von 17 % für eine obstruktive KHK (1). In einer Koronar-CT-Untersuchung fand sich eine koronare diffuse 3-GefƤsserkrankung mit zwei 50–60 % Stenosen am mittleren RIVA und an der proximalen CX. In einer Stressechokardiographie wurde eine koronare IschƤmie ausgeschlossen. Die augenƤrztliche Kontrolle ergab eine leichte diabetische Retinopathie. Somit besteht wahrscheinlich eine diabetische Nephropathie. Der ABI betrug bei guten Fusspulsen bds 1.0 Die Transaminasen waren normal. Im erweiterten Echo nicht dilatierte, sklerosierte Aorta abdominalis, keine Lebersteatose, Nieren bds morphologisch normal.

Kommentar

Das BD-Ziel von 120–129 mmHg systolisch haben wir mit obiger dualer Fixkombinatio (ACE-H./ Kalziumantagonist) erreicht. Dies ergibt eine bessere Progressionshemmung bei proteinurischen Nieren und eine geringere MortalitƤt (2). Die Triglyceride sind trotz des T2DM bei unserem Patienten normal, das Non-HDL ist <2,2mmol/l, das LDL misst unter obiger Kombinationstherapie 1,4mmol/l.

Bei Hypertonikern, kardiovaskulƤren- und diabetischen Patienten ist der regelmƤssige Ausschluss einer CKD mit einer eGFR (EPI) von <60ml/min/1.73m2 und/oder einer Mikro-/Albuminurie mit Hilfe der Urin-Albumin-Kreatinin-Ratio (UACR) im Spontanurin (A2-A3 >30mg/g Kreatinin) über >3 Monate entscheidend. In der Praxis wird ein Screening bei Risikopatienten viel zu selten durchgeführt. Eine CKD erhƶht das cv Risiko resp. die cv Events und die MortalitƤt. Die UACR ist ein unabhƤngiger PrƤdiktor der cv MortalitƤt über das gesamte Spektrum der Nierenfunktion, dies unabhƤngig von anderen cv Risikofaktoren. Eine UACR ≄10mg/g ist mit einer erhƶhten cv MortalitƤt assoziiert (30mg/g= HR 1,77), bei der eGFR ist dies <60ml/min/1.73m2 der Fall (2).

Das Risiko für eine HI bei einem T2DM, auch nach Kontrolle aller RF, betrƤgt nach verschiedenen Studien 25–45 %; davon haben ¾ eine HFpEF. Vier von 10 Patienten mit einem T2DM und vier von 10 mit einer HI haben eine CKD. 20 % aller Hypertoniker, 50 % aller T2DM-Patienten und 40 % aller Patienten mit einer kardiovaskulƤren Vorerkrankung haben eine Albuminurie. 80 % aller Diabetiker erleiden im Laufe ihres Lebens ein kardiovaskulƤres Ereignis oder eine CKD (2,3). Da bei unserem Patienten eine EndorganschƤdigung vorliegt, ist er ein Hochrisiko-Patient. Er hat auf Grund der eingeschrƤnkten eGFR und der Albuminurie eine 5x erhƶhte 10-Jahres-MortalitƤt und nach den KDIGO 2024 Risikokalkulationen ein Risiko von 16,5 % in 5 Jahren ein terminales Nierenversagen zu erleiden – ckdpcrisk.org/kidneyfailurerisk (4, 5).

Wir haben neben den Lebensstilinterventionen mit einem regelmässigen körperlichen Training, einer gesunden Ernährung, einem Gewichtsmanagement und der Reduktion der kardiovaskulären Risikofaktoren drei neue wirksame medikamentöse Therapieoptionen, welche das kardiovaskuläre und renale Risiko deutlich senken. Zusätzlich kommt es zu einer Progressionshemmung der CKD. So wurde u.a. auch aufgrund der «ESC-Guidelines 2023: Diabetes und Herz», am ERA-Kongress 2024 anlässlich der Präsentation der FLOW-Studie, eine 6-Säulen-Therapie vorgestellt (5,6):

Die bisherigen 3 Säulen bestehen aus einem ACE-Hemmer/ARB, einem Statin/±Ezetimib und Metformin. RAAS-H. sind seit Jahren der Hauptpfeiler der Therapie, um das kardiovaskuläre und renale Outcome zu verbessern (2).

ACE-H./ARB: bei Diabetes; Hypertonie (>130/80mmHg); CKD mit Albuminurie >30mg/g (A2); BD-Selbstkontrolle, 24h-BD; cave: maskierte Hypertonie; wenn mƶglich max. zugelassene Dosis. Bei Hypertonie Fixkombinationen mit CCB/Diuretika, BD <130/80 mmHg bei Proteinurie; i.R. MRA.

Ein klarer cv Benefit ist bei den Statinen nachgewiesen. Metformin hat nach einer Metaanalyse von 40 Studien bei einem T2DM und einer koronaren Herzkrankheit günstige Auswirkungen mit einer MortalitƤtssenkung von 33 % und eine Verminderung der cv Ereignisse um 17 % (7). Es gibt aber keine grossen Endpunktstudien.

Die neuen 3 SƤulen sind: ein SGLT2-H., ein nicht steroidaler Mineralokortikoid-Rezeptor-Antagonist (ns-MRA) und ein GLP-1 RA (5,6). Das Ziel ist eine kardio-renale Protektion: Verringerung der kardiovaskulƤren EndorganschƤden, der MortalitƤt und eine Verlangsamung der CKD-Progression.

Daher wurde die bisherige Therapie in unserem Fall auf Grund des T2DM, der HI und der eGFR von 46ml/min/1.73m2 und der Albuminurie neu angepasst: Anstelle eines DPP-4 Hemmers wurde dieser durch einen SGLT2-H. ersetzt.

Ein SGLT2-Hemmer wird als Antidiabetikum in den verschiedenen internationalen Guidelines, auf Grund seiner kardio- und renoprotektiven Wirkungen, bei obigen Erkrankungen primƤr eingesetzt (5,6,8). SGLT2-H. bei T2DM ± Atherosklerose; HI; CKD eGFR ≄20ml/min/1.73m2; Fortsetzung SGLT2-H. bis zur Dialyse; evtl. mit Metformin sofern eGFR ≄30ml/min/1.73m2 (Dosisanpassung).

Beispielsweise konnte in der DAPA-CKD Studie der renale Endpunkt innert 2,4 Jahren um 39 % gesenkt werden bei einer NNT von 19 (9). In der EMPA-Kidney Studie bei diabetischer (31 %) und nicht diabetischer CKD wurde der renale Endpunkt (Abfall eGFR, end stage renal disease, renaler od. cv Tod) um 28 % über 2 Jahre gesenkt, bei einer NNT von 28 (10). Je nach Ausgangs-eGFR kann eine Nierenersatztherapie mit einem SGLT2-H. um viele Jahre verzƶgert werden. So z.B. bei einer eGFR von 85ml/min/1.73m2 um 26.6 Jahre, bei einer eGFR von 20ml/min/1.73m2 um 5.4 Jahre (11). Nach den KDIGO Leitlinien 2024 wird bei einer CKD ein SGLT2-H. eingesetzt bei einer ACR ≄200mg/g und oder einer eGFR <45ml/min./1.73m2 (5). Auch bei nicht albuminurischen Patienten haben diese nach einer gepoolten Analyse von DECLARE-TIMI 58 und DAPA-CKD eine positive Wirkung (HR 0,54); je hƶher die Proteinurie, desto grƶsser ist der Benefit. Es kommt zu einer Halbierung des GFR-Verlustes (12). Patienten mit einem initialen GFR-Dip haben den grƶssten Benefit. In den ESC-Guidelines 2023 (6) wird der SGLT2-H. bereits bei einer eGFR <60ml/min/1.73m2 eingesetzt. Eine CKD ohne Albuminurie findet man vor allem bei einer HI. Bei einer HI wird ein SGLT2-H. unabhƤngig von der LVEF und dem HbA1c als Klasse IA-Indikation gewertet (6,13).

Finerenon, ein nicht steroidaler Mineralokortikoid-Receptor Agonist, hat heute einen sicheren Stellenwert bei einem T2DM mit CKD und einer persistierenden Albuminurie ≄300mg/g bei eGFR: >60 (A3) oder >30mg/g bei eGFR: 25–60 ml/min/1.73m2 (A2) trotz RAAS-H., eGFR: ≄25ml/min/1.73m2. Das Serumkalium darf bei Therapiebeginn nicht ≄4,8 mmol/l betragen; engmaschige Kontrollen sind wichtig. Stopp bei ≄5,5mmol/l. Die zusƤtzliche Gabe eines SGLT2-H. wirkt hier günstig.

Finerenon verhindert eine profibrotische und proinflammatorische Genexpression und zusƤtzlich Verminderung des oxidativen Stresses und Reduktion einer Vasokonstriktion. Klinisch kommt es zu einer Abnahme einer CKD-Progression, einer Abnahme einer Proteinurie, einer BD-Senkung und einem verbesserten cv Outcome.

Die Studien FIDELIO-DKD und FIGARO-DKD zeigen eine Risikoreduktion bezüglich CKD-Progression bei weniger kardiovaskulƤren Events (14, 15). In der FIDELITY-Studie, welche diese beiden zusammenfasst, wurde über 4 Jahre der renale Endpunkt um 23 %, das Risiko der cv MorbiditƤt (HI-Hospitalisationen) und cv MortalitƤt um 14 % gesenkt (16). Es kommt zu einer Reduktion der Niereninsuffizienz, dies vor allem durch einen signifikanten Abfall der Albuminurie. Bei beiden war die Wirksamkeit über ein breites eGFR-Spektrum nachweisbar. Dabei war die Sicherheit gewƤhrleistet, auch bei Personen mit einer tiefen eGFR. Finerenon ist zugelassen bei einer eGFR: >25ml/min/1.73.m2. Eine Hyperkaliamie wurde in der FIDELITY Studie in 1.7 % nachgewiesen.

Die aktuelle FINEARTS-HF Studie bei einer HI (HFmrEF, HFpEF) mit einer LVEF ≄40 % zeigte mit und ohne T2DM bei 6016 symptomatischen, hovhrisiko und gut behandelten Ƥlteren Patienten, teils mit CKM, mit Finerenon bis 40mg/p.d. positive kardiale Resultate mit einer Reduktion des primƤr zusammengesetzten Ergebnisses, cv Tod und Gesamtverschlechterung der HI, um 16 % bei diesen kardio-renalen-metabolischen Patienten. Dies unabhƤngig vom HbA1c (17). Dies ist als klinisch hochrelevant einzuschƤtzen, da es bisher neben der Gabe von SGLT2-Inhibitoren keine prognoseverbessernde Medikation für Betroffene mit einer HFpEF und einer evtl. CKD gibt. Interessant ist, dass auch bei mit SGLT2-Inhibitoren vorbehandelten Studienteilnehmenden eine Ƥhnliche Risikoreduktion zu beobachten war wie bei den nicht vorbehandelten Patienten.

Das ereignisfreie Überleben konnte um 3.1 Jahre verlƤngert werden – je jünger ein Patient, desto besser (18). Nach einer HI-Verschlechterung sollte die Substanz mƶglichst rasch verordnet werden. Auch war der Gesundheitszustand deutlich besser. Gleichzeitig zeigte eine Subanalyse eine signifikante Reduktion eines neuen T2DM von 25 %, in Kombination (bei 14 %) mit einem SGLT2-H. um 27 % (19). Im Gegensatz zu den bisherigen MRAs hat die Substanz eine hƶhere Wirkkonzentration an Niere und Herz.

In der FINE-HEART Analyse wurden die 3 genannten Finerenon Studien gepoolt mit 18 991 Patienten (mittleres Alter 67 ±10 Jahre, 35 % Frauen). Es zeigte sich eine deutliche Senkung der Nierenendpunkte (HR 0.80) und der Ā­HI-Hospitalisation (HR 0.83). Der cv Tod wurde nicht signifikant gesenkt (20). Aktuell lƤuft bezüglich UACR-Verbesserung auch eine Studie bei Typ1-Diabetes (FINE-One).

GLP1-RA reduzieren die arteriosklerotischen Endpunkte und das Gewicht. Indikation: bei T2DM ± Atherosklerose, CKD bei zu hohen Bz-Werten, trotz SGLT2-H./Metformin (eGFR ≄ 30 ml/min/1.73m2);

GLP-1 RA eGFR >15ml/min/1.73m2, evtl. weitere Bz senkende Medikamente. Gewichtsreduktion bis 15 %, zusƤtzliche Senkung des cv Risikos und Senkung einer Albuminurie durch GLP-1 RA. Je hƶher das atherosklerotische Risiko und je adipƶser ein Pa-tient, desto eher Gabe eines GLP1-RA (6).

Die im Sommer 2024 publizierte Flow Studie zeigte, dass Sema-glutid 1.0mg sc./Woche bei einer diabetischen CKD bei 3160 Pa-tienten mit einem RAAS-Hemmer den renalen Endpunkt hochsignifikant um 24 % gesenkt hat mit einer NNT von 20 in 3 Jahren (21). In einer am ERA-Kongress am 24.5.2024 vorgestellten Metaanalyse von 8 Studien inkl. FLOW mit GLP1-RA bei T2DM und CKD wurde bez. Nierenendpunkt eine Risikoreduktion von 18 % nachgewiesen.

Bei Herzkreislauferkrankungen mit Übergewicht resp. Adipositas ohne einen T2DM konnte mit Semaglutid 2,4mg sc./Woche die kardiovaskulƤre MortalitƤt, die nichttƶdliche Myokardinfarkt- und die Schlaganfallrate gesenkt werden – (HR 0.80) (22). Der mittlere Gewichtsverlust betrug über 33 Monate 9.4 %. Bei einer HFpEF mit Adipositas ohne und mit T2DM zeigen sich unter Semaglutid 2.4 mg sc./Woche ebenfalls positive Resultate mit Verringerung der HI-Symptome und der kƶrperlichen EinschrƤnkung und Verbesserung der Bewegungsfunktion bei deutlichem Gewichtsverlust von im Mittel 13.3 % ohne T2DM resp. 9.8 % mit T2DM. Durch die Reduktion des Fettanteils kommt es u.a. zu einer Verbesserung der Entzündung (CRP-Abfall 42 resp. 43.5 %), des prothrombotischen und metabolischen Milieus. Auch die HƤmodynamik wird günstig beeinflusst. GI-NW traten in 9.5 % auf (23,24).

Es gibt auch einen additiven Effekt bei der Kombination SGLT2- H. und GLP1-RA. In einer Kohortenstudie war die Kombination aus GLP1-Rezeptor-Agonist/SGLT-2-Inhibitor im Vergleich zu beiden Arzneimittelklassen allein mit einem geringeren Risiko für schwerwiegende Ā­kardiovaskulƤre Ereignisse und schwerwiegende renale Ereignisse verbunden (25). Bei Patienten mit T2DM und zumindest mƤssig erhƶhter Albuminurie hat eine Kombinationsbehandlung von SGLT2i, GLP-1 RA und ns-MRA das Potenzial relevante Verbesserungen beim kardio-vaskulƤren und renalen ereignisfreien Überleben und beim Gesamtüberleben zu erzielen: Mace Reduktion für schwere cv Ereignisse (HR 0.65), HI-Hospitalisationen (HR 0.45), Verlangsamung Fortschreiten CKD (HR 0.42) (26). Die besprochenen neuen Medikamente wirken positiv auf den Metabolismus, den Entzündungszustand, den oxidativen Stress, die Insulinresistenz und die vaskulƤre Dysfunktion (27, 28). In Zukunft werden noch mehrere weitere Substanzen (u.a. Tirzepatid ein dualer Agonist an GIP- und GLP-1-Rezeptoren) oder Alternativen dazu kommen. Die soeben publizierte SUMMIT-Studie ergab, dass Tirzepatid das Risiko des primƤren Endpunkts – einer Kombination aus Tod durch kardiovaskulƤre Ursachen oder einer sich verschlimmernden HI – im Vergleich zu Placebo um 38 % reduzierte. Der Effekt wurde durch eine Verringerung der Verschlechterung der HI (HR 0,54) angetrieben, die als solche definiert wurde, die einen Krankenhausaufenthalt oder eine dringende intravenƶse medikamentƶse Therapie erfordern. Tirzepatid hatte auch signifikante Auswirkungen auf den Gesundheitszustand, die Belastungstoleranz und auf systemische Entzündungen. Diese hoch aktuelle Studie zeigt den kardiovaskulƤren Nutzen von Tirzepatid bei Patienten mit HFpEF und Adipositas (29).

Durch diese drei neuen Substanzen (ein SGLT2-H., ein ns-MRA und ein GLP-1 RA) kann beim kardio-renalen-metabolischen Syndrom eine hocheffektive, evidenzbasierte, multidisziplinƤre, personenzentrierte Therapie nach den neuen Guidelines durchgeführt werden; waren doch bisher 1/3 aller TodesfƤlle in den USA auf ein CKM-Syndrom zurückzuführen. Bei unserem Pa-tienten sind, trotz des hohen cv Risikos mit einem CKM-Syndrom Stadium 4, aktuell die Kriterien für einen GLP1-RA nicht gegeben – gut eingestellter T2DM und BMI < 27 kg/m2.

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Zweitabdruck aus info@herz+gefƤss 05/2024

Dr. med. Urs N. Dürst

Zelglistrasse 17
8127 Forch

u.n.duerst@ggaweb.ch

Der Autor hat keine Interessenkonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

  • Das CKM-Syndrom wird als eine systemische Stƶrung definiert, die durch patho-physiologische Wechselwirkungen zwischen metabolischen Risikofaktoren, chronischer Nierenerkrankung und dem Herz-Kreislauf-System gekennzeichnet ist.
  • Die Kombination von SGLT2-H., GLP-1 RA und ns-MRA bietet signifikante Vorteile in Bezug auf kardiovaskulƤre und Nierenereignis-freie Überlebenszeit sowie Gesamtüberlebenszeit bei Patienten mit T2DM und Albuminurie.
  • Die Implementierung der Ā«sechs SƤulenĀ» der Therapie für T2DM und CKD – RAAS-Blockade, Metformin, Statin und neu SGLT2-H., GLP-1 RA und ns-MRA – wird individuell empfohlen, um signifikante Vorteile für Patienten mit hohem kardiovaskulƤrem und renalem Ā­Risiko zu bieten.

1. Vrints Ch. Et al., 2024 ESC-Guidelines for the management of chronic coronary syndromes: Developed by the task force for the management of chronic coronary syndromes of the European Society of Cardiology (ESC) Endorsed by the European Association for Cardio-Thoracic Surgery (EACTS), European Heart Journal, Volume 45, Issue 36, 21 September 2024, Pages 3415–3537
2. Nephro Live 2024, 4.6. und Diabetes und Niere vom 4.7.2024, Streamed Up
3. Zhang R et al, Lifetime risk of cardiovascular-renal disease in type 2 diabetes: a population-based study in 473,399 individuals, BMC Med. 2022; 20(1) 63
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12. Moura F. et al., ESC 2022, 26.-29.Aug., Barcelona Spain
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19. Mc Murray, 60 th EASD Annual Meeting, LBA04, Presented Sept. 10,2024
20. Vaduganathan, M.et al., Finerenone in heart failure and chronic kidney disease with type 2 diabetes: FINE-HEART pooled analysis of cardiovascular, kidney and mortality outcomes Nat Med (2024). https://doi.org/10.1038/s41591-024-03264-4
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27. Ndumele CE. et al. Cardiovascular-Kidney-Metabolic Health: A Presidential Advisory From the American Heart Association, Circulation 2023;148(20):1606-35
28. Marassi M. et al., The cardio-renal-metabolic connection: a review of the evidence Cardiovascular Diabetology volume 22, Article number: 195 (2023) https://cardiab.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12933-023-01937-x#Fig1

Anti-Amyloid-Therapien in der Alzheimerbehandlung: Licht und Schatten

Die Alzheimer-Krankheit ist eine schwere und hƤufige Erkrankung, bei der die derzeitigen Behandlungsmethoden nur symptomatisch wirken und den Krankheitsverlauf nicht beeinflussen. Im Juli 2023 und Juli 2024 wurden Behandlungen mit monoklonalen Antikƶrpern, die auf eines der an der Pathophysiologie der Krankheit beteiligten Proteine, das ss-Amyloid, wirken, von der FDA in den USA zugelassen und werden derzeit in der Schweiz geprüft. Diese Behandlungen, die einen statistisch signifikanten klinischen Nutzen gezeigt haben, sind mit Nebenwirkungen verbunden, die durch Ɩdeme oder Hirnblutungen gekennzeichnet sind und als ARIA für Amyloid Related Imaging Abnormalities bezeichnet werden. Eine strenge Auswahl der Patienten und eine sorgfƤltige Überwachung sind daher unerlƤsslich, um ein günstiges Nutzen-Risiko-VerhƤltnis zu erzielen.

Alzheimer’s disease is a serious and common illness, and current treatments have only a symptomatic effect and have no influence on its progres- sion. In July 2023 and July 2024, monoclonal antibody treatments acting on one of the proteins involved in the pathophysiology of the disease, B-amyloid, were approved by the FDA in the United States and are currently being evaluated in Switzerland. These treatments, which have shown a statistically significant clinical benefit, are associated with side effects characterised by cerebral oedema or haemorrhage, known as ARIA for Amyloid Related Imaging Abnormalities. Careful patient selection and monitoring will therefore be essential if the benefit-risk ratio is to be favourable.
Key words: Alzheimer, Anti-Amyloid, ARIA

Einführung

Die Alzheimer-Krankheit ist eine neurodegenerative Erkrankung des Gehirns und die häufigste Ursache für neuro-kognitive Störungen, die meist nach dem 65. Lebensjahr auftreten. Weltweit sind derzeit 50 Millionen Menschen von der Krankheit betroffen, davon etwa 25 000 in der französischsprachigen Schweiz. Aufgrund der Alterung der Bevölkerung wird diese Zahl voraussichtlich weiter steigen, wobei bis 2050 mit 152 Millionen Patienten weltweit gerechnet wird. Die Alzheimer-Krankheit hat nicht nur Auswirkungen auf die Patienten selbst, sondern auch auf deren Familien, die Gesundheitssysteme, die psychosozialen Systeme und den Arbeitsmarkt, wobei die weltweiten Kosten auf 1 Billion US-Dollar pro Jahr geschätzt werden (1).

Zu den häufigen klinischen Erscheinungsformen der Krankheit gehören Amnesie, Sprache (primär progressive logopenische Aphasie) oder visuelle Formen (posteriore kortikale Atrophie). Diese behindernden Symptome führen zu einem fortschreitenden Verlust der Selbstständigkeit aufgrund progressiv globaler kognitiver Störungen und zu einer verkürzten Lebenserwartung. Nach der Erstbeschreibung im Jahr 1906 durch Alois Alzheimer wurde nachgewiesen, dass diese Erkrankung insbesondere durch die fortschreitende extrazelluläre Akkumulation von Beta-Amyloid-Proteinen in abnormaler Konformation und die intrazelluläre Akkumulation von Neurofibrillen aus phosphoryliertem Tau-Protein gekennzeichnet ist, was zu zellulärer Dysfunktion und neuronalem Tod führt. Die Symptome treten jedoch erst Jahre nach Beginn dieser Proteinveränderungen auf, die Synergien und Wechselwirkungen mit mikroglialer und vaskulärer Aktivität aufweisen.

Derzeit zielen die Behandlungen für die Alzheimer-Krankheit hauptsächlich darauf ab, die Symptome zu lindern. Die beiden wichtigsten Medikamentenklassen sind Anticholinesterasehemmer wie Donepezil, Galantamin und Rivastigmin, die den Acetylcholinspiegel im Gehirn erhöhen, und Memantin, das die Aktivität von Glutamat, den Neurotransmittern, die am Lernen und Gedächtnis beteiligt sind, reguliert. Diese Behandlungen bieten jedoch oft nur einen geringen Nutzen und verändern die Pathophysiologie der Krankheit nicht.
Aufgrund der HƤufigkeit und Schwere dieser Krankheit versucht die Wissenschaft seit Jahrzehnten, Behandlungen zu entwickeln, die diese Krankheit behandeln oder ihren Verlauf deutlich verlangsamen kƶnnen.

Anti-Amyloid-Behandlungen

Nach der Entdeckung der senilen Plaques und dem Vorschlag der Hypothese der Amyloidkaskade durch Hardy et al. im Jahr 1992 (2) wurden zahlreiche klinische Studien durchgeführt, um «disease-modifying»-Therapien zu entwickeln, die auf die an den Krankheitsmechanismen beteiligten Proteine abzielen. Seit den ersten vielversprechenden Ergebnissen bei Mäusen von Schenk et al. im Jahr 1999 wurden mehrere Versuche beim Menschen durchgeführt, die jedoch aufgrund von Komplikationen, ungeeigneten Zielstrukturen oder dem Fehlen pathophysiologischer Biomarker nicht erfolgreich waren. In der Folgezeit führten eine bessere Auswahl der therapeutischen Ziele, verbesserte diagnostische Methoden (insbesondere der Zugang zu Amyloid-PET und die Bestimmung von Proteinen im Liquor) und höhere Dosierungen zu einer schrittweisen Verbesserung der Ergebnisse, bis 2021 die erste Anti-Amyloid-Therapie, Aducanumab, zugelassen wurde (und 2024 wieder zurückgenommen wurde). Seitdem wurde 2023 ein zweites Medikament, Lecanemab, und im Juni 2024 eine weitere Behandlung, Donanemab, zugelassen. Die beiden letztgenannten Medikamente werden derzeit von den Regulierungsbehörden in der Schweiz geprüft. Eine Nutzen-Risiko-Abwägung ist für die Beratung von Patienten und die Überwachung von Nebenwirkungen von entscheidender Bedeutung. In diesem Artikel geben wir einen Überblick über die Behandlungen, die sich im Zulassungsverfahren befinden, und diskutieren die erwarteten Vorteile und die damit verbundenen Risiken.
Bei diesen Molekülen handelt es sich um menschliche monoklonale Antikörper, die zielen selektiv auf Beta-Amyloid ab und induzieren eine mikrogliale Aktivierung, die zur Phagozytose und zum Abbau des toxischen Proteins führt. Obwohl diese Moleküle auf das gleiche Protein abzielen, verleihen ihre unterschiedlichen Wirkmechanismen Aducanumab eine höhere Affinität zu Oligomeren, Lecanmab mit Protofibrillen und Donanemab mit Amyloid-Plaque.

Nach einer Phase-2-Studie mit vielversprechenden Wirksamkeitsergebnissen wurde Aducanumab in zwei randomisierten klinischen Studien der Phase 3 (ENGAGE und EMERGE) mit über 3200 Patienten in 20 LƤndern untersucht. Die Studien zeigten eine deutliche dosisabhƤngige Senkung der Amyloid- und Tau-Belastung sowie eine Verlangsamung des Rückgangs des CDR-Scores um 18 % über 18 Monate in der EMERGE-Studie und um 15 % über 18 Monate in der ENGAGE-Studie, wobei nur in der ersten Studie signifikante Ergebnisse erzielt wurden (3).

Ƅhnliche Ergebnisse wurden in den Phase-3-Studien CLARITY-AD und TRAILBLAZER-ALZ 2 mit Lecanemab bzw. Donanemab erzielt. Die erste Studie ergab eine Verlangsamung des kognitiven Verfalls um 27 % auf der CDR-SB-Skala nach 18 Monaten zwischen der Experimental- und der Placebogruppe, die zweite um 36 % auf der CDR-Skala und um 41 % beim Verlust der SelbststƤndigkeit bei den AktivitƤten des tƤglichen Lebens.

Neben der Ƥhnlichen Wirkungsweise unterscheiden sich diese Behandlungen auch in der Art der Verabreichung. Lecanemab wird zweimal im Monat intravenƶs verabreicht. Donanemab wurde einmal im Monat intravenƶs verabreicht.

Diese Studien betrafen Patienten in frühen Stadien der Krankheit (MMSE > 22/30), mit einem gemeinsamen Phänotyp (Amnesie) und mit einer Pathophysiologie der pro- uvativen Alzheimer-Krankheit (Amyloid-positiv).

Diese positiven Ergebnisse für die primären Outcomes rechtfertigten die Zulassung durch die US-Behörden. Die klinische statistische Signifikanz und der pathophysiologische Proof of Concept sind unbestreitbar. Das klinische Ausmass des beobachteten Effekts und der langfristige Nutzen bleiben jedoch angesichts des Studiendesigns und der auf 18 Monate begrenzten Dauer bei einer wenig symptomatischen Population fraglich. Die ersten gemeldeten Ergebnisse der Erweiterungsphase und die günstigen Daten zu den Biomarkern der Krankheit (Tau-Protein) deuten auf einen langfristigen krankheitsmodifizierenden Effekt hin.

Dieser biologische Effekt wurde bei mehr als 30 % der behandelten Patienten mit klinischen und radiologischen Nebenwirkungen in Verbindung gebracht, die grƶsstenteils asymptomatisch waren.

Unerwünschte Wirkungen – ARIAs

Die wichtigsten Nebenwirkungen im Zusammenhang mit Anti-Amyloid-Behandlungen sind die sogenannten Ā«Amyloid Related Imaging AbnormalitiesĀ», kurz ARIAs genannt. Diese AbnormitƤten, die durch bildgebende Verfahren im Gehirn (MRT) festgestellt werden, werden durch die Behandlung zur Entfernung von Amyloid-Plaques begünstigt. Es gibt zwei Arten von ARIAs: ARIA-E, die durch vasogene Ɩdeme bedingte Anomalien aufweisen, und ARIA-H, bei denen es sich um Mikroblutungen oder oberflƤchliche HƤmosiderose handelt. Obwohl die eigentliche Physiopathologie der ARIAs nicht bekannt ist, scheint die SchƤdigung der GefƤsswandintegritƤt zu Beginn der Immunisierung (in den ersten 3–6 Monaten der Behandlung), die durch die Eliminierung der pathologischen Proteine durch die Antikƶrper verursacht wird, signifikant damit in Verbindung zu stehen.

Neben der Behandlung und einer prävalenten Amyloidangiopathie ist das Vorhandensein eines ε4/ε4-APOE-Protein-Allels der dritte Faktor, der das Risiko für ARIAs signifikant erhöht. Obwohl in den meisten Fällen asymptomatisch, können sich diese Anomalien durch ungewöhnliche Kopfschmerzen, Verwirrung oder Schwindel bemerkbar machen. In schwereren Fällen können sie zu fokalen neurologischen Zeichen, Bewusstseinsstörungen, epileptischen Anfällen oder zum Tod führen.

Seit ihrer Beschreibung in den Bapineuzumab-Studien von Sperling et al. im Jahr 2011 haben Expertenausschüsse Empfehlungen für die Nachsorge von Patienten, die mit Anti-Amyloid-Medikamenten behandelt werden, und für den Umgang mit möglichen ARIAs formuliert (4, 5).

Welche Empfehlungen zur Nutzung gibt es?

In der Schweiz werden derzeit Empfehlungen für eine angemessene Anwendung erarbeitet, die auf den Kriterien der CLARITY-Studie und den von Cummings 2023 veröffentlichten Empfehlungen basieren.

(6). Die Behandlungen werden in geeigneten Einrichtungen durchgeführt, die über das nötige Fachwissen und die technischen Voraussetzungen für die Durchführung und den Umgang mit möglichen Nebenwirkungen verfügen. Die wichtigsten Elemente, die Sie kennen sollten, sind die folgenden:

1. Auswahl der Patienten

In Frage kommen Patienten mit Alzheimer-Krankheit im Frühstadium und Amyloid-Biologie. Diejenigen mit dem hƶchsten Risiko für Behandlungskomplikationen, wie z. B. Patienten, die Antikoagulantien einnehmen, die einen ischƤmischen Schlaganfall innerhalb eines Jahres erlitten haben, die eine schwere Leukaroidose oder eine wahrscheinliche Amyloidangiopathie haben, sowie Patienten mit schweren somatischen oder psychiatrischen KomorbiditƤten (z. B. Krebs oder instabile Organinsuffizienz) müssen entsprechend behandelt werden. Es wird geschƤtzt, dass weniger als 10 % der Alzheimer-Patienten, die in GedƤchtniszentren behandelt werden, Zugang zu einer Behandlung haben werden (7).

2. Nachverfolgung von Patienten

Patienten unter Behandlung sollten regelmässig radiologisch mittels MRT überwacht werden und bei Symptomen, die auf eine ARIA hindeuten, sofort eine Bildgebung erhalten. Bei Auftreten einer leichten, asymptomatischen ARIA kann die Behandlung unter engmaschiger Überwachung fortgesetzt werden. In den anderen Fällen sollte die Behandlung ausgesetzt werden, wobei eine regelmässige radiologische Überwachung erfolgen sollte, bis die Anomalien und Symptome abgeklungen sind. Bei schweren Symptomen, Rezidiven oder schweren ARIAs sollte die Behandlung gemäss den Empfehlungen der Arbeitsgruppe ADRD Therapeutics (6) endgültig abgebrochen werden.

3. Umgang mit symptomatischen ARIAs

Bei ARIAs wird eine neurologische Beratung empfohlen, sowie gegebenenfalls eine Krankenhauseinweisung. Je nach Symptomen kann eine Behandlung mit Kortikoiden oder Antikonvulsiva in Betracht gezogen werden (6).

Schlussfolgerung

Anti-Amyloid-Therapien sind die ersten krankheitsmodifizierenden Therapien, die für die Behandlung der Alzheimer-Krankheit im Frühstadium zugelassen wurden, und bieten neue Hoffnung für diese häufige und schwere Krankheit, die Millionen von Familien auf der ganzen Welt betrifft. Trotz dieser Hoffnung sind die bislang beobachteten Vorteile in den ersten Studien jedoch relativ bescheiden und die Auswirkungen auf die Gesundheit sind noch nicht absehbar.

Die Nebenwirkungen können schwerwiegend sein. Eine sorgfältige Auswahl von Patienten mit einem günstigen Ansprechprofil und einem geringen Risiko von Nebenwirkungen sowie eine sorgfältige Nachsorge durch spezialisierte Zentren sind daher unerlässlich, um eine optimale Behandlung zu gewährleisten.

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Übersetzung aus la gazette médicale 09/2024

Henri Perrin

Centre Leenaards de la mƩmoire
Abteilung für klinische Neurowissenschaften,
CHUV und UNILL
Chemin de Mont-Paisible 16
1011 Lausanne

Dr. med. Olivier Rouaud

Centre Leenaards de la mƩmoire
Abteilung für klinische Neurowissenschaften,
CHUV und UNILL
Chemin de Mont-Paisible 16
1011 Lausanne

Prof. Dr. med. Gilles Allali

Centre Leenaards de la mƩmoire
Abteilung für klinische Neurowissenschaften,
CHUV und UNILL
Chemin de Mont-Paisible 16
1011 Lausanne

Die Autoren haben keine Interessenskonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

1. Breijyeh Z, Karaman R. Comprehensive Review on Alzheimerā€™ā€Šs Disease: Causes and Treatment. Molecules. 2020 Dec 8;25(24):5789. doi: 10.3390/molecules25245789. PMID: 33302541; PMCID: PMC7764106.
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Wirkung von Gleichgewichtstraining: Integration eines Programms in der Rehabilitation

Das Altern beeinträchtigt die Koordination und erhöht das Risiko von Stürzen, was sich auf die Lebensqualität der älteren Menschen auswirkt. Fortschritte in den Neurowissenschaften legen nahe, dass ein aktiver Lebensstil und das Trainieren des Gleichgewichts wichtig sind, um dieses Risiko zu mindern. Die steigende Lebenserwartung in Verbindung mit der Beeinträchtigung der posturalen Kontrolle im Alter erklärt die hohe Prävalenz von Stürzen bei Senioren und rechtfertigt die Bedeutung von gezielten Rehabilitationsprogrammen. Die Zusammenarbeit zwischen Bewegungsphysiologen und Physiotherapeuten im Réseau Hospitalier Neuchâtelois (RHNe) führt zu neuen Ansätzen in der Rehabilitation innerhalb der Institution und mündet in der Einführung eines Koordinationstrainings in Form einer therapeutischen Gruppe. Eine interdisziplinäre Arbeit, die wissenschaftliches Fachwissen mit klinischer Anwendung verbindet mit dem Ziel, eine optimale Betreuung zu erreichen.

Aging affects coordination and increases the risk of falls, impacting quality of life. Advances in neuroscience suggest the importance of an active lifestyle and balance training to mitigate these effects. The increasing life expectancy and differences in postural control between the young and elderly highlight the high incidence of falls among seniors, justifying the need for tailored rehabilitation programs. Collaboration between exercise physiologists and physiotherapists at RHNe introduces novel rehabilitation approaches within the institution, leading to the establishment of a coordination training group. This interdisciplinary work combines scientific expertise and clinical application for improved care.
Key words: Aging, Coordination, Fall Prevention, Rehabilitation, Interprofessional Collaboration

Wissenschaft und Gleichgewicht: Die Mobilität von Senioren neu überdenken

Auch wenn einige Forschungsarbeiten in der Vergangenheit bereits auf die altersbedingten Funktionsverluste hingewiesen hatten (1), haben die Neurowissenschaften und die kognitive Forschung hauptsächlich der letzten Jahre unser Denken über das Altern verändert, vor allem in Bezug auf Gesundheit und Lebensqualität (2). Das Ausmass dieser Verluste, wie z.B. ein schlechteres Gedächtnis, ein erhöhtes Sturzrisiko oder eine langsamere Informationsverarbeitung, kann zwar von Person zu Person variieren, aber beim Vergleich von Senioren und jungen Erwachsenen zeigen sich die Unterschiede generell (3). Ein aktiver Lebensstil, der körperliche, kognitive und soziale Anreize bietet, scheint nicht nur für die Verringerung von Funktionsverlusten und die Verbesserung der Mobilität älterer Menschen Vorteile zu bringen, sondern auch für die Aufrechterhaltung guter kognitiver Fähigkeiten (4). Die Kontrolle des Gleichgewichts hat für die Aufrechterhaltung oder Wiedererlangung eines aktiven Lebensstils entscheidende Bedeutung, erfordern ja die verschiedenen Prozesse der motorischen Kontrolle schon bei alltäglichen Aktivitäten wie Gehen oder Radfahren eine kontinuierliche Integration von multisensorischen Informationen über den Körper im Raum (5).

Prävalenz von Stürzen bei Senioren

In den entwickelten LƤndern betrƤgt die Lebenserwartung von 65-jƤhrigen Personen etwa 17 Jahre für MƤnner und 21 Jahre für Frauen. Zudem ist belegt, dass der posturale Kontrollmechanismus zwischen jungen und alten Menschen erheblich variiert (6), was die Zunahme von Stürzen bei Senioren erklƤrt. Mindestens ein Drittel der über 65-JƤhrigen erleidet mindestens einen Sturz pro Jahr (7). Diese Rate steigt mit zunehmendem Alter rapide an und erreicht Werte von 56 % in den Altersgruppen von 90 bis 99 Jahren (8). In der Schweiz zeigen Statistiken, dass Stürze die Hauptursache für TodesfƤlle und Verletzungen durch nicht-berufliche UnfƤlle sind (9). JƤhrlich verletzen sich nicht weniger als 300 000 Menschen aufgrund von Stürzen, was mehr als die HƤlfte aller UnfƤlle zuhause ausmacht (10).

BeeintrƤchtigung der posturalen Kontrolle

Ƅltere Menschen zeigen signifikante Unterschiede in ihrer posturalen Kontrolle bei der Ausführung einer Doppelaufgabe (Dual-Task, DT) (11). Dieser Unterschied ist umso ausgeprƤgter, je komplexer die Aufgabe ist (12): Es ist eine Verminderung der Leistung in Verbindung mit der konkurrierenden Aufgabe zu beobachten. In Verbindung mit dieser Verschlechterung der posturalen Kontrolle kann die Zunahme von Stürzen bei Personen über 65 Jahren durch eine SchwƤchung bestimmter altersbedingter neuromechanischer FƤhigkeiten, wie z. B. der sensorischen Gewichtung, erklƤrt werden (13). Die nachlassende Kontrolle der sensorischen Gewichtung scheint eine wichtige Rolle bei der Zunahme von Stürzen bei Senioren zu spielen (14). Die Gründe für diese positive Korrelation zwischen der BeeintrƤchtigung der posturalen Kontrolle und dem steigenden Alter sind vielfƤltig: Die Sarkopenie, d.h. der unfreiwillige Verlust von Muskelmasse, ist eine kritische pathophysiologische Komponente der Gebrechlichkeit (15), die Verschlechterung der sensorischen FƤhigkeiten wie Sehen, Hƶren und Tasten, eine verminderte kƶrperliche Fitness, die zu einem Verlust der Muskelkraft (insbesondere der Explosivkraft) führt, eine lƤngere Immobilisierung, die Nebenwirkungen, die sich aus der Einnahme bestimmter Medikamente ergeben, und schliesslich die Angst vor dem Ā«KontrollverlustĀ» und vor der Gefahr zu stürzen (6). Ein Sturz im Alter kann schwerwiegende Folgen haben und die LebensqualitƤt einer Person drastisch beeintrƤchtigen. Daher ist es wichtig, die Ursachen und Risiken von Stürzen bei Ƥlteren Menschen zu untersuchen. Ein besseres VerstƤndnis der BeeintrƤchtigung der posturalen Kontrolle ermƶglicht, den potentiellen Verminderungen gewisser neuromechanischer FƤhigkeiten vorzubeugen und so die Betreuung der Ƥlteren Menschen zu optimieren mit dem Ziel, ihr Sturzrisiko zu verringern.

Die Auswirkungen von Gleichgewichtstraining

Im Kampf gegen die Zunahme von Stürzen bei Ƥlteren Menschen scheint Gleichgewichtstraining insbesondere bei der Verbesserung gewisser Parameter der posturalen Kontrolle (16), aber auch auf struktureller Ebene (17) von Vorteil zu sein. Ausdauernde kƶrperliche AktivitƤt kann die posturale Kontrolle verbessern (18). Mehrere Studien (19) empfehlen das Gleichgewichtstraining als wirksame Massnahme, um der natürlichen BeeintrƤchtigung bestimmter neuromechanischer und kognitiver Funktionen entgegenzuwirken (20). Die positiven Effekte, die aus dem Training und Verbessern des Gleichgewichtes resultieren, zeigten Verhaltensverbesserungen auf mehreren Ebenen, wie z. B.: geringere Inzidenz von Stürzen (mit oder ohne medizinische Folgen), bessere RehabilitationsfƤhigkeiten, weniger Nackenschmerzen, verbesserte sensomotorische Funktionen der HalswirbelsƤule und verbesserte plyometrische Leistungen. Diese Forschungsergebnisse unterstreichen die zahlreichen Vorteile, die sich aus dem Gleichgewichtstraining bei Ƥlteren Menschen ergeben. Daher ist die Einführung solcher Programme in der Rehabilitation von grosser Bedeutung.

Umsetzung: Erfahrungen in RHNe

Einrichtung einer Therapiegruppe «Koordination»

Die Notwendigkeit, ein Gleichgewichtstraining in die Rehabilitation zu integrieren, erscheint daher unerlässlich. Aus diesem Grund und im Rahmen eines institutionellen Projekts zur Verbesserung der Rehabilitationsprozesse wurde ein proaktiver Ansatz entwickelt und geschaffen, um die Lebensqualität unserer Patienten, insbesondere der älteren Rehabilitanden, durch die Gründung einer Therapiegruppe «Koordination» zu verbessern.

Ziele

Das Hauptziel dieser Koordinationsgruppe besteht darin, die motorische Koordination zu stärken; diese Kompetenz ist für ihre täglichen Aktivitäten und zur Vermeidung von Stürzen unerlässlich. Die praktische Arbeit kann sowohl im Sitzen als auch im Stehen durchgeführt werden und ist auf vier Ziele ausgerichtet:
1. Die Patienten für die lebenswichtige Bedeutung der Koordination für ihre täglichen Aktivitäten zu sensibilisieren
2. Die Koordination in allen Bereichen zu verbessern, was insbesondere eine wirksame Prävention vor Stürzen gewährleistet
3. Einfache und reproduzierbare Übungen für zu Hause anzubieten, was die Selbstständigkeit der Patienten und die Kontinuität der Pflege fördert
4. Die Fortschritte jedes Patienten zu beobachten und zu quantifizieren, um die Übungen so anzupassen, dass sie den persönlichen Bedürfnissen entsprechen.

Kriterien

Die Gruppe ist so konzipiert, dass sie ein breites Spek-trum an Patienten aufnehmen und ihnen ein mass-geschneidertes und individuelles Programm bieten kann. Jedoch soll die Wirksamkeit und Sicherheit der Sitzungen für alle Teilnehmer gewährleistet sein, weshalb bestimmte Ausschlusskriterien zur Anwendung kommen. Dieses Programm ist ideal für diejenigen, die sich aktiv an den Übungen beteiligen können, mit folgenden Ausnahmen:
1. Patienten mit schweren kognitiven Stƶrungen und einem Mini-Mental State Examination (MMS)-Wert von weniger als 15
2. Patienten mit schwerer Taubheit oder Blindheit
3. Patienten mit Verhaltensstƶrungen, die die Gruppendynamik beeintrƤchtigen kƶnnten
4. Patienten mit einer zu starken Abhängigkeit, was durch einen FIM-Wert (Functional Independence Measure)von weniger als 4 für Transfers und Fortbewegung angezeigt wird.

HƤufigkeit und Ablauf der Sitzungen

Die Sitzungen der Therapiegruppe Ā«KoordinationĀ» finden dreimal pro Woche statt. Unser Ziel war es, die wissenschaftlichen Erkenntnisse so genau wie mƶglich in die klinische Praxis zu integrieren. Die Forschung legt nƤmlich eine substantielle Verbesserung der LeistungsfƤhigkeit des Gleichgewichts bei einer Frequenz von drei wƶchentlichen Sitzungen nahe (21) (Abb. 1).

Die Sitzungen dauern 45 Minuten. Jede Gruppe besteht aus bis zu sechs Patienten, die von einem Bewegungsphysiologen oder einem Physiotherapeuten betreut werden. Die Teilnehmer der Gruppe sind dem Spital bekannte Patienten. Dies ermöglicht eine personalisierte Auswahl der Übungen und erlaubt, deren Anforderungen vorauswählen und so individuell auf die Bedürfnisse jedes Einzelnen einzugehen.

Auswahl der Übungen

Die Übungen werden aus einer Reihe von gezielten Übungen ausgewƤhlt, welche sich um fünf Schlüsselthemen drehen: Orientierung, Reaktion, Differenzierung, Rhythmus und Gleichgewicht (ORDER). Jedes dieser Themen bietet sechs Schwierigkeitsgrade, vom einfachsten bis zum komplexesten. Diese Abstufung ermƶglicht einen hohen Grad an Personalisierung. Einfache Übungen, wie das Stehen auf einer instabilen OberflƤche, oder komplexere Übungen, wie die Ausführung einer Doppelaufgabe (DT), ermƶglichen es, den Schwierigkeitsgrad fein auf die FƤhigkeiten des Patienten abzustimmen (Abb. 2) und auch seinen Fortschritten anzupassen. Diese AnpassungsfƤhigkeit sorgt nicht nur für maximale Sicherheit beim Üben, sondern erhƤlt auch das Engagement der Patienten auf hohem Niveau, was ein Schlüsselfaktor für den Erfolg eines jeden Rehabilitationsprogramms ist.

Positives Feedback

Empirische Rückmeldungen deuten auf eine gute Adhärenz der Patienten hin und betonen, dass bestimmte Aspekte der Koordination, die lange Zeit vernachlässigt wurden, wie Rhythmus oder Reaktion, wieder antrainiert werden konnten. Die Patienten erhöhten die Anzahl ihrer täglichen Bewegungen und gaben an, die Vielfalt der Bewegung zu schätzen. Physiotherapeuten, die Einzelsitzungen als Teil ihrer spezifischen Rehabilitationspfads des Patienten anboten, gaben auch positive Rückmeldungen ab über den Trainingserfolg für ihre Patienten aus der Gruppe.

Neue Kooperationen: KomplementaritƤt von Physiologe und Physiotherapeut

Die Gründung einer Koordinationsgruppe innerhalb unseres Netzwerks ergab sich aus der bereichernden Zusammenarbeit zwischen dem Bewegungsphysiologen und dem Physiotherapeuten. Dies hat eine innovative Perspektive auf das Training und die Therapie unserer Patienten eröffnet.

Der Bewegungs- oder Sportphysiologe liefert eine solide wissenschaftliche Grundlage, die die gesundheitlichen Vorteile körperlicher Aktivität hervorhebt. Sein fundiertes Wissen in den Bereichen Gleichgewicht, Ausdauer, der Biomechanik der Bewegung und der Kraft ermöglicht die Einführung innovativer Praktiken. Insbesondere für den letztgenannten Bereich und im Rahmen eines Rehabilitationszentrums bringt er wissenschaftliche Präzision in die Kraftarbeit ein. Er passt die Arbeitsbelastung individuell an die relative Maximalkraft jedes Patienten an und nutzt das gesamte Spektrum des Trainings aus, dh. gegen Widerstand, Maximalkraft, Explosivkraft.

Um den für die Patienten fixierten Therapiezielen am besten gerecht zu werden, erarbeitet der Bewegungs- oder Sportphysiologe adaptierte Protokolle, die sich auf gesicherte Daten und wirksamen und abwechslungsreichen Methoden abstützen, wie das exzentrische (22) oder Maximalkraft-Training. Die letztere Form erfordert weniger Wiederholungen, aber mit mehr Gewicht, um den Zuwachs an Kraft zu maximieren (Abb. 3).

Wenn z. B. das gewünschte Ziel ist, Kraft zu gewinnen, empfehlen gƤngige Protokolle 10-20 Wiederholungen mit Gewichten unter 75 % der MaximalkapazitƤt, gefolgt von kurzen Pausen.

Für eine optimale Verbesserung der Kraft empfiehlt die Fachliteratur jedoch seit langem kraftintensivere Uebungen (> 75 %), die aber auf 8 Wiederholungen limitiert und von lƤngeren Pausen (2–4 Min) gefolgt sind (23).

Durch diese wissenschaftliche Expertise erfährt die Verschreibungspraxis von Übungen einen neuen Ansatz, der sich von konventionellen Praktiken entfernt und ausgeprägtere physiologische Adaptationen empfiehlt. Dieser Ansatz trägt auch dazu bei, die Zurückhaltung von Physiotherapeuten bei der Anwendung von Kraftübungen, insbesondere mit höheren Intensitäten, bei als fragil geltenden Patienten zu zerstreuen.

Parallel dazu bringt der Physiotherapeut eine ergänzende Dimension ein, nämlich einen klinischeren und funktionelleren Blickwinkel einnimmt, der direkt auf die Bedürfnisse der Patienten ausgerichtet ist. Dieses Fachwissen ermöglicht es, die Durchführbarkeit der vorgeschlagenen Übungen abzuschätzen und so ihre Anpassung und Sicherheit für jeden Einzelnen zu gewährleisten. Darüber hinaus fördert die Zusammenarbeit zwischen diesen beiden Professionen einen ganzheitlichen Ansatz, bei dem wissenschaftliche Theorie auf klinische Praxis trifft, was einen optimalen Nutzen für den Patienten ergibt.

Diese Komplementarität hat zu einer neuen Sichtweise auf die Anwendung der Bewegungswissenschaften bei einer als gebrechlich geltenden Bevölkerung geführt. Sie ermöglicht, über traditionelle therapeutische Ansätze hinauszugehen, Befürchtungen zu beseitigen und etablierte Praktiken in Frage zu stellen.

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Übersetzung aus la gazette médicale 05-06/2024

Jeremy Barfuss

Réseau Hospitalier Neuchâtelois
Coordinateur MƩdecine du Sport /
Physiologiste du Sport
Swiss Olympic Sport Medical Base
Route de Landeyeux
2046 Fontaines

Der Autor hat keine Interessenkonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

  • Die Auswirkungen des Alterns auf die Koordination und das erhƶhte Sturzrisiko beeintrƤchtigen die LebensqualitƤt.
  • Die Aufrechterhaltung kƶrperlicher AktivitƤt unterstützt die KoordinationsfƤhigkeit und reduziert die negativen Auswirkungen des Alterns.
  • Die Zusammenarbeit zwischen Bewegungsphysiologen und Physiotherapeuten kann zur Einführung neuer AnsƤtze führen, die die Betreuung Ƥlterer Patienten in der Rehabilitation erheblich verbessern.

1. Lyketsos CG, Chen LS, Anthony JC. Cognitive Decline in Adulthood: An 11.5-Year Follow-Up of the Baltimore Epidemiologic Catchment Area Study. Am J Psychia- try. janv 1999;156(1):58-65.
2. Park DC, Reuter-Lorenz P. The Adaptive Brain: Aging and Neurocognitive Scaf- folding. Annu Rev Psychol. 1 janv 2009;60(1):173-96.
3. Hultsch DF, Hertzog C. Use It or Lose It: Engaged Lifestyle as a Buffer of Cogni- tive Decline in Aging?
4. Bherer L. Cognitive plasticity in older adults: effects of cognitive training and phy- sical exercise. Ann N Y Acad Sci. mars 2015;1337(1):1-6.
5. Day BL, Fitzpatrick RC. Virtual head rotation reveals a process of route reconst- ruction from human vestibular signals. J Physiol. sept 2005;567(2):591-7.
6. Granacher U, Bridenbaugh SA, Muehlbauer T, Wehrle A, Kressig RW. Age- Related Effects on Postural Control under Multi-Task Conditions. Gerontology. 2011;57(3):247-55.
7. Lord SR, Ward JA, Williams P, Anstey KJ. An epidemiological study of falls in older community dwelling women: the Randwick falls and fractures study. Aust J Public Health. sept 1993;17(3):240-5.
8. Blake AJ, Morgan K, Bendall MJ, Dallosso H, Ebrahim SBJ, Arie THD, et al. FALLS BY ELDERLY PEOPLE AT HOME: PREVALENCE AND ASSOCIATED FAC- TORS. Age Ageing. 1988;17(6):365-72.
9. Ewert U, Stürmer YA, Niemann S. Soziale Ungleichheit und Nichtberufsunfälle in der Schweiz. 2016;
10. BƤchli M, Derrer P. Unfallschwerpunkte im Bereich Haus und Freizeit.
11. Berger L, Bernard-Demanze L. Age-related effects of a memorizing spatial task in the adults and elderly postural control. Gait Posture. fƩvr 2011;33(2):300-2.
12. Doumas M, Rapp MA, Krampe RTh. Working Memory and Postural Control: Adult Age Differences in Potential for Improvement, Task Priority, and Dual Tas- king. J Gerontol B Psychol Sci Soc Sci. 1 mars 2009;64B(2):193-201.
13. Krampe RTh, Doumas M, Lavrysen A, Rapp M. The costs of taking it slowly: Fast and slow movement timing in older age. Psychol Aging. 2010;25(4):980-90.
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15. Lopez P, Pinto RS, Radaelli R, Rech A, Grazioli R, Izquierdo M, et al. Benefits of resistance training in physically frail elderly: a systematic review. Aging Clin Exp Res. aoƻt 2018;30(8):889-99.
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19. Taube W. Neuronale Mechanismen der posturalen Kontrolle und der Einfluss von Gleichgewichtstraining.
20. Liu-Ambrose T, Donaldson MG. Exercise and cognition in older adults: is there a role for resistance training programmes? Br J Sports Med. 19 nov 2008;43(1):25-7.
21. Lesinski M, HortobƔgyi T, Muehlbauer T, Gollhofer A, Granacher U. Effects of Balance Training on Balance Performance in Healthy Older Adults: A Systematic Review and Meta-analysis. Sports Med. dƩc 2015;45(12):1721-38.
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23. Benedict T. Manipulating Resistance Training Program Variables to Optimize Maximum Strength in Men: A Review. J Strength Cond Res. 1999;13(3):289.

Teil 9: Zusammenarbeit von medizinischen Fachpersonen mit der Industrie

Seit 50 Jahren verƶffentlicht die Schweizerische Akademie der Medizinischen Wissenschaften (SAMW) medizin-ethische Richtlinien. Diese bieten Informationen und Orientierungshilfen für den Arbeitsalltag von Ƅrztinnen, Ƅrzten und weiteren Gesundheitsfachpersonen. Die meisten Richtlinien sind Teil der FMH-Standesordnung. In einer losen Serie hatte die Zeitschrift Ā«Primary and Hospital CareĀ» die Inhalte einzelner SAMW-Richtlinien anhand praktischer Beispiele vorgestellt. Teil 9 erscheint erstmals in Ā«der informierte arzt/die informierte ƤrztinĀ». Alle bisher publizierten BeitrƤge dieser Serie sind hier zu finden: www.samw.ch/richtlinien/fallbeispiele

Ein Fortbildungsangebot einer pharmazeutischen Firma an einen hausärztlichen Qualitätszirkel wirft Fragen zu möglichen Interessenkonflikten auf. Die SAMW-Richtlinien betonen, dass medizinische Entscheidungen unabhängig von finanziellen Anreizen sein müssen und transparente Rahmenbedingungen erfordern. Insbesondere Gratisproben, Honorare und luxuriöse Rahmenprogramme stehen im Spannungsfeld zwischen Wissenserweiterung und Marketinginteressen.

An offer of further training from a pharmaceutical company to a GP quality circle raises questions about possible conflicts of interest. The SAMS guidelines emphasize that medical decisions must be independent of financial incentives and require transparent framework conditions. In particular, free samples, fees and luxurious supporting programs are caught between knowledge expansion and marketing interests.

Key Words: SAMS guidelines, conflict of interest, free samples, honoraria

Aus der Praxis: Fortbildungsangebot eines Aussendienstmitarbeiters

Dr. L.M. leitet einen hausƤrztlichen QualitƤtszirkel in der Zentralschweiz. Die zehn Mitglieder dieses QualitƤtszirkels, alle im gleichen Notfallkreis tƤtig, treffen sich einmal monatlich zu einem fachlichen Austausch.

Nun ist der Aussendienstmitarbeiter der Firma X bei Dr. L.M. zu Besuch und stellt ihm ein neues hochwirksames Medikament zur Behandlung von Asthma und COPD vor. Die Wirksubstanz dieses Medikamentes sei in keiner Weise vergleichbar mit den anderen sich auf dem Markt befindlichen Substanzen für diese Indikationen. Daher müsse das Medikament mit einem eigens hierfür entwickelten Inhalator appliziert werden.

Der Aussendienstmitarbeiter macht Dr. L.M. folgendes Angebot: Speziell für die Mitglieder des QualitƤtszirkels würde der Medical Advisor der Firma X, selbst Facharzt für Innere Medizin und Pneumologie, im Rahmen eines nƤchsten Treffens einen Vortrag zur Thematik Asthma und COPD halten. Die Ƅrztinnen und Ƅrzte sowie die medizinischen Praxisassistentinnen würden auch im Gebrauch des Inhalators geschult. Anschliessend an den Vortrag würden den zehn Mitgliedern des QualitƤtszirkels kostenlos je zehn Inhalatoren und zehn Originalpackungen des neuen Medikamentes abgegeben, damit die HausƤrztinnen und -Ƥrzte persƶnliche Erfahrungen sammeln kƶnnten. Die Firma X wƤre dankbar für Rückmeldungen der HausƤrztinnen und -Ƥrzte zu drei Fragen auf einem vorbereiteten Formular. Für jede erfolgte Rückmeldung kƶnne die Firma X ein Honorar von 250 CHF ausbezahlen. Falls Bedarf für weitere Inhalatoren und Originalpackungen bestehe, kƶnnten diese den HausƤrztinnen und -Ƥrzten zu einem vorteilhaften Preis abgegeben werden. Der Aussendienstmitarbeiter würde sich freuen, die zehn HausƤrztinnen und -Ƥrzte gemeinsam mit ihren Praxisassistentinnen und dem Medical Advisor der Firma X im Anschluss an den Vortrag in das nahe gelegene, mit einem Michelin-Stern ausgezeichnete Restaurant zum Abendessen einzuladen.

Was sagen die SAMW-Richtlinien (1) dazu?

Medizinisches Handeln muss sich stets am Patientenwohl und den Interessen der Gesellschaft orientieren. Wenn medizinische Fachpersonen und Gesundheitsorganisationen mit der Industrie zusammenarbeiten, können Eigeninteressen und Interessenkonflikte das professionelle Verhalten beeinflussen und die Glaubwürdigkeit von medizinischen Fachpersonen sowie das in sie gesetzte Vertrauen beeinträchtigen.

Gemäss Definition besteht ein Interessenkonflikt aus ­verschiedenen Umständen, von denen insgesamt ein bedeutsames Risiko ausgeht, dass Sekundärinteressen das ­professionelle Urteilsvermögen im Verhältnis zu Primärinteressen unangemessen beeinflussen (2).

Die Zusammenarbeit von medizinischen Fachpersonen und der Industrie wird durch diverse rechtliche Bestimmungen geregelt. Hervorzuheben sind u.a. das Heilmittelgesetz (HMG), das Krankenversicherungsgesetz (KVG), die Verordnung über Integrität und Transparenz im Heilmittelbereich (VITH) und die Arzneimittel-Werbeverordnung. Die Fachpersonen sind verpflichtet, die Regelungen einzuhalten. Die SAMW-Richtlinien ergänzen und konkretisieren die Bestimmungen.

In den SAMW-Richtlinien werden Handlungsprinzipien dargelegt, die dazu dienen
– Interessenkonflikte zu erkennen,
– Interessenkonflikte zu vermeiden, sowie
– transparent und proaktiv mit Interessenkonflikten umzugehen.

Besonders hervorgehoben seien an dieser Stelle die folgenden Prinzipien, die in den Richtlinien erlƤutert werden:
Trennungsprinzip: Medizinisches Handeln muss den Patienten gegenüber unbeeinflusst sein von angebotenen, versprochenen oder erhaltenen Leistungen oder Vorteilen. Die entsprechenden Vorgänge und Entscheidungen sind klar voneinander zu trennen.

Transparenzprinzip: Interessenbindungen und damit verbundene mƶgliche Interessenkonflikte sind offenzulegen. Geldwerte Leistungen oder Vorteile sollen dargelegt und der Umfang der erhaltenen geldwerten Leistungen soll zugƤnglich sein.

Ƅquivalenzprinzip: Interessenkonflikte sollen mƶglichst vermieden werden. Um Interessenkonflikte gar nicht entstehen zu lassen, müssen Leistungen und Gegenleistungen in einem angemessenen VerhƤltnis zueinander stehen. Bei der Bemessung des Werts der Gegenleistung ist zudem zu berücksichtigen, ob diese bereits durch anderweitige gesetzliche Leistungen vergütet wird.

Die Richtlinien leiten zu einer selbstkritischen Reflexion über Abhängigkeiten und Eigeninteressen an. Zudem empfehlen sie, bei Vorliegen von möglichen Interessenkonflikten Verträge mit der Industrie immer von je zwei Personen pro Institution unterzeichnen zu lassen. Vereinbarungen über die Gewährung von geldwerten Leistungen und Vorteilen sind schriftlich festzuhalten und Geschenke resp. Vorteile von bescheidenem Wert (maximal 300 CHF/Jahr) dürfen nur angenommen werden, wenn das Geschenk resp. der Vorteil in Zusammenhang mit der Berufsausübung steht, für die medizinische Praxis von Belang ist und den Patientinnen und Patienten zugutekommt.

Professionelle Integrität im Zusammenhang mit der Unterstützung von Aus-, Weiter- und Fortbildungsaktivitäten bedeutet, dass
– Ausbildungsinhalte und Referentinnen unabhƤngig von den unterstützenden Organisationen gewƤhlt werden;
– Fachthemen objektiv und gestützt auf wissenschaftliche Kriterien behandelt werden;
– die Zusammenarbeit mit der Industrie schriftlich geregelt wird;
– die Unterstützung durch die Industrie auch von den Veranstaltenden offengelegt wird und
– FortbildungsanlƤsse von mehreren Firmen unterstützt werden (Multisponsoring).

Bedeutung der Richtlinien für den hausärztlichen Qualitätszirkel

In der oben geschilderten Situation ist es entscheidend, dass die Interessenkonflikte erkannt werden: Es besteht eine nicht zu unterschƤtzende Gefahr, dass das PrimƤrinteresse – im vorliegenden Fall die Erhaltung und Fƶrderung der Gesundheit der Menschen mit Asthma und COPD nach den WZW-Kriterien gemƤss Art. 32 KVG – durch SekundƤrinteresse beeinflusst wird. Im vorliegenden Fall durch die Abgabe von Gratispackungen des Medikaments und den geldwerten Leistungen des Honorars für das Ausfüllen des Fragebogens und das Abendessen. Der Erhalt von 250 CHF pro ausgefülltem Fragebogen mit insgesamt drei Fragen sowie das Abendessen im Nobelrestaurant stehen nicht in einem angemessenen VerhƤltnis zur Leistung der Ƅrztin oder des Arztes, womit das Ƅquivalenzprinzip verletzt ist. GemƤss den SAMW-Richtlinien handelt es sich bei dem angebotenen Abendessen um ein sogenanntes Rahmenprogramm, dessen Finanzierung durch eine pharmazeutische Firma nicht zulƤssig ist. Nicht problematisch erscheint mit Blick auf den Patientennutzen die Vermittlung von Informationen zur korrekten Handhabung des Inhalators.

Es muss allerdings davon ausgegangen werden, dass die hausärztlichen Erfahrungsberichte kaum wissenschaftlichem oder praktisch-medizinischem Erkenntnisgewinn dienen, sondern den Marketing-Interessen der Firma X. Auch wenn der Medical Advisor der Firma X Facharzt für Innere Medizin und Pneumologie ist, muss davon ausgegangen werden, dass er in seiner Rolle als Medical Advisor bei der Firma X nicht neutral ist und damit als Referent nicht in Frage kommt.

Schlussfolgerungen

Die Richtlinien halten fest, dass die Zusammenarbeit von Ƅrztinnen und Ƅrzten mit der Industrie seit Langem etabliert ist. Sie liegt grundsƤtzlich im Interesse einer guten Gesundheitsversorgung und trƤgt zur Mehrung des Wissens, zur Entwicklung neuer und Verbesserung bestehender Therapien und insgesamt zum medizinischen Fortschritt bei. Gleichzeitig kann sie AbhƤngigkeiten mit sich bringen und zu Interessenkonflikten führen.

Die Richtlinien wenden sich an medizinische Fachpersonen und dabei insbesondere an Ƅrztinnen und Ƅrzte, nicht an die Industrie. Denn es ist nicht die Aufgabe der pharmazeutischen Firma, sondern der im vorliegenden Beispiel genannten Gesundheitsfachpersonen, Interessenkonflikte zu erkennen und den oben geschilderten Handlungsprinzipien gerecht zu werden. Allerdings sollte die Firma die Vorschriften des Verhaltenskodex der pharmazeutischen Industrie in der Schweiz einhalten.

Grundsätzlich ist es denkbar, als Ergänzung der interkollegialen Qualitätszirkelarbeit eine Referentin oder einen Referenten für ein spezifisches Fachgebiet einzuladen. Diese Person darf aber in keinem Abhängigkeitsverhältnis zu den pharmazeutischen Firmen stehen, deren Produkte im Vortrag vorgestellt werden. Dabei geht es nicht nur um finanzielle Abhängigkeiten oder Interessenkonflikte der Fachperson, sondern z. B. auch um die Unterstützung eines Forschungsvorhabens durch eine Firma.

Sollte sich eine pharmazeutische Firma an sogenannten Praxiserfahrungsberichten für bereits zugelassene Arzneimittel interessiert zeigen, gilt es, dieses Anliegen sehr kritisch zu prüfen. In den Richtlinien der SAMW ist klar festgehalten, dass Studien nach Marktzulassung von Arzneimitteln respektive Nutzerbewertungen von Produkten eine wissenschaftlich relevante Fragestellung untersuchen müssen. Es ist grundsätzlich zulässig, dass die Evaluationsprodukte im Austausch gegen eine Nutzerbewertung zur Verfügung gestellt werden. Medizinische Fachpersonen dürfen allerdings durch das Bereitstellen von Evaluationsprodukten und zugehörigen Leistungen nicht unangemessen abgegolten und/oder ermutigt werden, die Produkte oder Leistungen einzukaufen, zu empfehlen, zu verschreiben oder anzuwenden.

Dr. L.M., der Leiter des QualitƤtszirkels in der Innerschweiz, sowie seine hausƤrztlich tƤtigen Kolleginnen und Kollegen tragen den SAMW-Richtlinien dann Rechnung, wenn sie
– eine ihnen aus der tƤglichen Arbeit vertraute unabhƤngige Fachperson für den Vortrag einladen;
– das Anliegen der Firma X bezüglich Praxiserfahrungsberichten kritisch bewerten und eine Zusammenarbeit nur dann zusichern, wenn der wissenschaftliche Erkenntnisgewinn durch die Praxiserfahrungsberichte im Vordergrund steht;
– für die Praxiserfahrungsberichte hƶchstens ein Honorar annehmen, das in angemessenem VerhƤltnis zu ihrem Aufwand steht;
– sich bewusst sind, dass Musterpackungen ein Mittel der Arzneimittelwerbung sind und das professionelle Verhalten beeinflussen kƶnnen;
– sie diese Packungen im Sinne von Art. 9 VITH nicht verkaufen;
– hƶchstens ein bescheidenes bezahltes Abendessen annehmen, dessen Sponsoring durch mehrere Firmen erfolgt und die Firmen zugleich keinerlei Einfluss auf Referentinnen und Referenten sowie Fortbildungsinhalte nehmen.

Letztlich lohnt sich in diesem Zusammenhang auch ein Blick auf die Webseite der Initiative unbestechlicher
Ƅrztinnen und Ƅrzte in Deutschland (https://mezis.de).

Copyright Aerzteverlag medinfo AG

Bianca Schaffert-Witvliet
APN, Spital Limmattal Schlieren und VizeprƤsidentin der ZEK der SAMW

lic. theol., dipl. biol. Sibylle Ackermann
Leiterin Ressort Ethik der SAMW und Mitglied der ZEK der SAMW

 

PD em Dr. med. Klaus Bally

Facharzt für Allgemeine Innere Medizin FMH
Universitäres Zentrum für Hausarztmedizin beider Basel, uniham-bb
Kantonsspital Baselland
Rheinstrasse 26
4410 Liestal

Die Autoren haben keine Interessenskonflikte im Zusammenhang mit diesem Artikel deklariert.

1. Zusammenarbeit von medizinischen Fachpersonen mit der Industrie. Medizin-ethische Richtlinien der SAMW. 2022,
vgl. www.samw.ch/zusammenarbeit-industrie
2. Emanuel EJ, Thompson DF: The Concept of Conflicts of Interest. In: The Oxford Textbook of Clinical Research Ethics. edn. Edited by Emanuel EJ, Grady C, Crouch RA, Lie RK, Miller FG, Wendler D. Oxford: Oxford University Press; 2008: 758–66.