l nāāy a que lāāart et la science pour nous faire entrevoir et espĆ©rer une vie plus haute
(Beethoven, 1770-1827)
Dans lāāhistoire de lāāhumanitĆ©, lāāart prĆ©cĆØde la science. Le renne palĆ©olithique et les fresques de Lascaux remontent Ć environ 20ā000 ans avant J.-C. Une peinture rupestre datant de 40ā000 ans vient dāāĆŖtre dĆ©couverte sur lāāāĆ®le de BornĆ©o. Des Ā«āinstrumentsāĀ» de musique sous la forme dāāos percĆ©s de trous, mis Ć jour par des recherches archĆ©ologiques, pourraient avoir 35ā000 ans. La datation de lāāapparition de la musique demeure toutefois difficile Ć Ć©tablir (1).
La technique Ć des fins domestiques (outils, feu) nāāest pas encore la science. Vers lāāan 1000 avant notre ĆØre commence Ć sāāĆ©laborer une pensĆ©e scientifique en MĆ©sopotamie (Ć peu prĆØs lāāIrak actuel), en Egypte puis en GrĆØce ainsi quāāen Chine et en Inde.
Avec les Grecs, grands mathĆ©maticiens, apparaĆ®t une science indĆ©pendante de tout dogme religieux, qui, avec la philosophie, cherche Ć expliquer le monde. Mais, dans leur dĆ©sir de dĆ©crire et classer les phĆ©nomĆØnes par le seul recours au pouvoir dāāabstraction de lāāesprit, les savants grecs, sauf en astronomie, nĆ©gligent lāāobservation et ne saisissent pas lāāimportance de la recherche expĆ©rimentale, dĆ©pourvus quāāils sont, en outre, de moyens techniques suffisants.
La Science progresse, mais non sans obstacle
En effet, la culture et la philosophie grecques des Ecoles dāāAthĆØnes et dāāAlexandrie sont stoppĆ©es par Ā«ālāāemprise absolue quāāexerƧait la religion chrĆ©tienne dans tout le monde occidental ; celle-ci imposait ses dogmes et submergeait tout ce qui nāāĆ©tait pas elle. De cet Ć©touffoir philosophique, lāāOccident ne sortira pĆ©niblement quāāĆ la fin du Moyen Age. De la pĆ©riode romaine jusquāāau 13ĆØme siĆØcle environ, la science occidentale nāāa Ć©tĆ© rien ou presqueāĀ» (2). Le dogme demeure inoxydableā: en 1914, lāāEglise romaine met Ć lāāIndex les oeuvres de Bergson (3) et en 2018, le pape qualifie de « tueurs Ć gagesāĀ» les mĆ©decins pratiquant lāāIVG. Pendant 10 siĆØcles, la science grecque fait le tour de la MĆ©diterranĆ©e et sāāenrichit de la science arabe, surtout dans le domaine des mathĆ©matiques et de lāāastronomie. Ā«āDĆØs la fin du 13ĆØme siĆØcle, lāāOccident se trouvait ainsi au niveau scientifique de la fin de la pĆ©riode hellĆ©nistiqueāĀ» (2).
Les premiĆØres universitĆ©s se fondent alors et, grĆ¢ce aux traductions, on connaĆ®t puis on critique les thĆ©ories grecques, Aristote en particulier. Au 13ĆØme siĆØcle apparaissent les verres optiques et au 14ĆØme les premiĆØres horloges mĆ©caniques indispensables Ć une mesure prĆ©cise du temps dans la dĆ©couverte de certaines lois physiques. Dāāorigine arabe et espagnole, la fabrication du papier se dĆ©veloppe en Occident suivie de lāāimprimerie au 15ĆØme siĆØcle. Des inventions techniques voient le jour, dont le plus gĆ©nial auteur est LĆ©onard de Vinci (1452-1519) (4).
En 1543 sort lāāouvrage de Copernic (1473-1543) dans lequel le polonais remplace le systĆØme gĆ©ocentrique de PtolĆ©mĆ©e dāāAlexandrie par le systĆØme hĆ©liocentrique. Il introduit un concept essentiel en science, celui de mettre en doute les fondements dāāune thĆ©orie antĆ©rieure (4). Remarquable coĆÆncidence, la mĆŖme annĆ©e, le mĆ©decin flamand VĆ©sale (1514-1564) publie son livre dāāanatomie issu de la dissection de corps humains, soulignant les erreurs de Galien (131-201) quāāil admire cependant. Puis Harvey (1578-1657) dĆ©couvre la circulation sanguine et introduit la mĆ©thode quantitative en mĆ©decine, prĆ©curseur de Claude Bernard (1813-1878) lui-mĆŖme fondateur de la mĆ©decine expĆ©rimentale.
Vers 1610, GalilĆ©e (1564-1642) confirme la justesse du systĆØme de Copernic, crĆ©e sa longue vue astronomique et innove dans sa dĆ©marche consistant Ć vĆ©rifier par lāāexpĆ©rience la vĆ©ridicitĆ© dāāune hypothĆØse (4). A la fin du 17ĆØme siĆØcle, Newton (1642-1727) Ć©labore le principe de la gravitation universelle et de la force dāāattraction entre deux masses. 250 ans plus tard, Einstein (1879-1955) expose sa thĆ©orie de la relativitĆ© restreinte puis gĆ©nĆ©rale. Moins cosmique mais combien utile est la conception, par le cardiologue franƧais Constantin Paul (1833-1896), du stĆ©thoscope biauriculaire Ć partir du cylindre en bois mono-auriculaire de Laennec (1781-1826), pĆØre de lāāauscultation cardio-pulmonaire (5).
Ce bref et trĆØs incomplet morceau dāāhistoire rappelle queā:
1. Science et croyance demeurent inconciliables, alors mĆŖme que sĆ©vissent aujourdāāhui des crĆ©ationnistes, de nombreuses sectes malfaisantes et des fanatiques religieux tueurs.
2. Cāāest en sāāinspirant du travail de leurs prĆ©dĆ©cesseurs, en complĆ©tant leurs travaux, en osant critiquer leurs thĆ©ories que les hommes ont fait progresser la science.
Ses fulgurants progrĆØs au 20ĆØme et au 21ĆØme siĆØcles touchent tous les domaines de la vie (mĆ©decine, communication, transport, astrophysique, robotique ā¦) auxquels ils fournissent des moyens exceptionnels. La science aujourdāāhui alimente une rĆ©flexion philosophique plus Ā«āvraieāĀ» car enrichie dāāune meilleure comprĆ©hension de lāāunivers et dĆ©pourvue de dogmes ancestraux et infondĆ©s. Elle ne rĆ©pond pas (encore ?) Ć la question de lāāorigine de la vie et de savoir comment la rĆ©union de quelques molĆ©cules dāāADN, signature des ĆŖtres vivants, a dotĆ© certains dāāentre eux de la facultĆ© de penser, de connaĆ®tre et de se projeter dans lāāavenir.
Seulement toute mĆ©daille a son revers. ArrivĆ©e Ć un incommensurable degrĆ© de complexitĆ© et de puissance, la science pose actuellement la question fondamentale de savoir si tout ce quāāil est possible de faire en donne le droit.
Le big data, le rĆ©chauffement climatique, Ā«ālāāespace poubelleāĀ» (plus de 300 000 dĆ©chets en orbite autour de la terre), la procrĆ©ation mĆ©dicalement assistĆ©e, la gestation pour autrui, le prolongement de la vie … rĆ©sultent des progrĆØs de la science. Aux nombreuses questions Ć©thiques que pose leur difficile et incertaine gestion tentent de rĆ©pondre, de faƧon diverse et parfois opposĆ©e, scientifiques, bioĆ©thiciens, mĆ©decins, informaticiens, philosophes et politiques. DāāirrĆ©ductibles certitudes, un certain degrĆ© dāāĆ©gotisme et la perspective dāāavantages matĆ©riels menacent la raison et le bon sens.
Le rĆ©ductionnisme de lāāEvidence-Based Medicine ne saurait remplacer lāāintelligence et lāāexpĆ©rience du mĆ©decin. Ā«āCe que la mĆ©decine sait nāāest pas aussi bien prouvĆ© que lāāapparat du dispositif Cochrane-EBM cherche Ć le faire croireāĀ» (6). Lāāabaissement du seuil dāāintervention thĆ©rapeutique dāāun certain nombre de Ā«āprĆ©-affectionsāĀ» confĆØre Ć lāāassertion du Dr. Knock un caractĆØre prophĆ©tiqueā: Ā«āLes gens bien portants sont des malades qui sāāignorentāĀ» (7). Ā«āLa mĆ©decine a progressĆ© Ć un tel point que plus personne nāāest en bonne santĆ©āĀ» (Aldous Huxley, 1894-1963).
Lāāhomme bionique aspirant Ć une grande longĆ©vitĆ© se rĆ©vĆ©lera sans doute, au mieux comme une illusion et un pĆ©chĆ© dāāorgueil, au pire comme une erreur et une injustice en regard des 7,55 milliards dāāhabitants de la terre (2017, selon lāāONU) dont fort peu pourraient Ā«ābĆ©nĆ©ficierāĀ». Ā«āOn ne remplacera pas le vivant par des puces Ć©lectroniquesāĀ» (8).
La plĆ©thore de revues et de publications nāāen garantit pas la valeur ou lāāutilitĆ©. Ā«āCe qui menace la science aujourdāāhui, cāāest moins la censure que la production forcenĆ©e de lāāinsignifianceāĀ» (9). Les incontournables rĆ©seaux sociaux, Ā«āsommetāĀ» de la communication, donnent la parole Ć quantitĆ© dāāindividus qui nāāont rien Ć dire.
Contrairement Ć la Science, lāāArt ne progresse pas
Certes, les moyens se perfectionnent, ainsi le remplacement des neumes (du grec neuma = signe) en vigueur au moyen Ć¢ge par la portĆ©e musicale Ć 5 lignes, la maĆ®trise de la peinture Ć lāāhuile par Jan Van Eyck au 15ĆØme siĆØcle ou lāāaugmentation de la puissance du son et de la tessiture du piano au dĆ©but du 19ĆØme siĆØcle comparĆ©es Ć celles du piano-forte. Le violon, lui, apparaĆ®t dĆØs son origine dans sa perfection grĆ¢ce Ć lāāexceptionnel savoir faire des luthiers italiens (famille Amati 1520-1740, Antonio Stradivari 1644-1737, Guarneri del Gesù 1698-1744) heureusement conservĆ© par les facteurs actuels. A la monodie des Grecs succĆØdent la polyphonie maĆ®trisĆ©e par le contrepoint puis lāāharmonie et les accords.
Mais la Vierge aux rochers de LĆ©onard de Vinci (vers 1478) ou la Ronde de Nuit de Rembrandt (1642) ne sont pas moins belles ni moins Ć©laborĆ©es que la LibertĆ© guidant le peuple de Delacroix (1830) ou Guernica de Picasso (1937). Ā« En quoi Mozart marquerait-il un progrĆØs sur Bach ? En quoi Beethoven sur Mozart ?āĀ» (10).
Sāāil ne progresse pas, lāāart Ć©volueā: la peinture de Monet nāāest pas celle des FrĆØres Le Nain ni la musique de Ravel celle de Monteverdi.
LĆ©onard de Vinci Ć lui seul illustre cette diffĆ©rence entre la science et lāāartā: les machines rĆ©volutionnaires (hĆ©licoptĆØre, scaphandre, sous-marin, automate) quāāil conƧoit ne peuvent pas encore ĆŖtre construites faute de progrĆØs technique alors que sa Joconde est un chef-dāāÅuvre de perfection, sans doute Ć©galĆ© mais jamais dĆ©passĆ©. Le don dāāobservation de ce gĆ©nie (qui Ć©crivait de droite Ć gauche avec sa main gauche) suggĆØre mĆŖme que la florentine Lisa Gheradini, Ć©pouse de Francesco del Giocondo, Ć©tait hypercholestĆ©rolĆ©mique car il la peint porteuse dāāun xanthĆ©lasma au coin interne de lāāÅil gauche. Il ajoute un lipome Ć la face dorsale de sa main droite (fig. 1).
Des influences sāāexercent dāāune Ć©poque sur une autre, dāāune Ecole sur une autre, dāāun artiste sur un autre. En atteste lāāadmiration exprimĆ©e par de grands musiciens envers leurs prĆ©dĆ©cesseurs ou leurs contemporains. Mozart (1756-1791) sur Beethovenā: Ā«āNotez cet homme. Un jour il sera cĆ©lĆØbre de par le mondeāĀ». Beethoven (1770-1827) sur Schubert (1797-1828)ā: Ā«āEn Schubert il y a une Ć©tincelle vraiment divineāĀ». Debussy (1862-1918) sur Bach (1685-1750)ā: Ā«āBach qui contient toute la musiqueāĀ». Brahms commence ainsi une lettre Ć Schumannā: Ā«āMon MaĆ®tre vĆ©nĆ©rĆ© !āĀ». Ravel, lui, affirme aprĆØs avoir entendu le PrĆ©lude Ć lāāaprĆØs-midi dāāun faune de Debussyā: Ā«āCāāest Ć lāāaudition de cette musique, voilĆ bien longtemps, que je compris ce quāāĆ©tait la vraie musiqueāĀ» (11). (En revanche, on ne saurait comprendre lāāaberration de TchaĆÆkovski (1840-1893)ā: Ā«āJāāenvoie au diable de tout mon cÅur la musique de Moussorgski ; elle est une vulgaire et basse parodie de la musiqueĀ Ā») (12).
Quand Wagner (1813-1883) et Richard Strauss (1864-1949) Ć©largissent la gamme diatonique par le recours au chromatisme, ils ont un illustre prĆ©dĆ©cesseurā: Jean-SĆ©bastien Bach (Fantaisie chromatique et fugue).
Lorsque les peintres dits impressionnistes rĆ©agissent au 19ĆØme siĆØcle contre la peinture officielle de lāāĆ©poque en privilĆ©giant la vision de la nature, ils sāāinspirent des maĆ®tres flamands et hollandais du « paysage atmosphĆ©riqueĀ Ā» des 16ĆØme et 17ĆØme siĆØcles.
Au 20ĆØme siĆØcle, lāāart Ć©volue de faƧon dichotomique. En mĆŖme temps que des Åuvres de qualitĆ©, apparaissent diffĆ©rents mouvements qui accordent la primautĆ© de lāāidĆ©e et de la thĆ©orie sur lāāÅuvre, donnant immanquablement lieu Ć des productions dāāune rare indigence. A titre dāāexemples, le suprĆ©matisme de MalĆ©vitch (1879-1935) apparu en 1913, le dadaĆÆsme (issu de dada, trouvĆ© par une Ć©pingle piquant au hasard un mot dans le dictionnaire en 1916ā!) de Duchamp (1887-1968), inventeur de la Joconde Ć moustaches quāāil affuble de lāāacronyme LHOOQ (fig.2), le Pop art (1950), lāāart minimal (1960) et la musique alĆ©atoire où le Ā«ācompositeurāĀ» laisse Ć lāāinterprĆØte un degrĆ© variable dāāimprovisation. LĆ , le discours changeā: Ā«āSi jāāai raison, cāāest Beethoven qui a tortāĀ» (John Cage 1912-1992) ou Ā«āSi lāāon me dĆ©montrait que Schubert a vraiment fait de la musique, cela signifierait que moi, je nāāen ai jamais faitĀ Ā» (Pierre Boulez 1925- 2016) (13).
Si des hommes de science ont pu souffrir de lāāemprise de la religion, certains artistes ont payĆ© leur tribut Ć la politique, mĆŖme post mortem. Le mĆŖme jour, 5 mars 1953, meurent un dictateur sanguinaire, Staline, et un grand compositeur et pianiste, Prokofiev. La Pravda passe sous silence le dĆ©cĆØs de ce dernier pendant une semaine ! Le rĆ©gime nazi considĆØre comme dĆ©gĆ©nĆ©rĆ©s Schƶnberg, Bartok, Hindemith, Chagall, Picasso, Klee, Kandinsky. Julian Barnes rapporte le calvaire quāāimpose Ć Chostakovitch (1906-1975) lāāappareil dāāĆ©tat soviĆ©tique suivant la devise de LĆ©nineā: Ā«āLāāart appartient au peupleāĀ» (14). Moins dangereuse parce quāāĆ©mise en dĆ©mocratie mais tout aussi contraire Ć lāāessence mĆŖme de lāāart, cette assertion dāāAndrĆ© Bretonā: Ā«āLāāart doit ĆŖtre fait par tousāĀ» (15). Barnes ne manque pas de rappeler les roubles offerts par des apparatchiks Ć Jean-Paul Sartre qui les justifieā: Ā«āNous ne refusons pas les incitations matĆ©rielles si une personne quitte le camp de la rĆ©action pour le camp du progrĆØsāĀ» (14).
Les progrĆØs de la science ont sur lāāespĆØce humaine un impact sans commune mesure avec les productions artistiques. Sāāil apporte Ć celles et ceux qui y sont sensibles, le reƧoivent ou le pratiquent, les plus grandes joies et un haut rĆ©confort, lāāart nāāest indispensable Ć la vie que dāāune relative minoritĆ© dāāindividus. Ā«āLāāart est absolument inutile Ć la foule. Le gros public se complaĆ®t dans des Åuvres de mauvais goĆ»t. Il y en a eu de tous les temps, elles rĆ©pondent Ć un besoin, et on aura beau faire, rien ne lāāempĆŖcheraāĀ» (16).
Ā«āOn reconnaĆ®t lāāartiste Ć ses inventions gratuites et Ć ce que son travail ne sert Ć rienāĀ» (12). Oui, lāāart est une des expressions les plus prĆ©cieuses et les plus captivantes du gĆ©nie humain mais il ne sert Ć rien dans la mesure où il nāāa guĆØre dāāutilitĆ© pratique dans la vie quotidienne et cāāest lĆ sa noble spĆ©cificitĆ©. Pas un jour ne passe depuis plus de 2 siĆØcles sans que retentisse dans le monde la musique de Mozart qui fut enterrĆ© dans une fosse commune ! Lorsque Constance sa femme, malade le jour de lāāenterrement, voulut voir la tombe de son mari, personne ne put lui dire où il reposait (11).
La science a rendu Ć lāāart son plus bel hommage sous la forme de lāāenregistrement sonore (et aussi du cinĆ©matographe) qui non seulement vĆ©hicule, au travers de grands interprĆØtes, les chefs dāāÅuvre de la musique mais qui encore, dĆØs le dĆ©but du 20ĆØme siĆØcle, permet dāāentendre dāāillustres compositeurs jouer eux-mĆŖmes leurs Åuvres, Ć©mouvant et instructif tĆ©moignage (enregistrements au piano de Saint-SaĆ«ns en 1905, de Grieg et de Strauss en 1906, de Debussy en 1913, de Ravel en 1920, de Prokofiev en 1932).
Etrange ironie de lāāHistoireā: environ 3000 ans sĆ©parent, au mĆŖme endroit, lāāapparition de la pensĆ©e scientifique occidentale de sa disparition voulue par les barbares de lāāEtat islamique.
Cardiologue FMH
Chemin Thury 12
1206 GenĆØve
jean-jacques.perrenoud@unige.ch
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