Immunothérapie du cancer

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires ont transformé la prise en charge de nombreux cancers. Cette immunothérapie permet potentiellement un contrôle prolongé, voire la guérison, chez certains patients atteints de cancer avancé. Toutefois, malgré ces avancées notables, seuls environ 20 % des patients avec maladie avancée en bénéficient, et moins encore sur le long terme. Les effets indésirables, parfois tardifs, et potentiellement sévères, exigent vigilance, et une prise en charge rapide en centre expert. Transformer des tumeurs résistantes plus sensible à l’immunothérapie est un des défis majeurs. Optimiser l’administration – en termes de dose, durée, etc. – en est un autre.

Immune checkpoint inhibitors have transformed the management of many cancers. Immunotherapy can lead to prolonged disease control, and even cure, in some patients with advanced cancer. However, despite these notable advances, only about 20 % benefit from immunotherapy in the advanced setting, and even fewer in the long term. Adverse events, sometimes occurring late and potentially severe, require close monitoring and rapid management in expert centers. Among future challenges is the need to make resistant tumors more sensitive to immunotherapy. Optimizing its use – in terms of dose, duration, etc. – is another important goal.
Keywords: Immune checkpoint inhibitors; anti-tumoral immunity; oncology; PD1; CTLA-4

Introduction

Bien que le terme immunothérapie englobe diverses approches, ce terme fait le plus souvent référence aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (checkpoint inhibitors), que nous allons décrire ici. Ces inhibiteurs de points de contrôle immunitaires constituent certainement l’avancée la plus importante en oncologie de ces deux dernières décennies. Pour certains patients – par exemple ceux atteints de cancer du poumon ou de mélanome – elle a permis de transformer des maladies métastatiques autrefois incurables en affections contrôlées à long terme, permettant même parfois de parler de guérison, y compris dans des stades initialement extrêmement avancés. Toutefois, ces situations favorables, bien qu’elles fassent désormais partie de la pratique quotidienne, restent limitées à un nombre restreint de types tumoraux. En situation de maladie avancée, seule une minorité de patients bénéficie réellement de l’immunothérapie. Par ailleurs, les effets secondaires, pouvant concerner pratiquement n’importe quel organe par des mécanismes immuno-médiés, ne doivent pas être minimisées. Savoir les reconnaître et les prendre en charge est d’une importance capitale pour le praticien. Dans ce travail, nous revenons sur le rationnel biologique, les données cliniques d’efficacité et de tolérance de l’immunothérapie, ainsi que les directions envisagées pour le futur de l’immunothérapie.

Rationnel biologique

Toute personne possède une immunité naturelle anti-tumorale, dont l’objectif est d’éliminer les cellules anormales. Cette immunité est finement régulée afin qu’elle ne soit ni excessive, ni insuffisante, notamment grâce à ce que l’on appelle des points de contrôle immunitaires (immune checkpoints). Il s’avère que ces points de contrôle peuvent être détournés par les cellules cancéreuses pour échapper à la surveillance immunitaire (1).


Parmi ces points de contrôle, ceux qui ont révolutionné l’oncologie sont principalement l’interaction entre PD-1 et PD-L1, ainsi que celle entre CTLA-4 et les cellules présentatrices d’antigènes (2). D’autres points de contrôle, comme LAG-3, TIGIT ou TIM-3, font l’objet de développements récents, mais ne seront pas abordés dans ce manuscrit (3). La Tab. 1 décrit le nom des molécules, et leur cible, disponibles en Suisse.

Prenons l’exemple de l’interaction entre PD-1, exprimé à la surface des lymphocytes T, et PD-L1, exprimé par les cellules tumorales: cette interaction inhibe le lymphocyte, l’empêchant d’exercer son effet cytotoxique anti-tumoral. Le cancer, notamment via une surexpression de PD-L1, parvient ainsi à échapper à la réponse immunitaire et à poursuivre sa progression. Ce mécanisme est illustré dans la Fig. 1.

C’est précisément à ce niveau que l’immunothérapie intervient: des anticorps monoclonaux (monoclonal antibodies – «mab») bloquent cette interaction, restaurant la capacité des lymphocytes T à reconnaître et à détruire les cellules cancéreuses. L’immunothérapie n’agit donc pas directement contre la tumeur, mais indirectement, en levant les freins exercés sur la réponse immunitaire (immune checkpoint inhibitors).

Données en situations métastatiques

Une revue exhaustive des données d’immunothérapie des vingt dernières années dépasserait le cadre de ce travail. Toutefois, des exemples marquants illustrent le potentiel de cette nouvelle approche thérapeutique.

Le mélanome était autrefois associé à un pronostic très réservé, avec une espérance de vie de quelques mois dans beaucoup des situations métastatiques. C’est dans ce contexte que l’immunothérapie a été la plus révolutionnaire. Nous disposons désormais des résultats à 10 ans de l’étude CheckMate 067, qui a comparé une combinaison d’immunothérapie (anti-CTLA-4 et anti-PD-1), les anti-PD-1 seuls, et les anti-CTLA-4 seuls, en 1ère ligne de traitement pour des patients avec maladie avancée ou métastatique (4). Avec les stratégies contenant un anti-PD-1 (seul ou en combinaison), environ 40 % des patients sont encore en vie à 10 ans. Chez ces patients, on peut véritablement parler de guérison.

D’autres cancers ont vu leur prise en charge radicalement transformée par l’immunothérapie. Par exemple, le cancer du poumon, qui, en dehors de cas particuliers, est aujourd’hui traité par immunothérapie dès la première ligne en situation métastatique, avec là aussi un potentiel de bénéfice à très long terme en cas de réponse tumorale (5, 6, 7).

L’exemple du mélanome illustre également les limites de l’immunothérapie: il s’agit d’un cancer relativement rare, en situation avancée, comparé à d’autres. Cela explique qu’à ce jour, si l’on tient compte de la fréquence de chaque type de cancer, seulement environ 20 % des patients atteints de maladie avancée bénéficient d’une réponse tumorale à l’immunothérapie (8). De plus, seule une fraction de ces patients va avoir un bénéfice durable dans le temps. L’évolution au cours du temps du nombre de patients avec maladie avancée ou métastatique étant éligible, c’est à dire avec une indication à recevoir la thérapie, et ceux présentant une réponse tumorale, est représenté dans la Fig. 2. En d’autres termes, bien que l’immunothérapie représente une révolution pour certains patients, elle ne bénéficie encore qu’à une minorité des personnes atteintes de maladie avancée.

Et en situation néoadjuvante et adjuvante?

Après les résultats impressionnants observés dans certaines situations de maladie avancée, il a été logique d’étudier l’impact de l’immunothérapie dans des contextes plus précoces, notamment en situation néoadjuvante (avant chirurgie) et/ou adjuvante (après chirurgie) (9, 10).

Dans le cancer du poumon par exemple, un nombre considérable d’études de phase 3 a montré un bénéfice en survie sans maladie, et plusieurs d’entre elles ont également mis en évidence un bénéfice en survie globale, lié à l’adjonction d’immunothérapie aux traitements conventionnels de chimiothérapie péri-opératoire (11, 12 13). Aujourd’hui, l’immunothérapie peut être proposée en situation péri-opératoire dans de nombreux types tumoraux.

Il convient toutefois d’apporter certaines nuances : en effet, plusieurs études soutenant l’utilisation précoce de l’immunothérapie ont été menées y compris dans certains pays à ressources limitées. Dans ces pays, les patients du groupe contrôle qui récidivaient n’avaient pas un accès optimal aux traitements après l’essai clinique (10). Dans ces cas, il est difficile de savoir si le bénéfice observé en survie est réellement dû à l’administration précoce de l’immunothérapie, ou s’il résulte d’un traitement sous-optimal dans le groupe contrôle lors de la rechute. Un autre point important concerne la toxicité, qui, dans une situation où les patients sont potentiellement déjà guéris de leur maladie, doit être évaluée avec encore plus d’attention dans le cadre d’une véritable décision médicale partagée.

Toxicité et qualité de vie: savoir repérer et ne pas minimiser

Les toxicités potentielles de l’immunothérapie ne doivent pas être sous-estimées. Bien que sévères dans une minorité de cas, et souvent contrôlables médicalement, certaines toxicités peuvent entraîner des dommages à long terme (14), avec un impact potentiel sur la qualité de vie (15), voire des effets secondaires fatals (16).

Pour le praticien, les messages clés sont les suivants:

1. Les toxicités immuno-induites sont des atteintes d’organes qui peuvent mimer d’autres pathologies, rendant leur diagnostic parfois piégeux. Par exemple, une pneumonite immuno-médiée peut se présenter comme une pneumonie infectieuse. Les atteintes les plus fréquentes concernent les glandes endocrines (thyroïdites) poumons (pneumonites), le côlon (colites), le foie (hépatites), la peau, ainsi qu’une asthénie marquée. Des atteintes plus rares mais sévères, telles que des myosites cardiaques ou des atteintes neurologiques, peuvent également survenir (17).
2. Contrairement à la chimiothérapie, les effets indésirables de l’immunothérapie peuvent apparaître tardivement, plusieurs semaines voire plusieurs mois après le début, ou même l’arrêt, du traitement (18).
3. La corticothérapie à forte dose, initiée rapidement, constitue la base du traitement de première intention, en visant à freiner une réponse immunitaire devenue excessive. En cas de résistance, d’autres immunosuppresseurs peuvent être nécessaires, comme les anti-IL6, anti-TNF alpha, ou d’autres molécules (19) (20).
4. La gestion optimale de ces toxicités repose sur une expertise spécialisée. L’implication précoce de l’oncologue référent est essentielle pour éviter des retards de diagnostic ou de traitement.
En conclusion, bien que généralement bien tolérée, l’immunothérapie peut provoquer des effets indésirables sévères. Leur reconnaissance rapide, leur prise en charge en centre expert, et une information claire au patient comme à son entourage sont des éléments clés pour assurer la sécurité et l’efficacité du traitement.

Défis pour le futur

Sur le plan de l’efficacité, une question centrale demeure: est-il possible que l’immunothérapie ne bénéficie plus seulement à une minorité, mais à une majorité de patients? Différentes stratégies sont actuellement explorées pour atteindre cet objectif, notamment en ciblant d’autres points de contrôle immunitaires, ou en cherchant à transformer des cancers dits «froids» (résistants à l’immunothérapie) en cancers «chauds», c’est-à-dire plus sensibles.

Parallèlement, un autre défi majeur réside dans l’optimisation des traitements déjà approuvés, avec une approche centrée sur le patient (21). Par exemple:
– Les doses actuellement utilisées sont-elles réellement optimales? Certaines études suggèrent qu’une efficacité comparable pourrait être obtenue avec des doses significativement plus faibles (22).
– Le moment d’administration joue-t-il un rôle? Plusieurs données préliminaires indiquent que l’administration le matin pourrait être plus efficace que l’après-midi, mais cette hypothèse mérite d’être validée par des essais randomisés rigoureux (23).
– La durée du traitement est-elle justifiée? Beaucoup de protocoles prévoient une immunothérapie sur un ou deux ans. Or, évaluer si des durées plus courtes peuvent offrir une efficacité équivalente permettrait de limiter les toxicités, mais aussi de réduire considérablement les coûts pour la société (24).

Conclusion

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires ont représenté une véritable révolution en oncologie, permettant à certains patients d’obtenir un contrôle durable de la maladie, voire une guérison, alors que leur pronostic aurait été rapidement létal en l’absence de ce traitement. Malgré tout, cela ne concerne encore qu’une minorité de patients atteints de maladie avancée. Comprendre comment élargir le bénéfice de l’immunothérapie à un plus grand nombre de patients reste un défi majeur. Les toxicités, des atteintes d’organes immuno-médiées pouvant survenir plusieurs semaines, voire plusieurs mois après le début du traitement, doivent être repérées précocement et traitées sans délai (la corticothérapie étant le traitement de première intention), avec une implication rapide de l’oncologue. En situation néoadjuvante ou adjuvante, ces toxicités, ainsi que certains biais méthodologiques parfois présents dans les essais cliniques, doivent être pleinement pris en compte dans le cadre d’une décision médicale partagée optimale.

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PD Dr Timothée Olivier

Service d’oncologie
Hôpitaux Universitaires Genève
Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4
1205 Genève

Pr Alfredo Addeo

Service d’oncologie
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Timothée Olivier n’a pas de conflits d’intérêt à déclarer. Alfredo Addeo: Consulting or Advisory Role: BMS, Astrazeneca, Boehringer-Ingelheim, Roche, MSD, Pfizer, Eli Lilly, Astellas. Speaker Bureau: Eli Lilly, Astrazeneca, Regeneron

  • L’immunothérapie permet, dans certains types de cancers y compris en situations très avancés ou métastatiques, un contrôle durable, voire une guérison – mais cela reste limité à une minorité de patients.
  • Les effets indésirables immuno-médiés peuvent survenir tardivement et toucher divers organes ; ils doivent être identifiés et pris en charge rapidement, en centre expert, avec une corticothérapie en première intention.
  • En situation néoadjuvante ou adjuvante, l’immunothérapie est de plus en plus proposée, mais impose une évaluation rigoureuse du rapport bénéfice-risque dans une véritable décision médicale ­partagée.
  • Pour élargir le bénéfice à plus de patients, des pistes sont explorées pour transformer des tumeurs résistantes en maladies plus sensibles à l’immunothérapie.
  • Optimiser la dose, la durée d’administration, et d’autres éléments
    en lien avec l’administration d’immunothérapie déjà utilisée, pourrait potentiellement en réduire la toxicité et les coûts.

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2. Ribas Antoni. Releasing the Brakes on Cancer Immunotherapy. New England Journal of Medicine. 2015;373(16):1490–2.
3. Borgeaud M, Sandoval J, Obeid M, Banna G, Michielin O, Addeo A, et al. Novel targets for immune-checkpoint inhibition in cancer. Cancer Treatment Reviews [Internet]. 2023 Nov 1 [cited 2025 Jun 22];120. Available from: https://www.cancertreatmentreviews.com/article/S0305-7372(23)00107-X/fulltext
4. Wolchok JD, Chiarion-Sileni V, Rutkowski P, Cowey CL, Schadendorf D, Wagstaff J, et al. Final, 10-Year Outcomes with Nivolumab plus Ipilimumab in Advanced Melanoma. New England Journal of Medicine. 2025 Jan 1;392(1):11–22.
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15. Olivier T, Haslam A, Prasad V. Informative censoring due to missing data in quality of life was inadequately assessed in most oncology randomized controlled trials. Journal of Clinical Epidemiology. 2021 Nov 1;139:80–6.
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18. Postow Michael A., Sidlow Robert, Hellmann Matthew D. Immune-Related Adverse Events Associated with Immune Checkpoint Blockade. New England Journal of Medicine. 2018 Jan 11;378(2):158–68.
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Traitement de la carence en fer durant la grossesse

La carence en fer, avec ou sans anémie, est un facteur de risque élevé de morbidité maternelle et infantile durant la grossesse. En raison de sa prévalence élevée et de la possibilité d’ intervenir, une carence en fer vaut la peine d’ être dépistée et traitée. La plupart des femmes ne disposent pas de réserves de fer suffisantes lors d’ une grossesse pour couvrir les besoins périnataux en fer de la mère et du fœtus. Le traitement martial permet de traiter de nombreux symptômes chez la mère et de protéger déjà in utero l’ enfant de conséquences graves. L’ intervention primaire en cas de carence en fer isolée est le fer oral, qui présente toutefois une forte intolérance pour une faible efficacité. Le fer parentéral se caractérise par une efficacité élevée et une bonne tolérance en général. Dans le diagnostic de la carence en fer, une valeur limite de ferritine de < 30 μg/L s’ est imposée comme un bon seuil pour définir la carence en fer. Un taux d’ hémoglobine < 110 G/L au premier et au troisième trimestre et < 105 G/L au deuxième trimestre est à considérer comme une anémie.

Iron deficiency and/or iron deficiency anemia complicate nearly 50 % of pregnancies globally, negatively impacting both maternal and fetal outcomes. Iron deficiency can cause a range of symptoms that range from aggravating to debilitating including fatigue, poor quality of life, pagophagia and restless legs syndrome. Iron deficiency and iron deficiency anemia are also associated with maternal complications including preterm labor, increased rates of cesarean delivery, postpartum hemorrhage and maternal death. Fetal complications include increased rates of low birth weight and small for gestational age newborns. Prenatal maternal anemia has also been associated with autism spectrum disorders in the neonate, although causality is not established. Iron deficiency in the newborn is associated with compromised memory, processing, and bonding, with some of these deficits persisting into adulthood. Despite the prevalence and consequences associated with iron deficiency in pregnancy, data show that it is routinely undertreated. Due to the physiologic changes of pregnancy, all pregnant individuals should receive oral iron supplementation. However, the bioavailability of oral iron is poor and it is often ineffective in preventing and treating iron deficiency. Likewise, it frequently causes gastrointestinal symptoms that can worsen quality of life in pregnancy. Intravenous iron formulations administered in a single or multiple dose series are now available. There is increasing data suggesting that newer intravenous formulations are safe and effective in the second and third trimesters and should be strongly considered in pregnant individuals without optimal response to oral iron repletion.
Keywords: Iron, Iron Deficiency, Anemia (Anaemia), symptoms, pregnancy, iron treatment, iron therapy

Introduction

La carence en fer est la carence en micronutriments la plus répandue dans le monde et, par conséquent, l’ anémie durant la grossesse est principalement due à une carence en fer. Selon les données de l’ OMS, la carence en fer et l’ anémie entraînent des complications dans environ 30 à 60 % des grossesses dans le monde. Durant la grossesse, près de 75 % des femmes enceintes souffrent d’ une carence en fer au troisième trimestre, si l’on se base sur une valeur seuil de ferritine de < 30 µg/L. Malgré la prévalence élevée et les effets négatifs de la carence en fer et de l’ anémie sur la morbidité maternelle et fœtale, la carence en fer est souvent sous-diagnostiquée et sous-traitée (1–3).

Bien que le diagnostic et le traitement de l’ anémie ferriprive durant la grossesse soient relativement simples, ils sont souvent négligés et/ou ne sont pas gérés de manière optimale par les gynécologues traitants. L’ un des problèmes liés au diagnostic de laboratoire de la carence en fer durant la grossesse est l’ absence de consensus dans la littérature, car les études disponibles utilisent des valeurs limites de ferritine non uniformes pour déterminer la carence en fer. L’ anémie ferriprive durant la grossesse est généralement définie comme une ferritine sérique < 15–30 µg/L et une hémoglobine < 110 G/L, la valeur < 110 G/L ne tenant pas compte de la valeur seuil inférieure physiologique de l’ hémoglobine au deuxième trimestre de 105 G/L. L’ utilisation d’ une valeur limite de ferritine < 30 µg/L augmente la sensibilité de la détection de la carence en fer, mais il manque des études sur les valeurs limites spécifiques à la grossesse (5, 10, 11).

On sait que les causes de la carence en fer sont multiples et dépendent de facteurs socio-économiques, des habitudes alimentaires, de l’ âge et de l’ origine de la femme enceinte, d’ une carence en fer pré-existante et de comorbidités, en particulier de maladies gastro-intestinales comme la maladie cœliaque ou la maladie de Crohn. 30 à 50 % des femmes présentent déjà une carence en fer avant la conception (6–8).

Conséquences de la carence en fer et de l’ anémie pour la femme enceinte et le fœtus

La carence en fer peut être asymptomatique ou provoquer des symptômes pénibles. Il s’ agit notamment de la fatigue, de l’ irritabilité («brain fog»), de l’ essoufflement, des maux de tête, de la chute des cheveux, de la baisse de la concentration, de la diminution des performances physiques et du syndrome des jambes sans repos. Ces symptômes sont souvent considérés comme normaux, tant par les femmes enceintes que par les gynécologues, car ils peuvent être attribués à des changements physiologiques survenus durant la grossesse. La carence en fer isolée ou latente (sans anémie) peut augmenter la morbidité maternelle en raison des risques d’anémie, d’hypertrophie placentaire et d’hypothyroïdie qui sont augmentés (13, 16, 17, 19, 23, 26).

En outre, le risque de travail prématuré et d’ accouchement prématuré est accru (9). L’ anémie ferriprive péri-partum est associée à un risque accru de dépression post-partum, de baisse de la qualité de vie, d’ anémie post-partum et de transfusion sanguine (21). Il est prouvé qu’ une carence en fer sévère augmente la morbidité fœtale et néonatale. Les connaissances issues de modèles animaux indiquent que la carence en fer pendant les phases critiques du développement fœtal entraîne des modifications du métabolisme cérébral, de la neurotransmission, de l’ épigénétique et de la myélinisation pendant les phases critiques du développement fœtal, qui se répercutent chez le nouveau-né. Des études cliniques récentes montrent que ces conséquences se produisent également chez l’ homme et qu’ il existe par exemple un lien entre la carence en fer et les troubles du spectre autistique et le déficit d’ attention chez les adolescents. La carence en fer maternelle entraîne de faibles réserves de fer fœtal et néonatal, avec les conséquences que cela implique (14, 15, 18, 27–31) (Fig. 1).

Screening de la carence en fer

Il n’ existe pas de consensus sur les protocoles de dépistage ou sur la réalisation systématique d’ un dépistage de la carence en fer durant la grossesse. Seules quelques organisations soutiennent le dépistage de la carence en fer isolée, car il existe peu d’ études démontrant une amélioration du risque par un traitement. En Angleterre, on recommande depuis peu un dépistage basé sur les risques, chez les femmes ayant des antécédents d’ anémie, les multipares, les grossesses multiples, les intervalles de grossesse courts, les végétariennes, les femmes présentant un risque élevé d’ hémorragie à la naissance et les femmes qui refusent les transfusions sanguines. L’ American College of OBGYN (ACOG) recommande un dépistage de l’ anémie et une supplémentation générale en fer chez les femmes enceintes. Selon l’ ACOG, le test de ferritine ne doit être effectué qu’ en cas d’ anémie, avec une valeur seuil de < 30 µg/L (OMS < 15 µg/L!) (Practice Bulletin 233, août 2021). Dans la lettre d’ experts de la SSGO (n° 77), nous recommandons le dosage de l’ hémoglobine et de la ferritine au cours du premier trimestre et aux alentours de 24–28 semaines de grossesse pour détecter les carences en fer et l’ anémie chez les femmes enceintes.

Traitement

Plusieurs lignes directrices nationales recommandent une supplémentation orale générale en fer chez les femmes enceintes (ACOG, Centers of Disease Control, OMS). Celle-ci peut se faire quotidiennement ou en alternance tous les deux jours. Il a été démontré qu’ une prise orale de fer tous les deux jours augmente l’ absorption du fer tout en réduisant le taux d’ effets secondaires indésirables (4, 22). Il convient de choisir la dose de fer la plus faible possible par voie orale (environ 30 mg de fer élémentaire/dose), car les doses élevées entraînent l’ arrêt du traitement chez jusqu’ à 70 % des femmes, en raison des effets secondaires gastro-intestinaux. Il convient de noter que le fer oral constitue la seule option de traitement au premier trimestre. Il existe de nombreuses préparations orales à base de fer; en règle générale, les sels de fer II présentent un taux d’EI (effets indésirables) plus élevé que les complexes de fer III, par exemple. Selon des études, les bisglycinates de fer (composé amino-ferrique) présentent une bonne absorption et une bonne efficacité avec un faible taux d’EI (16, 25). À partir du deuxième trimestre, il existe des préparations intraveineuses à base de fer pour le traitement de l’anémie ferriprive, qui se sont avérées sûres et efficaces durant la grossesse. Contrairement au fer oral, seul le fer intraveineux convient au traitement des carences en fer et des anémies graves, en particulier lorsque nous souhaitons une efficacité à court terme (24, 25, 42–49). Les doses correspondent à celles utilisées chez les femmes non enceintes. Dans la plupart des cas, en Suisse, il est aujourd’hui possible d’utiliser des doses unitaires élevées, ce qui, en raison de la simplicité d’utilisation et de l’efficacité, entraîne également une grande satisfaction des patientes. Les préparations parentérales à base de fer les plus utilisées dans le monde sont le saccharate de fer, le dextran de fer de faible poids moléculaire (LMWD, Cave: PAS le dextran de poids moléculaire élevé!), le fer-carboxy-maltose (FCM), le ferumoxytol et le fer-III-dérisomaltose (24, 25). En ce qui concerne les réactions allergiques et les autres effets indésirables, les préparations sont comparables. Dans les études comparatives entre le fer parentéral et le fer oral, le taux d’EI est généralement plus élevé pour les préparations orales, principalement en raison des effets secondaires gastro-intestinaux. Selon les études disponibles, le fer-carboxymaltose présente le taux le plus élevé d’hypophosphatémie induite après perfusion, bien que les hypophosphatémies graves soient rares après des doses uniques. Dans une étude récemment publiée par le service d’obstétrique de l’Université de Genève, 3/22 femmes enceintes ont présenté une hypophosphatémie après carboxymaltose ferrique contre 1/22 femmes enceintes sous fer oral (13 contre 4 %). La différence n’ était pas significative et les nouveau-nés n’ ont pas présenté d’ hypophosphatémie dans le groupe carboxymaltose ferrique (49). Les préparations recommandées et les plus utilisées en Suisse sont présentées dans le Tab. 1. En cas de thérapie ferrique i.v., les directives recommandées par SWISSMEDIC doivent être respectées en général et en particulier durant la grossesse. De même, il convient de tenir compte des contre-indications telles que le premier trimestre, une infection bactérienne aiguë et un status après une anaphylaxie ou une réaction allergique grave après l’ administration de fer i.v. On estime que le risque de réaction anaphylactique est inférieur à 1 : 1000 avec les nouvelles préparations à base de fer.

Les indications pour l’ utilisation de fer parentéral sont l’ absence de réponse ou une réponse insuffisante au fer oral (augmentation de l’ Hb < 10G/L dans les 14 jours), l’ intolérance et la non-compliance à la prise de fer par voie orale, l’ absorption perturbée du fer (interventions bariatriques, maladies intestinales chroniques, maladie cœliaque), l’ anémie sévère pré-existante ou évolutive (surtout < < 90 G/L), la nécessité de corriger rapidement et efficacement l’ anémie en cas de facteurs de risque chez la femme enceinte (placenta praevia, risque hémorragique élevé, troubles de la coagulation, refus de sang étranger, status après atonie, etc.) (42, 43, 48).

Les préparations parentérales à base de fer sont également utilisées de manière standard en Suisse dans le post-partum, principalement pour traiter l’ anémie post-partum (Hb < 100G/L).

Copyright
Aerzteverlag medinfo AG

Traduction de info@gynécologie 01/2025

Pr Christian Breymann

Gyn & Périnatal Zurich
Centre médical Hirslanden
Seefeldstrasse 214
8008 Zurich

C. Breymann donne des conférences et des formations pour CLS-Vifor Suisse et CLS-Vifor International et Pierre Fabre/ Robapharm Suisse. Il participe également à des publications sur les préparations à base de fer concernées

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Ostéoporose 2025 – Diagnostic et traitement

Présentation lors du 27e colloque de formation continue du Collège de Médecine de Premier Recours (CMPR) en collaboration avec la Clinical Skills Academy (CSA)

L’ostéoporose reste une maladie chronique majeure qui entraîne des fractures de fragilité aux conséquences médicales, sociales et économiques considérables.

Pr Serge Ferrari

Pr Serge Ferrari, médecin-chef du service des maladies osseuses, Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

Épidémiologie

• 82 000 nouvelles fractures de fragilité en Suisse en 2019.
• Cela correspond à:
– 226 fractures par jour
– 9.4 fractures par heure
• Coûts
– Invalidité due aux séquelles à long terme: 746 millions d’euros
– Coûts directs liés aux fractures: 2.62 milliards d’euros
• Prévisions: augmentation de 37.5 % des fractures d’ici 2034.

Diagnostic: au-delà de la densité osseuse

La densitométrie osseuse par DXA, réalisée au rachis lombaire et à la hanche, demeure l’examen de référence. Un T-score ≤ –2.5 définit une ostéoporose manifeste. Toutefois, le Pr Ferrari souligne que la densité minérale osseuse (DMO) ne suffit pas à elle seule pour évaluer le risque de fracture.

L’outil FRAX, adapté au contexte suisse, permet d’estimer la probabilité de fracture à dix ans, en intégrant des facteurs tels que la corticothérapie prolongée, les antécédents de chute, le diabète de type 2 ou la longueur du col fémoral. À côté de ces paramètres, d’autres facteurs de risque demeurent déterminants: âge avancé, sexe féminin, faible indice de masse corporelle, antécédents familiaux de fracture de hanche, consommation d’alcool et tabac, ainsi que certaines pathologies chroniques (polyarthrite rhumatoïde, hyperthyroïdie, maladies inflammatoires de l’intestin).

Cette approche combinée permet une stratification du risque plus fine et conditionne l’indication thérapeutique.

Test de Densité Osseuse

Cas clinique

Patiente: assistante de direction âgée de 55 ans – Antécédents familiaux: mère victime d’une fracture du col du fémur à l’âge de 66 ans après un traumatisme mineur. – Ménopause: depuis 4 ans, pas de traitement hormonal substitutif (THS). – IMC: 48 kg pour 1.56 m → insuffisance pondérale. – Tabagisme: environ 10 cigarettes/jour. – Clinique: aucune autre maladie ou traitement antérieur.

Densitométrie (DXA)

• T-score LOM: –2.1
• T-score hanche totale: –2.0
• T-score col du fémur: –2.8

Diagnostic en laboratoire

• Créatinine: 79 µmol/L
• Calcium corrigé: 2.31 mmol/L
• 25-OH-vitamine D: 57 nmol/L
• PTH: 4.0 pmol/L
• Phosphatase alcaline: 50 IU/L
• TSH: normale
• CTX: 0.570 µg/ml (valeurs normales: préménopause 160–430 ng/ml ; postménopause 350–700 ng/ml)

Évaluation

• Diagnostic: ostéoporose manifeste (score T ≤ –2.5)
• Risque de fracture: élevé

Vous traitez?

La Société suisse contre l’ostéoporose recommande de commencer dès que possible un traitement contre l’ostéoporose chez les personnes âgées ayant récemment subi une fracture de fragilité, l’évaluation clinique déterminant la meilleure façon d’appliquer les directives de traitement dans chaque cas.

Avec les anti-résorbeurs on obtient un gain de DMO à long terme. Le denosumab est plus efficace que l’acide zolédronique et ce dernier est plus efficace que l’alendronate.

La durée du traitement est déterminée en fonction de la DMO de base et de la présence (absence) de fractures et selon évaluation DMO (tous les 2 ans):
RLX jusqu’ à 10 ans, CAVE: perte accélérée DMO à l’arrêt
BPs: jusqu’à 5 ans, avec l’effet résiduel de maintien partiel DMO à l’arrêt
Denosumab: jusqu’à 10 ans et + selon le cas. CAVE perte accélérée DMO à l’arrêt.
Un traitement à long terme par le dénosumab peut être envisagé pour les patients à haut risque de fracture déjà traités par le dénosumab, compte tenu du profil favorable d’efficacité et de sécurité. En cas d’arrêt du dénosumab, un traitement antirésorptif alternatif (zolendronate) doit être initié 6 mois après la dernière injection de dénosumab. L’évaluation des marqueurs du renouvellement osseux peut aider à définir le régime optimal. Dix ans après le début d’une étude Bolland MJ et al NEJM 2025), le zolédronate administré au début de l’étude et après 5 ans s’est avéré efficace pour prévenir les fractures vertébrales morphométriques chez les femmes ménopausées précoces.

Pr Walter F. Riesen

riesen@medinfo-verlag.ch

Von Kilos zu Kraft: GLP-1-RA in der hausärztlichen Praxis

Liebe Kolleginnen und Kollegen,

die aktuelle Begeisterung für GLP-1-Rezeptoragonisten ist nachvollziehbar: weniger Gewicht, bessere glykämische Kontrolle, günstige Effekte auf Begleiterkrankungen. Für ältere Patientinnen und Patienten zählt in der Praxis jedoch vor allem, ob Mobilität, Kraft und Selbstständigkeit bleiben.

Genau hier setzt der in diesem Heft enthaltene Artikel «GLP-1-Rezeptoragonisten:
Zwischen Gewichtsverlust und Sarkopenierisiko» an: Er zeigt, wie wir GLP-1 sinnvoll einsetzen und gleichzeitig die Muskulatur schützen. Der Fahrplan ist alltagstauglich: früh screenen, bei Verdacht gezielt prüfen und die Pharmakotherapie konsequent mit Ernährung und Bewegung koppeln. Empfohlen werden eine bedarfsgerechte Eiweisszufuhr bei moderatem Kaloriendefizit sowie alltagsnahes, betreutes Krafttraining von Beginn an – so reduzieren wir Fettmasse, bremsen den Muskelverlust und verbessern die Muskelqualität. Wichtig ist auch die Zielverschiebung: Erfolg messen wir nicht an verlorenen Kilos, sondern an funktionalen Endpunkten wie schnellerem Aufstehen, sichererem Gang und geringerer Erschöpfung; nach 4–6 Wochen gehören Re-Assessments mit Anpassung von Dosis, Portionsgrössen, Mahlzeitenrhythmus und Aktivität dazu – inklusive offener Gespräche über mögliche Gewichtsschwankungen nach Absetzen.

Diese Haltung deckt sich mit dem, was in der Hausarztpraxis wirkt: flexible, individualisierte, multikomponentielle Interventionen, die Funktion und Lebensqualität in den Mittelpunkt stellen. Der betreffende Artikel übersetzt dies in sofort umsetzbare Schritte für die Schweizer Grundversorgung – ohne Alarmismus, mit klinischer Nüchternheit. Es lohnt sich, den Beitrag vollständig zu lesen: Er macht die nächste Entscheidung in der Konsultation einfacher – und die Schritte Ihrer Patientinnen und Patienten spürbar sicherer!

Herzlichst

PD Dr. med. Mathias Schlögl, MPH, EMBA HSG

Chefarzt Geriatrie
Stv. Leiter Department Innere Medizin
5017 Barmelweid

mathias.schloegl@barmelweid.ch

Journal Watch von unseren Experten

Neuronale Antizipation und Immunität: Das Gehirn bereitet sich auf virtuelle Infektionen vor

Im Journal of Nature Neuroscience haben Sara Trabanelli (Universität Lausanne, Universität Genf) und Andrea Serino (Universität Lausanne) erstaunliche Ergebnisse zusammengefasst. Ihre im Juli 2025 veröffentlichte Studie zeigt, dass das menschliche Gehirn die Gefahr einer Infektion antizipieren kann, selbst wenn diese nur in der virtuellen Realität dargestellt wird, und eine messbare Immunantwort auslöst.

Vorwegnahme durch das Gehirn im peripersonalen Raum

Das Immunsystem reagiert in der Regel, nachdem ein Krankheitserreger in den Körper eingedrungen ist. Die Studie untersucht jedoch eine andere Hypothese: Das Gehirn sei in der Lage, eine Infektionsgefahr vor jedem physischen Kontakt zu signalisieren.

Zu diesem Zweck verwendeten die Forscher Avatare in der virtuellen Realität, die sichtbare Anzeichen einer Krankheit aufwiesen. Als diese Avatare in den peripersonalen Raum (den unmittelbaren Bereich um den Körper herum) eindrangen, zeigten die Teilnehmer eine frühzeitige Aktivierung der multisensorischen frontoparietalen Regionen und des Salienz-Netzwerks. Diese Bereiche des Gehirns, die auf die Erkennung bedrohlicher Reize spezialisiert sind, reagierten bereits, als der infektiöse Avatar noch weit entfernt war.

Die Immunreaktionen waren vergleichbar mit denen, die nach einer Impfung beobachtet wurden

Über die neurophysiologischen Messungen hinaus analysierte das Team das Blut der Teilnehmer. Nach der Exposition gegenüber infektiösen Avataren zeigten die angeborenen Lymphozyten (ILC) und NK-Zellen Veränderungen, die mit denen nach einer Grippeimpfung vergleichbar waren. Die ILC2 und die Vorläufer der ILC nahmen zu, während die ILC1 abnahmen, was auf eine schnelle Mobilisierung des Immunsystems hindeutet. Diese Modulation war spezifisch für infektiöse Reize und trat bei neutralen oder beängstigenden Reizen nicht auf.

Ein neuroimmuner Dialog

Anschliessend griffen die Forscher auf funktionelle MRT und Konnektivitätsmodellierung zurück. So konnten sie nachweisen, dass die Antizipation einer virtuellen Infektion den Austausch zwischen dem Kortex und dem Hypothalamus, dem Schlüsselzentrum der Hypothalamus-Hypophysen-Nebennieren-Achse (HPA), verstärkte.

Dieser neuroimmunologische Kreislauf ging mit einer Freisetzung von hormonellen Mediatoren und entzündungsfördernden Lipiden einher. Ein künstliches neuronales Netzwerk, das auf diesen Daten trainiert wurde, ermöglichte es, die Immunaktivierung anhand der im Blut gemessenen Hormonspiegel und Lipidmediatoren vorherzusagen.

Reichweite und Grenzen der Studie

Diese Ergebnisse deuten darauf hin, dass der Organismus nicht nur nach einer Infektion reagiert, sondern über eine
vorausschauende Strategie verfügt: Das Gehirn bereitet die Immunität vor, sobald es eine Bedrohung in der Umgebung wahrnimmt.
Diese Entdeckung eröffnet neue Wege, insbesondere bei der Nutzung der virtuellen Realität zur Modulation der Immunität. Die Autoren weisen jedoch auf mehrere Grenzen hin:
• Es handelt sich um eine explorative Studie an jungen, gesunden Erwachsenen.
• Der Vergleich beschränkt sich auf eine einzige Impfung.
• Es ist unklar, ob die Ergebnisse auf andere Kontexte oder Populationen übertragbar sind.

Schlussfolgerung

Die Studie zeigt eine bisher unbekannte neuroimmunologische Integration: Die Antizipation einer Infektion, selbst wenn sie in der virtuellen Realität simuliert wird, reicht aus, um eine Aktivierung der Immunabwehr auszulösen.

Diese Daten bestätigen, dass die Barriere zwischen dem Verhaltenssystem und dem biologischen Immunsystem durchlässiger ist als bisher angenommen. Das Gehirn spielt nicht nur eine zentrale Rolle bei der Vermeidung von Gefahren, sondern auch bei der aktiven Vorbereitung der Immunantwort.

Prof. Dr. Dr. h.c. Walter F. Riesen

Quellen
Trabanelli, S., Akselrod, M., Fellrath, J. et al. Neural anticipation of virtual infection triggers an immune response. Nat Neurosci (2025).
https://doi.org/10.1038/s41593-025-02008-y

Chronische Nierenkrankheit – 20 praxisrelevante Punkte für Grundversorger/-innen

Die chronische Nierenkrankheit (CKD) betrifft etwa 10 % der Erwachsenen und ist durch eine dauerhafte Schädigung der Nierenfunktion oder -struktur gekennzeichnet. Aufgrund der häufig asymptomatischen Frühstadien erfolgt die Diagnose oft spät, was das Risiko für schwerwiegende Komplikationen wie Herz-Kreislauf-Erkrankungen oder das Erreichen der Nierenersatzpflichtigkeit erhöht. Für Hausärzt/-innen sind Früherkennung, adäquate Diagnostik und Therapie zentral, um die Progression zu verlangsamen und Folgeerkrankungen zu minimieren. Wichtige Massnahmen umfassen das Screening bei Risikopatient/-innen, regelmässiges Monitoring, die Anpassung der Medikation und nichtmedikamentöse Interventionen wie Lebensstiländerungen. Die enge Kooperation mit Nephrolog/-innen unterstützt eine umfassende Versorgung und verhindert Folgeschäden.

Chronic kidney disease (CKD) affects approximately 10 % of the adult population and is characterized by persistent impairment of kidney function or structure. Due to the often asymptomatic early stages, diagnosis is frequently made late, which increases the risk of serious complications such as cardiovascular disease or the need for renal replacement therapy. For general practitioners, early detection, adequate diagnostics, and treatment are central to slow progression and minimize secondary diseases. Important measures include screening of at-risk patients, regular monitoring, adjustment of medication, and non-pharmacological interventions such as lifestyle changes. Close cooperation with nephrologists supports comprehensive care and helps prevent further complications.
Keywords: Chronische Nierenkrankheit, CKD, Screening, Hausarzt, Therapie, Progression, SGLT2-Inhibitoren

Einführung

Die chronische Nierenkrankheit (CKD) betrifft etwa 10 % der erwachsenen Bevölkerung und stellt somit eine bedeutende gesundheitliche Herausforderung dar. Die Erkrankung ist besonders in den frühen Stadien häufig asymptomatisch und wird daher oft zu spät diagnostiziert. Im fortgeschrittenen Stadium ist sie mit schwerwiegenden gesundheitlichen Komplikationen verbunden, darunter Herz-Kreislauf-Erkrankungen und Nierenfunktionsverlust. Die Bedeutung der CKD wurde lange Zeit unterschätzt. Sie zählt zu den am schnellsten wachsenden Todesursachen weltweit und könnte bis 2050 zur fünfthäufigsten Todesursache werden. In einer am 23.05.2025 verabschiedeten Resolution (EB156/CONF./6) erkennt die WHO die CKD als eine zunehmende globale Gesundheitsbedrohung an, von der etwa 674 Millionen Menschen betroffen sind. Die vorgeschlagene Resolution fordert dazu auf, die Nierengesundheit systematisch in nationale Gesundheitssysteme zu integrieren. Zentrale Massnahmen sind dabei die Stärkung des öffentlichen Bewusstseins, der Ausbau von Überwachungssystemen zur frühzeitigen Erkennung der CKD, die Förderung der Gesundheitskompetenz sowie der Zugang zu einer qualitativ hochwertigen Versorgung. Ziel ist es, die Nierengesundheit weltweit als gesundheitspolitische Priorität zu verankern und bestehende Versorgungslücken zu schliessen. Hausärzt/-innen nehmen neben Nephrolog/-innen in der Umsetzung dieser Massnahmen eine zentrale Rolle ein.

Dieser Artikel vermittelt eine fundierte Übersicht zur CKD und soll Hausärztinnen und Hausärzten eine praxisnahe Unterstützung bei Screening, Diagnostik und therapeutischem Management bieten.

1. Was ist CKD und wie ist diese definiert?

Die CKD ist eine typischerweise fortschreitende Erkrankung der Nieren, die mit einer dauerhaften Beeinträchtigung der Nierenfunktion oder Nierenstruktur einhergeht und negative Auswirkungen auf die Gesundheit hat. Eines oder mehrere der unten genannten Kriterien müssen für mehr als 3 Monate vorliegen, damit die Diagnose gestellt werden kann.
• glomeruläre Filtrationsrate (eGFR) < 60 ml/min/1,73 m²
• Albuminurie > 30 mg/Tag
• abnormales Urinsediment
• Strukturelle Nierenanomalien in bildgebenden Verfahren oder in der Histologie (z.B. polyzystische Nieren oder dünne Basalmembran)
• Zustand nach Nierentransplantation
• Elektrolytstörungen renaler Genese oder renal tubuläre Azidose

2. Was sind die häufigsten Ursachen einer CKD?

• Diabetes mellitus: 30–35 %
• Arterielle Hypertonie: 30–35 %
• Glomerulonephritiden: 15 %
• Polyzystische Nierenkrankheit: ca. 8 %

3. Warum ist eine frühe Diagnose wichtig?

Eine Früherkennung ermöglicht eine Anpassung des Krankheitsmanagements und eine Prävention von schwerwiegenden Konsequenzen:
1. Vermeidung einer (schnellen) Progression: Eine unentdeckte CKD kann zu einem fortschreitenden Nierenversagen führen, was eine Nierenersatztherapie (Dialyse oder Transplantation) erforderlich machen kann.
2. Gesteigertes kardiovaskuläres Risiko: Patient/-innen mit einer CKD weisen ein deutlich erhöhtes Risiko für praktisch alle kardiovaskulären Erkrankungen auf (Abb. 1). Dieses Risiko nimmt proportional zur Abnahme der GFR zu und übersteigt in der Mehrzahl der Fälle das Risiko eines terminalen Nierenversagens. Deswegen gelten tiefere Lipidzielwerte als für gleichaltrige Patient/-innen ohne CKD (https://agla.ch/). Unabhängig davon wird, gemäss den KDIGO-Guidelines, bei allen Patient/-innen mit CKD und einem Alter ≥ 50 Jahren der Einsatz eines hochpotenten Statins empfohlen.
3. Komplikationen der CKD: Hierzu gehören Anämie, Azidose, sekundärer Hyperparathyreoidismus, Hyperkaliämie und Störungen des Mineral- und Knochenstoffwechsels (CKD-MBD). Diese nehmen mit abnehmender GFR zu und müssen erkannt und ggf. therapiert werden.
4. Medikamentenanpassungen: Der Einsatz nephro­toxischer Substanzen muss strikt vermieden werden. Die Dosierung vieler Medikamente muss an die Nierenfunktion angepasst werden, wenn die eGFR < 60 ml/min abfällt (www.dosing.de). Dies gilt auch für ältere Patienten mit einer GFR < 60 ml/min, bei denen die Einschränkung der GFR als altersbedingt eingeschätzt wird.

4. Warum ist das Thema für mich in der Grund­versorgung wichtig?

Die CKD betrifft mehr als 10 % der erwachsenen Bevölkerung und ist damit häufiger als Diabetes mellitus oder Herzinsuffizienz. In den frühen Stadien sind keine oder nur unspezifische Symptome vorhanden. Die hausärztliche Grundversorgung spielt eine elementare Rolle in der frühen Identifikation dieser Patient/-innen. Hier wird entschieden, ob eine Überweisung zur Nephrologie nötig ist. Zugleich ist die hausärztliche Betreuung entscheidend für das Management und die Therapie der CKD, besonders in frühen Stadien.

5. Wen sollte ich auf eine CKD screenen und wie oft?

Bei Vorliegen von folgenden Risikofaktoren wird ein Screening empfohlen:
• Diabetes mellitus
• arterielle Hypertonie
• andere kardiovaskuläre Erkrankungen (z.B. Herzinsuffizienz)
• familiäre Vorgeschichte von Nierenkrankheiten (z.B. polyzystische Nierenerkrankung)
• nephrotoxische Medikamente (Lithium, NSAR, bestimmte HIV-Medikamente)
• prädisponierende Systemerkrankung (z.B. HIV, Vaskulitis, Lupus)
Bei Diabetes mellitus Typ 2 sollte das Screening jährlich erfolgen, beginnend mit der Diagnosestellung. Bei Typ-1- Diabetes mellitus wird empfohlen, das Screening erstmals 5 Jahre nach Diagnosestellung und anschliessend jährlich durchzuführen. Bei allen anderen Indikationen gibt es keine klare Evidenz für die Screeningfrequenz, sodass sie individuell festgelegt werden sollte.

6. Wie sollte ich auf CKD screenen?

• Schätzung der GFR mittels CKD-EPI Formel anhand der Bestimmung des Serum-/Plasmakreatinins oder in ausgewählten Fällen durch Cystatin C.
• Albuminurie: anhand der Albumin-Kreatinin-Ratio (ACR) im Spontanurin
• Wenn eGFR oder ACR pathologisch sind:
– Urinstreifentest: zur Detektion von Blut im Urin
– Ultraschall der Nieren: Dieser hilft, strukturelle Ursachen der CKD wie etwa eine Obstruktion (Hydronephrose) oder Zysten zu erkennen.

7. Was versteht man unter CKD-Progression?

Die CKD führt typischerweise zu einem fortschreitenden Verlust der glomerulären Filtrationsrate (GFR). Dabei ist zwischen dem altersbedingten natürlichen GFR-Abfall (ca. 0,2–1 ml/min/Jahr ab dem 30. Lebensjahr) und der krankheitsbedingten Progression zu unterscheiden. Die GFR muss stets im Alterskontext bewertet werden: Ein eGFR-Wert < 60 ml/min ist nicht automatisch pathologisch, wie möglicherweise bei einer 81-jährigen Frau mit eGFR von 55 ml/min ohne Albuminurie. Dagegen ist eine GFR von 62 ml/min bei einem 32-jährigen Mann pathologisch. Bei einer CKD beschleunigt sich der GFR-Verlust über das natürliche Mass, beeinflusst durch Grunderkrankung, Blutdruck und Albuminurie. Je höher der Blutdruck und je höher die Albuminurie, desto schneller ist das Fortschreiten der CKD, also die GFR-Abnahme (Abb. 2). Die Therapie zielt darauf ab, die Progression auf die physiologische Rate zu verlangsamen, denn je höher die eGFR, desto geringer die Wahrscheinlichkeit für Komplikationen.

8. Was mache ich, wenn ich die Diagnose CKD gestellt habe?

Nach Diagnosestellung gilt es zu prüfen, ob die zugrundeliegende Erkrankung (z. B. Diabetes, Hypertonie) tatsächlich die Hauptursache der CKD ist oder ob eine andere Ursache vorliegt. Bei Bedarf sind weitere Untersuchungen zur Abklärung einer alternativen Ätiologie erforderlich. Dazu gehören ein Urinstreifentest, bei Hämaturie eine mikroskopische Sedimentanalyse sowie eine Nierensonografie zur Abklärung postrenaler oder struktureller Ursachen. Anschliessend sollte eine Risikobewertung erfolgen (siehe Punkt 9).

9. Wie kann ich das CKD-Progressionsrisiko und das kardiovaskuläre Risiko bei meinen CKD-Patient/-innen abschätzen?

Die KDIGO-Heatmap beschreibt das Progressions- und kardiovaskuläre Risiko von Patient/-innen anhand eGFR und Albuminurie (Abb. 3).

10. Wann sollte eine nephrologische Mitbeurteilung erfolgen?

• Albuminurie > 30 mg/mmol (300mg/d)
• rasche Verschlechterung der GFR
• eGFR < 30 ml/min/1,73 m²
• glomeruläre Mikrohämaturie
• hereditäre Nierenkrankheit
• CKD und therapieresistente arterielle Hypertonie
• anhaltende Hypo- oder Hyperkaliämie unklarer Ätiologie
• rezidivierende oder ausgedehnte Nephrolithiasis

11. Welche Therapieziele und welche nicht­medikamentösen Massnahmen gibt es bei der Behandlung der CKD?

Primär sollte die Konzentration auf die Verlangsamung der CKD-Progression und die Reduktion des kardiovaskulären Risikos gelegt werden. In Zusammenarbeit mit den nephrologischen Kolleg/-innen liegt der hausärztliche Fokus auch auf dem Management der verschiedenen CKD-Komplikationen, wie der Anämie, metabolischen Azidose, Hyperkaliämie, und Störungen des Mineral- und Knochenstoffwechsels (CKD-MBD). Zuerst sollten folgende nichtmedikamentöse Massnahmen empfohlen werden:
• Ausreichende Bewegung: mindestens 150 Minuten pro Woche oder so viel wie der Patient toleriert
• Ausgewogene Ernährung
• Moderater Kochsalzkonsum (NaCl < 5g/d)
• Rauchstopp: Das Rauchen beschleunigt die CKD-Progression und erhöht das kardiovaskuläre Risiko
• Gewichtsmanagement (Übergewicht führt zur Hyperfiltration und beschleunigten CKD-Progression)

12. Welche medikamentösen Therapie­optionen gibt es bei der CKD?

• Blutdruckeinstellung: Individualisierte Zielwerte gemäss ESC-Guidelines, meist <130/80 mmHg. Bei älteren Patient/-innen mit Frailty oder diabetischer autonomer Neuropathie sollte der Blutdruck im Stehen gemessen werden, um eine orthostatische Hypotonie zu erkennen. Liegt eine solche vor, erfolgt die Blutdruckeinstellung anhand der Messung im Stehen.
• RAS-Inhibitoren (RASi): ACE-Hemmer oder AT1-Blocker sind erste Wahl zur Blutdruckkontrolle und Reduktion der Albuminurie bei CKD mit arterieller Hypertonie, besonders bei pathologischer Albuminurie (ACR > 3 mg/mmol).
• SGLT2-Inhibitoren: empfohlen bei CKD zur Verzögerung der Progression und Senkung kardiovaskulärer Risiken. Sie ergänzen RASi und sind initiierbar, solange die eGFR > 20 ml/min beträgt. Sie können bis zur Dialyse/Transplantation belassen werden.
Indikationen:
– CKD mit Typ-2-Diabetes mellitus und/oder
Herzinsuffizienz
– CKD mit eGFR 20–45 ml/min
– CKD mit eGFR > 45 ml/min und
Albuminurie ≥ 20 mg/mmol
– Canagliflozin ist nur für Typ-2-Diabetes evidenzbasiert, Empagliflozin und Dapagliflozin auch bei nichtdiabetischer CKD
• Weitere Medikamente bei Diabetes mellitus, welche das CKD-Progressionsrisiko und das kardiovaskuläre Risiko verringern und die Albuminurie reduzieren:
– Finerenon kann bei erhöhter Albuminurie zusätzlich zu RASi und SGLT2i bei Typ 2 DM eingesetzt werden.
– Der GLP-1-Rezeptor-Agonist Semaglutid ist vorteilhaft bei Typ-2-Diabetes mit CKD und senkt ausserdem die Mortalität sowie das ardiovaskuläre Risiko.

13. Was ist das Therapieziel bei pathologischer Albuminurie?

Das Ziel der Therapie ist die maximal mögliche Reduktion der Albuminurie, wenn machbar in den Normbereich (< 3mg/mmol Kreatinin). Eine signifikante Reduktion der Albuminurie korreliert mit einer besseren kardiovaskulären Prognose und einer verlangsamten Progression der CKD.

14. Kann es unter Therapie zu einer Abnahme der eGFR kommen?

Unter Therapie mit RAS- oder SGLT2-Inhibitoren kommt es typischerweise zu einer moderaten eGFR-Abnahme, was erwünscht ist, da die Reduktion der Hyperfiltration die CKD-Progression verlangsamt. Nach Beginn von SGLT2-Inhibitoren muss routinemässig keine eGFR-Kontrolle erfolgen. Nach Beginn eines RAS-Inhibitors sollte bei CKD-Patient/-innen mit eingeschränkter eGFR hingegen eine eGFR-Kontrolle nach 7–14 Tagen durchgeführt werden. Ein Rückgang der eGFR um bis zu 25 % bzw. ein Kreatininanstieg bis 30 % gilt als unproblematisch, erfordert aber eine sorgfältige Kontrolle. Ein Funktionsverlust > 30 % sollte eine nephrologische Abklärung veranlassen.

15. Weitere Aspekte der Behandlung und Therapie der CKD-Komplikationen

• Patient/-innen unter RAS-Blockern und/oder SGLT2-Inhibitoren sollten über die «Sick-day rules» (siehe Kasten) informiert werden, da diese Medikamente bei Volumenverlust, Dehydration oder akuten Erkrankungen schädlich sein können. Besonders bei Diabetiker/-innen besteht während Fastenphasen (z. B. vor Operationen) das Risiko einer (euglykämischen) Ketoazidose.
• Kaliumwerte sollten vor sowie 7–10 Tage nach Beginn oder Dosiserhöhung von RASi, sMRA, nsMRA oder Bactrim kontrolliert werden. Bei Hyperkaliämie empfiehlt sich eine Ernährungsberatung; chronische Hyperkaliämie kann den Einsatz von Kaliumbindern erfordern, um die Fortsetzung der nephroprotektiven Therapie (z.B. RASi oder Finerenon) zu ermöglichen.
Die Behandlung von CKD-Komplikationen im hausärztlichen Bereich konzentriert sich auf Volumen- und Blutdruckeinstellung sowie eine ausreichende Versorgung mit Substraten und Vitamin D.
Zielwerte bei CKD sind:
• 25-OH-Vitamin-D-Spiegel > 75 nmol/l (> 30 ng/ml)
• Ferritin > 300 ng/ml, Transferrinsättigung > 30%
• Normwerte für Vitamin B12 und Folsäure gemäss Labor

Folgende CKD-Komplikationen bedürfen einer nephrologischen Mitbeurteilung:
• Persistierende Anämie von <10 g/dl trotz suffizienten Substraten
• Progrediente metabolische Azidose mit einem Serumbikarbonat <18 mmol/l
• Unkontrollierte Hyperkaliämie
• Progrediente Hypokalziämie oder Hyperparathyreoidismus trotz suffizientem 25-OH-Vitamin-D- Spiegel.

16. Was ist bei Diabetiker/-innen mit CKD zu beachten?

Bei Diabetiker/-innen mit fortgeschrittener CKD besteht ein erhöhtes Hypoglykämierisiko. Hypoglykämien sind mit einer deutlich erhöhten akuten Morbidität und Mortalität vergesellschaftet. Unter Behandlung mit Medikamenten, welche keine Hypoglykämie auslösen (Metformin, SGLT2i, DPP-IV-Inhibitoren, GLP1-RA) sollte ein möglichst niedriger HbA1c-Wert angestrebt werden. Werden hypoglykämieauslösende Medikamente eingesetzt (Insulin), empfiehlt sich ein konservativeres HbA1c-Ziel (z. B. < 8 %). Das individuelle HbA1c-Ziel sollte unter Berücksichtigung von Risikofaktoren wie Alter, Frailty und Lebenserwartung angepasst werden. Sulfonylharnstoffe sollten aufgrund der Hypoglykämiegefahr bei CKD mit eingeschränkter Nierenfunktion nicht eingesetzt werden.

17. Was ist bei der Schmerztherapie von CKD-Patient/-innen zu beachten?

Paracetamol und Metamizol sind bevorzugte Schmerzmittel bei CKD, jeweils mit einer Maximaldosis von 3 × 1 g/Tag; eine Kombination ist möglich. NSAR müssen wegen nephrotoxischer Effekte vermieden werden. Opioide können sich anreichern, toxische Metabolite bilden und müssen an die Nierenfunktion angepasst werden. Buprenorphin und Fentanyl werden extrarenal eliminiert und benötigen keine Dosisanpassung. Hydromorphon (Palladon) kann verwendet werden, birgt aber das Risiko der Akkumulation. Bei Gichtarthritis sind Glukokortikoide intraartikulär oder systemisch möglich.

18. Umgang mit jodhaltigen Kontrastmitteln bei CKD

Nur parenterale jodhaltige Röntgenkontrastmittel sind bei CKD potenziell problematisch, wobei das Risiko einer Kontrastmittel-induzierten Nierenschädigung, besonders bei intravenöser Gabe, deutlich geringer ist als früher angenommen. Intraarterielle Applikation scheint nephrotoxischer zu sein als intravenöse. Enterale jodhaltige Kontrastmittel belasten die Nieren nicht. Bei klarer Indikation und fehlenden Alternativen sollten CKD-Patient/-innen jodhaltige Kontrastmittel nicht vorenthalten werden. Wichtig ist, dass sie euvoläm sind; bei prärenalem oder hypervolämen Zustand sollte auf die Gabe möglichst verzichtet werden oder die Untersuchung verschoben werden, wenn medizinisch verantwortbar. Makrozyklische gadoliniumhaltige MR-Kontrastmittel (z.B. Dotarem, Gadovist) sind unbedenklich.

19. Wie monitorisiere ich meine CKD-Patient/-innen?

Das Monitoring ist wichtig, um eine rasche Verschlechterung der Nierenfunktion nicht zu verpassen und die Wirksamkeit der eingeleiteten Massnahmen zu überprüfen. Die Kontrollhäufigkeit richtet sich nach CKD-Stadium und Krankheitsprogression (Abb. 3/KDIGO Heatmap).
Wesentliche Monitoring-Parameter sind:
• Messung des arteriellen Blutdrucks
• eGFR
• ACR
• Kalium
Bei Medikamentenänderungen sind gegebenenfalls zusätzliche Laborkontrollen nötig. Nach Beginn oder Dosiserhöhung von RAS-Blockern oder Mineralokortikoidrezeptor­antagonisten sollte das Kalium kontrolliert werden. Bei Beginn eines SGLT2-Inhibitors ist nur bei Risiko für Hypovolämie (z. B. Herzinsuffizienz mit Schleifendiuretika) eine Nierenfunktionskontrolle erforderlich. Bei unerklärtem raschen GFR-Abfall oder stark steigendem Albuminurie-Wert sollte eine nephrologische Abklärung erfolgen.

20. Wo kann ich aktuelle Empfehlungen zur ­Diagnose und Therapie der CKD finden?

www.swissnephrology.ch
«KDIGO Executive Summary CKD 2024» (via Internetsuche eingeben)

Fazit

Die CKD ist eine häufige Krankheit mit erheblichem Potenzial für schwerwiegende Komplikationen. Früherkennung und gezieltes Management sind entscheidend. Dies beinhaltet sowohl nichtmedikamentöse Massnahmen als auch eine sorgfältige medikamentöse Einstellung. Hausärzt/-innen spielen eine Schlüsselrolle in der Versorgung und sollten eng mit Nephrolog/-innen zusammenarbeiten, um die Progression der Erkrankung zu verlangsamen, das kardiovaskuläre Risiko zu senken, Komplikationen zu verhindern und damit die Lebensqualität der betroffenen Patient/-innen zu erhalten.

Copyright
Aerzteverlag medinfo AG

Dr. med. Nicola Bortel

Institut für Nephrologie und Dialyse
Kantonsspital Baden
Im Ergel 1
5404 Baden

PD Dr. med. Harald Seeger

Institut für Nephrologie und Dialyse
Kantonsspital Baden
Im Ergel 1
5404 Baden

Harald Seeger: Vortrags-und Beratungstätigkeit für AstraZeneca, Bayer, Boehringer Ingelheim, CSL Vifor, Medice und Novo Nordisk.

  • CKD ist eine häufige, meist asymptomatische Erkrankung mit hohem kardiovaskulären Risiko.
  • Die Früherkennung durch Screening bei Risikogruppen ist essenziell.
  • Die Behandlung zielt auf Progressionsverlangsamung und Risikoreduktion ab und kombiniert nichtmedikamentöse und medikamentöse Massnahmen.
  • Regelmässiges Monitoring und Anpassung der Medikation sind notwendig.
  • Zusammenarbeit mit der Nephrologie verbessert die Patient/-innenversorgung.

Auf Anfrage bei den Autoren